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Storie di Talenti/11 – Buon 2010!

In Storie di Talenti on 31 dicembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” vi augura buon anno, regalandovi due storie. Entrambe amaro specchio dell’Italia. La prima è inserita all’interno della nostra iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani professionisti italiani espatriati (scrivi a storietalenti@gmail.com, raccontando in 30 righe la tua esperienza e il raffronto tra la nuova realtà in cui vivi e l’Italia); la seconda è la storia di Amalia, 19enne originaria dell’Est Europa, che ha scritto al blog per raccontare tutta la propria amarezza per un sogno -quello di un futuro migliore- che l’espatrio nel Belpaese dei suoi genitori non ha saputo garantirle. In Amalia, che ora pensa di lasciare l’Italia, si rispecchia la delusione di milioni di giovani suoi connazionali.

A tutti i lettori del blog: BUON 2010, sperando in un’Italia finalmente migliore! E per quanto mi riguarda, intendo solo far mio il nuovo motto della rete news Bbc: “NEVER STOP ASKING“.

Auguri!

STORIA 1 / LA STORIA DI LUCA, EMIGRATO IN GRAN BRETAGNA

Luca Boscolo, membro della VIA-Academy.org, 42 anni: ingegnere e moglie medico (39 anni). Paese di residenza: Regno Unito.

Dopo la laurea, le aspettative in Italia erano quelle di fare il porta-borse di qualcuno che faceva poco o niente ma aveva il potere: quindi siamo emigrati nel Regno Unito, Paese considerato aperto e meritocratico. Dopo 10 anni, mia moglie (peraltro molto, ma molto, meglio pagata che in Italia), e’ diventata una NHS consultant a 39 anni (equivalente del primario negli ospedali italiani, dove sono tutti, o quasi, dei vecchietti).

Io, lavorando sodo, sono riuscito ad avere un’ottima posizione come ingegnere programmatore. Tornare in Italia, ora, significherebbe tornare indietro, sia come carriera che come trattamento economico. Tornerei in Italia, solo se il sistema cambiasse… e cioè se fosse trasparente e meritocratico, e non solo politico come e’ ora!!!

STORIA 2 / LA LETTERA DI AMALIA, PRONTA A LASCIARE L’ITALIA

Sono una ragazza ventenne. I miei genitori 19 anni fa misero tutta la loro vita in una valigia, e scapparono dal comunismo, in un Paese di cui non conoscevano lingua, cultura, prospettive. Venivano qui, per garantire un futuro e una gioventù migliore a me, mia sorella, mio fratello.
Credevano nell’Italia del progresso, dell’innovazione, della cultura non solo accademica, della scienza applicata, della ricerca: credevano nel Welfare, credevano nella Democrazia.

Oggi più che mai io, come tanti giovani attorno a me, mi scontro con la realtà, come cadendo da un quinto piano e sbattendo di faccia. Dietro la patina dorata che va incrostandosi sempre più, scopro il marcio. Lo scopro in un sistema politco che non mi rappresenta, nell’economia, nella mancata capacità di assorbire giovani talenti e idee innovative, nell’università, nel mondo del lavoro. Avevo quasi perso anche il valore della famiglia.

Io in questo blog ho avuto la conferma terribile di una mancata prospettiva.
Però sono qui per gridare che ci siamo! Che la mia generazione ha tanto talento, ha voglia di mettersi in gioco, di sfruttare la propria intelligenza per il sapere e per il progresso. Per la continuità del Paese!

Vorrei tanto continuare a sentirmi italiana, e apportare le mie capacità al Paese… ma il Paese stesso mi tarpa le ali, e mi lascia inerme nel fango.
Ecco perchè mi sto affrettando per laurearmi, seppur con grandi sacrifici.
Guardando nel mio futuro, tra le poche certezze che ho, quella che resta è trovare un posto per me altrove… e dire addio, o forse no, forse solo “Arrivederci”, al Paese che i miei -sbagliando- scelsero, un tempo, per regalarmi un futuro.


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La Fuite des Talents – Buon Natale!

In Fuga dei giovani on 25 dicembre 2009 at 07:00

BUON NATALE, TALENTI ITALIANI…

…  e un regalo particolare: l’articolo uscito ieri sul quotidiano francese “Le Monde”, che porta in Europa il caso della fuga dei giovani professionisti dal Belpaese.

Clicca qui per leggerlo sul sito di “Le Monde” (in francese)

Più sotto il testo originale

L’Italie voit un signe de “déclin” dans l’expatriation de ses jeunes diplômés
LE MONDE | 24.12.09 | 15h06  •  Mis à jour le 24.12.09 | 16h59
Rome, correspondant
ierluigi Celli, le directeur de l’université de la Luiss (Libre Université internationale des études sociales), à Rome, en convient lui-même. Sa lettre ouverte à son fils, publiée par le quotidien La Repubblica le 31 novembre, est une “provocation”. Elle a d’ailleurs fait du bruit. “Mon cher fils, commençait-il, tu es sur le point de terminer l’université. (…) C’est pour cela que je te parle avec amertume, pensant à l’avenir qui t’attend. Ce pays, ton pays, n’est plus un endroit où il est possible de rester avec fierté (…). Dans ce pays, si tout va bien, tu commenceras par gagner un dixième du salaire de n’importe quel porte-serviettes, le centième de ce que gagne une starlette de la télévision. Pars. Prends le chemin de l’étranger, choisis d’aller là où la loyauté, le respect et la reconnaissance du mérite sont encore des valeurs”.
Au téléphone, M. Celli explique : “Aujourd’hui, en Italie, en raison de la crise, une génération entière de jeunes diplômés va être sacrifiée. Un pays qui ne s’occupe pas de ses jeunes est un pays en déclin. Les recommandations, les combines, les pistons sont un folklore dont nous devons nous débarrasser.” Ancien dirigeant de grandes entreprises, il reconnaît lui-même sa part de responsabilité en tant que directeur d’une université grandie sous l’aile de la Confindustria, le Medef italien : “Une personne seule ne peut pas tout changer.”Nouvelle manifestation du penchant italien à “l’autodénigrement” ? Le 3 décembre, une quinzaine de jeunes diplômés écrivaient au président de la République, Giorgio Napolitano, 84 ans, pour accuser l’Italie d’être “le pays le plus immobile d’Europe”. Leur point commun : après des études dans la Péninsule, ils sont tous allés chercher du travail et un meilleur salaire de départ ailleurs.

Leur témoignage a été recueilli dans un livre La Fuga dei Talenti – “La fuite des talents” – (éd. San Paolo) et sur un blog. “En Italie, je n’aurais même pas pu payer le loyer de mon appartement et j’aurais été obligée d’attendre la mort d’un professeur pour prendre sa place”, écrit Cristina Cammarano, enseignante dans une université américaine. “L’Italie reste mon pays, raconte Damiano Migliori, ingénieur en France, mais il est en déclin et je ne vois pas de signe d’amélioration.”

Selon Sergio Nava, auteur du livre et animateur du site, environ 110 000 diplômés d’université quittent chaque année l’Italie. Les causes de cet exode sont déjà diagnostiquées : bas salaires, gérontocratie, hiérarchies immobiles, faible mobilité sociale, système universitaire souvent gangrené par les passe-droits. L’université de Messine (Sicile) s’est ainsi distinguée : début 2009, une enquête a révélé qu’une moitié des professeurs de la faculté de médecine avaient au moins un lien de parenté avec un autre…

Economiste, diplômé de la réputée université Boconi à Milan, Marco Fantini a choisi lui aussi l’expatriation, en Belgique, après une première expérience d’emploi en Italie. “Le système italien, explique-t-il, favorise l’ancienneté dans tous les domaines. Dans une société vieillissante, les classes âgées sont les plus nombreuses et les plus influentes. Elles cherchent à protéger leur pré carré. A ce tableau s’ajoute la faible considération pour le mérite. Ce problème est devenu une question de civilisation.”

Le coût est lourd pour le pays : un milliard d’euros par an serait ainsi dépensé pour la formation de ceux qui partent. Cette situation n’est pas sans conséquence. Selon le rapport 2008 de la Luiss, consacré à la méritocratie, “le problème italien numéro un est celui du déséquilibre dramatique de la balance des cerveaux”. “L’Italie importe dix fois moins de diplômés hautement qualifiés (0,33 %) qu’elle n’en exporte (3,44 %). Avec moins de 2 % de chercheurs invités, elle se situe dans les derniers rangs du classement international”, ajoutent les auteurs du rapport.

Pour Marc Lazar, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste de l’Italie, “le pays est au bord d’un clash de générations”. “La frustration de la jeunesse est immense, explique-t-il, et ne trouve aucun débouché. L’Italie a manqué son rendez-vous avec la société de la connaissance alors que la France, l’Allemagne ou l’Angleterre en ont fait une question centrale. Toutefois, des îlots d’excellence demeurent et malgré ces défauts ce système archaïque produit des talents extraordinaires qui, malheureusement, vont s’exprimer ailleurs.” Exemple de ce paradoxe : en 2007, le concours des jeunes chercheurs du CNRS a permis le recrutement de 30 % de candidats italiens.

Mais cette “fuite des cerveaux” n’est pas sans retour. Ainsi l’université IMT (Institutions, Marchés, Technologies) de Luca (Toscane) a vu se présenter 520 candidats venus de l’étranger – parmi lesquels quelques Italiens qui ont fait le pari du retour – pour un concours de… trois postes. La recette de ce succès ? “Nos règles d’embauche sont les mêmes que celles adoptées ailleurs dans la communauté scientifique, explique Fabio Pammolli, le directeur de l’institut. Chaque candidat est écouté, évalué selon ses mérites et dans la transparence.”

Une réforme de l’université, qui sera discutée en février 2010 au Sénat, tient compte de quelques-uns des reproches qui lui sont adressés. Elle table sur un système moins coûteux et plus sélectif. Le projet de loi prévoit que les futurs chercheurs “seront choisis selon des procédures publiques”. La fin du piston et de la combinazione ? Mardi 22 décembre, le président de la République a répondu aux jeunes diplômés qui lui avaient écrit : “Je comprends vos raisons, leur dit M. Napolitano. Mais j’espère que dans un futur assez proche les conditions seront réunies pour votre retour.”

Philippe Ridet

+++ Napolitano e Meloni rispondono alla Lettera dei 16 Talenti Espatriati +++

In Fuga dei giovani on 22 dicembre 2009 at 07:00

Il presidente della Repubblica Giorgio Napolitano e il Ministro della Gioventù Giorgia Meloni hanno risposto alla lettera indirizzata loro dai sedici giovani professionisti espatriati, tutti facenti capo al progetto libro/blog “La Fuga dei Talenti” (clicca qui per il link all’articolo /// clicca qui per scaricare il .pdf originale della lettera).

“Il Presidente comprende, purtroppo, le ragioni per cui dei giovani di talento scelgono la via dell’estero, ma confida che in un futuro non lontano possano maturare le condizioni per un ritorno in Italia, come da loro stessi auspicato”, recita la lettera giunta dal Quirinale.

“Oggi ci troviamo a fare i conti con una società gerontocratica e nepotista, di cui purtroppo anche la politica diventa triste specchio. Ritengo tuttavia che non sia nella fuga né nella commiserazione fine a se stessa la risposta concreta da dare in questo frangente”, afferma invece il Ministro Meloni nella sua missiva.

Di seguito il testo integrale della lettera del Presidente Napolitano:

“Il Presidente della Repubblica la ringrazia per avergli trasmesso copia del recente volume “La Fuga dei Talenti” insieme al pubblico appello sottoscritto da molti giovani ricercatori le cui storie di emigrazione forzata sono state raccolte dall’autore.

Al tema della ricerca e della sua valorizzazione nel nostro Paese il Presidente della Repubblica ha dedicato – e dedicherà ancora – molta attenzione, convinto del ruolo cruciale della scienza, della formazione, dell’innovazione tecnologica per garantire una crescita ed una elevata competitività dell’economia italiana. Egli non ha, di conseguenza, mai mancato occasione per ribadire la necessità di destinare a tali settori adeguate risorse, anche in una fase difficile come quella attuale.

Il Presidente comprende, purtroppo, le ragioni per cui dei giovani di talento scelgono la via dell’estero, ma confida che in un futuro non  lontano possano maturare le condizioni per un ritorno in Italia, come da loro stessi auspicato”.

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SCARICA QUI LA VERSIONE .PDF DELLA LETTERA DEL MINISTRO GIORGIA MELONI A SERGIO NAVA, AUTORE DE “LA FUGA DEI TALENTI”

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LEGGI LE AGENZIE DI STAMPA CHE RIPORTANO LE RISPOSTE DEL PRESIDENTE NAPOLITANO E DEL MINISTRO MELONI

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Ai lettori del blog: Cosa ne pensate di queste risposte? Sono soddisfacenti? Le considerate delle aperture interessanti nei confronti dei problemi dei giovani italiani, soprattutto di quelli già espatriati o in via di espatrio? Ritenete rispondano alla richiesta contenuta nella Lettera (“Riteniamo sia necessario dare segnali concreti, e muovere dei primi passi verso il cambiamento”)? Utilizzate il tasto “Comment” per inviare le vostre riflessioni (saranno soggette a moderazione).

Il blog “La Fuga dei Talenti” ringrazia il Presidente Napolitano e il Ministro Meloni: invita altresì i Presidenti Ciampi, Scalfaro e Cossiga a fornire la loro opinione e i loro suggerimenti alla Lettera dei sedici giovani professionisti espatriati.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Il web risponde a “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 21 dicembre 2009 at 09:00

Lo sapete qual è la seconda comunità di espatriati -per numero- nell’Europa a 27? Quella italiana. Nell’Ue il 37% dei cittadini stranieri proviene da un altro Paese dell’Unione: la prima comunità per numero di espatriati è quella rumena. La seconda è quella italiana (1.3 milioni di persone). Siamo la prima comunità per numero di espatriati in Belgio e in Svizzera; la seconda in Germania; la terza in Lussemburgo. I dati sono di Eurostat, l’ufficio statistico europeo, e purtroppo non distinguono tra vecchia e nuova emigrazione, fornendoci magari un quadro più chiaro di quanti giovani italiani lascino ogni anno il Belpaese. Intanto, sempre secondo Eurostat, siamo tredicesimi nella classifica europea per Pil pro capite: sopra di noi restano potenze del calibro di Germania, Francia, UK… ma anche Spagna e Belgio. Mentre ci incalza Cipro! E gli occupati, nel terzo trimestre 2009, sono scesi di 508mila unità (dati Istat, i peggiori da quasi vent’anni a questa parte…). Il calo occupazionale ha colpito soprattutto i contratti a termine, prerogativa soprattutto di chi è entrato più recentemente nel mondo del lavoro.

Così i giovani italiani -soprattutto neolaureati- fuggono. E la lettera che “La Fuga dei Talenti” ha indirizzato oltre due settimane fa ai Presidenti della Repubblica non ha ancora avuto risposta. Tuttavia, in rete ha già sollevato e scatenato un tam tam di commenti. Come quelli che hanno accompagnato la notizia sul portale Tiscali.it:

-E’ giunto il momento di farci emigrare in Australia: organizzate pure le navi e gli aerei ponte. Noi siamo pronti già da qualche anno. Altro che fare finta che siano solo 2 cervelli: saranno almeno 2 milioni… e le loro famiglie!

-Scappate fino a che siete in tempo. La realtà delle cose è che io ho 45 anni, e sto pensando di andarmene… prima che debba pagare i debiti che questa classe dirigente ha fatto sulle mie spalle.

-Pensate un pò che la regione Sardegna ci pagava (fino ad un paio di anni fà) fior di Masters all’estero, ci pagava tasse da decine di migliaia di euro e, di conseguenza, anche le borse di studio. Tanti soldi spesi per cosa? Torni iperspecializzato e carico di entusiasmo e… per te non c’è posto. Vai allora a vedere come si entra a lavorare in tanti enti regionali (a vari livelli) e non solo… altro che concorso! P.S.: Nel mio comune ha appena vinto un concorso il solito raccomandato ignorante.

-Io appartengo ai tanti che non hanno avuto il coraggio di partire e hanno rinunciato ai loro sogni, accontentandosi di un lavoro normale (che di questi tempi è già un gran lusso), e cercando di svolgerlo al meglio. Ero un’eccellenza nel mio campo, e con me mia sorella: ci hanno illuso e poi tarpato le ali. Ti stanchi di sentirti dire “bravo”, e poi vedere i “figli illustri” passarti davanti…

-Sono un neolaureato e cerco disperatamente lavoro, qualsiasi lavoro. Premetto che sono del sud e sto realmente pensando di emigrare all’estero. Non ho neanche i soldi per fare il regalo di Natale alla mia ragazza… e credetemi, mi vergogno. E mi sento dire da Napolitano: “Non emigrate”… Senza parole.

-Con amarezza e la tristezza nel cuore ho consigliato anch’io ai miei ragazzi (21 e 15 anni) di abbandonare questo Paese, ormai alla deriva. Non vedo segni di risveglio, nè tantomeno di ricambio generazionale. Fate qualcosa che non rientri necessariamente nei vostri interessi, altrimenti diventeremo un Paese terzomondista, dove scadrà anche la cultura. Facciamo molta fatica a promettere un futuro ai nostri figli.

-L’Europa è l’unica dimensione in cui persone giovani, che siano ricercatori, lavoratori, professionisti, hanno la possibilità di inserirsi in contesti lavorativi SANI E REGOLAMENTATI, in cui vale ancora quel sacrosanto principio per cui si lavora per sostentarsi, e si viene pagati per quello che si produce. Questo Paese, da questo e da molti altri punti di vista, è ormai allo sbando, e ne passeranno di generazioni prima che possa riprendersi.

-Triste ma vero. Condivido i pensieri degli autori della lettera: la situazione é tristissima in Italia, da questo punto di vista.

Storie di Talenti/10

In Storie di Talenti on 16 dicembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

+++Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog+++

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI SILVIA, EMIGRATA IN SVEZIA E AUTRICE DEL BLOG “ONE WAY TO SWEDEN

Mi chiamo Silvia Mainardi, e scrivo da Norrköping, 170 km a sud-ovest di Stoccolma, Svezia.

Ho 31 anni, di professione faccio il medico, sono specialista in medicina interna con indirizzo urgenza, e mio marito Gabriele, 38 anni, in Italia era meteorologo e lavorava presso un´agenzia regionale per l´ambiente.

Ce ne siamo andati dall´Italia nell´aprile di quest´anno. Perche´? Per quanto mi riguarda, dopo la specializzazione conseguita nel gennaio 2009 (e nonostante i miei 110 e lode della laurea, i 70 e lode della specializzazione, notevole esperienza lavorativa e un CV di tutto rispetto), non sono riuscita a trovare possibilita´ concrete di un lavoro non precario in Veneto, dove abitavamo. Le uniche due possibilita´ che mi erano state proposte erano:

– lavorare con Partita IVA in un pronto soccorso vicino a casa (sperando in un concorso per l´assunzione, che a tutt´oggi non e´ ancora stato indetto…) e con uno stipendio netto di circa 1200 euro, per circa 50 ore alla settimana di lavoro (festivi, superfestivi e notti comprese, niente maternita´, malattia, assicurazione infortuni, assicurazione professionale)

-tentare un concorso (sempre in Pronto Soccorso, in una localita´ a 1 ora e mezza di auto da casa… il che avrebbe implicato cambiare domicilio), per un lavoro tutto sommato poco allettante.

Chi avrebbe vinto gli due altri concorsi per ”medicina interna”, indetti nel frattempo in due ospedali pubblici della zona… si sapeva gia´ (e così -infatti- e´ stato).

Mio marito, da parte sua, dopo 10 anni (!) di precariato con contratti a Partita IVA rinnovati ogni anno presso lo stesso identico (!) posto di lavoro, si è ritrovato -una volta assunto come dipendente a tempo indeterminato- con uno stipendio ancora inferiore a prima, le carte in tavola cambiate (obbligo di turni non previsti dal contratto di lavoro, nonche´ minacce da parte dei superiori), e nessuna possibilita´ di carriera, nonostante tanta volonta´ di lavorare bene, un atteggiamento propositivo e idee di cui avrebbero beneficiato tutti – senza oneri per l´azienda.

E poi: che futuro per i nostri figli, in un Paese dove la massima aspirazione e´ far “fesso” il prossimo, o diventare famosi come tronisti e veline: dove non sei nessuno se non hai conoscenze politiche o affiliazioni a qualche potente ?

Cosi´ siamo finiti in Svezia, dove mi e´ stato offerto da subito un contratto da specialista, a tempo indeterminato, in un ospedale pubblico, con quei riconoscimenti (non solo economici) che pensavo di meritare anche in Italia. Qui sono apprezzata per il mio lavoro, e mi hanno gia´ proposto un avanzamento di carriera e una posizione di alta responsabilita´.

Mio marito e´ in attesa di poter iniziare un progetto all´istituto meterologico svedese, e nel frattempo -senza troppi problemi burocratici- ha aperto una piccola attivita´ individuale, sempre nel campo della meteorologia (e per la cronaca paga meno tasse di quando faceva lo stesso in Italia con Partita IVA).

Ovviamente non e´ stata facile, la lingua e´ stata l´ostacolo più duro, e a questo si somma la lontananza dagli affetti rimasti in Italia. Ma per il momento non pensiamo affatto a tornare, se la situazione in Italia resta quella che e´.

Per chi fosse curioso di leggere qualcosa in più su di noi, teniamo un blog dove parliamo di noi, del perche´ della nostra emigrazione, della vita e del lavoro in Svezia, e di molto altro:

CLICCA SU: http://onewaytosweden.blogspot.com

Un saluto !

Silvia Mainardi


Le prove: l’Italia non è un Paese per giovani!

In Giovani Italians on 14 dicembre 2009 at 09:00

Dieci giorni sono passati: nessuno dei quattro Presidenti della Repubblica ha ancora risposto alla lettera-appello lanciata dai sedici giovani professionisti espatriati de “La Fuga dei Talenti”.

A quando, cari Presidenti?

Clicca qui per scaricare la Lettera ai Presidenti, scritta dai Sedici Giovani Professionisti Espatriati… e falla circolare online!

Se avevamo bisogno di una conferma statistica del fatto che l’Italia non è un Paese per giovani… beh, ora ce l’abbiamo! Secondo gli ultimi dati Eurostat (Unione Europea), pubblicati solo pochi giorni fa, “l’Italia è un Paese per vecchi, cioé lo Stato europeo con meno giovani, con uno dei tassi più alti di disoccupazione tra laureati, e dove i trentenni non lasciano il nido, per non rinunciare ai comfort e alla vita senza responsabilità” (fonte: agenzia di stampa Ansa, 10 dicembre).

Andiamo a vedere i dati, allora:

-NUMERO GIOVANI (15-29 anni): in Europa sono 95 milioni, il 19,5% sul totale della popolazione. In Italia però la loro percentuale ammonta al 18%, con regioni dove questa stessa media scende al 12%! (Liguria, Piemonte, Valle d’Aosta, Friuli-Venezia Giulia, Emilia Romagna, Toscana). In Slovacchia, Polonia, Irlanda e Cipro i giovani rappresentano oltre il 24% della popolazione.

-DISOCCUPAZIONE GIOVANI LAUREATI: In Italia un giovane tra i 25 e i 34 anni -in possesso di una laurea- è disoccupato nel 9,6% dei casi, contro una media europea del 5,9% (quasi la metà!). Ci battono solo Grecia (11,7%) e Spagna (11,8%). Meglio di noi fa il Portogallo (7,7%). Tra i Paesi più “civilizzati” d’Europa ci sopravanzano senza alcun problema la Gran Bretagna (4%), la Germania (4,2%) e la Francia (5,7%). Sorpresa: meglio di tutti fa la Romania, dove solo il 2,7% dei giovani laureati è disoccupato! – N.B.: I dati si riferiscono al secondo trimestre 2009, dunque in piena crisi economica.

-CONTRATTI TEMPORANEI E GIOVANI: Va da sé che un Paese inadatto ai giovani presenti anche un’elevata percentuale di contratti precari (cui, aggiungiamo noi, non fa da contraltare un efficace sistema di ammortizzatori sociali). La percentuale di giovani con contratto a tempo è, in Italia, come segue: 15-24 anni -> 43,3% (media europea al 39,4%) /// 25-29 anni -> 24,1% (media Ue 20,4%) /// 30-54 anni -> 9,6% (media Ue 9,2%). Come possiamo notare, l’Italia rientra nei parametri di “sicurezza contrattuale” europei solo quando allarghiamo la statistica fino a includere gli “over 40” ed “over 50”. Quando di mezzo ci sono solo i giovani… beh, siamo fuori dall’Europa!

-QUANDO LASCIARE CASA? Anche qui, i giovani italiani, risultano tra i più indecisi nell’abbandonare le mura domestiche. Un ragazzo del Belpaese fa armi e bagagli praticamente a 31 anni, una ragazza intorno ai 29-30 anni. In Francia, Gran Bretagna e Olanda salutano la famiglia tra i 23 e i 24 anni… Resta però la domanda: la nostra è sindrome da “bamboccionismo”, o non piuttosto (e anche) impossibilità economica di rendersi autonomi?

Con questi dati alla mano (leggete bene quelli sulla disoccupazione tra i laureati in Italia, confrontata con gli altri Paesi), vi stupite ancora se migliaia e migliaia di giovani -ogni anno- lasciano l’Italia?!?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

“La Fuga dei Talenti” al Premio Onofri

In Fuga dei giovani on 9 dicembre 2009 at 09:00

Il libro “La Fuga dei Talenti” riceverà giovedì 10 dicembre la segnalazione al “Premio Sandro Onofri”, un importante riconoscimento per il genere del “Reportage Narrativo”.

Il “Premio Sandro Onofri”, giunto alla sua decima edizione e vinto dal volume “Uomini e Caporali” di Alessandro Leogrande (nella sezione “Autore Italiano“), segnalerà anche:

“La Fuga dei Talenti”, di Sergio Nava, San Paolo

“Nomi, cose, città”, di Arnaldo Greco, Edizioni Fandango

“L’Italia in seconda classe”, di Paolo Rumiz, Feltrinelli

La sezione “Autore Straniero” è stata invece vinta dal francese Jean Baudrillard.

La cerimonia di consegna dei premi è prevista giovedì 10 dicembre a Roma, alle 16.30, presso la Casa delle Letterature (Piazza dell’Orologio 3).

Il libro “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 4 dicembre 2009 at 07:00

LA FUGA DEI TALENTI

Libro segnalato al Premio per il Reportage Narrativo

“Sandro Onofri” – Edizione 2009


Clicca qui per leggere l’articolo del quotidiano “La Repubblica” (edizione del 4 dicembre, pagina 4), che riporta il contenuto della Lettera dei sedici giovani professionisti espatriati ai Presidenti della Repubblica (in .pdf)

Clicca qui per leggere l’articolo sul sito “Repubblica.it”

Clicca qui per scaricare la Lettera ai Presidenti, scritta dai Sedici Giovani Professionisti Espatriati


AGENZIA DI STAMPA APCOM (4 dicembre, ore 11.15)

Roma, 4 dic. (Apcom) – Un appello al capo dello Stato, Giorgio Napolitano, affinchè l’Italia faccia qualcosa per fermare la “fuga dei cervelli” verso l’estero, il continuo migrare dei giovani ricercatori italiani verso lidi più sicuri e accoglienti. Con un`iniziativa senza precedenti, sedici giovani professionisti italiani emigrati all`estero hanno scritto una lettera corale al presidente della Repubblica e ai presidenti emeriti Carlo Azeglio Ciampi, Oscar Luigi Scalfaro e Francesco Cossiga. I sedici firmatari appartengono ad un vasto ventaglio professionale: dal compositore al ricercatore, dall`imprenditore e consulente al professore universitario, dall`ingegnere al funzionario di organizzazione internazionale.

“Illustrissimi presidenti, negli ultimi anni centinaia di migliaia di giovani sono emigrati all`estero, per fuggire dal Paese più immobile d`Europa. Un concentrato di immeritocrazia, nepotismo e gerontocrazia – si legge nella lettera – che ha pochi pari nel Vecchio Continente. Un Paese che preferisce parcheggiare i propri giovani, le forze più creative e innovative della società, relegandoli in angoli spesso scomodi, tra lavori precari e un welfare state a quasi totale carico della famiglia di origine. Anche per questo l`Italia non è Europa”: così inizia la lettera.

I sedici giovani firmatari sono tra i protagonisti del progetto ‘La Fuga dei Talenti’, che fa riferimento all`analogo blog e al libro ‘La Fuga dei Talenti’. Nel loro appello ai quattro presidenti, scrivono: “Avviate voi per primi, con l`autorità morale di cui godete, il cambiamento. Rendete questo Paese un luogo dove i giovani possano vivere e affermarsi solamente sulla base del proprio merito, senza bisogno di parentele e cooptazioni. Rendete l`Italia una democrazia finalmente compiuta”.

I sedici firmatari elencano i motivi per cui hanno lasciato l`Italia e non intendono tornarvi. Tra questi: “Non potrei mai esistere nel mio Paese in quanto compositore di musica classica”, denuncia Oscar Bianchi (34 anni, Usa-Germania); “Il valore della meritocrazia non è più rispettato in Italia”, aggiunge il ricercatore Luca Candeago (28 anni, Spagna); “Questa Italia, di giorno in giorno, si allontana da quell`ideale di eccellenza che ci aveva portato ad essere una nazione invidiata e rispettata nel mondo”, nota con amarezza l`imprenditore Michele Lanzinger (35 anni, Spagna); “Noi emigrati non percepiamo di poter contare sul sistema-Paese che ci ha formati per anni: non vi è alcun interesse ad instaurare una collaborazione con noi”, rincara la docente universitaria Teresa Fiore (39 anni, Usa).

Allo stesso tempo, hanno le idee chiare su cosa li spingerebbe a tornare: “Potrei tornare se il mio Paese si trasformasse in una Meritocrazia”, sintetizza il consulente Giuliano Gasparini (33 anni, Spagna); “Rientrerei, se la tassazione più elevata e la minore retribuzione italiana venissero compensate da una riduzione temporanea dell`aliquota fiscale”, propone l`altro consulente Francesco Dellisanti (33 anni, UK); “Tornerei, se l`università italiana diventasse un sistema aperto, in grado di offrirmi delle reali possibilità di lavoro”, scrive la docente universitaria Cristina Cammarano (36 anni, Usa); “Rientrerei, se l`Italia diventasse un Paese aperto ed economicamente dinamico”, chiosa la designer Patrizia Iacino (38 anni, Usa).

“Illustrissimi presidenti, siamo consapevoli delle enormi difficoltà da affrontare per invertire questo processo emorragico, ma affidiamo – concludono – alle vostre mani questa lettera, nella speranza che diventi possibile immaginare un futuro meno nomade per i giovani talenti italiani”: questo l`appello finale. La lettera è stata inviata per conoscenza anche ai presidenti di Camera e Senato, Gianfranco Fini e Renato Schifani, e al ministro della Gioventù Giorgia Meloni.

Red/Apa

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”:manifestodeigiovani@gmail.com

Sei un giovane professionista espatriato? Hai lasciato l’Italia per gli stessi motivi che hanno spinto i sedici firmatari a espatriare? E come ti sei affermato all’estero? Raccontaci la tua storia, sarà pubblicata su questo blog nella sezione “Storie di Talenti”. Invia la tua e-mail a: storietalenti@gmail.com

“Presidenti, fermate la fuga dei giovani italiani all’estero!” – Lettera-Appello da “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 4 dicembre 2009 at 06:59

Sedici giovani professionisti italiani espatriati hanno scritto una lettera-appello al Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano e ai quattro Presidenti emeriti. Denunciano lo stato di grave difficoltà in cui si trovano l’Italia e i suoi giovani. Spiegano perché se ne sono andati. E mettono nero su bianco a quali condizioni potrebbero tornare.

I sedici giovani fanno parte del progetto blog/libro “La Fuga dei Talenti”. Questo è il testo della lettera:

Illustrissimi Presidenti

Giorgio Napolitano,

Carlo Azeglio Ciampi,

Oscar Luigi Scalfaro,

Francesco Cossiga

p.c.

Presidente del Senato On. Renato Schifani

Presidente della Camera dei Deputati On. Gianfranco Fini

Ministro della Gioventù On. Giorgia Meloni,

Milano, 4 dicembre 2009

negli ultimi anni centinaia di migliaia di giovani italiani sono emigrati all’estero, per fuggire dal Paese più immobile d’Europa. Un concentrato di immeritocrazia, nepotismo e gerontocrazia che ha pochi pari nel Vecchio Continente. Un Paese che, dati alla mano, preferisce parcheggiare i propri giovani le forze più creative e innovative della società , relegandoli in angoli spesso scomodi, tra lavori precari e un welfare state a quasi totale carico della famiglia di origine, anche per questo l’Italia non è Europa. I protagonisti del progetto “La Fuga dei Talenti” Vi scrivono la seguente lettera, per chiedervi aiuto. Avviate voi per primi, con l’autorità morale di cui godete, il cambiamento. Rendete questo Paese un luogo dove i giovani possano vivere e affermarsi solamente sulla base del proprio merito, senza bisogno di  parentele e cooptazioni. Rendete l’Italia una democrazia finalmente compiuta.

SIGNORI PRESIDENTI, NOI NON TORNIAMO PERCHÈ…:

Oscar Bianchi, compositore di musica classica contemporanea, 34 anni, Stati Uniti/Germania: “Non torno, semplicemente poiché non potrei mai esistere nel mio Paese in quanto compositore. Non esistono più investimenti (pubblici e privati), né di conseguenza un mercato che conceda alla mia ‘categoria’ il diritto di esistere, professionalmente e socialmente. Gli italiani come me hanno bisogno di poter credere: l’Italia che ho conosciuto nell’ambiente accademico e professionale ha corrotto fino al decesso quella fede nell’uomo, nelle sue risorse e nella sua capacità di realizzazione, che renderebbe un cittadino come me fiero del proprio Paese e dei valori che esso veicola”.

Luca Candeago, ricercatore, 28 anni, Spagna: “Non tornerò in Italia, non per adesso almeno. Questi anni di soggiorno “obbligato” all’estero sono stati decisivi per comprendere che il valore della meritocrazia non è più rispettato in un Paese come il nostro. Un Paese che rimane tuttora un immenso serbatoio di cervelli, ma che investe davvero poco sui giovani e sulle loro potenzialità”.

Damiano Migliori, ingegnere, 31 anni, Francia: “Non torno perché nonostante senta l’Italia come il mio Paese lo vedo in declino. E se guardo al futuro, non vedo le leve per migliorare le cose. Non riesco ad immaginarmi come attore della mia crescita, nonché del miglioramento del mio Paese”.

Michele Lanzinger, manager e imprenditore, 35 anni, Spagna: “Non torno, perché non vedo reali opportunità per giovani intraprendenti e volonterosi in questa Italia che di giorno in giorno si allontana da quell’ideale di eccellenza che fino a qualche decennio fa ci aveva portato ad essere una nazione invidiata e rispettata in Europa e nel mondo. Oggi non rappresentiamo più un esempio da seguire, se non in pochi settori di nicchia, in cui stiamo vivendo di rendita”.

Giuliano Gasparini, consulente, 33 anni, Spagna: “Non torno perché, dopo anni di vita all’estero, mi rendo conto che il sistema-Italia non mi si addice più. Non riesco a capire perché le motivazioni alla base di decisioni importanti non vengano prese rispettando parametri meritocratici, ma piuttosto parametri che rispondono a interessi specifici. Tutto ciò mi genera conflitti e frustrazioni interne, che non sono più disposto ad accettare”.

Francesco Dellisanti, consulente, 33 anni, Gran Bretagna: “Non torno, perché a Londra il mio dottorato è valorizzato in azienda, e non solo in università. Il mercato del lavoro è più flessibile che in Italia, per cui qui ho più opportunità. Infine, perché i progetti di consulenza aziendale su cui lavoro sono di respiro internazionale, nonché molto formativi”.

Dario Pompili, professore universitario, 32 anni, Stati Uniti: “Sono andato via dall’Italia per l’incertezza del futuro nel campo della ricerca, e per la bassissima correlazione fra impegno e premio, dovuta a logiche non meritocratiche e spesso clientelari”.

Paolo Besana, ricercatore, 35 anni, Gran Bretagna: “Non torno, perché dopo cinque anni in Scozia mi trovo bene e mi sento a casa – cosa che non riesco più a sentire in Italia. Non è solo un problema di fondi per la ricerca… ma di mentalità. In Gran Bretagna so che quello che mi spetta (dalla posizione in coda all’ufficio postale fino ai riconoscimenti in università) lo ottengo senza dover combattere continuamente con chi cerca di passarmi avanti”.

Cristina Cammarano, professoressa universitaria, 36 anni, Stati Uniti: “Non torno perché, come insegnante di filosofia al Liceo, non potevo neanche pagare l’affitto. Se pure avessi conseguito un dottorato in Italia, data l’impossibilità di trovare un lavoro adeguato al mio titolo di studio, avrei insegnato alle scuole superiori, oppure avrei agonizzato per anni, in attesa della morte del mio “barone”, per poterne prendere il posto”.

Teresa Fiore, docente universitaria, 39 anni, Stati Uniti: “Non torno perché, dopo tanti anni, la mia vita è qui, e il mio percorso professionale è legato al contesto americano. Ma a differenza di tanti miei colleghi inglesi o francesi (per esempio) questa non è solo una scelta personale. Mentre loro possono prendere in considerazione l’ipotesi di un ritorno (e quindi una reintegrazione nel sistema, con pieno riconoscimento dell’esperienza accumulata), noi italiani non percepiamo di potere contare sul sistema che ci ha formati per anni. Un sistema che non sembra interessato a instaurare o a riprendere una collaborazione di tipo professionale, in maniera sistematica o garantita”.

Patrizia Iacino, designer, 38 anni, Stati Uniti: “Non torno in Italia, perché non esistono possibilità e strutture per poter sviluppare concretamente il mio lavoro. L’Italia è un Paese fermo nei suoi squilibri, in cui l’interesse principale non è investire sul futuro, ma lasciare intatti i privilegi di alcune categorie sociali”.

Paola Oliveri, Senior Lecturer (Professore), 40 anni, Gran Bretagna: “Non torno, perché la situazione della ricerca italiana è assolutamente disastrosa. Le risorse economiche dedicate sono praticamente inesistenti, e i pochi finanziamenti accessibili non sono distribuiti in base a criteri meritocratici, ma sulla base di politiche provinciali, miopi e clientelari. Tutto ciò rende impossibile esercitare in modo professionale e competitivo a livello internazionale gli studi che svolgo nel campo della biologia dello sviluppo. Per di più, questa gestione personalistica del denaro pubblico porta ad una grande perdita economica e soprattutto culturale per lo Stato Italiano. Due settori ne sono particolarmente penalizzati: la ricerca di base ed i giovani”.

Simonetta Camandola, ricercatrice, 41 anni, Stati Uniti. “Non torno perché in dieci anni da quando ho lasciato l’Italia non è cambiato nulla. Intelligenza, entusiasmo e amore per la Scienza non contano niente”.

Marco Fantini, economista, 44 anni, Belgio: “Non torno, perché l’Italia è un Paese rivolto al passato. Un Paese dove ciò che è stato è sempre più importante di ciò che sarà. Dove i ‘diritti acquisiti’… sono acquisiti sempre dalle stesse persone”.

Veronica Manfredi, funzionaria della Commissione Europea, 39 anni, Belgio: “Non torno, perché ho trovato a Bruxelles e nel mio lavoro quotidiano per l’Europa un senso profondo ai miei studi a carattere internazionale, e perché so che mi sarebbe ancora difficile in Italia valorizzarli in maniera adeguata. O, quantomeno, in grossa parte del territorio nazionale”.

Elisabetta Montaguti, funzionaria presso un’importante istituzione internazionale, 44 anni, Belgio: “Non torno perché, nelle circostanze descritte sopra, e di fronte alla cultura dell’illegalità da troppi condivisa o tollerata nel mio Paese, non avrei la possibilità di fare qualcosa di utile, o di fare la differenza con le mie energie intellettuali ed operative, né tanto meno di riceverne riconoscimento”.

…MA POTREMMO TORNARE SE:

Oscar Bianchi, compositore di musica classica contemporanea, 34 anni, Stati Uniti/Germania: “Tornerei se cominciassi a ravvisare chiari segnali di investimento nel campo dell’arte e della ricerca, e se esistessero condizioni di merito e standard di trasparenza al pari di altre democrazie occidentali. Tutto ciò potrà avvenire solo attraverso un vero e proprio rinascimento morale del sistema politico e dirigenziale di questo Paese. È un sogno, il mio: auspico che diventi realtà. Se non per me, almeno per le generazioni future… e sarei pure felice di poter contribuire a questa utopia”.

Luca Candeago, ricercatore, 28 anni, Spagna: “Questa è la nostra patria, e ancor più che lasciare i propri cari, è davvero doloroso consegnare a realtà straniere il grande potenziale che noi giovani rappresentiamo. Se l’Italia vuole davvero proteggere il proprio patrimonio, cominci da noi, giovani emigranti, che tanto possiamo apportare alla culla della civiltà”.

Damiano Migliori, ingegnere, 31 anni, Francia: “Potrei tornare se, pensando al mio futuro in Italia, riuscissi a sentire che c’è un terreno fertile e uno spazio per quelli che non stanno “a guardare”, ma hanno voglia di rendere migliore la propria vita e quella di chi li circonda. Potrei tornare se ci fosse più meritocrazia, senso di giustizia e uguaglianza sociale”.

Michele Lanzinger, manager e imprenditore, 35 anni, Spagna: “Potrei tornare, se il mondo politico e quello imprenditoriale si facessero seri promotori di una nuova epoca di eccellenza per il nostro Paese, in cui i giovani talenti rappresentassero un asset strategico su cui investire… più che manodopera a basso costo”.

Giuliano Gasparini, consulente, 33 anni, Spagna: “Potrei tornare, se il mio Paese si trasformasse in una “Meritocrazia”, dove le persone con capacità e volontà venissero sempre più coinvolte nel sistema, aiutandolo a migliorarsi di volta in volta. Un processo che in ultima istanza si potrebbe definire “Progresso Paese”, dove i benefici vengono trasmessi alle generazioni future, al fine di garantire un futuro migliore e più equo”.

Francesco Dellisanti, consulente, 33 anni, Gran Bretagna: “Potrei tornare, se il mio rientro fosse incentivato mediante una riduzione temporanea dell’aliquota fiscale, per compensare la tassazione più elevata e la minore retribuzione in Italia. Potrei tornare se il sistema formativo secondario migliorasse per davvero. Questo per le generazioni future, inclusi forse i miei figli”.

Dario Pompili, professore universitario, 32 anni, Stati Uniti: “Non torno in Italia, perché nulla è stato fatto negli ultimi anni per offrire opportunità a chi è meritevole. Inoltre, le scelte della vita sono spesso irreversibili. Ed è proprio per questo che bisogna rapidamente introdurre la meritocrazia nella società italiana, dando più spazio a quei giovani di valore che non hanno ancora lasciato il nostro Paese. Proprio perché viviamo nell’era della globalizzazione, l’Italia non può più permettersi di non intervenire efficacemente per fermare l’emorragia di giovani capaci”.

Paolo Besana, ricercatore, 35 anni, Gran Bretagna: “Potrei tornare, se la gente smettesse di pensare che trovare la via più furba per raggiungere i propri obiettivi (danneggiando quindi gli altri) sia qualcosa di meritevole”.

Cristina Cammarano, professoressa universitaria, 36 anni, Stati Uniti: “Potrei tornare, se l’università italiana diventasse un sistema aperto; se ci fossero per me reali possibilità di lavoro; se la ricerca non solo quella scientifica, ma anche quella legata alla grande tradizione umanistica per cui siamo tanto apprezzati all’estero venisse trattata come una cosa seria”.

Teresa Fiore, docente universitaria, 39 anni, Stati Uniti: “Potrei tornare se si sviluppassero possibilità di lavoro flessibile, attraverso progetti di collaborazione internazionale a tempo determinato, volti a incorporare l’esperienza e il punto di vista degli italiani residenti all’estero: non solo per condividere con loro le conoscenze acquisite, ma per pensare l’Italia in un quadro più concretamente internazionale, in cui l’apporto di chi se ne è andato non venga dimenticato, né resti marginale o secondario. Ma risulti integralmente inserito in una serie di progetti, in sinergia con le nostre istituzioni di riferimento all’estero”.

Patrizia Iacino, designer, 38 anni, Stati Uniti: “Tornerei se l’Italia diventasse un Paese aperto, economicamente dinamico. Se si cominciasse ad investire sulla ricerca e sul futuro”.

Paola Oliveri, Senior Lecturer (Professore), 40 anni, Gran Bretagna: “Potrei tornare se più soldi venissero dedicati alla ricerca, e soprattutto se questo denaro venisse distribuito in base alla validità e al grado di innovazione dei progetti, (previa valutazione di esperti internazionali). Esattamente come avviene in tutti i posti del mondo in cui l’avanzamento della conoscenza umana è considerato parte importante della società. Potrei tornare, se una fetta dei finanziamenti fosse dedicata ai giovani, con una particolare attenzione a sviluppare la loro indipendenza. Infine, se si instaurassero o si privilegiassero dei meccanismi di mobilità, con la duplice finalità di rompere le logiche clientelari e di creare una classe di ricercatori internazionali… e non provinciali”.

Simonetta Camandola, ricercatrice, 41 anni, Stati Uniti: “No, grazie. Ho abbandonato ogni speranza di poter fare ciò che amo in Italia (senza morire di fame o dover accettare umiliazioni, prevaricazioni e compromessi) ben prima del luglio 1998, quando sono salita sull’aereo che mi ha portato negli States”.

Marco Fantini, economista, 44 anni, Belgio: “Potrei tornare, se per una volta vedessi che alle parole si sostituiscono i fatti. Se qualche barone o qualche dinosauro venisse sostituito da un giovane di talento”.

Veronica Manfredi, funzionaria della Commissione Europea, 39 anni, Belgio: “Potrei tornare, se mi si convincesse che la mia esperienza può essere veramente utile al mio Paese. Che potrei contribuire a trasformarlo in un luogo di rispetto dei valori di onestà, legalità, seria attenzione alle classi meno privilegiate, promozione meritocratica delle intelligenze. E con ciò non intendo certo dire che, per contro, tutto funzioni sempre a meraviglia “in Europa”. Ma gli errori degli altri non dovrebbero impedirci di sperare il meglio per la nostra, straordinaria, nazione”.

Elisabetta Montaguti, funzionaria presso un’importante istituzione internazionale, 44 anni, Belgio: “Potrei tornare, se i cittadini avessero la possibilità di verificare in modo trasparente che almeno le strutture pubbliche ad ogni livello, come negli altri Paesi europei, funzionano nell’interesse comune. E se si potesse verificare che chi opera correttamente all’interno di queste strutture venga tutelato da clientelismi e soprusi”.

Illustrissimi Presidenti, siamo pienamente consapevoli – noi più di chiunque altro – delle enormi difficoltà da affrontare per invertire questo processo emorragico, e allo stesso tempo riteniamo sia necessario dare segnali concreti e muovere dei primi passi verso il cambiamento, per impedire che la situazione – già critica – diventi irreversibile. Affidiamo quindi alle Vostre mani questa lettera, nella speranza che venga accolta e diventi possibile – con l’aiuto delle istituzioni, fino a oggi sorde al nostro messaggio immaginare un futuro meno nomade per i giovani talenti italiani.

Oscar Bianchi, Luca Candeago, Damiano Migliori, Michele Lanzinger, Giuliano Gasparini, Francesco Dellisanti, Dario Pompili, Paolo Besana, Cristina Cammarano, Teresa Fiore, Patrizia Iacino, Paola Oliveri, Simonetta Camandola, Marco Fantini, Veronica Manfredi, Elisabetta Montaguti

Sergio Nava, giornalista, blogger e ideatore del blog: https://fugadeitalenti.wordpress.com/

Scarica la “Lettera ai Presidenti della Repubblica”

In Fuga dei giovani on 4 dicembre 2009 at 06:58

Scarica la versione in .pdf della “Lettera Aperta” redatta dai sedici giovani professionisti espatriati al Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano e ai Presidenti Emeriti Carlo Azeglio Ciampi, Oscar Luigi Scalfaro e Francesco Cossiga.


Clicca qui per scaricare la Lettera ai Presidenti, scritta dai Sedici Giovani Professionisti Espatriati


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