sergionava

Archivio per 2009

Storie di Talenti/11 – Buon 2010!

In Storie di Talenti on 31 Dicembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” vi augura buon anno, regalandovi due storie. Entrambe amaro specchio dell’Italia. La prima è inserita all’interno della nostra iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani professionisti italiani espatriati (scrivi a storietalenti@gmail.com, raccontando in 30 righe la tua esperienza e il raffronto tra la nuova realtà in cui vivi e l’Italia); la seconda è la storia di Amalia, 19enne originaria dell’Est Europa, che ha scritto al blog per raccontare tutta la propria amarezza per un sogno -quello di un futuro migliore- che l’espatrio nel Belpaese dei suoi genitori non ha saputo garantirle. In Amalia, che ora pensa di lasciare l’Italia, si rispecchia la delusione di milioni di giovani suoi connazionali.

A tutti i lettori del blog: BUON 2010, sperando in un’Italia finalmente migliore! E per quanto mi riguarda, intendo solo far mio il nuovo motto della rete news Bbc: “NEVER STOP ASKING“.

Auguri!

STORIA 1 / LA STORIA DI LUCA, EMIGRATO IN GRAN BRETAGNA

Luca Boscolo, membro della VIA-Academy.org, 42 anni: ingegnere e moglie medico (39 anni). Paese di residenza: Regno Unito.

Dopo la laurea, le aspettative in Italia erano quelle di fare il porta-borse di qualcuno che faceva poco o niente ma aveva il potere: quindi siamo emigrati nel Regno Unito, Paese considerato aperto e meritocratico. Dopo 10 anni, mia moglie (peraltro molto, ma molto, meglio pagata che in Italia), e’ diventata una NHS consultant a 39 anni (equivalente del primario negli ospedali italiani, dove sono tutti, o quasi, dei vecchietti).

Io, lavorando sodo, sono riuscito ad avere un’ottima posizione come ingegnere programmatore. Tornare in Italia, ora, significherebbe tornare indietro, sia come carriera che come trattamento economico. Tornerei in Italia, solo se il sistema cambiasse… e cioè se fosse trasparente e meritocratico, e non solo politico come e’ ora!!!

STORIA 2 / LA LETTERA DI AMALIA, PRONTA A LASCIARE L’ITALIA

Sono una ragazza ventenne. I miei genitori 19 anni fa misero tutta la loro vita in una valigia, e scapparono dal comunismo, in un Paese di cui non conoscevano lingua, cultura, prospettive. Venivano qui, per garantire un futuro e una gioventù migliore a me, mia sorella, mio fratello.
Credevano nell’Italia del progresso, dell’innovazione, della cultura non solo accademica, della scienza applicata, della ricerca: credevano nel Welfare, credevano nella Democrazia.

Oggi più che mai io, come tanti giovani attorno a me, mi scontro con la realtà, come cadendo da un quinto piano e sbattendo di faccia. Dietro la patina dorata che va incrostandosi sempre più, scopro il marcio. Lo scopro in un sistema politco che non mi rappresenta, nell’economia, nella mancata capacità di assorbire giovani talenti e idee innovative, nell’università, nel mondo del lavoro. Avevo quasi perso anche il valore della famiglia.

Io in questo blog ho avuto la conferma terribile di una mancata prospettiva.
Però sono qui per gridare che ci siamo! Che la mia generazione ha tanto talento, ha voglia di mettersi in gioco, di sfruttare la propria intelligenza per il sapere e per il progresso. Per la continuità del Paese!

Vorrei tanto continuare a sentirmi italiana, e apportare le mie capacità al Paese… ma il Paese stesso mi tarpa le ali, e mi lascia inerme nel fango.
Ecco perchè mi sto affrettando per laurearmi, seppur con grandi sacrifici.
Guardando nel mio futuro, tra le poche certezze che ho, quella che resta è trovare un posto per me altrove… e dire addio, o forse no, forse solo “Arrivederci”, al Paese che i miei -sbagliando- scelsero, un tempo, per regalarmi un futuro.


La Fuite des Talents – Buon Natale!

In Fuga dei giovani on 25 Dicembre 2009 at 07:00

BUON NATALE, TALENTI ITALIANI…

…  e un regalo particolare: l’articolo uscito ieri sul quotidiano francese “Le Monde”, che porta in Europa il caso della fuga dei giovani professionisti dal Belpaese.

Clicca qui per leggerlo sul sito di “Le Monde” (in francese)

Più sotto il testo originale

L’Italie voit un signe de “déclin” dans l’expatriation de ses jeunes diplômés
LE MONDE | 24.12.09 | 15h06  •  Mis à jour le 24.12.09 | 16h59
Rome, correspondant
ierluigi Celli, le directeur de l’université de la Luiss (Libre Université internationale des études sociales), à Rome, en convient lui-même. Sa lettre ouverte à son fils, publiée par le quotidien La Repubblica le 31 novembre, est une “provocation”. Elle a d’ailleurs fait du bruit. “Mon cher fils, commençait-il, tu es sur le point de terminer l’université. (…) C’est pour cela que je te parle avec amertume, pensant à l’avenir qui t’attend. Ce pays, ton pays, n’est plus un endroit où il est possible de rester avec fierté (…). Dans ce pays, si tout va bien, tu commenceras par gagner un dixième du salaire de n’importe quel porte-serviettes, le centième de ce que gagne une starlette de la télévision. Pars. Prends le chemin de l’étranger, choisis d’aller là où la loyauté, le respect et la reconnaissance du mérite sont encore des valeurs”.
Au téléphone, M. Celli explique : “Aujourd’hui, en Italie, en raison de la crise, une génération entière de jeunes diplômés va être sacrifiée. Un pays qui ne s’occupe pas de ses jeunes est un pays en déclin. Les recommandations, les combines, les pistons sont un folklore dont nous devons nous débarrasser.” Ancien dirigeant de grandes entreprises, il reconnaît lui-même sa part de responsabilité en tant que directeur d’une université grandie sous l’aile de la Confindustria, le Medef italien : “Une personne seule ne peut pas tout changer.”Nouvelle manifestation du penchant italien à “l’autodénigrement” ? Le 3 décembre, une quinzaine de jeunes diplômés écrivaient au président de la République, Giorgio Napolitano, 84 ans, pour accuser l’Italie d’être “le pays le plus immobile d’Europe”. Leur point commun : après des études dans la Péninsule, ils sont tous allés chercher du travail et un meilleur salaire de départ ailleurs.

Leur témoignage a été recueilli dans un livre La Fuga dei Talenti – “La fuite des talents” – (éd. San Paolo) et sur un blog. “En Italie, je n’aurais même pas pu payer le loyer de mon appartement et j’aurais été obligée d’attendre la mort d’un professeur pour prendre sa place”, écrit Cristina Cammarano, enseignante dans une université américaine. “L’Italie reste mon pays, raconte Damiano Migliori, ingénieur en France, mais il est en déclin et je ne vois pas de signe d’amélioration.”

Selon Sergio Nava, auteur du livre et animateur du site, environ 110 000 diplômés d’université quittent chaque année l’Italie. Les causes de cet exode sont déjà diagnostiquées : bas salaires, gérontocratie, hiérarchies immobiles, faible mobilité sociale, système universitaire souvent gangrené par les passe-droits. L’université de Messine (Sicile) s’est ainsi distinguée : début 2009, une enquête a révélé qu’une moitié des professeurs de la faculté de médecine avaient au moins un lien de parenté avec un autre…

Economiste, diplômé de la réputée université Boconi à Milan, Marco Fantini a choisi lui aussi l’expatriation, en Belgique, après une première expérience d’emploi en Italie. “Le système italien, explique-t-il, favorise l’ancienneté dans tous les domaines. Dans une société vieillissante, les classes âgées sont les plus nombreuses et les plus influentes. Elles cherchent à protéger leur pré carré. A ce tableau s’ajoute la faible considération pour le mérite. Ce problème est devenu une question de civilisation.”

Le coût est lourd pour le pays : un milliard d’euros par an serait ainsi dépensé pour la formation de ceux qui partent. Cette situation n’est pas sans conséquence. Selon le rapport 2008 de la Luiss, consacré à la méritocratie, “le problème italien numéro un est celui du déséquilibre dramatique de la balance des cerveaux”. “L’Italie importe dix fois moins de diplômés hautement qualifiés (0,33 %) qu’elle n’en exporte (3,44 %). Avec moins de 2 % de chercheurs invités, elle se situe dans les derniers rangs du classement international”, ajoutent les auteurs du rapport.

Pour Marc Lazar, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste de l’Italie, “le pays est au bord d’un clash de générations”. “La frustration de la jeunesse est immense, explique-t-il, et ne trouve aucun débouché. L’Italie a manqué son rendez-vous avec la société de la connaissance alors que la France, l’Allemagne ou l’Angleterre en ont fait une question centrale. Toutefois, des îlots d’excellence demeurent et malgré ces défauts ce système archaïque produit des talents extraordinaires qui, malheureusement, vont s’exprimer ailleurs.” Exemple de ce paradoxe : en 2007, le concours des jeunes chercheurs du CNRS a permis le recrutement de 30 % de candidats italiens.

Mais cette “fuite des cerveaux” n’est pas sans retour. Ainsi l’université IMT (Institutions, Marchés, Technologies) de Luca (Toscane) a vu se présenter 520 candidats venus de l’étranger – parmi lesquels quelques Italiens qui ont fait le pari du retour – pour un concours de… trois postes. La recette de ce succès ? “Nos règles d’embauche sont les mêmes que celles adoptées ailleurs dans la communauté scientifique, explique Fabio Pammolli, le directeur de l’institut. Chaque candidat est écouté, évalué selon ses mérites et dans la transparence.”

Une réforme de l’université, qui sera discutée en février 2010 au Sénat, tient compte de quelques-uns des reproches qui lui sont adressés. Elle table sur un système moins coûteux et plus sélectif. Le projet de loi prévoit que les futurs chercheurs “seront choisis selon des procédures publiques”. La fin du piston et de la combinazione ? Mardi 22 décembre, le président de la République a répondu aux jeunes diplômés qui lui avaient écrit : “Je comprends vos raisons, leur dit M. Napolitano. Mais j’espère que dans un futur assez proche les conditions seront réunies pour votre retour.”

Philippe Ridet

+++ Napolitano e Meloni rispondono alla Lettera dei 16 Talenti Espatriati +++

In Fuga dei giovani on 22 Dicembre 2009 at 07:00

Il presidente della Repubblica Giorgio Napolitano e il Ministro della Gioventù Giorgia Meloni hanno risposto alla lettera indirizzata loro dai sedici giovani professionisti espatriati, tutti facenti capo al progetto libro/blog “La Fuga dei Talenti” (clicca qui per il link all’articolo /// clicca qui per scaricare il .pdf originale della lettera).

“Il Presidente comprende, purtroppo, le ragioni per cui dei giovani di talento scelgono la via dell’estero, ma confida che in un futuro non lontano possano maturare le condizioni per un ritorno in Italia, come da loro stessi auspicato”, recita la lettera giunta dal Quirinale.

“Oggi ci troviamo a fare i conti con una società gerontocratica e nepotista, di cui purtroppo anche la politica diventa triste specchio. Ritengo tuttavia che non sia nella fuga né nella commiserazione fine a se stessa la risposta concreta da dare in questo frangente”, afferma invece il Ministro Meloni nella sua missiva.

Di seguito il testo integrale della lettera del Presidente Napolitano:

“Il Presidente della Repubblica la ringrazia per avergli trasmesso copia del recente volume “La Fuga dei Talenti” insieme al pubblico appello sottoscritto da molti giovani ricercatori le cui storie di emigrazione forzata sono state raccolte dall’autore.

Al tema della ricerca e della sua valorizzazione nel nostro Paese il Presidente della Repubblica ha dedicato – e dedicherà ancora – molta attenzione, convinto del ruolo cruciale della scienza, della formazione, dell’innovazione tecnologica per garantire una crescita ed una elevata competitività dell’economia italiana. Egli non ha, di conseguenza, mai mancato occasione per ribadire la necessità di destinare a tali settori adeguate risorse, anche in una fase difficile come quella attuale.

Il Presidente comprende, purtroppo, le ragioni per cui dei giovani di talento scelgono la via dell’estero, ma confida che in un futuro non  lontano possano maturare le condizioni per un ritorno in Italia, come da loro stessi auspicato”.

————————–

SCARICA QUI LA VERSIONE .PDF DELLA LETTERA DEL MINISTRO GIORGIA MELONI A SERGIO NAVA, AUTORE DE “LA FUGA DEI TALENTI”

————————-

LEGGI LE AGENZIE DI STAMPA CHE RIPORTANO LE RISPOSTE DEL PRESIDENTE NAPOLITANO E DEL MINISTRO MELONI

————————-

Ai lettori del blog: Cosa ne pensate di queste risposte? Sono soddisfacenti? Le considerate delle aperture interessanti nei confronti dei problemi dei giovani italiani, soprattutto di quelli già espatriati o in via di espatrio? Ritenete rispondano alla richiesta contenuta nella Lettera (“Riteniamo sia necessario dare segnali concreti, e muovere dei primi passi verso il cambiamento”)? Utilizzate il tasto “Comment” per inviare le vostre riflessioni (saranno soggette a moderazione).

Il blog “La Fuga dei Talenti” ringrazia il Presidente Napolitano e il Ministro Meloni: invita altresì i Presidenti Ciampi, Scalfaro e Cossiga a fornire la loro opinione e i loro suggerimenti alla Lettera dei sedici giovani professionisti espatriati.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Il web risponde a “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 21 Dicembre 2009 at 09:00

Lo sapete qual è la seconda comunità di espatriati -per numero- nell’Europa a 27? Quella italiana. Nell’Ue il 37% dei cittadini stranieri proviene da un altro Paese dell’Unione: la prima comunità per numero di espatriati è quella rumena. La seconda è quella italiana (1.3 milioni di persone). Siamo la prima comunità per numero di espatriati in Belgio e in Svizzera; la seconda in Germania; la terza in Lussemburgo. I dati sono di Eurostat, l’ufficio statistico europeo, e purtroppo non distinguono tra vecchia e nuova emigrazione, fornendoci magari un quadro più chiaro di quanti giovani italiani lascino ogni anno il Belpaese. Intanto, sempre secondo Eurostat, siamo tredicesimi nella classifica europea per Pil pro capite: sopra di noi restano potenze del calibro di Germania, Francia, UK… ma anche Spagna e Belgio. Mentre ci incalza Cipro! E gli occupati, nel terzo trimestre 2009, sono scesi di 508mila unità (dati Istat, i peggiori da quasi vent’anni a questa parte…). Il calo occupazionale ha colpito soprattutto i contratti a termine, prerogativa soprattutto di chi è entrato più recentemente nel mondo del lavoro.

Così i giovani italiani -soprattutto neolaureati- fuggono. E la lettera che “La Fuga dei Talenti” ha indirizzato oltre due settimane fa ai Presidenti della Repubblica non ha ancora avuto risposta. Tuttavia, in rete ha già sollevato e scatenato un tam tam di commenti. Come quelli che hanno accompagnato la notizia sul portale Tiscali.it:

-E’ giunto il momento di farci emigrare in Australia: organizzate pure le navi e gli aerei ponte. Noi siamo pronti già da qualche anno. Altro che fare finta che siano solo 2 cervelli: saranno almeno 2 milioni… e le loro famiglie!

-Scappate fino a che siete in tempo. La realtà delle cose è che io ho 45 anni, e sto pensando di andarmene… prima che debba pagare i debiti che questa classe dirigente ha fatto sulle mie spalle.

-Pensate un pò che la regione Sardegna ci pagava (fino ad un paio di anni fà) fior di Masters all’estero, ci pagava tasse da decine di migliaia di euro e, di conseguenza, anche le borse di studio. Tanti soldi spesi per cosa? Torni iperspecializzato e carico di entusiasmo e… per te non c’è posto. Vai allora a vedere come si entra a lavorare in tanti enti regionali (a vari livelli) e non solo… altro che concorso! P.S.: Nel mio comune ha appena vinto un concorso il solito raccomandato ignorante.

-Io appartengo ai tanti che non hanno avuto il coraggio di partire e hanno rinunciato ai loro sogni, accontentandosi di un lavoro normale (che di questi tempi è già un gran lusso), e cercando di svolgerlo al meglio. Ero un’eccellenza nel mio campo, e con me mia sorella: ci hanno illuso e poi tarpato le ali. Ti stanchi di sentirti dire “bravo”, e poi vedere i “figli illustri” passarti davanti…

-Sono un neolaureato e cerco disperatamente lavoro, qualsiasi lavoro. Premetto che sono del sud e sto realmente pensando di emigrare all’estero. Non ho neanche i soldi per fare il regalo di Natale alla mia ragazza… e credetemi, mi vergogno. E mi sento dire da Napolitano: “Non emigrate”… Senza parole.

-Con amarezza e la tristezza nel cuore ho consigliato anch’io ai miei ragazzi (21 e 15 anni) di abbandonare questo Paese, ormai alla deriva. Non vedo segni di risveglio, nè tantomeno di ricambio generazionale. Fate qualcosa che non rientri necessariamente nei vostri interessi, altrimenti diventeremo un Paese terzomondista, dove scadrà anche la cultura. Facciamo molta fatica a promettere un futuro ai nostri figli.

-L’Europa è l’unica dimensione in cui persone giovani, che siano ricercatori, lavoratori, professionisti, hanno la possibilità di inserirsi in contesti lavorativi SANI E REGOLAMENTATI, in cui vale ancora quel sacrosanto principio per cui si lavora per sostentarsi, e si viene pagati per quello che si produce. Questo Paese, da questo e da molti altri punti di vista, è ormai allo sbando, e ne passeranno di generazioni prima che possa riprendersi.

-Triste ma vero. Condivido i pensieri degli autori della lettera: la situazione é tristissima in Italia, da questo punto di vista.

Storie di Talenti/10

In Storie di Talenti on 16 Dicembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

+++Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog+++

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI SILVIA, EMIGRATA IN SVEZIA E AUTRICE DEL BLOG “ONE WAY TO SWEDEN

Mi chiamo Silvia Mainardi, e scrivo da Norrköping, 170 km a sud-ovest di Stoccolma, Svezia.

Ho 31 anni, di professione faccio il medico, sono specialista in medicina interna con indirizzo urgenza, e mio marito Gabriele, 38 anni, in Italia era meteorologo e lavorava presso un´agenzia regionale per l´ambiente.

Ce ne siamo andati dall´Italia nell´aprile di quest´anno. Perche´? Per quanto mi riguarda, dopo la specializzazione conseguita nel gennaio 2009 (e nonostante i miei 110 e lode della laurea, i 70 e lode della specializzazione, notevole esperienza lavorativa e un CV di tutto rispetto), non sono riuscita a trovare possibilita´ concrete di un lavoro non precario in Veneto, dove abitavamo. Le uniche due possibilita´ che mi erano state proposte erano:

- lavorare con Partita IVA in un pronto soccorso vicino a casa (sperando in un concorso per l´assunzione, che a tutt´oggi non e´ ancora stato indetto…) e con uno stipendio netto di circa 1200 euro, per circa 50 ore alla settimana di lavoro (festivi, superfestivi e notti comprese, niente maternita´, malattia, assicurazione infortuni, assicurazione professionale)

-tentare un concorso (sempre in Pronto Soccorso, in una localita´ a 1 ora e mezza di auto da casa… il che avrebbe implicato cambiare domicilio), per un lavoro tutto sommato poco allettante.

Chi avrebbe vinto gli due altri concorsi per ”medicina interna”, indetti nel frattempo in due ospedali pubblici della zona… si sapeva gia´ (e così -infatti- e´ stato).

Mio marito, da parte sua, dopo 10 anni (!) di precariato con contratti a Partita IVA rinnovati ogni anno presso lo stesso identico (!) posto di lavoro, si è ritrovato -una volta assunto come dipendente a tempo indeterminato- con uno stipendio ancora inferiore a prima, le carte in tavola cambiate (obbligo di turni non previsti dal contratto di lavoro, nonche´ minacce da parte dei superiori), e nessuna possibilita´ di carriera, nonostante tanta volonta´ di lavorare bene, un atteggiamento propositivo e idee di cui avrebbero beneficiato tutti – senza oneri per l´azienda.

E poi: che futuro per i nostri figli, in un Paese dove la massima aspirazione e´ far “fesso” il prossimo, o diventare famosi come tronisti e veline: dove non sei nessuno se non hai conoscenze politiche o affiliazioni a qualche potente ?

Cosi´ siamo finiti in Svezia, dove mi e´ stato offerto da subito un contratto da specialista, a tempo indeterminato, in un ospedale pubblico, con quei riconoscimenti (non solo economici) che pensavo di meritare anche in Italia. Qui sono apprezzata per il mio lavoro, e mi hanno gia´ proposto un avanzamento di carriera e una posizione di alta responsabilita´.

Mio marito e´ in attesa di poter iniziare un progetto all´istituto meterologico svedese, e nel frattempo -senza troppi problemi burocratici- ha aperto una piccola attivita´ individuale, sempre nel campo della meteorologia (e per la cronaca paga meno tasse di quando faceva lo stesso in Italia con Partita IVA).

Ovviamente non e´ stata facile, la lingua e´ stata l´ostacolo più duro, e a questo si somma la lontananza dagli affetti rimasti in Italia. Ma per il momento non pensiamo affatto a tornare, se la situazione in Italia resta quella che e´.

Per chi fosse curioso di leggere qualcosa in più su di noi, teniamo un blog dove parliamo di noi, del perche´ della nostra emigrazione, della vita e del lavoro in Svezia, e di molto altro:

CLICCA SU: http://onewaytosweden.blogspot.com

Un saluto !

Silvia Mainardi


Le prove: l’Italia non è un Paese per giovani!

In Giovani Italians on 14 Dicembre 2009 at 09:00

Dieci giorni sono passati: nessuno dei quattro Presidenti della Repubblica ha ancora risposto alla lettera-appello lanciata dai sedici giovani professionisti espatriati de “La Fuga dei Talenti”.

A quando, cari Presidenti?

Clicca qui per scaricare la Lettera ai Presidenti, scritta dai Sedici Giovani Professionisti Espatriati… e falla circolare online!

Se avevamo bisogno di una conferma statistica del fatto che l’Italia non è un Paese per giovani… beh, ora ce l’abbiamo! Secondo gli ultimi dati Eurostat (Unione Europea), pubblicati solo pochi giorni fa, “l’Italia è un Paese per vecchi, cioé lo Stato europeo con meno giovani, con uno dei tassi più alti di disoccupazione tra laureati, e dove i trentenni non lasciano il nido, per non rinunciare ai comfort e alla vita senza responsabilità” (fonte: agenzia di stampa Ansa, 10 dicembre).

Andiamo a vedere i dati, allora:

-NUMERO GIOVANI (15-29 anni): in Europa sono 95 milioni, il 19,5% sul totale della popolazione. In Italia però la loro percentuale ammonta al 18%, con regioni dove questa stessa media scende al 12%! (Liguria, Piemonte, Valle d’Aosta, Friuli-Venezia Giulia, Emilia Romagna, Toscana). In Slovacchia, Polonia, Irlanda e Cipro i giovani rappresentano oltre il 24% della popolazione.

-DISOCCUPAZIONE GIOVANI LAUREATI: In Italia un giovane tra i 25 e i 34 anni -in possesso di una laurea- è disoccupato nel 9,6% dei casi, contro una media europea del 5,9% (quasi la metà!). Ci battono solo Grecia (11,7%) e Spagna (11,8%). Meglio di noi fa il Portogallo (7,7%). Tra i Paesi più “civilizzati” d’Europa ci sopravanzano senza alcun problema la Gran Bretagna (4%), la Germania (4,2%) e la Francia (5,7%). Sorpresa: meglio di tutti fa la Romania, dove solo il 2,7% dei giovani laureati è disoccupato! – N.B.: I dati si riferiscono al secondo trimestre 2009, dunque in piena crisi economica.

-CONTRATTI TEMPORANEI E GIOVANI: Va da sé che un Paese inadatto ai giovani presenti anche un’elevata percentuale di contratti precari (cui, aggiungiamo noi, non fa da contraltare un efficace sistema di ammortizzatori sociali). La percentuale di giovani con contratto a tempo è, in Italia, come segue: 15-24 anni -> 43,3% (media europea al 39,4%) /// 25-29 anni -> 24,1% (media Ue 20,4%) /// 30-54 anni -> 9,6% (media Ue 9,2%). Come possiamo notare, l’Italia rientra nei parametri di “sicurezza contrattuale” europei solo quando allarghiamo la statistica fino a includere gli “over 40″ ed “over 50″. Quando di mezzo ci sono solo i giovani… beh, siamo fuori dall’Europa!

-QUANDO LASCIARE CASA? Anche qui, i giovani italiani, risultano tra i più indecisi nell’abbandonare le mura domestiche. Un ragazzo del Belpaese fa armi e bagagli praticamente a 31 anni, una ragazza intorno ai 29-30 anni. In Francia, Gran Bretagna e Olanda salutano la famiglia tra i 23 e i 24 anni… Resta però la domanda: la nostra è sindrome da “bamboccionismo”, o non piuttosto (e anche) impossibilità economica di rendersi autonomi?

Con questi dati alla mano (leggete bene quelli sulla disoccupazione tra i laureati in Italia, confrontata con gli altri Paesi), vi stupite ancora se migliaia e migliaia di giovani -ogni anno- lasciano l’Italia?!?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

“La Fuga dei Talenti” al Premio Onofri

In Fuga dei giovani on 9 Dicembre 2009 at 09:00

Il libro “La Fuga dei Talenti” riceverà giovedì 10 dicembre la segnalazione al “Premio Sandro Onofri”, un importante riconoscimento per il genere del “Reportage Narrativo”.

Il “Premio Sandro Onofri”, giunto alla sua decima edizione e vinto dal volume “Uomini e Caporali” di Alessandro Leogrande (nella sezione “Autore Italiano“), segnalerà anche:

“La Fuga dei Talenti”, di Sergio Nava, San Paolo

“Nomi, cose, città”, di Arnaldo Greco, Edizioni Fandango

“L’Italia in seconda classe”, di Paolo Rumiz, Feltrinelli

La sezione “Autore Straniero” è stata invece vinta dal francese Jean Baudrillard.

La cerimonia di consegna dei premi è prevista giovedì 10 dicembre a Roma, alle 16.30, presso la Casa delle Letterature (Piazza dell’Orologio 3).

Il libro “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 4 Dicembre 2009 at 07:00

LA FUGA DEI TALENTI

Libro segnalato al Premio per il Reportage Narrativo

“Sandro Onofri” – Edizione 2009


Clicca qui per leggere l’articolo del quotidiano “La Repubblica” (edizione del 4 dicembre, pagina 4), che riporta il contenuto della Lettera dei sedici giovani professionisti espatriati ai Presidenti della Repubblica (in .pdf)

Clicca qui per leggere l’articolo sul sito “Repubblica.it”

Clicca qui per scaricare la Lettera ai Presidenti, scritta dai Sedici Giovani Professionisti Espatriati


AGENZIA DI STAMPA APCOM (4 dicembre, ore 11.15)

Roma, 4 dic. (Apcom) – Un appello al capo dello Stato, Giorgio Napolitano, affinchè l’Italia faccia qualcosa per fermare la “fuga dei cervelli” verso l’estero, il continuo migrare dei giovani ricercatori italiani verso lidi più sicuri e accoglienti. Con un`iniziativa senza precedenti, sedici giovani professionisti italiani emigrati all`estero hanno scritto una lettera corale al presidente della Repubblica e ai presidenti emeriti Carlo Azeglio Ciampi, Oscar Luigi Scalfaro e Francesco Cossiga. I sedici firmatari appartengono ad un vasto ventaglio professionale: dal compositore al ricercatore, dall`imprenditore e consulente al professore universitario, dall`ingegnere al funzionario di organizzazione internazionale.

“Illustrissimi presidenti, negli ultimi anni centinaia di migliaia di giovani sono emigrati all`estero, per fuggire dal Paese più immobile d`Europa. Un concentrato di immeritocrazia, nepotismo e gerontocrazia – si legge nella lettera – che ha pochi pari nel Vecchio Continente. Un Paese che preferisce parcheggiare i propri giovani, le forze più creative e innovative della società, relegandoli in angoli spesso scomodi, tra lavori precari e un welfare state a quasi totale carico della famiglia di origine. Anche per questo l`Italia non è Europa”: così inizia la lettera.

I sedici giovani firmatari sono tra i protagonisti del progetto ‘La Fuga dei Talenti’, che fa riferimento all`analogo blog e al libro ‘La Fuga dei Talenti’. Nel loro appello ai quattro presidenti, scrivono: “Avviate voi per primi, con l`autorità morale di cui godete, il cambiamento. Rendete questo Paese un luogo dove i giovani possano vivere e affermarsi solamente sulla base del proprio merito, senza bisogno di parentele e cooptazioni. Rendete l`Italia una democrazia finalmente compiuta”.

I sedici firmatari elencano i motivi per cui hanno lasciato l`Italia e non intendono tornarvi. Tra questi: “Non potrei mai esistere nel mio Paese in quanto compositore di musica classica”, denuncia Oscar Bianchi (34 anni, Usa-Germania); “Il valore della meritocrazia non è più rispettato in Italia”, aggiunge il ricercatore Luca Candeago (28 anni, Spagna); “Questa Italia, di giorno in giorno, si allontana da quell`ideale di eccellenza che ci aveva portato ad essere una nazione invidiata e rispettata nel mondo”, nota con amarezza l`imprenditore Michele Lanzinger (35 anni, Spagna); “Noi emigrati non percepiamo di poter contare sul sistema-Paese che ci ha formati per anni: non vi è alcun interesse ad instaurare una collaborazione con noi”, rincara la docente universitaria Teresa Fiore (39 anni, Usa).

Allo stesso tempo, hanno le idee chiare su cosa li spingerebbe a tornare: “Potrei tornare se il mio Paese si trasformasse in una Meritocrazia”, sintetizza il consulente Giuliano Gasparini (33 anni, Spagna); “Rientrerei, se la tassazione più elevata e la minore retribuzione italiana venissero compensate da una riduzione temporanea dell`aliquota fiscale”, propone l`altro consulente Francesco Dellisanti (33 anni, UK); “Tornerei, se l`università italiana diventasse un sistema aperto, in grado di offrirmi delle reali possibilità di lavoro”, scrive la docente universitaria Cristina Cammarano (36 anni, Usa); “Rientrerei, se l`Italia diventasse un Paese aperto ed economicamente dinamico”, chiosa la designer Patrizia Iacino (38 anni, Usa).

“Illustrissimi presidenti, siamo consapevoli delle enormi difficoltà da affrontare per invertire questo processo emorragico, ma affidiamo – concludono – alle vostre mani questa lettera, nella speranza che diventi possibile immaginare un futuro meno nomade per i giovani talenti italiani”: questo l`appello finale. La lettera è stata inviata per conoscenza anche ai presidenti di Camera e Senato, Gianfranco Fini e Renato Schifani, e al ministro della Gioventù Giorgia Meloni.

Red/Apa

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”:manifestodeigiovani@gmail.com

Sei un giovane professionista espatriato? Hai lasciato l’Italia per gli stessi motivi che hanno spinto i sedici firmatari a espatriare? E come ti sei affermato all’estero? Raccontaci la tua storia, sarà pubblicata su questo blog nella sezione “Storie di Talenti”. Invia la tua e-mail a: storietalenti@gmail.com

“Presidenti, fermate la fuga dei giovani italiani all’estero!” – Lettera-Appello da “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 4 Dicembre 2009 at 06:59

Sedici giovani professionisti italiani espatriati hanno scritto una lettera-appello al Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano e ai quattro Presidenti emeriti. Denunciano lo stato di grave difficoltà in cui si trovano l’Italia e i suoi giovani. Spiegano perché se ne sono andati. E mettono nero su bianco a quali condizioni potrebbero tornare.

I sedici giovani fanno parte del progetto blog/libro “La Fuga dei Talenti”. Questo è il testo della lettera:

Illustrissimi Presidenti

Giorgio Napolitano,

Carlo Azeglio Ciampi,

Oscar Luigi Scalfaro,

Francesco Cossiga

p.c.

Presidente del Senato On. Renato Schifani

Presidente della Camera dei Deputati On. Gianfranco Fini

Ministro della Gioventù On. Giorgia Meloni,

Milano, 4 dicembre 2009

negli ultimi anni centinaia di migliaia di giovani italiani sono emigrati all’estero, per fuggire dal Paese più immobile d’Europa. Un concentrato di immeritocrazia, nepotismo e gerontocrazia che ha pochi pari nel Vecchio Continente. Un Paese che, dati alla mano, preferisce parcheggiare i propri giovani le forze più creative e innovative della società , relegandoli in angoli spesso scomodi, tra lavori precari e un welfare state a quasi totale carico della famiglia di origine, anche per questo l’Italia non è Europa. I protagonisti del progetto “La Fuga dei Talenti” Vi scrivono la seguente lettera, per chiedervi aiuto. Avviate voi per primi, con l’autorità morale di cui godete, il cambiamento. Rendete questo Paese un luogo dove i giovani possano vivere e affermarsi solamente sulla base del proprio merito, senza bisogno di  parentele e cooptazioni. Rendete l’Italia una democrazia finalmente compiuta.

SIGNORI PRESIDENTI, NOI NON TORNIAMO PERCHÈ…:

Oscar Bianchi, compositore di musica classica contemporanea, 34 anni, Stati Uniti/Germania: “Non torno, semplicemente poiché non potrei mai esistere nel mio Paese in quanto compositore. Non esistono più investimenti (pubblici e privati), né di conseguenza un mercato che conceda alla mia ‘categoria’ il diritto di esistere, professionalmente e socialmente. Gli italiani come me hanno bisogno di poter credere: l’Italia che ho conosciuto nell’ambiente accademico e professionale ha corrotto fino al decesso quella fede nell’uomo, nelle sue risorse e nella sua capacità di realizzazione, che renderebbe un cittadino come me fiero del proprio Paese e dei valori che esso veicola”.

Luca Candeago, ricercatore, 28 anni, Spagna: “Non tornerò in Italia, non per adesso almeno. Questi anni di soggiorno “obbligato” all’estero sono stati decisivi per comprendere che il valore della meritocrazia non è più rispettato in un Paese come il nostro. Un Paese che rimane tuttora un immenso serbatoio di cervelli, ma che investe davvero poco sui giovani e sulle loro potenzialità”.

Damiano Migliori, ingegnere, 31 anni, Francia: “Non torno perché nonostante senta l’Italia come il mio Paese lo vedo in declino. E se guardo al futuro, non vedo le leve per migliorare le cose. Non riesco ad immaginarmi come attore della mia crescita, nonché del miglioramento del mio Paese”.

Michele Lanzinger, manager e imprenditore, 35 anni, Spagna: “Non torno, perché non vedo reali opportunità per giovani intraprendenti e volonterosi in questa Italia che di giorno in giorno si allontana da quell’ideale di eccellenza che fino a qualche decennio fa ci aveva portato ad essere una nazione invidiata e rispettata in Europa e nel mondo. Oggi non rappresentiamo più un esempio da seguire, se non in pochi settori di nicchia, in cui stiamo vivendo di rendita”.

Giuliano Gasparini, consulente, 33 anni, Spagna: “Non torno perché, dopo anni di vita all’estero, mi rendo conto che il sistema-Italia non mi si addice più. Non riesco a capire perché le motivazioni alla base di decisioni importanti non vengano prese rispettando parametri meritocratici, ma piuttosto parametri che rispondono a interessi specifici. Tutto ciò mi genera conflitti e frustrazioni interne, che non sono più disposto ad accettare”.

Francesco Dellisanti, consulente, 33 anni, Gran Bretagna: “Non torno, perché a Londra il mio dottorato è valorizzato in azienda, e non solo in università. Il mercato del lavoro è più flessibile che in Italia, per cui qui ho più opportunità. Infine, perché i progetti di consulenza aziendale su cui lavoro sono di respiro internazionale, nonché molto formativi”.

Dario Pompili, professore universitario, 32 anni, Stati Uniti: “Sono andato via dall’Italia per l’incertezza del futuro nel campo della ricerca, e per la bassissima correlazione fra impegno e premio, dovuta a logiche non meritocratiche e spesso clientelari”.

Paolo Besana, ricercatore, 35 anni, Gran Bretagna: “Non torno, perché dopo cinque anni in Scozia mi trovo bene e mi sento a casa – cosa che non riesco più a sentire in Italia. Non è solo un problema di fondi per la ricerca… ma di mentalità. In Gran Bretagna so che quello che mi spetta (dalla posizione in coda all’ufficio postale fino ai riconoscimenti in università) lo ottengo senza dover combattere continuamente con chi cerca di passarmi avanti”.

Cristina Cammarano, professoressa universitaria, 36 anni, Stati Uniti: “Non torno perché, come insegnante di filosofia al Liceo, non potevo neanche pagare l’affitto. Se pure avessi conseguito un dottorato in Italia, data l’impossibilità di trovare un lavoro adeguato al mio titolo di studio, avrei insegnato alle scuole superiori, oppure avrei agonizzato per anni, in attesa della morte del mio “barone”, per poterne prendere il posto”.

Teresa Fiore, docente universitaria, 39 anni, Stati Uniti: “Non torno perché, dopo tanti anni, la mia vita è qui, e il mio percorso professionale è legato al contesto americano. Ma a differenza di tanti miei colleghi inglesi o francesi (per esempio) questa non è solo una scelta personale. Mentre loro possono prendere in considerazione l’ipotesi di un ritorno (e quindi una reintegrazione nel sistema, con pieno riconoscimento dell’esperienza accumulata), noi italiani non percepiamo di potere contare sul sistema che ci ha formati per anni. Un sistema che non sembra interessato a instaurare o a riprendere una collaborazione di tipo professionale, in maniera sistematica o garantita”.

Patrizia Iacino, designer, 38 anni, Stati Uniti: “Non torno in Italia, perché non esistono possibilità e strutture per poter sviluppare concretamente il mio lavoro. L’Italia è un Paese fermo nei suoi squilibri, in cui l’interesse principale non è investire sul futuro, ma lasciare intatti i privilegi di alcune categorie sociali”.

Paola Oliveri, Senior Lecturer (Professore), 40 anni, Gran Bretagna: “Non torno, perché la situazione della ricerca italiana è assolutamente disastrosa. Le risorse economiche dedicate sono praticamente inesistenti, e i pochi finanziamenti accessibili non sono distribuiti in base a criteri meritocratici, ma sulla base di politiche provinciali, miopi e clientelari. Tutto ciò rende impossibile esercitare in modo professionale e competitivo a livello internazionale gli studi che svolgo nel campo della biologia dello sviluppo. Per di più, questa gestione personalistica del denaro pubblico porta ad una grande perdita economica e soprattutto culturale per lo Stato Italiano. Due settori ne sono particolarmente penalizzati: la ricerca di base ed i giovani”.

Simonetta Camandola, ricercatrice, 41 anni, Stati Uniti. “Non torno perché in dieci anni da quando ho lasciato l’Italia non è cambiato nulla. Intelligenza, entusiasmo e amore per la Scienza non contano niente”.

Marco Fantini, economista, 44 anni, Belgio: “Non torno, perché l’Italia è un Paese rivolto al passato. Un Paese dove ciò che è stato è sempre più importante di ciò che sarà. Dove i ‘diritti acquisiti’… sono acquisiti sempre dalle stesse persone”.

Veronica Manfredi, funzionaria della Commissione Europea, 39 anni, Belgio: “Non torno, perché ho trovato a Bruxelles e nel mio lavoro quotidiano per l’Europa un senso profondo ai miei studi a carattere internazionale, e perché so che mi sarebbe ancora difficile in Italia valorizzarli in maniera adeguata. O, quantomeno, in grossa parte del territorio nazionale”.

Elisabetta Montaguti, funzionaria presso un’importante istituzione internazionale, 44 anni, Belgio: “Non torno perché, nelle circostanze descritte sopra, e di fronte alla cultura dell’illegalità da troppi condivisa o tollerata nel mio Paese, non avrei la possibilità di fare qualcosa di utile, o di fare la differenza con le mie energie intellettuali ed operative, né tanto meno di riceverne riconoscimento”.

…MA POTREMMO TORNARE SE:

Oscar Bianchi, compositore di musica classica contemporanea, 34 anni, Stati Uniti/Germania: “Tornerei se cominciassi a ravvisare chiari segnali di investimento nel campo dell’arte e della ricerca, e se esistessero condizioni di merito e standard di trasparenza al pari di altre democrazie occidentali. Tutto ciò potrà avvenire solo attraverso un vero e proprio rinascimento morale del sistema politico e dirigenziale di questo Paese. È un sogno, il mio: auspico che diventi realtà. Se non per me, almeno per le generazioni future… e sarei pure felice di poter contribuire a questa utopia”.

Luca Candeago, ricercatore, 28 anni, Spagna: “Questa è la nostra patria, e ancor più che lasciare i propri cari, è davvero doloroso consegnare a realtà straniere il grande potenziale che noi giovani rappresentiamo. Se l’Italia vuole davvero proteggere il proprio patrimonio, cominci da noi, giovani emigranti, che tanto possiamo apportare alla culla della civiltà”.

Damiano Migliori, ingegnere, 31 anni, Francia: “Potrei tornare se, pensando al mio futuro in Italia, riuscissi a sentire che c’è un terreno fertile e uno spazio per quelli che non stanno “a guardare”, ma hanno voglia di rendere migliore la propria vita e quella di chi li circonda. Potrei tornare se ci fosse più meritocrazia, senso di giustizia e uguaglianza sociale”.

Michele Lanzinger, manager e imprenditore, 35 anni, Spagna: “Potrei tornare, se il mondo politico e quello imprenditoriale si facessero seri promotori di una nuova epoca di eccellenza per il nostro Paese, in cui i giovani talenti rappresentassero un asset strategico su cui investire… più che manodopera a basso costo”.

Giuliano Gasparini, consulente, 33 anni, Spagna: “Potrei tornare, se il mio Paese si trasformasse in una “Meritocrazia”, dove le persone con capacità e volontà venissero sempre più coinvolte nel sistema, aiutandolo a migliorarsi di volta in volta. Un processo che in ultima istanza si potrebbe definire “Progresso Paese”, dove i benefici vengono trasmessi alle generazioni future, al fine di garantire un futuro migliore e più equo”.

Francesco Dellisanti, consulente, 33 anni, Gran Bretagna: “Potrei tornare, se il mio rientro fosse incentivato mediante una riduzione temporanea dell’aliquota fiscale, per compensare la tassazione più elevata e la minore retribuzione in Italia. Potrei tornare se il sistema formativo secondario migliorasse per davvero. Questo per le generazioni future, inclusi forse i miei figli”.

Dario Pompili, professore universitario, 32 anni, Stati Uniti: “Non torno in Italia, perché nulla è stato fatto negli ultimi anni per offrire opportunità a chi è meritevole. Inoltre, le scelte della vita sono spesso irreversibili. Ed è proprio per questo che bisogna rapidamente introdurre la meritocrazia nella società italiana, dando più spazio a quei giovani di valore che non hanno ancora lasciato il nostro Paese. Proprio perché viviamo nell’era della globalizzazione, l’Italia non può più permettersi di non intervenire efficacemente per fermare l’emorragia di giovani capaci”.

Paolo Besana, ricercatore, 35 anni, Gran Bretagna: “Potrei tornare, se la gente smettesse di pensare che trovare la via più furba per raggiungere i propri obiettivi (danneggiando quindi gli altri) sia qualcosa di meritevole”.

Cristina Cammarano, professoressa universitaria, 36 anni, Stati Uniti: “Potrei tornare, se l’università italiana diventasse un sistema aperto; se ci fossero per me reali possibilità di lavoro; se la ricerca non solo quella scientifica, ma anche quella legata alla grande tradizione umanistica per cui siamo tanto apprezzati all’estero venisse trattata come una cosa seria”.

Teresa Fiore, docente universitaria, 39 anni, Stati Uniti: “Potrei tornare se si sviluppassero possibilità di lavoro flessibile, attraverso progetti di collaborazione internazionale a tempo determinato, volti a incorporare l’esperienza e il punto di vista degli italiani residenti all’estero: non solo per condividere con loro le conoscenze acquisite, ma per pensare l’Italia in un quadro più concretamente internazionale, in cui l’apporto di chi se ne è andato non venga dimenticato, né resti marginale o secondario. Ma risulti integralmente inserito in una serie di progetti, in sinergia con le nostre istituzioni di riferimento all’estero”.

Patrizia Iacino, designer, 38 anni, Stati Uniti: “Tornerei se l’Italia diventasse un Paese aperto, economicamente dinamico. Se si cominciasse ad investire sulla ricerca e sul futuro”.

Paola Oliveri, Senior Lecturer (Professore), 40 anni, Gran Bretagna: “Potrei tornare se più soldi venissero dedicati alla ricerca, e soprattutto se questo denaro venisse distribuito in base alla validità e al grado di innovazione dei progetti, (previa valutazione di esperti internazionali). Esattamente come avviene in tutti i posti del mondo in cui l’avanzamento della conoscenza umana è considerato parte importante della società. Potrei tornare, se una fetta dei finanziamenti fosse dedicata ai giovani, con una particolare attenzione a sviluppare la loro indipendenza. Infine, se si instaurassero o si privilegiassero dei meccanismi di mobilità, con la duplice finalità di rompere le logiche clientelari e di creare una classe di ricercatori internazionali… e non provinciali”.

Simonetta Camandola, ricercatrice, 41 anni, Stati Uniti: “No, grazie. Ho abbandonato ogni speranza di poter fare ciò che amo in Italia (senza morire di fame o dover accettare umiliazioni, prevaricazioni e compromessi) ben prima del luglio 1998, quando sono salita sull’aereo che mi ha portato negli States”.

Marco Fantini, economista, 44 anni, Belgio: “Potrei tornare, se per una volta vedessi che alle parole si sostituiscono i fatti. Se qualche barone o qualche dinosauro venisse sostituito da un giovane di talento”.

Veronica Manfredi, funzionaria della Commissione Europea, 39 anni, Belgio: “Potrei tornare, se mi si convincesse che la mia esperienza può essere veramente utile al mio Paese. Che potrei contribuire a trasformarlo in un luogo di rispetto dei valori di onestà, legalità, seria attenzione alle classi meno privilegiate, promozione meritocratica delle intelligenze. E con ciò non intendo certo dire che, per contro, tutto funzioni sempre a meraviglia “in Europa”. Ma gli errori degli altri non dovrebbero impedirci di sperare il meglio per la nostra, straordinaria, nazione”.

Elisabetta Montaguti, funzionaria presso un’importante istituzione internazionale, 44 anni, Belgio: “Potrei tornare, se i cittadini avessero la possibilità di verificare in modo trasparente che almeno le strutture pubbliche ad ogni livello, come negli altri Paesi europei, funzionano nell’interesse comune. E se si potesse verificare che chi opera correttamente all’interno di queste strutture venga tutelato da clientelismi e soprusi”.

Illustrissimi Presidenti, siamo pienamente consapevoli – noi più di chiunque altro – delle enormi difficoltà da affrontare per invertire questo processo emorragico, e allo stesso tempo riteniamo sia necessario dare segnali concreti e muovere dei primi passi verso il cambiamento, per impedire che la situazione – già critica – diventi irreversibile. Affidiamo quindi alle Vostre mani questa lettera, nella speranza che venga accolta e diventi possibile – con l’aiuto delle istituzioni, fino a oggi sorde al nostro messaggio immaginare un futuro meno nomade per i giovani talenti italiani.

Oscar Bianchi, Luca Candeago, Damiano Migliori, Michele Lanzinger, Giuliano Gasparini, Francesco Dellisanti, Dario Pompili, Paolo Besana, Cristina Cammarano, Teresa Fiore, Patrizia Iacino, Paola Oliveri, Simonetta Camandola, Marco Fantini, Veronica Manfredi, Elisabetta Montaguti

Sergio Nava, giornalista, blogger e ideatore del blog: http://fugadeitalenti.wordpress.com/

Scarica la “Lettera ai Presidenti della Repubblica”

In Fuga dei giovani on 4 Dicembre 2009 at 06:58

Scarica la versione in .pdf della “Lettera Aperta” redatta dai sedici giovani professionisti espatriati al Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano e ai Presidenti Emeriti Carlo Azeglio Ciampi, Oscar Luigi Scalfaro e Francesco Cossiga.


Clicca qui per scaricare la Lettera ai Presidenti, scritta dai Sedici Giovani Professionisti Espatriati


Diffondila su Facebook, LinkedIn e tutti i principali social network!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”:manifestodeigiovani@gmail.com

Sei un giovane professionista espatriato? Hai lasciato l’Italia per gli stessi motivi che hanno spinto i sedici firmatari a espatriare? E come ti sei affermato all’estero? Raccontaci la tua storia, sarà pubblicata su questo blog nella sezione “Storie di Talenti”. Invia la tua e-mail a: storietalenti@gmail.com

+++Flash: Napolitano ai giovani: “Non andatevene”+++

In Fuga dei giovani on 3 Dicembre 2009 at 13:25

Fonte: Corriere.it

“Giorgio Napolitano esorta i giovani a non lasciare l’Italia: «Possiamo far crescere il nostro Paese all’altezza delle conquistate delle società contemporanee più avanzate». Il messaggio di speranza il capo dello Stato lo ha lanciato in occasione della prima edizione del Salone della Giustizia, aperto a Rimini dall’intervento del presidente della Camera, Gianfranco Fini. Le parole di Napolitano sono state riportate all’assemblea del presidente della commissione Giustizia del Senato, Filippo Berselli”.

Fonte: Repubblica.it

Giorgio Napolitano risponde a chi invita i giovani a lasciare l’Italia: “Possiamo far crescere il nostro Paese all’altezza delle conquistate delle società contemporanee più avanzate”. Il riferimento implicito del Capo dello Stato è alla lettera – e al successivo dibattito – pubblicata su Repubblica da Pier Luigi Celli, che invitava appunto suo figlio a lasciare l’Italia che, secondo il direttore generale della Luiss, “non è più un posto in cui sia possibile stare con orgoglio”. Una lettera che ha ricevuto moltissimi i commenti da parte dei lettori, divisi tra chi approvava l’invito a lasciare l’Italia e chi chiedeva invece di rimanere per migliorare il Paese. Fino a chi ha attaccato lo stesso Celli, chiedendogli conto del suo operato e dei suoi privilegi. Ma Napolitano non è entrato nel merito delle polemiche, lanciando invece un messaggio di speranza.


Storie di Talenti/9

In Storie di Talenti on 3 Dicembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

+++Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog+++

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI ALESSANDRO, EMIGRATO IN BELGIO

Nello strano paese di Italia, chi ha investito su un’istruzione di livello avanzato e qualificato viene chiamato “talento”. Anzi, in quanto tale, diviene subito “un talento in fuga”.

Ci sono altri Paesi dove la storia è diversa, dove qualificarsi e trovare un lavoro in linea con la propria formazione e le proprie aspirazioni rientra nella norma. In Italia no, diventi un “talento”; e nell’eccezionalità del termine è implicito che il sistema-Paese elabori come accettabile la tua “fuga” all’estero.

Ma dall’Italia, in realtà, ormai non se vanno più solo i veri talenti, ma molti studenti normali che ritengono l’estero un luogo migliore per la propria realizzazione.

Vi scrivo da Bruxelles, capitale dell’Unione europea, realtà spesso ignorata dalla tv e da parte della stampa italiana. Non lo fanno sapere, ai più, che qui si decide ogni giorno il futuro di un Continente, Italia inclusa. Ma i nostri connazionali che lavorano qui sono molti e anch’io, arrivato da poco, sono uno di quelli.

Le cene in cui ci si trova tra giovani italiani tradiscono tutto il malessere provato nel nostro Paese di provenienza. C’è chi se n’è andato per trovare un salario migliore: un consulente junior a Milano guadagna un massimo di 1500 euro al mese; per lo stesso lavoro a Bruxelles, a Londra o a Berlino, si può arrivare fino a 3000 euro.

C’è chi se n’è andato perché entrare nella pubblica amministrazione europea è più semplice che in quella italiana. E i concorsi non sono più facili (il pre-requisito è sapere almeno 2 lingue comunitarie), ma hanno il pregio di essere veri e competitivi.

C’è chi se n’è andato per motivi culturali: qui si lavora più sereni, in un clima più trasparente, dove è più facile identificare ed esercitare i propri diritti e doveri.

Insomma, non conviene più solo ai veri “talenti” scappare dal Belpaese. Gli incentivi ad andarsene dall’Italia oggi sono molti. Di incentivi a ritornarvi, durante le giovani cene brussellesi, ne abbiamo per ora trovato solo uno: il senso di colpa nei confronti del nostro Paese.

Se non trovano fondi per il rientro dei cervelli, al Governo potrebbero sempre varare la politica del ricatto psicologico. Basta che funzioni, no?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Perché l’Italia è un Paese da cui fuggire… se sei giovane

In Declino Italia on 2 Dicembre 2009 at 09:00

Tornando sulla lettera di Pierluigi Celli e la fuga dei giovani dall’Italia…

Tutti a brindare, ieri, per i dati sulla disoccupazione: a ottobre abbiamo purtroppo registrato -è vero- il tasso di disoccupazione più alto dal 2004, ma in Europa siamo quasi due punti sotto la media della zona Euro: Italia 8% vs. Eurozona 9,8%. Tutto bene? Un fico secco.

L’articolo di Repubblica.it chiarisce meglio i dati drammatici che riguardano i giovani: “C’è un dato rispetto al quale l’Italia è lontana anni luce non solo dalla media europea, ma anche da Paesi come la Polonia, il Portogallo, la Bulgaria e la Repubblica Ceca (per non parlare della Germania o della Danimarca), e cioè la disoccupazione giovanile. Il tasso italiano a ottobre si è attestato al 26,9 per cento, la media dell’Eurozona è al 20,6 per cento, poco più alta quella dell’Ue27 (20,7 per cento). Un dato che conferma ancora una volta l’esclusione dei giovani dal mondo del lavoro. E’ vero che in Italia gli “under25″ spesso sono ancora all’università, situazione ben diversa da quella degli altri Paesi europei, che garantiscono percorsi universitari più celeri e in molti casi occupazione immediata dopo la laurea. Dovrebbe però far riflettere il fatto che in Germania il tasso di disoccupazione giovanile sia al 10,3 per cento, in Danimarca al 12, in Olanda al 7,2 per cento, in Austria al 10,2. Anche nei Paesi di ingresso recente nell’Unione Europea il tasso di disoccupazione giovanile è molto meno alto che in Italia: a Malta è al 14,1 per cento, in Polonia al 21,2 per cento, nella Repubblica Ceca al 17,5 per cento, in Bulgaria al 17,4 per cento. Pochi i Paesi che mostrano un dato peggiore da quello italiano. Spicca la Spagna, con un tasso di disoccupazione che va oltre il doppio della media europea (42,9 per cento).

Il dato italiano inoltre mostra uno stato di sofferenza sempre più acuto dell’universo giovanile: se infatti il tasso di disoccupazione generale è cresciuto dell’1 per cento in un anno, passando dal 7 all’8 per cento dall’ottobre 2008 all’ottobre 2009, il tasso di disoccupazione giovanile è aumentato in 12 mesi del 4,5 per cento, passando dal 22,4 al 26,9 per cento. Un’indicazione piuttosto evidente del fatto che la crisi ha risucchiato soprattutto loro, i più giovani.
L’ennesima conferma che l’Italia non è un Paese per giovani
“.

Pierluigi Celli invita i giovani italiani a fuggire…

L’economista Giacomo Vaciago, ieri sera a “Ballarò”, ha rimarcato una volta di più il problema della “fuga dei talenti”…

Questo sito sull’emigrazione italiana (Altritaliani.net), ieri sinteticamente riassumeva: “Noi che stiamo all’estero, vediamo ogni giorno quanti italiani (spesso ultra qualificati) sono costretti a venire qui per cercare lavoro e speranza. Sono giovani preparati, una ricchezza per il Paese. Una ricchezza sprecata in questi tempi dove è mediocre tutto, dal capo del governo ai tanti manager che nelle imprese grandi e piccole, incluse le università, si trovano più per i meriti di papà che per i propri. Una società di mediocri, dove spesso si sente dire: “Non diamo spazio a questo giovane, è troppo bravo….ci fa ombra””.

Houston, do we have a problem in Italy?!? Sarà forse anche per tutti questi motivi che migliaia e migliaia di giovani qualificati lasciano ogni anno l’Italia? Un Paese dove non si riesce a fare una riforma organica degli ammortizzatori sociali per aiutare i giovani (e si preferisce tenerli sotto ricatto, con “elemosine in deroga” governative e una tantum), dove i salari restano bassi, i contratti precari, e dove -last but not least- stanno crollando (dati di “Key2People”, società di executive search) le richieste di giovani qualificati e laureati (-46% nel periogo gennaio-marzo 2009, rispetto allo stesso periodo del 2008)?

Riflessioni sulla Lettera di Celli: “Talenti in Fuga”

In Fuga dei giovani on 1 Dicembre 2009 at 08:00

Suona come una sconfitta. O meglio, è l’ammissione netta, totale e inevitabile di una sconfitta, messa nero su bianco da uno dei rappresentanti di quella generazione che ha portato l’Italia dove è oggi. Una generazione di “perdenti assoluti”, per dirla con il compianto Manuel Vazquez Montalban.

Mi sono preso un giorno di tempo per commentare la drammatica lettera del direttore generale della Luiss Pierluigi Celli, pubblicata su La Repubblica. Ieri l’ho rilanciata di getto sul blog, felice che qualcuno portasse nell’arena del dibattito pubblico questa vera e propria emergenza nazionale della fuga dei giovani all’estero. E felice di veder nascere un dibattito intorno alla questione, il che conferma la bontà del progetto “La Fuga dei Talenti”. Sì, perchè la lettera di Celli ha avuto un indubbio merito: riportare il focus sull’enorme problema della fuga dei giovani di talento da questo Paese.

Questo è un Paese da cui, se ti va bene, comincerai guadagnando un decimo di un portaborse qualunque; un centesimo di una velina o di un tronista; forse poco più di un millesimo di un grande manager che ha all’attivo disavventure e fallimenti che non pagherà mai“, scrive Celli in un passaggio molto amaro al figlio Mattia. E prosegue: “Incapperai nei destini gloriosi di chi, avendo fatto magari il taxista, si vede premiato -per ragioni intuibili- con un Consiglio di Amministrazione, o non sapendo nulla di elettricità, gas ed energie varie, accede imperterrito al vertice di una multiutiliy“. Infine conclude: “Questo è un Paese che non ti merita. Avremmo voluto che fosse diverso e abbiamo fallito“.

Io non so se Celli sia sincero o abbia fatto un’uscita “snob”, per dirla con il Ministro alle Politiche Giovanili Giorgia Meloni. Personalmente l’ho sentito ieri sera in diretta su Radio 24. E mi è parso sinceramente arrabbiato, deciso a difendere le sue tesi.

Nella sua lettera convivono due anime: la presa d’atto del fallimento di una generazione (la stessa che, secondo il regista Mario Monicelli, ha portato l’Italia alla deriva…). E la preoccupazione, associata a un misto d’invidia, per la voglia di lottare del figlio, contro questa Italia di mediocri e raccomandati.

E’ vero, Celli ha fatto parte fino a ieri (e ne fa tuttora parte), di quello stesso establishment contro cui punta ora il dito (ha ricoperto ruoli importanti in Eni, Omnitel, Wind, Rai, Unicredit, Enel), trovandosi spesso nella posizione di Direttore delle Risorse Umane, dalla quale si controlla -inevitabilmente- la selezione della futura classe dirigente. Se l’Italia è arrivata fino a questo punto, una parte di colpa ce l’ha sicuramente anche lui. Forse ha provato solo ad arginare i danni, nel corso della sua carriera professionale, anziché combattere fino in fondo la battaglia per un Paese migliore. Viene anche da sottolineare come, con un padre dal pedigree così raffinato, difficilmente il figlio avrà grossi problemi a farsi strada, in un Paese che tende a proteggere i privilegi di casta e corporazione.

Io però continuo a ritenere che certi sassi -così pesanti- non finiscano nello stagno senza lasciare conseguenze. La lettera di Celli è una lettera ai giovani italiani, prima che a suo figlio. E in questo segna un punto a suo favore. E’ una lettera che dice l’ovvio, ma che ammette -per la prima volta e da parte di un esponente di peso della nomenklatura manageriale italiana- il fallimento totale di una generazione. E’ una lettera che invita, implicitamente, alla rivoluzione generazionale, più che alla fuga.

Sulla conclusione della missiva, al di là delle frequenti provocazioni che spesso lancio su questo blog, mi trovo solo parzialmente d’accordo: è vero che -allo stato attuale delle cose- l’unica via di fuga è rappresentata dall’espatrio, come ho scritto più volte. E’ l’azione più immediata, quella che garantisce vie più rapide di successo e di affermazione.

Ma la vera rivoluzione, se così vogliamo chiamarla, è un’altra: imporre il ricambio generazionale, spazzare dal tavolo cooptati e raccomandati, introdurre una logica del merito e un “regno della meritocrazia”, a livelli equivalenti a quelli delle nazioni più sviluppate d’Europa. E’ questa la sfida, difficilissima e quasi utopica, che attende i 20-30-40enni di oggi. Quelli residenti e quelli espatriati. Sì, perché la “fuga” può preludere anche a un ritorno: molti nostri giovani “esiliati” rientrerebbero, se fossero certi di ricostruire questo Paese dalle fondamenta.Col loro contributo e col know-how appreso all’estero.

Occorre imporre urgentemente un ricambio politico, manageriale ed accademico, spazzando via i privilegi di caste e corporazioni. E valorizzando -soprattutto- i giovani. Grazie Celli, per aver ammesso il fallimento. Ma ora, fatevi tutti da parte.

DATI

Avevo previsto di dedicare il “post” odierno ai dati sull’emigrazione italiana, ma l’attualità ha preso il sopravvento. Intendevo farlo perché quest’anno è passato un po’ inosservato il “Quarto Rapporto Italiani nel Mondo – edizione 2009″, da poco pubblicato. Anche in questa edizione manca la risposta alla domanda che pongo da mesi: quanti giovani italiani espatriano ogni anno? Ma qualche dato, quantomeno indicativo, lo possiamo ritrovare: al 3 aprile 2009 i cittadini italiani residenti all’estero erano 3 milioni 915mila 767, quasi duecentomila in più rispetto allo scorso anno. La maggior parte di loro (il 55,8%) risiede in Europa: per Paesi di residenza, primeggiano Germania, Argentina e Svizzera.

Se consideriamo solo i 18-35enni, sulla base di dati aggiornati al dicembre 2007, scopriamo che il loro totale ammonta a 929mila 249, circa uno su quattro rispetto al numero complessivo degli italiani all’estero. Le percentuali di ripartizione geografica ricalcano grossomodo quelle generali, anche perché in questa Italia “giovane” che risiede all’estero si mischia un po’ di tutto: discendenti di italiani emigrati decenni fa, oriundi e -infine- anche i rappresentanti della cosiddetta “nuova emigrazione”, quella dei giovani professionisti in fuga descritti da Celli. Un’emigrazione -quest’ultima- sulla quale siamo ancora in attesa di uno studio scientifico adeguato, mirato e appropriato. Ci fa forse paura realizzarlo? Solleveremmo il velo su una realtà che ci fa comodo non vedere?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

“Figlio mio, lascia questo Paese”…

In Fuga dei giovani on 30 Novembre 2009 at 09:27

Oggi, in via del tutto eccezionale, pubblichiamo un estratto della bella lettera scritta da Pier Luigi Celli al figlio, e pubblicata sul sito de LaRepubblica.it: un ritratto decisamente amaro dell’Italia 2009.

La conferma che questo è un Paese dal quale -allo stato delle cose- non resta altro che fuggire…

“Figlio mio, stai per finire la tua Università; sei stato bravo. Non ho rimproveri da farti. Finisci in tempo e bene: molto più di quello che tua madre e io ci aspettassimo. È per questo che ti parlo con amarezza, pensando a quello che ora ti aspetta. Questo Paese, il tuo Paese, non è più un posto in cui sia possibile stare con orgoglio.

Puoi solo immaginare la sofferenza con cui ti dico queste cose e la preoccupazione per un futuro che finirà con lo spezzare le dolci consuetudini del nostro vivere uniti, come è avvenuto per tutti questi lunghi anni. Ma non posso, onestamente, nascondere quello che ho lungamente meditato. Ti conosco abbastanza per sapere quanto sia forte il tuo senso di giustizia, la voglia di arrivare ai risultati, il sentimento degli amici da tenere insieme, buoni e meno buoni che siano. E, ancora, l’idea che lo studio duro sia la sola strada per renderti credibile e affidabile nel lavoro che incontrerai.

Ecco, guardati attorno. Quello che puoi vedere è che tutto questo ha sempre meno valore in una Società divisa, rissosa, fortemente individualista, pronta a svendere i minimi valori di solidarietà e di onestà, in cambio di un riconoscimento degli interessi personali, di prebende discutibili; di carriere feroci fatte su meriti inesistenti. A meno che non sia un merito l’affiliazione, politica, di clan, familistica: poco fa la differenza.

Questo è un Paese in cui, se ti va bene, comincerai guadagnando un decimo di un portaborse qualunque; un centesimo di una velina o di un tronista; forse poco più di un millesimo di un grande manager che ha all’attivo disavventure e fallimenti che non pagherà mai” .

CONTINUA A LEGGERE L’ARTICOLO SU REPUBBLICA.IT

Il costo della Fuga dei Neolaureati: il Web risponde

In Fuga dei giovani on 27 Novembre 2009 at 09:00

“La fuga dei neolaureati italiani costa quasi due miliardi di dollari l’anno. Non è scandaloso?”, ho chiesto poche settimane fa su diversi gruppi LinkedIn, lanciando una chiara provocazione, legata a uno dei post di maggiore successo di questo blog (clicca qui per leggerlo). Le risposte sono arrivate a valanga: mi scuso in anticipo per la lunghezza di questo contributo, ma vi assicuro che vale davvero la pena di leggerlo dall’inizio alla fine.

PAOLO: “I numeri si commentano da soli (anche se in realtà il costo riguarda un periodo di 18 anni circa, quindi un costo totale vero solo se poi il “talento” in Italia non lavora mai… probabilmente trovare un costo/anno farebbe ancora più impressione). Comunque sì: fa molta impressione, specie se consideri quanti di quegli 11.700, a parità di condizioni lavorative, tornerebbero in Italia (probabile che io sia uno di quelli)”.

MASSIMILIANO: “La nostra generazione è stata formata da docenti della generazione precedente. In ogni passaggio generazionale si stanno perdendo qualità e competitività, perché i più capaci non trovano spazio in patria, e vanno all’estero. Le università italiane non hanno soldi né per fare ricerca né oramai par fare formazione in maniera decente. Per quanto a lungo ancora l’Italia sarà in grado di generare “cervelli” in maniera competitiva col resto del mondo???”

PIERGIUSEPPE: “Sì, concordo pienamente e io sono uno di quelli. Spesso all’estero si trovano stipendi migliori, non ti sfruttano con stage di 6 mesi prima, e poi con contratti a rinnovo trimestrale ecc.. Qui all’estero ho avuto come primo lavoro un contratto annuale, con tutti i diritti. Purtroppo la verità è che in Italia il mercato del lavoro è saturo: c`e molta domanda di neolaureati e poca richiesta!!!”

SARA: “Non appena ho messo piede in Olanda ho trovato lavoro, casa, civiltà, organizzazione, una qualità della vita sicuramente più alta, e la netta sensazione che le sostanziose tasse che pago hanno il loro ritorno in numerosi servizi offerti ai cittadini. A livello lavorativo ho trovato soddisfazioni, ed il continuo riconoscimento di talento e dedizione… non ci ero assolutamente abituata. Vari amici si sono trasferiti per lavoro in Olanda, Gran Bretagna, Francia e Lussemburgo: posso confermare che sono tutti estremamente soddisfatti della scelta fatta. L’ultimo amico stretto rimasto in Italia ha appena ricevuto la comunicazione che per lui non c’e’ spazio all’università. La notizia e’ arrivata dopo 10 anni di ricerca, 2 libri e più di 100 pubblicazioni scientifiche. Sta cercando lavoro in Gran Bretagna e Stati Uniti… CVD”.

LUCA: “Il punto e’ che gli studenti devono essere valorizzati di più sin dall’università, e devono fare esperienze pratiche. Non vivere di teorie, in cui noi italiani eccelliamo. Devono poi esserci delle internship (cioè esperienze pagate), possibilmente, durante l’estate (fra un anno accademico e l’altro), infine delle serie offerte di lavoro quando si esce dall’università. Ciò detto, io sono uno degli expat, e in Italia vorrei tornarci un giorno: ma il sistema deve capire che se porto indietro determinati skills e contatti deve pagare. La bilancia non può sempre pendere dalla parte del datore di lavoro: quest’ultimo dovrebbe capire che un lavoratore contento lavora meglio e ci guadagnano tutti. Saluti da 10k km…”

ADRIANO: “Risorse perse che non torneranno (quasi) mai indietro, questi sono i classici intangible assets, e qui nessuna finanziaria scaturente dal “genio” politico potrà fare nulla, se non RIVOLUZIONARE totalmente un sistema che sta collassando giorno per giorno”.

MASSIMILIANO: “Dovremmo preoccuparci di aumentare il numero di laureati e della qualità e competitività del curriculum scolastico, come stanno facendo in altri Paesi. Come faremo a competere con Cina (che sforna un esercito di ingegneri ogni anno), Brasile e altri Paesi emergenti?”

ENRICO: “Secondo me il problema che sta alla base della fuga dei cervelli (e che non avete ancora menzionato) si chiama MERITOCRAZIA. Il punto è che un giovane laureato, specie se sveglio e con una laurea ad alto potenziale, crea problemi!!! Vuole fare carriera, scalzare equilibri consolidati e consorterie, si aspetta che il suo valore venga riconosciuto, anche se questo significa passare davanti a chi è più anziano di lui e ha passato una vita a tessere trame. Per cui, in Italia, tutti fanno del loro meglio per chiudergli le porte in faccia. Questo è il problema: troppa gente che si è creata uno spazio protetto, e vuole goderselo senza scocciatori che la spingano a mettere in discussione il proprio status e la propria tranquillità. E la precarietà e i bassi stipendi (oltre alle piccole umiliazioni quotidiane – come costringere i plurilaureati a compiti di bassa segreteria), sono le principali armi in mano a queste persone, nell’università come nelle aziende come negli enti pubblici”.

ROBERTO: “Mi sento molto vicino a questo topic, essendo uno dei giovani professionisti italiani che e’ emigrato all’estero per una possibilità di carriera. La mia storia, comunque, e’ un po’ diversa, in quanto ho studiato negli USA, ho ottenuto una laurea ed un Master, sto cercando di ritornare in Italia, ma mi e’ ancora difficilissimo trovare lavoro nel mio Paese natale. A parte la carenza -da parte delle industrie italiane- di investire in persone con skills and knowledge, trovo il nepotismo una delle ragioni principali che spinge giovani neolaureati e professionisti stranieri a trovare lavoro fuori dall’Italia”.

ANDREA: “Anche io lo stesso. Mi sono laureato a Londra, dove ho anche completato il Master, dato che in Italia e’ impossibile lavorare e studiare part-time a questi livelli. Ora lavoro come Business Psychologist, ma di sicuro avrei problemi tornando in Italia: ci ho provato già in passato, ma con poco successo (corruzione, nepotismo etc…). Se poi pensi che qui sponsorizzano persone per il dottorato, non mi sorprende che ci sia una fuga del talento italiano. Forse le cose cambieranno un giorno e potremo tutti rimpatriare!”

LUCA: “La mia risposta è no, non è scandaloso affatto. Lo sarebbe se il sistema-Italia facesse qualcosa per evitare tale fuga, ma mio avviso la situazione è una conseguenza inevitabile di cause politiche, culturali, economiche e sociali.
Non vedo per nulla soluzioni a breve, se vuoi la mia brutale analisi. Ci vorrebbe un cambiamento molto marcato nelle nuove generazioni (diciamo dai 40 in giù), che porti a sostituire la classe politica, a cambiare l’approccio ai problemi e al futuro, anche e soprattutto nel quotidiano. Ma non vedo segni chiari e forti in questo senso, almeno non nella maggioranza (e mi sembra che molti dei migliori, che potrebbero essere dei leader, facciano le valigie…). Se questo forte cambiamento venisse messo in moto, allora forse tra 10-20 anni vedremmo un’Italia diversa”.

ANDREA: “E’ frutto di due decenni di disinvestimento colposo e -in qualche caso- doloso del nostro sistema educativo. Nel senso che siamo ben ultimi (nella media) in tutte le università: anche in quelle più blasonate non raggiungiamo il 50esimo posto. E allora, se emergono dei profili di qualità NONOSTANTE queste desolanti condizioni, beh… fanno BENISSIMO a lasciare l’Italia. Fanno benissimo a costruirsi un percorso di crescita e farebbero MALISSIMO a tornare anche tra 10 anni, perché troverebbero le solite e deprimenti situazioni di clientela e baronia che noi Italiani ci trasciniamo da sempre. Personalmente sono molto, molto negativo sul futuro prossimo (e non solo prossimo)”.

MARCO: “A cosa servono i laureati – sia autoctoni che “di importazione” in Italia? Abbiamo forse bisogno di laureati in giurisprudenza o Scienze della comunicazione? E che dire di Scienze della formazione? Ma anche la blasonata facoltà di Ingegneria presenta livelli di occupazione a 5 anni dalla laurea pari a 83% per gli uomini e 17% (!) per le donne. Che lavori facciano davvero gli ingegneri, poi, non chiediamocelo neppure. E i laureati in Medicina a 5 anni dalla laurea (dovrebbero aver terminato il percorso di specializzazione) che lavorano sono il 44% degli uomini e il 56% delle donne. Per cui, mi chiedo se il problema dei nostri laureati che decidono di ampliare i loro orizzonti all’estero o di rimanere a lottare in casa, sia davvero la mancanza di meritocrazia (che pure evidentemente affligge tutte le strutture socio-organizzative del nostro Paese). A me sembrerebbe più utile rivolgere l’analisi verso la strutturale decadenza di un contesto produttivo sempre più appiattito verso il basso, verso la mancanza di valore aggiunto, che non richiede laureati, perché non ne ha bisogno…”

GIOVANNI: “Il problema sostanziale è che in ITALIA non si lascia spazio ai giovani, e le risorse che dovrebbero aiutare noi GIOVANI non lo fanno – o per pigrizia, o per mancanza di stimoli. Il nostro management è costituito da persone che non vogliono affatto investire sui giovani”. Allora le domande che mi pongo sono: Dove è andata a finire la valorizzazione delle persone? Perché fare due lauree (triennale+specialistica) per poi trovarsi GIOVANI GIA’ VECCHI E DI POCHE SPERANZE, quando in Europa i giovani trovano un posto di lavoro a 23 anni?
Inoltre, mi sembra assurdo che in Italia si studi per così lungo tempo, quando altrove si può trovare di molto meglio. Ovviamente tutto ciò dipende anche dalla laurea che una persona ha conseguito, dal proprio background culturale, ecc.”.

DOMENICO: “1) Versione cinica: Bah, l’importante è che non cambino cittadinanza. Cosi magari ritornano e contribuiscono a cambiare le cose…; 2) Versione provocatoria: Yes but, come mai in Italia non c’e’ più conflitto generazionale? Sarà pur vero che non è un Paese per giovani, ma ai vecchi evidentemente poco lo si contende: ipotesi a questo riguardo?”

Storie di Talenti/8

In Storie di Talenti on 25 Novembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

+++Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog+++

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI LUCA, EMIGRATO IN FRANCIA

“Nel 2000/01 ho fatto l’ Erasmus in Francia: all’epoca mi stavo laureando in Sociologia a Trento. Tornato in Italia subito dopo, ho conseguito la laurea e ho fatto qualche corso di formazione come montatore e regista di documentari. In Francia avevo scoperto la mia passione: diventare documentarista. Mi sembrava che si sposasse bene con la voglia di conoscere e di interpretare la realtà che ci circonda. In Italia -però- ho scoperto quasi subito che il mercato del documentario é molto ridotto. La televisione ne diffonde pochissimi, e quasi sempre di tipo naturalistico. Ho capito che non avrei mai potuto vivere producendo documentari (almeno agli inizi). Così, dopo qualche esperienza di lavoro nel cinema (in produzione), ho deciso di raggiungere la mia compagna a Parigi.
Appena arrivato ho cominciato con uno stage in una casa di produzione, dove sono rimasto quattro anni, facendo il montatore e il regista di documentari. In questi anni mi sono formato professionalmente.
Un anno e mezzo fa sono diventato
free lance. L’ho fatto perché volevo sviluppare i miei progetti. E sapevo che in Francia avrei potuto farlo. Questo Paese é l’unico al mondo, che prevede uno statuto particolare per chi lavora nel mondo della televisone, o del cinema, o del teatro. Questo statuto si chiama “intermittence du spectacle”, e prevede una forma di disoccupazione per gli artisti e i tecnici che fanno parte del mondo artistico. Quando si raggiungono un certo numero di ore lavorate (507 in 10 mesi) si puo’ accedere alla disoccupazione, che dura per otto mesi. E’ grazie a questo ordinamento, che in Francia il posto della cultura e dell’arte é ancora così elevato all’interno della società.
Per fare un esempio: io lavoro anche come montatore. Se lavoro 10 giorni in un mese, gli altri 20 giorni percepisco una disoccupazione. Dieci giorni sono pagati dal mio datore di lavoro e venti dallo Stato. In questo modo non sono obbligato di fare due lavori, e posso concentrarmi meglio sui progetti di scrittura e di ricerca documentaria.
Anche se il sistema “intermittence du spectacle” ha subìto nel corso degli anni alcune riduzioni, resta una grande risorsa per tutti coloro che vogliono lavorare nel campo artistico o creativo.
In Francia il regista, l’attore, il montatore, il cameraman, ecc., sono considerate delle “Professioni”. In Italia, invece, quando dico che faccio il regista di documentari ho sempre la netta impressione che la persona che mi ascolta si aspetti che io abbia pure un altro lavoro. Oppure -cosa ancora peggiore- ho la sensazione di venire considerato tra coloro che “se la tirano”. In realtà il regista é un lavoro come tanti altri. Per questo -spesso- dico che lavoro nel campo dell’audiovisivo… Anzi, ancora meglio se dico che faccio dei video! Per fortuna che il mio Paese ha inventato il cinema neo-realista…

Putroppo -vista da fuori- l’Italia fa sempre più paura. All’impoverimento poltico, economico e culturale si somma un’incapacità degli italiani stessi (non tutti, per fortuna) di indignarsi. Siamo sempre più razzisti e omofobici. Incapaci di concepire una società multietnica, ci barrichiamo in casa, oppure usiamo le ronde per difenderci. Ci hanno fatto credere che il primo problema dell’Italia fossero gli immigrati, e noi ci abbiamo creduto. Non pensando -invece- che é la dignità del lavoro e dei lavoratori che é morta. Una volta eravamo “italiani brava gente”…che cosa siamo diventati ora?”


L’Italia dei Figli e/o Parenti di…

In Meritocrazia on 23 Novembre 2009 at 11:16

Un lettore del blog, Simone, mi ha segnalato l’ultimo caso di assunzione “all’italiana”. Travestito ovviamente da “opera benefica”. Cito dal Corriere della Sera: “Un piccolo esempio, ma che il sindacato vorrebbe si estendesse a tutte le banche con esuberi. Stiamo parlando della possibilità di lasciare “in eredità” il posto di lavoro. Lo prevede un accordo raggiunto mercoledì sera tra la Banca di credito cooperativo di Roma e tutte le sigle sindacali del settore”. In estrema sintesi: la banca ti vuole prepensionare? Scegli: o accetti un incentivo economico, oppure ci rinunci, ma l’istituto di credito assume in cambio tuo figlio… o un tuo parente fino al terzo grado!!! Vergognose le reazioni soddisfatte dei sindacati: “L’accordo favorirà il ricambio generazionale”, sostengono. Non senza una certa spudoratezza. Non contenti, chiedono addirittura agli altri grandi gruppi bancari di prendere a modello l’intesa siglata dalla Bcc con tutte (tutte!) le sigle sindacali del settore. Proviamo a riassumere, così la prossima volta che qualcuno ci chiederà perché in Italia le persone sbagliate stanno al posto sbagliato, saremo pronti a rispondere: tuo figlio è un mediocre, oppure uno bravo, ma le sue capacità non hanno nulla a che vedere con un lavoro in banca? Non ti  preoccupare, il posto per lui è quasi assicurato, se tu ci lavori già. Certo, ci sarà comunque una selezione, assicurano i dirigenti della Bcc. Ma: “A parità di curriculum, capacità, intelligenza il figlio del dipendente è probabile che venga preferito”, precisano. Suggerisco di inviare degli osservatori Onu, per garantire la trasparenza di queste selezioni. P.S.: Alla Bcc, per loro stessa ammissione, oltre il 90% degli impiegati bancari è figlio di soci. Evidentemente la predisposizione per quel tipo di lavoro dev’essere genetica. C’è veramente di che vantarsene. Andatelo a raccontare in Inghilterra…

Commenta amaro Simone: “Credo che questo rappresenti bene quale sia la cultura italiana rispetto alla meritocrazia. Quando ci sono in ballo degli interessi, soprattutto i propri, si dà il benvenuto a scelte che con la bravura e le capacità hanno davvero poco a che fare“.

E intanto l’Italia va: vecchia e malata, la dipinge l’Istat nel suo ultimo Annuario… l’esatto contrario di un Paese giovane e dinamico. Dove un cittadino su cinque ha oltre 65 anni. Dove si fanno sempre meno figli (e si “producono” quindi meno giovani…). Dove questi stessi giovani -afferma l’Istat- sono in prima linea sul fronte della crisi economica. Questo nonostante i laureati siano pochi (e soprattutto giovani!…): solo il 10,7% della popolazione ha discusso una tesi nella sua vita. Eppure questa fascia qualificata è esclusa dalle stanze dei bottoni, compressa e parcheggiata com’é tra lavori precari e instabili. Chi c’è al loro posto? Forse proprio certi “figli di o parenti di, fino al terzo grado?” E’ questo il Paese moderno e civile in cui vogliamo vivere?

Nel frattempo prosegue in Parlamento la riforma dell’ordinamento della professione forense: Confindustria e numerosi giovani avvocati hanno già bocciato alcune norme. Per Viale dell’Astronomia, “alcuni emendamenti sono contrari al principio del libero mercato”. Per l’Unione dei Giovani Avvocati Italiani, si tratta di una riforma “favorevole alle gerarchie ordinistiche, contro la base della classe forense, dei consumatori e del sistema produttivo”. Potenza degli ordini professionali, simbolo eterno di un corporativismo che blocca da secoli la nostra società. Che fine ha fatto il tentativo di liberalizzare le tariffe degli avvocati, imposto tre anni fa dal Governo Prodi… che fine ha fatto la concorrenza?

Intanto i giovani italiani sprofondano, vittime predestinate di una classe dirigente che non ha alcuna voglia di riformare per davvero il Paese più medievale d’Europa. Un Paese che li coccola, almeno da piccoli, ma che poi li butta in pasto a un futuro incerto. Secondo l’ultimo rapporto Eurispes/Telefono Azzurro, i giovani italiani hanno paura del futuro. Per il 33,6% di loro sarà arduo laurearsi, per il 49,4% trovare un lavoro stabile, per il 42,9% trovare un’occupazione che piace. “Una generazione provvisoria”, sintetizza efficacemente il rapporto. L’aggettivo potrebbe venire facilmente affibbiato anche a questo Paese… sempre a un passo dal baratro.

Un baratro verso cui l’hanno trascinato quegli stessi che oggi difendono a spada tratta i loro privilegi e il loro status. Fino alla fine, fino al declino definitivo e inesorabile dell’Italia. Un Paese dove -come ha calcolato il quotidiano La Repubblica- la riforma Dini sulle pensioni del 1995 (confermata da una legge del 2007), farà sì che un giovane di 27 anni che venisse assunto oggi prenderà -alla fine della sua carriera lavorativa- una miseria. Il 52% del suo stipendio (anziché il 60%), qualora andasse in pensione a 62 anni. O il 57% del salario, qualora posticipasse la pensione al compimento dei 65 anni. Comunque vada, gli andrà peggio delle generazioni che lo hanno preceduto. E con i magri salari che circolano oggigiorno per i giovani, il rischio povertà è quasi assicurato. Che rimane da fare, a questo punto? Forse, emigrare???

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Storie di Talenti/7

In Storie di Talenti on 18 Novembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

+++Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog+++

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI MARIO: MARIO (NOME DI FANTASIA) E’ UN MANAGER TRENTENNE CON ESPERIENZE LAVORATIVE ALL’ESTERO, RIENTRATO IN ITALIA. E ORA PRONTO NUOVAMENTE ALLA FUGA. IL PERCHE’ CE LO SPIEGA LUI STESSO.

“Ciao Sergio,

forse sono un pò in ritardo, visto che il libro è stato già presentato, ma volevo comunque raccontarti la mia esperienza. Nel 1999, appena laureato, mi sono trasferito fuori dall’Europa, per ragioni personali, dove ho iniziato il mio percorso professionale. Non avevo allora infatti una chiara idea di quali potessero essere le mie prospettive in Italia, se non una vaga idea delle difficoltà che avrei dovuto affrontare per FORMARMI come volevo (non avendo conoscenze “importanti”). L’ esperienza all’ estero è stata (con il senno di poi) speciale e fondamentale per il professionista che sono ora (manager di una multinazionale). Ma, ahimè, non così tanto da farmi decidere di rimanere all’estero. Ho deciso allora, con la mia futura moglie, di rientrare in Italia, per confrontarmi con quella che credevo fosse una realtà più evoluta. Grave errore: da diversi anni lavoro qui e le nefandezze che ho visto e vissuto dal punto di vista manageriale, non sono degne di essere classificate come “terzomondiste”, facendomi fermare (se non regredire) nel mio processo di sviluppo professionale e personale.

Insomma, io credo che il confronto vissuto tra Italia e estero sia il vero banco di prova per il sistema-Italia: per quanto mi riguarda, a malicuore, mi spinge a cercare di fuggire, definitivamente, da questa giungla ANTIMERITOCRATICA, e “SOLDOCRATICA”".


Imprese “Made in Italy”, Fuga Talenti & Ricerca

In Fuga dei giovani on 17 Novembre 2009 at 10:51

Alcuni giorni fa ho partecipato all’inaugurazione dell’Anno Accademico dell’Università Bocconi. Nel corposo discorso del Rettore Guido Tabellini, sono stati due i dati che mi hanno fatto sobbalzare. Entrambi hanno -ahimé- confermato molte delle tesi che sostengo sia nel libro che nel blog. Ma andiamo con ordine.

Primo dato: un laureato Bocconi su cinque (il 20%) trova lavoro all’estero, con punte di oltre il 30% nei corsi di laurea specialistica. “Per il Paese forse è un sintomo preoccupante di fuga dei cervelli, ma per noi è una conferma del valore internazionale del marchio Bocconi“, ha efficacemente sintetizzato Tabellini, ammettendo l’esistenza del problema e rimarcandolo. Secondo dato: ma se tanti giovani manager italiani espatriano, qualche straniero arriva? Risponde ancora Tabellini: “L’Italia ha bisogno di attrarre talenti ed esperienze dall’estero. Le imprese più dinamiche in Italia si stanno attrezzando per assumere personale qualificato non italiano. Eppure, l’Italia è ancora molto al di sotto la media di altri Paesi europei, per quanto riguarda la presenza nelle imprese italiane di managers nati all’estero“. A corredo, un bel grafico: secondo dati della Fondazione Rodolfo De Benedetti, se nell’Unione Europea a 15 la quota di managers stranieri si collocava (nel 2004) tra il 6 e il 7 % del totale, in Italia superava a stento l’1%! E poi ci arrabbiamo quando ci definiscono un Paese provinciale! Domani pubblicherò la testimonianza di un giovane manager trentenne, tornato in Italia dopo un’importante esperienza lavorativa all’estero, e ora alla disperata ricerca di un modo per ripartire, deluso e schifato com’é dal nostro sistema di lavoro.

Intanto, mentre attendiamo fiduciosi e speranzosi l’ennesimo mantenimento delle ennesime promesse governative (riuscirà Mariastella Gelmini a far ricomparire i 60 milioni di euro necessari ad assumere migliaia di giovani ricercatori?Non è che tra due settimane -il tempo da lei promesso- ci saremo già tutti dimenticati, e anche questa volta il messaggio ai nostri giovani scienziati sarà: “Emigrate!”?), sul fronte ricerca l’Europa -”Rapporto 2009 EU Industrial R&D Investment Scoreboard”- ci ha consegnato ieri due notizie. Una buona e una cattiva: quella buona è che le imprese italiane stanno incrementando i fondi investiti in ricerca a un ritmo superiore alla media Ue (+20,4%), sopravanzando persino Svezia e Danimarca. Quella cattiva è che, nonostante queste buone performance, solo sei imprese italiane sono presenti tra le cento società europee che più investono in R&S: Fiat (17esimo posto), Finmeccanica (18esimo), Telecom Italia (37esimo), Unicredit (71esimo), Eni (85esimo), Intesa San Paolo (100esimo). A livello mondiale, le imprese italiane contano solo per l’1,5% negli investimenti in ricerca e sviluppo, ben lontane dalle altre potenze europee del calibro di Germania (10,3%), Francia (5,9%), UK (4,1%). Economie molto più piccole della nostra (Finlandia, Svezia, Olanda) ci eguagliano o -addirittura- ci superano.

Al termine di tutte queste considerazioni, state ancora a chiedervi perché tanti giovani cervelli e/o neolaureati italiani emigrino all’estero? Per dirla con Bankitalia, studiare rende più di Bot e azioni. Ma, potremmo aggiungere con una battuta sarcastica, rende ancora di più se si “esporta” poi il proprio cervello all’estero.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Pensiero del Weekend 23 – Mobilità come antidoto ai clientelismi

In Lettere e Proposte on 15 Novembre 2009 at 09:00

Oggi voglio offrire uno spunto di riflessione, che giunge dalla Gran Bretagna. E’ firmato da Paola Oliveri, ricercatrice italiana che vi lavora, nonché una dei protagonisti del libro “La Fuga dei Talenti”. Paola ha provato a immaginare come -attraverso la mobilità- si possano rompere i clientelismi ed i nepotismi “all’italiana”. E’ una lettera da soppesare con molta attenzione:

“Negli Stati Uniti vige la legge non scritta che, se uno studente si laurea all’universita’ X, non verra’ mai accettato nella stessa università per il dottorato. E quindi fara’ il dottorato all’universita’ Y, e poi il “postdoc” all’universita’ Z, ed infine diventera’ professore all’universita’ W o anche X. Il meccanismo di mobilita’ ha molti vantaggi, soprattutto nel campo della ricerca scientifica (ma secondo me anche in altri settori):

1) Fa si’ che l’assunzione per premio fedelta’ (come lo chiamo io – NDS i cani sono fedeli!) crolli completamente.
2) I professori che giudicano i nuovi studenti/ricercatori  non si basano su conoscenza diretta della persona, ma valutano estranei. E quindi utilizzano dei criteri di giudizio universali e sicuramente piu’ meritocratici.
3) I giovani ricercatori, esposti a piu’ esperienze lavorative, non solo avranno un bagaglio culturale piu’ vasto, ma sicuramente  saranno in grado di giudicare meglio quale delle loro esperienze e’ stata piu’ fruttuosa. E quindi sviluppano molto di piu’ una capacita’ critica e di indipendenza.
4) Infine, in Italia non sarebbe poi male se le persone -in momenti chiave della formazione dell’individuo (universita’, specializzazioni, etc.)- si staccassero dalla famiglia di origine”.

Siete d’accordo con Paola? Inviate i vostri commenti a fugadeitalenti@gmail.com, oppure utilizzando il box “Comment” qui sotto.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Storie di Talenti/5 & 6

In Storie di Talenti on 12 Novembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

+++Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog+++

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI GIACOMO, EMIGRATO IN SPAGNA

“Nato a Roma nel 1970, a 25 anni mi laureo in Medicina e a 30 ottengo la
Specializzazione in Oculistica sempre a Roma, massimo dei voti.
Nel 2001 riesco ad entrare con un contratto a termine all’Ospedale di Latina
grazie all’aiuto del Primario neo-assunto, che avevo conosciuto frequentando il San Camillo dal 1998, dopo la chiusura delle sale operatorie, dovuta alle 4 endoftalmiti (evento rarissimo, la media in generale è dello 0.02-0.07%, ma non al Policlinico Umberto I, evidentemente…).

Rimango a Latina per 7 anni con contratti rinnovati a singhiozzo (2 anni-8
mesi-6 mesi-8 mesi, ecc.), vinco anche un Avviso Pubblico sempre lí nel 2006, ma di concorso non se ne parla, anzi mi rinnovano due volte l’Avviso, cosa ridicola dal punto di vista del Diritto, poiché l’Avviso per legge precede un concorso….

Nel 2005 arrivo anche SECONDO ad un concorso per un posto di dirigente medico oculista al S. Andrea di Roma: non serve a nulla, la graduatoria non
scorre… Nel frattempo, i colleghi piú inetti di me -ma strutturati- accedono a dirigere le Strutture Semplici per anzianitá, mentre io e altri 3 precari non possiamo neanche partecipare alle assemblee con la Direzione, vista la nostra condizione di
paria… loro sono ancora lí, nelle stesse condizioni.

Nel 2008, stanco e straziato della vita del pendolare, mi metto sull’Eures,
il portale della mobilitá della Commissione europea: mando un CV in Spagna, ad un’impresa ospedaliera convenzionata, che mi chiama per un colloquio, mi offre un contratto a tempo determinato con stipendio fisso (il doppio dell’Italia), piú 40% variabile a seconda della mia produttivitá, strutture all’avanguardia, informatizzazione totale e organizzazione flessibile.

Da metá 2008 sono qui a San Sebastián, e mi godo la vita e la famiglia: ho piú tempo libero, sgravi fiscali e aiuto per la scuola dei figli, insomma vivo e torno in Italia in vacanza!”

+++ULTIM’ORA: Vi segnaliamo anche la bella storia di Elisa, che proprio ieri ha “postato” un illuminante commento-racconto su questo blog: “Io ho lasciato l’Italia a gennaio di quest’anno. Dopo sei anni di lavoro presso la stessa amministrazione pubblica e due concorsi vinti per modo di dire, perché ero solo idonea e troppo bassa in graduatoria, mi sono ritrovata con una contratto ridicolo e penoso e nessuna prospettiva. Espatriata in Danimarca, ora ho un contratto di 5 anni con malattia, ferie, pensione, scatti in relazione al costo della vita e all’anzianita’… insomma: “fantascienza”. Abituata com’ ero ad avere contratti “co co co” o “co co pro” senza ferie, senza malattia o quasi, senza pensione o quasi, senza scatti di anzianità o indicizzazione al costo della vita, con un “netto” che non ha mai superato i 1200 euro al mese… e l’affitto di casa che mi costava 475 €. Sono queste le soddisfazioni che ti dà l’ Italia, e che ti fanno partire senza rimpianti, se non per il clima… brrrr che in Danimarca non e’ il massimo. Sì, sono scappata: e non mi dispiace per nulla!” Elisa +++

“La Fuga dei Talenti” sui Media Nazionali

In Fuga dei giovani on 11 Novembre 2009 at 09:00

La notizia de “La Fuga dei Talenti” sul costo della fuga dei neolaureati italiani all’estero ha ottenuto una importante eco sui principali media nazionali:

Agenzia di Stampa “Ansa”, 9/11/2009, ore 14.15: “(ANSA) – ROMA, 9 NOV – Costa 1 miliardo 761 milioni 37mila e 200 dollari l’espatrio dei giovani professionisti italiani all’ estero. Lo rivela il blog ”La Fuga dei Talenti”. L’ammontare delle risorse si riferisce all’investimento operato dal sistema -Italia nella formazione di questa consistente fetta di neolaureati, che poi sceglie di emigrare all’estero. Il dato – si spiega – e’ stato ricavato incrociando gli ultimi dati Ocse (riferiti al 2006) sulla spesa per l’istruzione in Italia e il ‘Rapporto sulla situazione sociale nel Paese 2007 del Censis (anch’esso riferito al 2006). Il blog ”La Fuga dei Talenti” ha calcolato che, se moltiplichiamo la spesa complessiva stimata dall’Ocse per ciascun giovane italiano dalla scuola primaria fino all’ universita’ (150mila e 516 dollari), per il numero dei giovani espatriati (almeno 11.700), otteniamo un totale di oltre un miliardo e 700 milioni di dollari. Questa cifra – si sostiene nel blog – evidenzia l’enorme spreco di risorse (i soldi spesi per la formazione di giovani professionisti, poi ‘regalati’ a Paesi stranieri), dovuto soprattutto all’assenza di meritocrazia e alla poca partecipazione attiva degli under 40 nei processi decisionali in Italia. Ai quasi due miliardi di dollari sprecati in un anno dal nostro Paese (cifra per difetto), fa da contraltare lo scarso afflusso di ”cervelli” stranieri in Italia: come ha documentato la recente ricerca della Fondazione Rodolfo De Benedetti, in Italia per ogni cento laureati nazionali ce ne sono 2,3 stranieri, contro una media Ocse di 10,45. (ANSA). CLL/CLL”

Quotidiano free-press “City“: La notizia de “La Fuga dei Talenti” ha aperto l’edizione quotidiana del 10 novembre. Clicca qui per scaricare una copia. Oppure consulta la notizia sul sito web di City: http://city.corriere.it

Quotidiano online “L’Occidentale”: “Università. Fuga laureati manda in fumo 2 mld dollari l’anno”

“La Fuga dei Talenti” alla Rassegna della Microeditoria

In Giovani Italians on 10 Novembre 2009 at 08:00

“La Fuga dei Talenti” sbarca domenica 15 novembre alla Rassegna della Microeditoria di Chiari (Brescia).

Alle 17, nella Sala Morcelli, si terrà il dibattito:

“AAA DIRITTO AL FUTURO CERCASI – la strada accidentata dei giovani italiani tra frustrazione, fuga e riscossa. Con Sergio Nava – giornalista di Radio 24 (autore de “La fuga dei talenti”), Alessandro Rosina – professore di Demografia all’Università Cattolica di Milano (autore di “Non è un paese per giovani”), Eleonora Voltolina – giornalista e fondatrice di Repubblicadeglistagisti.it

Coordina Massimiliano Magli – giornalista di Bresciaoggi e del giornale di Chiari

Maggiori informazioni al sito: http://www.rassegnamicroeditoria.it/rme/

Vi aspetto ;)

head festival

I Talenti espatriati ci costano quasi due miliardi di dollari l’anno!

In Fuga dei giovani on 9 Novembre 2009 at 07:00

L’idea me l’ha data Paola Oliveri, ricercatrice italiana di stanza a Londra. Nonché una dei 27 protagonisti del libro “La Fuga dei Talenti”. Chiacchierando qualche giorno fa mi ha suggerito: “Perché non calcoli quanto si spende, per ogni giovane italiano e dalla scuola primaria fino all’università, solamente per istruirlo? Così facendo daresti l’idea di quanti soldi vengono stanziati per formare un giovane professionista, poi “regalato” a un altro Stato, proprio perché il sistema-Paese Italia lo obbliga alla fuga all’estero!”. L’idea mi è piaciuta immediatamente. Così ho cercato gli ultimi dati dell’Ocse sull’istruzione e mi sono messo a fare qualche calcolo.

Ebbene: secondo l’Ocse (Rapporto “Education at a Glance”, 2009), nel 2006 l’Italia ha speso una media di 8263 dollari per studente (dall’asilo, fino -in pratica- al dottorato). Non stiamo qui a ripetere per l’ennesima volta che siamo sotto la media, ben lontanti da Usa, Svizzera e Norvegia. Sono cose già note.

Immaginiamo però per assurdo che -nell’anno 2006- un bambino completi l’intero ciclo di studi: calcolo al limite dell’impossibile, ma che può certamente dare un’idea di quanto spenderemmo per formarlo, dalla scuola primaria fino alla laurea (restringiamo per comodità il calcolo a questi gradi di studio).

Allora: 7716 dollari moltiplicati per i cinque anni della scuola primaria, fanno 38.580 dollari.

Gli 8527 dollari della scuola secondaria inferiore, moltiplicati per tre anni, fanno 25.581 dollari.

Gli 8474 dollari della scuola secondaria superiore, moltiplicati per cinque anni, fanno 42.730 dollari.

Infine, ipotizzando una laurea di cinque anni, aggiungiamo altri 8725 dollari per anno: fanno 43.625 dollari.

Ora sommiamo: 150.516 dollari = euro 101.282 (al cambio corrente).

L’Italia butta dunque letteralmente dalla finestra oltre 100mila euro per ciascun giovane professionista che lascia questo Paese. Non male: se -come pare- nel 2007 ben 11.700 laureati hanno preso la via dell’estero (nella maggior parte dei casi per non tornare più indietro), la perdita economica, solo per quell’anno, è stata -a spanne- di 1.761.037.200 dollari, all’incirca 1.184.999.400 euro.

Avete letto bene: UN MILIARDO SETTECENTOSESSANTUNO MILIONI TRENTASETTEMILA E DUECENTO DOLLARI. BUTTATI.

P.S. Nota di colore: leggo dal sito de La Repubblica che Paolo Magagnoli, il liceale più talentuoso d’Italia (media del 9,93), pensa pure lui di espatriare. “Ora studia Matematica alla Sapienza di Roma e spera di diventare professore universitario o ricercatore. Ma potrebbe essere l’ennesimo cervello in fuga. “Purtroppo in Italia la situazione è preoccupante e le possibilità non sono molte”, spiega. Dopo la laurea, potrebbe andare all’estero. “Mi piacerebbe molto la Spagna – dice -. Ma anche l’Inghilterra o gli Stati Uniti“. Coraggio, ne stiamo per perdere un altro…

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Storie di Talenti/4

In Storie di Talenti on 7 Novembre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog.

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI LUCA, EMIGRATO IN GERMANIA

Laureato in ingegneria nel 1999, ho lavorato per qualche anno nell’R&D auto a Torino, senza intravedere alcuna possibilità di crescita professionale rapida (ricordo ancora la frase detta dal mio capo prima di andare via: “Qui abbiamo le mani legate (ndr. sindacati); se fossi in te me ne andrei…”). Quindi sono partito per l’Inghilterra, dove ho lavorato per tre anni in modo soddisfacente, facendo pubblicazioni, imparando la lingua e migliorando la gestione del mio tempo. Infine mi sono trasferito in Germania. Qui la qualità di vita è molto buona e il lavoro ha una dignità intrinseca, come le persone che lo svolgono. L’Italia non la so giudicare: è da tempo che non vivo più lì, ma credo che il motivo fondamentale che mi ha spinto ad emigrare sia stata l’insicurezza economica e l’immobilità professionale (in realtà il lavoro non era male, ho pure imparato tante cose che poi mi sono servite).

Saluti,

Luca


Ricercatori Italiani ancora beffati…

In Fuga dei giovani on 6 Novembre 2009 at 10:00

Non dire gatto se non ce l’hai nel sacco. Si potrebbe sintetizzare così il senso  della notizia, comparsa pochi giorni fa su “La Stampa” (e riportata anche dal sito di Controesodo), secondo cui le migliaia di ricercatori italiani (73mila per la precisione) hanno vissuto l’ennesima beffa, da parte di un Paese che proprio sembra non amarli (e non volerli… infatti li incoraggia in tutti i modi ad emigrare): l’aumento di stipendio contenuto nella riforma dell’universtà varata la scorsa settimana è semplicemente sparito dal testo. Il quasi raddoppio (da 1300 a 2100 euro) non c’è più: svanito tra un Consiglio dei Ministri e l’altro. L’importo dell’assegno “viene determinato dall’ateneo ai sensi dell’articolo 51, comma 6, nono periodo, della legge 27 dicembre 1997, n.449″, si legge nell’ultima versione del testo: secondo fonti ministeriali, citate da La Stampa, la modifica sarebbe stata introdotta “per evitare un trattamento economico diverso tra ricercatori delle università e quelli degli enti di ricerca”. L’aumento, secondo le stesse fonti, sarebbe rimandato (e promesso) a un provvedimento successivo. Già: promesse, promesse e ancora promesse. Con tanti saluti alla promozione dell’Italia tra i Paesi civili, dove chi si dedica alla Ricerca e Sviluppo (pilastri fondamentali del progresso) viene relegato nei sottoscala dei laboratori. Dopotutto che cosa mai possiamo pretendere, da un Paese che considera cortigiani e veline i suoi veri simboli di progresso, promuovendoli/e alle posizioni di potere?

Flavia Amabile, che ha firmato l’articolo de La Stampa, osserva però come questa non sia l’unica modifica al testo di riforma universitaria (per come ce l’avevano “venduto”)… ahinoi: le borse di studio sono infatti scomparse dal Fondo per il Merito degli studenti; i professori ordinari e associati non devono più essere sottoposti a una conferma in ruolo; anche nel giro di vite sui crediti facili agli studenti vengono introdotte “deroghe”.

Qual è, la conseguenza di tutto cio? Ma la fuga all’estero, ça va sans dire. Ora più che mai. Quando lo Stato annuncia qualcosa, e dopo due minuti si rimangia le sue stesse promesse… ma quale credibilità potrà mai avere? Il sito de La Stampa cita -non a caso, e con un bel link in evidenza- l’ennesima storia di fuga, quella di Mino Cappelletti Montano, laureato con 110 e lode in Matematica all’Università di Bari (più premi vari al seguito), specializzazione e un primo dottorato di ricerca: “Sono costretto ad andarmene dall’Italia. La mia borsa scade tra poco e ho avuto quest’opportunità. La riforma contiene alcune buone intenzioni, ma non è chiaro cosa succede nella fase transitoria, in particolare già da domani”. “Ritornerà”?, è la domanda successiva: “Lo spero. Ma spero soprattutto di avere l’opportunità per misurarmi con gli altri candidati, in concorsi trasparenti”.

Le buone notizie, ora: fortunatamente esistono anche quelle. A metterci una pezza, provando ad arginare l’esodo dei giovani ricercatori italiani, paiono essere le regioni. Due in particolare: la Puglia, che ha finanziato recentemente 220 borse di studio. E la Liguria, che ha varato una legge regionale contro la “fuga dei cervelli”. Nello specifico, la Puglia assegnerà 50mila euro a ricercatore, affinché presti servizio dodici mesi in uno dei 19 laboratori pubblici di ricerca che la regione sta avviando (per una spesa complessiva pari a 16 milioni di euro, provenienti dai fondi Fesr e Fse); mentre la Liguria ha approvato la proposta di legge regionale per la formazione all’estero dei giovani laureati “under 33″, attrraverso il programma “Master & Back”. Che, tradotto, in parole povere, significa: specializzati fuori prma e rientra in regione poi, riportando con te il “know-how” appreso all’estero.

Tutte queste però sono -ahimé- gocce, nel mare di un sistema-Paese che non funziona: mentre noi stiamo a litigare su quanta parte di elemosina elargire ai nostri “cervelli” (il futuro di questo Paese), la Cina ci ha da tempo superato e stracciato, nel settore: secondo l’agenzia di stampa Thomson Reuters, Pechino nel 2008 ha raddoppiato i papers di ricerca rispetto al 2004.  In dieci anni li ha quintuplicati: dai 20mila del 1998 ai 112mila del 2008.  L’Italia fa ridere -al confronto- con tutte le sue miserie.

Chiudo con le parole di Alberto Orioli, pubblicate su Il Sole 24 Ore di qualche giorno fa: “L’Italia non è un Paese per giovani. Non certifica i talenti, non valorizza il merito e non investe sulle nuove generazioni. Spesso le narcotizza con un curriculum formativo scadente e poco esportabile, e le obbliga a un’overdose di flessibilità. [...] A chi è giovane tocca una impossibile fase di iniziazione al lavoro (quasi uno su quattro è ora disoccupato del tutto) e un assai incerto futuro previdenziale: non era questo il destino dei loro padri, quando avevano la loro età“. No, questo destino non stava proprio scritto da nessuna parte. Per questo oggi migliaia e migliaia di giovani italiani emigrano, o pensano di emigrare. Ricercatori, ma non solo.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Raccomandazioni & Politica

In Declino Italia on 30 Ottobre 2009 at 09:00

Per cominciare una buona notizia: il mensile “OK Salute” (Rcs) ha aperto un blog sui ricercatori in fuga. 16 “blogger-ricercatori”, residenti in Giappone, Svezia, Stati Uniti ed Inghilterra, si raccontano ed interagiscono con i lettori. Iniziativa lodevole e meritevole, che apre l’ennesima finestra sul mondo dei giovani (e non solo) di talento, espatriati per fuggire da questo Paese gerontocratico e medioevale. Speriamo che serva a mobilitare ulteriormente le coscienze, oltre che ad arricchire gli scambi scientifici (che poi sarebbe lo scopo principale del blog…).

Parto da qui per turarmi il naso e calarmi ancora una volta nella palude di questo Paese, dove le più basilari regole di convivenza civile appaiono troppo spesso sovvertite. Un Paese dove, per dirla con Maurizio Ferrera del Corriere della Sera, “posto fisso, Inps e famiglia è il puzzle che non funziona più”. Ferrera, prendendo spunto dalla polemica innescata giorni fa dal Ministro dell’Economia Giulio Tremonti sul “posto fisso” (di cui anche questo blog si è occupato), la triade “Inps, famiglia, posto fisso non è oggi più in grado di generare opzioni per tutti, né di offrire una rete omogenea di sicurezze. L’Italia è diventata un esempio eclatante di società dei due terzi: una larga fetta di cittadini, soprattutto giovani e donne, manca quasi totalmente sia di opportunità sia di protezioni“. Dopo aver notato che la “triade” non può più funzionare in un contesto globale, dove “i vecchi equilibri non reggono più”, Ferrera fa notare come il circuito “posto fisso, Inps e famiglia si è gradatamente trasformato in una fonte di squilibrio, è diventato IL problema, non la soluzione. [...] Dobbiamo trovare nuove soluzioni. Le idee in circolazione sono tante: ciò che manca sono l’attenzione e l’impegno della politica“.

Già, la politica…: “Vivo in Campania in provincia di Benevento, ho conseguito lo scorso anno, brillantemente mi dicono, una laurea, con sacrifici indescrivibili. Sono anche io dipendente pubblico, e di domande di mobilità dal giorno della mia laurea ne ho spedite 148. Che strano, a me praticamente tutti hanno risposto picche. Forse le mie richieste non sono andate a buon fine, perché non apprezzato da alcun politico“. Così scrive Sandrino Luigi Marra a La Repubblica. Penso, correggetemi se sbaglio, che Sandrino si riferisca allo scandalo raccomandazioni in casa Udeur (e più in generale, in casa Campania): 655  nomi di raccomandati, con relativa segnalazione di politici (complimenti a Luigi Nocera, ex assessore regionale, con i suoi 100…). “La raccomandazione elevata a sistema… la raccomandazione è sistema”, scrive Mattia Feltri (figlio, voilà, di Vittorio Feltri), su La Stampa. Con l’Agenzia per l’Ambiente regionale (non proprio l’ultimo degli enti, in una regione che di problemi ambientali ne ha parecchi), trasformata in un carrozzone clientelare dove venivano assunti praticamente solo i “segnalati”. Intercettazioni telefoniche proverebbero che molti di loro erano emeriti fannulloni, persone che in un Paese normale non avrebbero manco ricevuto l’incarico di spostare un evidenziatore da qui a là. Ma nel sistema clientelare assurto a sistema queste stesse persone divenivano pedine fondamentali per perpetuare un sistema tanto antico quanto feudale. Io faccio assumere te, che mi garantisci fedeltà e controllo sul “territorio”. Ma può una democrazia del G8 andare avanti così? I risultati sono sotto gli occhi di tutti, in primis degli abitanti della Campania, soprattutto di quella buona fetta di onesti che va avanti con la propria fatica quotidiana. Intanto la favola delle segnalazioni “a fin di bene”, come predicato dai politici coinvolti, crolla di fronte alla lettera di Sandrino, citata sopra. Andatela a raccontare a qualcun altro: lo sapete quante migliaia di giovani perbene e in gamba lasciano ogni anno la Campania, diretti all’estero, per sfuggire a questo sistema medievale?

Chiudo con a raggelante inchiesta de La Repubblica.it sui giovani: bella iniziativa, quella di lanciare (l’altroieri) un appello a raccontarsi online. Ma sono i dati a far paura: secondo il presidente dell’Istat, Enrico Giovannini, “la riduzione occupazionale, registrata nel secondo trimestre (556 mila), è dovuta soprattutto ai “figli” e ha interessato 404 mila persone. A confronto con loro, rischiano di sembrare pochi persino i 152 mila posti perduti dai genitori“. Il tasso di dispccupazione nel segmento 15-24 anni ha toccato il 24%! (oltre tre volte la media nazionale). “Emarginati e relegati a ruoli eternamente precari anche nella ricerca universitaria, non sorprende che i laureati italiani – come confermano i recentissimi risultati dell’indagine europea realizzata da un istituto di ricerca di Berlino – siano purtroppo quelli che in tutta Europa credono meno alla possibilità di realizzare se stessi nel mondo del lavoro“, chiude amaro l’articolo. Per dirla con Federico, laureato in Scienze Biologiche, che mi ha scritto un’e-mail amareggiata attraverso l’indirizzo del blog fugadeitalenti@gmail.com (dopo aver letto un articolo a suo avviso -e anche mio- ben poco aderente alla realtà), “come è possibile che dicano che in Italia la laurea è molto apprezzata?Che Paese hanno analizzato? Quello dei figli di papà raccomandati, che autoperpetuano la loro casta, o quello dei migliaia di laureati senza nessun “aggancio” che, come me, dopo la laurea vanno a lavorare nei call center a 600 euro al mese, e dopo 10 anni vanno avanti di lavoretti e sono ancora costretti a vivere con i genitori?”

 

Storie di Talenti/3

In Storie di Talenti on 29 Ottobre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog.

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI VALIA, EMIGRATA NEGLI STATI UNITI

“Mi chiamo Valia, sono sempre stata appassionata di scienza e filosofia. Dopo un minimo di indecisione se studiare Fisica o Filosofia all’università (come si fa a risponedere alle domande filosofiche sul mondo se non si studia come le nostre teorie ci dicono che e’ fatto?), mi sono iscritta a Fisica. Mi sono laureata all’universita’ di Milano: non contenta, sono andata a Genova per il dottorato. Gia’ all’inizio del dottorato ho capito che aria tirava, ma ai tempi avevo ancora la testa tra le nuvole e volevo solo studiare. Poi però la dura realta’ mi ha fatto tornare coi piedi per terra: un dottorato in mano che vale meno della carta straccia, la solita fila “immeritocratica” in università che dura da millenni, e le ditte che storcono il naso perche’ non ti possono assumere in formazione lavoro…
Alla fine, un po’ alla disperata, ho fatto domanda all’universita’ (ai tempi) numero uno in America per filosofia della scienza, la Rutgers, nel New Jersey (o la va o la spacca!)… e mi hanno preso! Mi sono dottorata due anni fa, e prima ancora di discutere la tesi ho trovato lavoro come assistant professor alla Northern Illinois University, che possiede  uno dei master in filosofia piu’ prestigiosi degli Stati Uniti.
Che dire? Che in Italia non posso neanche insegnare alle medie…”

P.S. Ieri il Governo ha approvato la riforma dell’università: non mi considero un esperto in materia, ma mi sembrava interessante linkarlo alla storia di Valia, se non altro per contiguità tematica. A una prima occhiata il Ddl pare interessante in diversi punti, quali la valutazione dei professori da parte degli studenti; la nuova formula di reclutamento e contratto dei ricercatori; il limite all’elezione dei rettori. E altro ancora. Questa riforma, quando sarà legge, dovrà essere valutata alla prova dei fatti. Ma è quantomeno un passo nella giusta direzione. Il Governo però non dovrà cercare di fare “furbate” sui finanziamenti: l’Ocse ci rimprovera di essere agli ultimi posti nelle sue classifiche, per i finanziamenti all’educazione superiore. Che questa riforma non diventi dunque una scusa per tagliare altri fondi al sistema educativo.

Ritorno a Bruxelles

In Fuga dei giovani on 28 Ottobre 2009 at 09:46

A qualche giorno di distanza voglio ricordare la presentazione de “La Fuga dei Talenti” a Bruxelles. Un doppio appuntamento, lo scorso 23 ottobre, prima alla libreria “La Piola”, poi con l’associazione dei laureati in Bocconi Alub, che mi ha permesso un contatto diretto con decine di giovani di talento che hanno dovuto lasciare l’Italia. Ho raccolto rabbie, frustrazioni, ma soprattutto tanta voglia di cambiamento. Come ha ben sintetizzato una dei protagonisti del libro in una e-mail speditami la sera stessa, “quello che mi premeva di più è stato in sostanza detto – ossia, evitare di piangerci addosso e  parlare di cio’ che va fatto, di come avere una “ricaduta”  sull’Italia anche se lontani (si tratti di aiutare un giovane meritevole ma senza pedigree, o di portare le proprie conoscenze ed esperienze alla propria comunità di origine, o di qualsiasi altra forma di impegno civile, quando non anche specificamente politico, che ciascuno si senta di dare)”.

Alla libreria “La Piola”, sotto l’abile regia e moderazione del giornalista Lorenzo Consoli, nonché grazie agli interventi in presa diretta di due protagonisti del libro,  Marco Fantini e Veronica Manfredi (che hanno raccontato le loro esperienze), siamo partiti tracciando il perché i giovani in Italia non contano e sono emarginati, prima di tuffarci -con gli interventi del pubblico (in prevalenza “under 40″)- sul “cosa fare ora”. E’ questa domanda che -noto con piacere- assilla ormai i più: è vero, viviamo in un Paese gerontocratico, immeritocratico e profondamente ipocrita. E cosa possiamo fare? Per cominciare ho invitato tutti i presenti a costruire ponti con la madrepatria, a non lasciare sole le tante realtà positive che operano qui. Solo costruendo ponti -ho insistito- tra i giovani italiani che credono in un’Italia diversa, qualcosa può cambiare. Dal tipo di interventi, di volti e di parole che sono circolate quella sera, ho avuto la netta impressione che -sì- esiste una speranza. Voglio anche segnalare il bel concerto che ci ha regalato Gaspare, in arte “Gappa”: si definisce uno sciamano metropolitano, e per cominciare si è autoprodotto uno splendido cd, “Cervello in Fuga”, una efficace denuncia in musica dei mali che affliggono l’Italia. Ascoltate il brano che dà il titolo al cd e vedrete…

Né voglio infine tralasciare l’interessante discussione con i laureati Bocconi residenti a Bruxelles: con loro abbiamo toccato molti aspetti e temi del libro analizzati anche a “La Piola”. Pure con loro abbiamo affrontato il dolente tasto del “cosa fare ora”. E, da buoni economisti, non hanno mancato di sollevare con grande interesse il problema dei numeri: quanti giovani italiani espatriano ogni anno? Dati ufficiali, ahinoi, non esistono. E’ forse troppo chiedere al Ministero degli Esteri di avviare un osservatorio dedicato?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

“La Fuga dei Talenti” a Bruxelles

In Fuga dei giovani on 21 Ottobre 2009 at 09:00

Venerdì 23 ottobre “La Fuga dei Talenti” sbarca a Bruxelles, con due presentazioni:

-ore 18.30, alla libreria “La Piola” (66-68 rue Franklin): modera Lorenzo Consoli, presidente della Federazione dei Corrispondenti Europei a Bruxelles (Api)

-ore 21, presso la sezione di Bruxelles dell’Alub, l’associazione dei laureati dell’Università Bocconi.

Vi aspetto ;) !!!

bruxelles


Storie di Talenti/2

In Storie di Talenti on 20 Ottobre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog.

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI MARCO, EMIGRATO IN GERMANIA

“Mi sono laureato in Filosofia, ma non ho mai utilizzato il mio pezzo di carta. Essendomi precedentemente diplomato in Informatica, ed avendo vissuto il periodo di maggior “boom” dell’informatica in Italia – nonostante abbia iniziato a fare il giornalista praticante e qualche lavoretto in radio, senza alcuna garanzia per il futuro: beh… con queste premesse, resistere alla tentazione di lavorare nell’informatica ed avere quanto meno uno stipendio sicuro era difficile.

Inizio quindi una “carriera” che si dovrebbe in realtà definire come: “10 anni di gavetta” da “consulente”, ovvero lavoratore usa e getta affittato a trimestri o semestri, con contratti ridicoli, spesso a partita IVA o a progetto (quando sono stati così geniali da inventarli, in Francia hanno giustamente messo a soqquadro il Paese… in Italia ce li beviamo supinamente). Fino al top della creatività raggiunta negli ultimi anni, pagato in percentuale a partita IVA e in percentuale a progetto, per “spremere” il meglio possibile dal contratto di sub-sub-appalto. Quello che succede -in pratica- è che una
grande società (a puro titolo di esempio Microsoft, IBM, HP, e così via) prende in gestione progetti da altre grandi società, sempre a titolo di esempio Telecom, o Wind, H3G, e così via, erogando questi progetti come consulenza. Il personale non è mai “assunto” dalla società di consulenza, ma “affittato” da altre società minori, che a volte “recruitano” pure da una terza società. In tutti questi passaggi la tariffa pagata dal cliente finale è di oltre 800/1000 € al giorno per un consulente, il quale però -alla fine- a malapena sbarca il lunario e riesce a pagarsi il treno e l’appartamento/residence che gli servono per spostarsi nella zona d’Italia dove viene inviato (ho vissuto sei anni a Milano, due ad Ivrea, uno e mezzo a Roma, uno e mezzo a Torino, e frammenti a Padova e Piacenza… e sono di Firenze!).

Dopo svariati anni riesci forse a “risalire” e lavorare con meno  “passaggi”. Anche lavorare per la società “top” di consulenza non vuol dire però e necessariamente rose e fiori. Ci sono società famose per il loro lavaggio del cervello, famose per riempire di pendolari i treni Milano-Torino (infatti per i primi due anni i neo-laureati che hanno la fortuna di lavorare per loro se sono di Torino vengono mandati a lavorare a Milano, e viceversa). Ovviamente per nessun altro motivo, se non per creare una mentalità “succube”, in cui il neofita viene “addestrato” ad accettare qualsiasi condizione lavorativa.

Nella mia ultima consulenza sono stato spedito addirittura all’estero. Lavoravo per una società di telecomunicazioni in Ivrea (ovviamente sempre per una società in sub-sub-appalto) e mi chiedono se voglio lavorare come consulente a Düsseldorf, in Germania. Per l’occasione riesco persino a saltare una società di sub-appalto ed essere assunto direttamente dalla prima appaltatrice.

Iniziano subito le prime magagne, con la società che si “dimentica” di pagare l’hotel e “chiede gentilmente” di anticipare i costi, cosa che viene fatta la prima volta, viene fatta la seconda, ma rifiuto di fare la terza. Veniamo (siamo adesso in due e diventiamo piano piano sempre di più…) mandati in appartamento – anche qua, grosse discussioni circa i bugigattoli dove dovremmo abitare, cui aggiungere la totale disorganizzazione della società di consulenza, che non ha alcuna base logistica in Germania né intende investire nel crearne una (lo farà soltanto dopo tre anni buoni…).

Nel frattempo, il cliente (tedesco) non perde tempo, e dopo nemmeno tre mesi che io e l’altro collega italiano lavoriamo presso di lui, ci chiede se vogliamo essere assunti. Il posto di lavoro è normalissimo, ma a noi pare fantastico, visto quello che abbiamo visto fino ad allora. La città è pulita e ben organizzata: la qualità di vita immensamente superiore a qualsiasi (qualsiasi!) città italiana in cui abbia mai vissuto.

Io adesso vivo in una casa di 100mq, che pago un terzo di uno stanzino di venti a Milano, sto in campagna ma arrivo in città in 16 minuti con l’U-bahn (treno-metropolitana) che mi passa a 600 metri da casa – oppure mi faccio 18 Km in bicicletta (quasi tutti su pista ciclabile, non rischio di essere ucciso come a Milano), che sono sempre salutari. Riesco a fare sport ed avere persino una vita privata (incredibile!) e dal grasso e debole obeso che mangiava sempre fuori casa che ero a 30 anni… ora cucino biologico e ho perso oltre 20 kg.

Dopo due anni ho cambiato posizione e da tecnico sono diventato “medium management”, guadagno il doppio (doppio! il lordo è il doppio) che in Italia, più i benefit/bonus eccetera.

Credo di aver esaurito le righe ma ce ne sarebbero da raccontare… sono stato ad una job fair ad Amsterdam recentemente, per curiosità (e turismo): ho trovato un sacco di italiani che sperano di combinare qualcosa”.

Il mito del “Posto Fisso”

In Giovani Italians on 19 Ottobre 2009 at 16:11

Indovinate chi ha colpito maggiormente la crisi, in Italia?… ça va sans dire, i giovani! L’ha messo nero su bianco l’Istat la scorsa settimana, denunciando come (riporto i dati pubblicati su Il Sole 24 Ore) “per 404mila unità di lavoro perdute da parte dei giovani, il calo occupazionale dei genitori si è limitato a 152mila unità, nel secondo trimestre 2009″. Bene, ottimo: in un Paese che va al contrario e arriva a garantire -al massimo- gli ammortizzatori sociali in deroga alle fasce più deboli (i giovani), rifiutando di fare una vera e propria organica riforma degli ammortizzatori sociali, i primi ad essere sbalzati fuori dal treno in corsa della recessione sono proprio i cosiddetti “under 35″. Forse perché non hanno il “posto fisso“? Probabilmente -o quasi certamente- sì: nell’oscurità del Medioevo italiano l’unica ancora di salvezza è diventata quella, come ha ben intuito nelle ultime ore persino l’ex-”American boy”, nonché Ministro dell’Economia Giulio Tremonti. Nell’Italia del 2009 il “posto fisso” è dunque diventato un valore: salvo smentita tra cinque anni, ovviamente, in base al variare della situazione economica. E’ ovvio che in un Paese feudale come il nostro il “posto fisso” costituisca l’unica chance di ottenere una prospettiva di vita, dato che poggiamo su tanti micromercati del lavoro asfittici, dove non serve avere un buon curriculum. Nè Tantomeno aver viaggiato o sapere le lingue. COnta l’”entratura” giusta, il più delle volte, che ti porti al tanto agognato “posto fisso”.

Ma un vero modernizzatore dovrebbe puntare ad aprire il mercato del lavoro, dovrebbe implementare liberalizzazioni a dosi massicce, sciogliendo i troppi potentati e le troppe caste che decidono -in troppi settori della nostra economia- chi entra e chi resta fuori. Glorificare il “posto fisso” può rappresentare una soluzione sul breve termine (ma a che pro?, Ora le aziende si metteranno ad offrire contratti a tempo indeterminato a tutti solo perché l’ha detto un Ministro?), ma sul medio-lungo periodo occorre seguire una strada “nordica”: mercato del lavoro aperto, lotta senza quartiere a raccomandazione e nepotismo, riforma degli ammortizzatori sociali in senso “giovane”, offrendo agli “under 35″ una rete di protezione solida, soprattutto nei primi anni di carriera.

Detto questo, vi racconto del mio weekend, passato nel freezer di un’Italia vittima del cambio climatico: ne ho approfittato per fare un paio di letture. Una positiva, l’altra demoralizzante. Partiamo da quella positiva:

-i giovani dottori commercialisti (pare) si sono ribellati. Un bel giorno hanno scoperto che nella loro “casta” (una delle tante) comandano gli anziani. Ma va?!? Per farla breve, se sui 110mila commercialisti italiani ben il 65% ha meno di 43 anni, a dettar legge è il 35% che ne ha di più. Come? Beh, basta osservare i limiti di anzianità -anche professionale- necessari per accedere alle cariche dell’ordine. Sotto i 50 anni, denunciano i “giovani dottori”, è dura occupare un qualsiasi posto di potere. “E’ necessario, in questa fase, avere il coraggio di riformarci. Un ordinamento ingessato non è in linea con un mondo che va sempre più veloce”, afferma il presidente di categoria, Luigi Carunchio. Meglio tardi che mai, cari. Ma ora combattete la vostra battaglia, per favore.

-la cattiva notizia. Ho ridato un’occhiata al rapporto “URG! Urge Ricambio Generazionale“, promosso dal Forum Nazionale dei Giovani. Da quel rapporto, sette mesi fa, fu tratto un bell’articolo uscito sul Corriere della Sera, di cui anche questo blog parlò diffusamente. I dati sono sinceramente deprimenti: “L’Italia è un Paese vecchio”, denuncia il rapporto, spiegandone anche il perché (per smentire i soliti facili luoghi comuni demografici). “Il sistema di potere lascia poco spazio alle nuove generazioni. I meccanismi di formazione e di selezione delle elité sono caratterizzati da una bassa capacità di ricambio e da una pronunciata longevità, grazie alla pervicacia con la quale la classe dirigente nostrana difende le posizioni acquisite”. Qualche dato, per essere più preciso: oltre un collaboratore su due ha meno di 35 anni, in Italia (anno 2007). Solo un giovane su dieci (!) riesce poi a trasformare in contratto a tempo indeterminato questo contratto di collaborazione, nell’arco di 365 giorni. Ulteriore handicap: in Italia si prema l’anzianità lavorativa ai fini della carriera, al di là di meriti e produttività. E’ una regola che permette poche eccezioni. Sorge dunque spontanea la domanda: quando mai questi giovani precari potranno sognare di far carriera, se non hanno raccomandazioni o spintarelle? Se passano il loro tempo a migrare da un contratto all’altro, non metteranno mai radici sufficienti per salire la scala sociale… La ricerca evidenzia infatti un calo drastico degli “under 35″ nelle posizioni dirigenziali: il tutto nell’arco di un solo decennio. Sarà un caso? Altro dato: la politica. Lo sapete che i 25-35enni in Italia costituiscono il 18,7% della popolazione maggiorenne, ma nell’ultimo Parlamento rappresentano solo il 5,6% dei deputati? Chi la fa da padrone, allora, nelle Camere? Al Senato gli over-60 (33,2% sul totale), alla Camera i 46-55enni (41%). PdL e PD non ci hanno fatto una gran figura, in fatto di giovani candidature, alle ultime elezioni: in particolare la maggioranza di Governo, comandata da un 73enne, ha candidato solo un misero 13,6% di 25-35enni, sul totale dei futuri parlamentari. Altri dati ancora: l’università. Per alcuni -a ragione- è l’emblema del disastro gerontocratico di questo Paese: l’età media dei professori ordinari è di 59 anni! Il 7,6% sono over-70!!! Su 61.929 docenti e ricercatori, gli under-35 sono solo il 7,6%. E quasi tutti occupano ovviamente la fascia più bassa della gerarchia accademica: quasi il 100% di loro sono infatti ricercatori. E così via, passando alle libere professioni: l’età media dei giornalisti professionisti è 54 anni; i medici con meno di 35 anni sono sotto il 12% (anche perché al diploma di specializzazione ci arrivi in media dopo i 30 anni…); i giovani avvocati (pur tanti numericamente, ben il 27,8% del totale) denunciano condizioni di lavoro di semi-schiavitù; infine -come già riportato tempo fa- il 17,5% dei notai è “figlio di” (nel nome del “tengo famiglia”).

La domanda, alla fine, è sempre la stessa: … E state ancora a chiedervi perchè migliaia e migliaia di giovani laureati italiani espatrino ogni anno, lasciando senza rimorsi questa terra di Vecchi?

“La Fuga dei Talenti” continuerà a porla, anche nei prossimi mesi…

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Storie di Talenti/1

In Storie di Talenti on 13 Ottobre 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” prosegue nella sua iniziativa per dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog.

OGGI OSPITIAMO LA STORIA DI ANTONIO, EMIGRATO IN BRASILE

Caro Sergio,

mi chiamo Antonio, sono nato nel 1964, laureato in Economia Politica in Bocconi con 107/110. Ho lavorato in aziende come Coopers&Librand ed Ernst&Young, e partecipato ad alcuni start-up come Sky e H3g.

Sono nato a Messina, mio nonno era bigliettaio del tram. Mi sono laureato come studente lavoratore: con un grande sforzo mi sono pagato autonomamente l’università privata, nonché tutti i costi in una città cara come Milano. Avevo un ideale che risale alle mie origini: una bella famiglia numerosa. Mi sono riuscito a sposare solo a 34 anni, dopo aver raggiunto la dirigenza per potermi pagare le spese di una famiglia. Che tristezza la legislazione tributaria in Italia. Dopo aver passato una vita a pagarsi gli studi, dopo aver accettato lavori faticosi per  arrivare alla dirigenza, lo Stato ti mangia oltre il 50% dello stipendio in tasse (dai miei calcoli sono arrivato al 70%, sommando ticket sanitari, Ici, rifiuti, Iva, Rai, ed altro)… dove il padre di famiglia con 3 o più figli é visto come un super ricco. Senza nessun aiuto per lasciare la moglie a casa per educare i figli, e cercare di guadagnare di più con un unico salario. Senza nessun aiuto per pagare un asilo nido. Senza nessun aiuto per comprare o affittare un appartamento maggiore per il numero dei figli. Perché ero considerato ricco e vivevo povero…

Sono un uomo internazionale: a mio parere  l’Italia, senza ricchezze naturali, sta perdendo il suo valore principale. Il made in Italy. L’Italia sta diventando un paese di vecchi. Senza più quella classe attiva nelle aziende, che con l’innovazione l’ha fatta prosperare a lungo, creando per l’appunto il made in Italy.

Ho quindi pianificato e realizzato l’abbandono definitivo dell’Italia, trasferendomi in Brasile. Sono arrivato nel 2006, ho preso il passaporto brasiliano nel 2007. Qui ci sono circa 30 milioni di persone di origine italiana, che si trovano benissimo. Io ho anche fondato un gruppo in LinkedIn “Italians Making Business in Brazil”, che in un anno è arrivato a 180 managers. La pensano tutti come me. Qui pago il 27% di IRPEF: se sommo tutte le tasse, arrivo a poco più del 36% del salario totale. È un Paese molto differente dagli stereotipi che circolano in Italia. È la decima economia del mondo: nel 2016 sarà la quinta. Ricca di petrolio, agricoltura, minerali, biocombustibili, spiagge e soprattutto famiglie numerose.

È un Paese altamente multirazziale ed allo stesso tempo orgoglioso della sua identità brasiliana, ossia con un cammino esattamente opposto all’Italia. Un Paese che, nonostante i politici siano ancora più corrotti di quelli italiani (forse), ha trovato un suo equilibrio. Un Paese che ha creato una crescita sostenibile (PIL 6% nel 2008, 1% nel 2009 e 5% nel 2010). Un Paese che adesso forse è più povero dell’Italia, ma per poco.

Come è bello stare in una famiglia numerosa di 4 figli (almeno fino ad oggi..), in un Paese giovane ed allegro, nonché in crescita, quale è il Brasile. Come è triste vivere a stento, con uno stipendio da dirigente, in un Paese in decadenza culturale, economica e sociale come è l’Italia.

Ciao,

Antonio

Money? Yes. Research in Italy? No, thanks.

In Fuga dei giovani on 12 Ottobre 2009 at 09:00

Ci risiamo… con la scoperta dell’acqua calda. Parlando di ricerca, veniamo a sapere che nell’ultimo bando lanciato dallo European Research Council, che ha messo a disposizione la bellezza di 325 milioni di euro per la causa, ben 1625 richieste di finanziamento sono giunte dall’Italia. Non ci mancano dunque né i ricercatori, né le menti creative, verrebbe da concludere… anzi! Magari però ci mancano i soldi per finanziarli, ma questo è un discorso arcinoto. Fa però impressione (benché già si sapesse) osservare come -sebbene condividiamo con la Germania il primo posto per numero di finanziamenti vinti, in tutto 32- di quelle borse ne vedremo neppure la metà: ben 18 di queste prenderanno la via di Gran Bretagna (otto), Francia (quattro), Spagna (tre), Germania (due) e Svizzera (uno). Magari potessimo parlare di “brain circulation”…: come informa un bell’articolo del Corriere della Sera, su 18 progetti in uscita, ne avremo solo due (due!) in entrata. Una romena a Milano e un olandese a Padova. Per contro, la Gran Bretagna, che di finanziamenti “autoctoni” ne porta a casa solo diciotto, riceve ben 25 ricercatori immigrati (otto italiani e diciassette di altra nazionalità europea) che intendono far ricerca Oltremanica. “Chi possiede qualità per competere nella ricerca, spesso non abita più qui. E dall’estero, non li rimpiazza nessuno”, conclude l’autrice dell’articolo. “Mancanza di fiducia nella nostra ricerca”, sentenzia invece Salvatore Settis, membro italiano dello European Research Council, che punta il dito contro un sistema-Paese scarsamente affidabile, che non offre garanzie di carriera ragionevolmente rapida, nonché livelli retributivi dignitosi. Per non parlare dei concorsi per cattedra – bloccati da quattro anni, caso praticamente unico in Europa. Settis, con Bordignon (l’altro membro italiano dell’Erc), accusa: “Nel nostro Paese ci sono i soldi per il Ponte sullo Stretto e per la Tav, non per la ricerca. L’unica priorità in tempi di crisi”.

“E’ cambiato qualcosa in Italia, a dieci anni di distanza?”, si chiedeva venerdì sera Antonio Iavarone, ricercatore la cui storia di nepotismo e di espatrio negli Usa è tornata di attualità due mesi fa, grazie a una importante scoperta scientifica. Il palcoscenico mediatico questa volta era Ndp di Antonello Piroso, su La7: “Qui lavoriamo in un ambiente di ricerca sano”, insisteva Iavarone, la cui galanteria gli impediva di scagliarsi come avrebbe desiderato contro questa palude putrida italiana. Ma le sue (ben meditate e accuratamente selezionate) parole pasavano come macigni: un ambiente di ricerca sano, sottolineava lui, implicitamente contrapponendolo a quello “malato” della Penisola. In studio, l’imprenditore Nerio Alessandri (Tecnogym), sibilava una frase terribile, ma vera: “Il successo in Italia è una colpa”. E’ vero, in un Paese antimeritocratico, familista e relazionale, la bravura è un handicap. Sconvolge schemi precostituiti e preordinati, dove l’idiota -pur idiota- deve per forza occupare una certa posizione, in virtù di parentele, cooptazioni o peggio. Il “bravo”, o il “talento”, che ambisce alla medesima posizione rappresenta solo un ostacolo al mantenimento dello status quo.

Quando affonderemo definitivamente? Resta questa la domanda fondamentale. Il declino c’è ed è sotto gli occhi di tutti: la Commissione Europea, aprendo la recente procedura per deficit eccessivo contro l’Italia, non ha mancato di sottolineare “le debolezze strutturali” della nostra economia. Sale il deficit, esplode il debito, la spesa pubblica appare fuori controllo, appesantita com’è dalle uscite destinate alle pensioni. Il presidente della Bce Jean-Claude Trichet ci invita a fare le riforme strutturali. Trichet si sofferma sui nostri prezzi e le nostre tariffe (particolarmente rigidi), e sul nostro mercato del lavoro (particolarmente ingessato). Serve “un ambizioso piano di modernizzazione”, conclude. Intanto non c’è una sola università italiana (una che sia una) tra i primi 150 atenei del mondo, secondo la classifica del Times Higher Education Supplement. La prima, l’Alma Mater di Bologna, è 174esima (!!!). “E’ essenziale prendere atto che siamo indietro”, commenta amaro Enrico Decleva, presidente della Crui.

Sono dati troppo disomogenei, quelli che ho presentato sopra? Forse, ma testimoniano un lento e inesorabile declino, che ben si accompagna a una situazione politica che ci ha reso gli zimbelli della comunità internazionale. Da pochi giorni 73enne (auguri…), il capo del Governo non sembra proprio intenzionato a rinnovare la leadership nel suo partito, facendo finalmente largo a un quarantenne. Quello sì che sarebbe un bel segnale di cambiamento…

Restiamo un Paese vecchio, gerontocratico, ingessato, bisognoso di riforme, dove si fa poca ricerca, e dal quale i giovani fuggono. In misura sempre maggiore. Auguri, Italia!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Perché l’Italia non è un Paese per giovani

In Giovani Italians on 6 Ottobre 2009 at 09:00

Oggi La Fuga dei Talenti è lieta di ospitare il “guest post” a firma di Giovanni Campagnoli, responsabile della noprofit Vedogiovane, dove si occupa di politiche giovanili attraverso attività di informazione, formazione, ricerca e consulenza ad enti pubblici e organizzazioni del Terzo settore. Il suo è un punto di osservazione privilegiato per parlare dei problemi delle nuove generazioni italiane:

“Porto qui il punto di vista di uno che lavora “per e con i giovani”, a volte direttamente, a volte invece come ricercatore, consulente, formatore, ecc. In ogni caso sempre cercando di metterci professionalità e passione. Non posso che confermare la situazione che molti altri più autorevoli di me hanno già segnalato in questi anni e cioè una reale difficoltà di “accessi” del mondo giovanile a quello adulto (rispetto a lavoro, reddito, credito, casa, formazione, studio, carriera, professioni), unita alle preoccupanti novità inerenti povertà e disoccupazione giovanile (25% a giugno 2009, la più alta in Europa). Ma in Italia questo non solo non diventa “allarme sociale”, ma non è assolutamente né argomento da agenda politica, né tematica di senso comune. A giugno 2009 la Commissione europea ha diffuso il documento “Risposte europee all’attuale crisi socio-economica”: leggendola emerge un dato interessante. Di fronte all’attuale crisi, Francia, Germania, Irlanda, Paesi Bassi, Spagna, Svezia, inseriscono provvedimenti per facilitare l’ingresso dei giovani nel mondo del lavoro e per agevolare lo start up di imprese giovanili. Invece in Italia si aumenta l’età pensionabile e si parla solo di ammortizzatori sociali, garantiti con risorse sottratte alla formazione professionale ed alla formazione continua dei lavoratori. In altre parole, da noi si privilegia la spesa pubblica a fondo perduto, invece che l’investimento sulle risorse umane, giovani o adulte che siano… La situazione quindi è davvero quella descritta nei tanti post già pubblicati e cioè quella di Paese con al potere un ancien régime che tende ad escludere i giovani non solo dai “luoghi che contano”, ma anche, più semplicemente, dal lavoro, privando così loro di opportunità, attenzioni e risorse. Quelle che vengono chiamate “politiche giovanili” sono prassi e linee d’azione consolidate da quarant’anni in Europa, mentre da noi il Ministero è stato istituito per la prima volta solo nel 2006… I Comuni spendono per i giovani lo 0,1% delle uscite correnti dei loro bilanci! In altre parole, il costo che un Comune italiano di medie dimensioni spende per una rotatoria stradale equivale alla cifra che stanzia per dieci anni per le politiche giovanili! Se non c’è un minimo di quantità di risorse investite, non si può pretendere che ci sia qualità di intervento. Esclusione sociale, (im)pari opportunità, politiche pubbliche per i giovani come “optional istituzionali”, sono questioni negate da un ancien régime che sembra poco propenso ad occuparsi di futuro, più interessato a produrre quasi esclusivamente immobilismo sociale. Per questo obiettivo, le prassi sono raccomandazioni, familismo, provincialismo relazionale, ecc., tutto ciò che garantisce il controllo effettivo delle situazioni (proprio ad esempio rispetto alla fedeltà al capo), blocca il cambiamento, finisce per diffondere più mediocrità nei vertici di molti settori, lasciando andare i talenti all’estero… Una classe dirigente che comunque riesce ad apparire giovane essa stessa (e quindi con meno bisogno di giovani veri…), con un potente controllo dei media che invece, funzionalmente allo status quo, danno dei giovani una sottorappesentazione (quanti e qualitativa). Di loro viene infatti riflessa un’immagine stretta tra violenza e consumo, schiacciata tra articoli e reportages giornalistici riguardanti dolorosi fatti di cronaca e la luminosa ribalta di programmi televisivi e spot pubblicitari. Quindi il giovanilismo come modello vincente da usare negli spot, ma per quasi tutto il resto delle tv generaliste, solo un ruolo da comprimari, da “minus”, se non da “utili idioti” a prevalente beneficio di un pubblico adulto sempre più appassionato di reality e talent show. Eppure si sa che si vive in un sistema in cui vige la regola che “Qui non esisti più, se non appari mai in TV…!” [Vasco Rossi]. Vero è che se i giovani non sono in tv, sono invece sui social network a discutere dei loro temi e questo blog ne è un bell’esempio!!! Da tutto quanto detto si crea un deficit di cittadinanza, rispetto al quale si potrebbe addirittura ipotizzare uno status di riconoscimento dei diritti dei giovani, così come già avviene per quelli dell’infanzia. Sarebbe però una battaglia in cui i giovani, tra le altre tantissime difficoltà, si troverebbero di fronte – per la prima volta – quella dell’essere la nuova minoranza sociale del Paese che ha il più alto indice di invecchiamento al mondo…. È in atto infatti un “declino demografico delle giovani generazioni”, una vera e propria “scomparsa dei giovani”: oggi compiono vent’anni meno di 600.000 giovani, ma erano 900.000 nel 1990. In Italia gli under 25 sono il 23,6%, in Francia il 31,2%: una differenza di oltre 6milioni di persone… Difficile introdurre queste tematiche nell’agenda politica nazionale: ma è anche vero che la riforma della Costituzione ha dato alle Regioni ampi poteri, in generale, come sullo specifico di tutte queste tematiche. Il 21 marzo 2010 ci saranno le elezioni regionali: bisognerà portare queste tematiche nei programmi elettorali degli schieramenti, facendone finalmente materia di discussione tra i candidati alle presidenze, molto più di quanto è stato fatto fino ad oggi. In uno Stato regionalista come oggi è il nostro, è a questo livello che può avvenire il cambiamento. Ispirato sempre dall’Europa. Addirittura le Regioni potrebbero introdurre il reddito di cittadinanza giovanile! Ma arriviamo da un passato disastroso sull’attenzione alle tematiche giovanili, in queste elezioni: i risultati della ricerca condotta dall’Osservatorio Media Research di Pavia durante la campagna delle ultime regionali del 2005 sono eclatanti. Infatti, nell’analisi delle corrispondenze lessicali emerse nel confronto televisivo tra i leader del Centro Destra e Centro Sinistra (Berlusconi e Fassino a Porta a porta del 30 e31 marzo ‘05), il termine giovani è al 100° posto tra le parole più utilizzate nel confronto politico, citato solo 10 volte… Io però sono convinto che chi non pensa al futuro non ha nulla di significativo da dire nemmeno sul presente…

Crisi o opportunità: il new deal delle politiche giovanili

La crisi finanziaria del 2009 sembra aggravare ancora di più gli esiti di una situazione già così compromessa. O potrebbe, paradossalmente, segnare una svolta positiva, con la fine di una serie di paradigmi e l’introduzione di nuovi. I segnali già ci sono, tre in particolare. In primis l’istituzione del nuovo Ministero per gioventù che, da giugno 2009, sta cominciando a destinare risorse (e tante) per i giovani: mezzo miliardo di euro in tre anni a disposizione di Comuni, Province, Regioni, Privato sociale e Ministero. Non a pioggia, ma sulla base di progetti, ai quali i giovani stessi possono partecipare. Un fatto mai successo nella storia della Repubblica! E che può contribuire all’uscita dalla crisi del Paese. Novità nazionali, regionali (visto, come detto, il nuovo modello e poteri delle Regioni nelle materie inerenti i giovani) e contemporaneamente europee. Infatti c’è un nuovo Libro Bianco per la gioventù, una nuova Carta Europea della partecipazione dei giovani: lo scorso 29 aprile 2009, a Bruxelles, la Commissione ha adottato per il prossimo decennio una nuova strategia per le politiche europee a favore della gioventù, intitolata “Investire nei giovani e conferire loro maggiori responsabilità”. Dalla U.E. sono stati potenziati anche gli storici programmi Gioventù in Azione (con 885 milioni di euro) ed Erasmus (con 950 milioni)! Con un’attenzione a sviluppare Programmi che permettano ai giovani l’acquisizione (e certificazione!) di nuove capacità utili a competere nell’attuale situazione di mercato. Inoltre in Europa viene definito lo youth worker, quale operatore in grado di lavorare con adolescenti e giovani, in ambito extrascolastico, negli spazi giovanili, Informagiovani, nell’associazionismo. Mai come ora c’è anche un risveglio delle istituzioni nazionali su questi temi: ben l’85% dei Comuni italiani ed il 72% delle Province hanno un responsabile alle politiche giovanili, pronti a presentare nuove proposte per i giovani. Infatti 7.433 sono quelle già arrivate al nuovo Ministero per i suoi primi bandi! Rispetto ai giovani, oggi non vi è più solo un interesse degli addetti ai lavori. A livello generale si contano già 16 pubblicazioni su tematiche di politiche giovanili, negli ultimi due anni e mezzo: un vero record. E sono riprese le ricerche, si leggono articoli sulle prime pagine di quotidiani e periodici nazionali, riprende anche l’attività di convegni e meeting. Nuovi scenari quindi, che si combinano virtuosamente con una nuova generazione di Millennials, molto propositiva e positiva, che ha ripreso a farsi sentire (ad es. le manifestazioni studentesche dell’Onda). Così come vi è una “generazione di mezzo” che sente una responsabilità sociale su questi temi, a partire dalla consapevolezza con cui sta esercitando il ruolo di nuovi genitori, intenzionata a superare i limiti del modello della famiglia amicale/orizzontale. Infine oggi, grazie a tutto ciò, le politiche per i giovani hanno ottenuto dignità autonoma rispetto alle azioni per il contrasto alla devianza, al disagio, alla marginalità, agli interventi sociali in generale. Si definiscono programmi rivolti a giovani dai 15 ai 30 anni, in situazioni di normalità e che mirano a facilitare il loro accesso alla vita adulta, così come all’acquisizione di competenze nell’ambito dell’educazione non formale. Sono quindi interventi al di fuori dei circuito scolastico (oggi in una crisi confermata annualmente dai test PISA), attivati in quei contesti ed esperienze dove avviene ormai il 70% dell’apprendimento di un individuo (gruppi informali, organizzazioni giovanili, famiglia, tempo libero). Competenze spendibili sia su un mercato del lavoro sempre più flessibile, dinamico ed imprenditivo, che in ambito sociale rispetto alla formazione di una cittadinanza attiva. Sembra allora ci siano tutte le condizioni per poter innovare ed uscire dalla crisi, con i giovani stessi. Le ipotesi fin qui prospettate, possono allora essere utili a quanti vorranno cogliere questa sfida, con competenza e passione, professionalità ed entusiasmo, ciascuno rispetto al proprio ruolo. I giovani, da cittadini attivi, organizzandosi e pretendendo l’attuazione dei programmi di politiche giovanili (e quindi dei propri diritti!) dalle proprie Regioni e Comuni. Ma una maggior conoscenza della “questione giovanile” potrà essere utile soprattutto a quanti vogliano essere coinvolti e disponibili nell’aumentare il livello di riflessione sul tema dei giovani, richiedendo che ciò faccia parte del prossimo dibattito elettorale regionale, visto le risorse ed il ruolo di policy maker che queste istituzioni ora hanno in materia. Mai come ora, il pensiero va tutti quei giovani che sentono che “il momento è propizio” ed hanno voglia, così come dice il Libro Bianco, di essere coinvolti nelle scelte che li riguardano…”

Invia la tua Storia a “La Fuga dei Talenti”!

In Fuga dei giovani on 5 Ottobre 2009 at 09:00

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

“La Fuga dei Talenti” lancia un’iniziativa che vuole dar voce alle migliaia di giovani italiani espatriati: raccontaci la tua storia, spiegaci perché te ne sei andato, perché hai lasciato l’Italia e come vivi oggi. Soprattutto, come vedi e percepisci l’Italia dall’estero? Quali sono le maggiori differenze -in termini lavorativi e di qualità della vita- tra il Paese dove risiedi e il nostro?

Invia la tua storia (20-30 righe) a storietalenti@gmail.com: sarà pubblicata su questo blog. “La Fuga dei Talenti” vuole trasformarsi nel diario corale dei giovani italiani di talento espatriati. Raccogliendo sia le loro critiche, ma anche le loro proposte su come migliorare l’Italia.

E-mail: storietalenti@gmail.com

E spargi voce ;) !

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Pensiero del Weekend 22

In Fuga dei giovani on 4 Ottobre 2009 at 14:46

Mi ha molto colpito un articolo pubblicato sul Corriere della Sera alla fine di settembre, dal titolo “Laureati in cerca di lavoro. All’estero”. Nel pezzo, a firma di Lorenzo Salvia, ho trovato riscontri interessanti alle tesi esposte in questo blog e nel libro “La Fuga dei Talenti”: secondo uno studio promosso da Ipsos e Cnel, il 66,2% dei laureandi italiani sta cercando un posto di lavoro all’estero, o sta seriamente pensando all’opportunità di farlo. Due su tre (!) Non male: o i nostri ventenni sono tutti stati colti da un’improvvisa esterofilia, oppure c’è del marcio, nel “Regno d’Italia”… Tanto che l’autore dell’articolo, commenta amaramente: “A sentire le risposte, rischiamo lo spopolamento”. Salvia, in successione, rivela un altro dato interessante: tra i laureati del 2007, sono 11.700 quelli effettivamente espatriati, il 4%. Ben al di sotto -dunque- del 66% delle intenzioni dichiarate di fuoriuscita dal Belpaese. A questo punto, di fronte a chi già obietterà che non esiste il problema della “Fuga dei Talenti”, contrappongo quattro osservazioni: la prima è che -presumibilmente- la ricerca è posteriore al 2007, e fa quindi i conti con una situazione economica e occupazionale peggiorata ulteriormente; la seconda è che 11.700 neolaureati che prendono la via dell’estero non mi sembrano pochi; terzo, non condivido per nulla l’analisi dei soloni intervistati nell’articolo di Salvia, secondo i quali chi emigra sceglie di farlo (ovvio che nessuno gli mostra il foglio di via), e che l’estero non è l’Eldorado. Anche questa è una banalità, il paradiso terrestre -ovviamente- non esiste. Ma esistono Paesi di indubbia meritocrazia: qui arriviamo alla quarta obiezione che sollevo. Perché due studenti universitari italiani su tre pensano di andarsene (e poi, per vari motivi, non trovano magari il coraggio di farlo)? Leggiamo un passaggio dell’articolo del Corriere della Sera: “Il 75 per cento degli universitari (e addirit­tura l’85 per cento degli studenti all’ul­timo anno delle superiori) sostiene che l’Italia non offre abbastanza op­portunità di lavoro. Tra i difetti del no­stro Paese che li spingono a fuggire, indicano la tendenza delle nostre aziende a privilegiare i contratti a ter­mine e il precariato, la difficoltà di es­sere assunti senza esperienza, la diffu­sione delle raccomandazioni, mentre la crisi economica si piazza solo agli ultimi posti. Tutte cose che all’estero non ci sono? «Sulla protezione sociale — dice Ciaccia, il consigliere del Cnel — i ragazzi hanno ragione. A differen­za di quanto avviene in altri Paesi eu­ropei la perdita del posto, fenomeno frequente in un sistema flessibile, non è accompagnata da un sostegno del reddito capace di mettere al sicuro il lavoratore”. Le mete preferite dai nostri futuri espatriandi sono, secondo la ricerca, Stati Uniti, Inghilterra, Germania, Spagna, Svezia e Francia. “Cosa cercano gli aspi­ranti dottori quando mandano un cur­riculum? Prima di tutto una ricca bu­sta paga. Da questo punto di vista la strada dell’estero ha il suo perché: in Europa il primo stipendio per un lau­reato supera i 1.700 euro al mese nel 43 per cento dei casi. Da noi i «fortu­nati » sono meno della metà. Dopo i soldi, i giovani italiani chiedono di avere la possibilità di fare carriera, di essere sicuri (leggi posto fisso), ma anche di poter lasciare libera la mente finite le otto ore lavorative”. Per tirare le somme, se è vero -come sostengono gli esperti citati nell’articolo- che alla fine il mito dell’estero resta tale per la stragrande maggioranza dei neolaureati in cerca di un biglietto di sola andata (infatti non si può pretendere che due terzi di loro siano talenti, parlino alla perfezione le lingue, e siano disposti a mollare tutto per emigrare), se è vero che la crisi picchia duro anche fuori, se è vero che magari la nostra generazione post-70s preferisce la vita agiata in cui è nata alle asperità di quest’era post-ideologica… beh questi due “esperti” citati nell’articolo tengano quantomeno conto di questi quattro incontrovertibili fatti: le migliaia di neolaureati espatriati ogni anno sono -oltre che parecchi, in termini numerici- la punta d’elite delle nuove generazioni. Sanno rischiare, sono competenti e preparati, ma per affermarsi in fretta hanno bisogno di ambienti più fertili. Punto secondo: la crisi picchia duro anche all’estero, ma parliamo di Paesi che ne usciranno ben prima di questo Medioevo ingessato qual è l’Italia (proprio ieri l’Fmi ci ha riso in faccia, dicendoci chiaramente che i nostri problemi vanno ben oltre questa recessione). Per cui, quando la ruota della ripresa ricomincerà a girare, Usa, Uk (e anche Cina in futuro, perché no?), nonché altre nazioni, torneranno ad attrarre in numeri considerevoli i nostri giovani laureati. Terzo punto: a fronte di questi 11.700 neolaureati espatriati, quanti “talenti” stranieri sono entrati? Pochi, vero? Quarto e ultimo punto: perché non cominciamo a risolvere i problemi strutturali evidenziati in corsivo sopra, quegli stessi che stanno mettendo in ginocchio un’intera generazione, prima di fare i moralisti e prendere per i fondelli l’esterofilia dei giovani universitari italiani? Il fatto stesso che esista questo anelito verso l’estero (per fuggirci), dimostra che le generazioni che ci hanno preceduto hanno drammaticamente fallito. Hanno costruito un’Italia che ai loro figli fa decisamente schifo.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

La Tecnocrazia della Tequila

In Meritocrazia on 27 Settembre 2009 at 14:58

Mentre gli unici talenti che tornano in Italia sembrano essere i denari dell’ennesimo scudo fiscale “made in” finanza creativa (…e che talenti, con annessi reati tributari, societari e falso in bilancio, tutti ovviamente ancora da scoprire), mi limito a registrare un interessante articolo pubblicato su La Voce.info. “Tequila Technocracy”: “Negli ultimi venticinque anni in Messico è arrivata a importanti incarichi di Governo una tecnocrazia formatasi nelle migliori facoltà di economia degli Stati Uniti. Ciò ha permesso di realizzare riforme strutturali fondamentali, tanto più meritorie in un Paese con un retaggio di gravi problemi economici e sociali. In Italia, invece, una prospettiva simile non è neanche pensabile. Perché la classe politica premia più la fedeltà di partito che la competenza“. Ultimo esempio in ordine temporale, aggiungo io, l’assunzione dell’ex-Ministro dance Gianni De Michelis da parte dell’ex-allievo Renato Brunetta. Quarantamila euro lordi l’anno (per De Michelis una “cifra da volontariato”: lo vada a dire a un precario). I debiti chiaramente vanno saldati prima o poi, anche a costo di rispolverare la Prima Repubblica. Complimenti al “fustigatore di Palazzo”. Prosegue l’articolo de La Voce.info: “Nel nostro Paese la classe politica è sempre più castacea e sempre meno istruita. Solo il 65% dei parlamentari neo-eletti nel 2006 aveva una laurea, contro il 90% del 1948. In Messico, invece, si è affermata una vera e propria anti-casta, una tecnocrazia di individui con dottorati nelle migliori facoltà di economia degli Usa, che dirigono le politiche economiche e sociali. In Italia, di solito, persone simili vengono espulse dalla politica, e spesso anche del sistema in generale“. L’articolo, che invito a leggere, prosegue spiegando nel dettaglio le caratteristiche di questa “Tequila Technocracy”. Rischiando di essere banale, vi aggiungo il “sistema-simbolo” della meritocrazia mondiale, utilizzando la recensione di un libro di recente uscita (“Stati Uniti? Italia e Usa a confronto”): “E’ questo il cosiddetto American Dream, il sogno americano. In altre parole, la principale forza propulsiva, la dinamo che consente di fare carriera, è il merito. Non contano le famiglie o le conoscenze, ma conta la conoscenza, ovvero la possibilità di accedere ai più alti livelli della cultura“. Questo è il quadro che ci restituisce l’America centrosettentrionale: gli Usa, al di là della crisi, tengono ben fermo il baricentro sul merito. Il Messico, dal canto suo, per fare il salto nel “primo mondo”, riporta indietro i suoi migliori cervelli, prelevandoli direttamente dalle migliori facoltà statunitensi. E l’Italia? Carlo Carboni su Il Sole 24 Ore cita varie ricerche relative alla nostra classe dirigente: “Secondo l’88,6% della popolazione, la classe dirigente ideale ha visione e capacità di decisione, dovrebbe essere selezionata in base al merito e alle competenze (92,7%) e manifestare senso di responsabilità e trasparenza (89,8%). La classe dirigente italiana, invece, secondo gli italiani è da lungo tempo malata di indecisionismo, è selezionata in base alla ricchezza (68%) e alle buone relazioni (54,2%), in barba al merito. Da questi dati si può ricavare l’idea che per essere classi dirgenti e non elite autoreferenziali occorrono tre ingredienti: visione/decisione, competenza, trasparenza/senso della legalità, tre componenti ascritte ad una leadership in grado di scambiare merito contro fiducia sociale”. Carboni evita però di vedere solamente nero e descrive il buon livello medio non solo delle nostre università, ma anche delle nostre professioni. Non bisogna essere catastrofisti, suggerisce, ma applicare gli ingredienti che creano merito: “concorrenza, competenza, trasparenza”. Il punto, ahinoi, è però sempre lo stesso: in Italia, tra il dire e il fare, c’è di mezzo l’Oceano Pacifico. Una nota positiva, un po’ a sorpresa, è venuta nei giorni scorsi dall’annuncio del “Piano d’azione per l’occupabilità dei giovani”, che mira a colpire il grave fenomeno dell’alta disoccupazione “under 25″. Un piano in sei mosse, hanno annunciato i  Ministri Sacconi e Gelmini, che mira ad anticipare il più possibile l’ingresso nel mercato del lavoro, ridisegnando l’offerta di istruzione e formazione sulle necessità del sistema imprenditoriale. L’idea è interessante… anche se -messa così- ricorda certi piani faraonici dell’Unione Europea mai davvero messi in pratica. Attendiamo dunque misure e dettagli concreti: gli annunci servono solo per le gazzette di famiglia. Intanto si potrebbe cominciare, per iniziare, a incrementare il numero di lingue straniere insegnate ai nostri studenti delle scuole superiori: secondo Eurostat, il 60% dei loro colleghi europei ne impara almeno due, contro l’unica dichiarata dal 73,9% dei nostri. Rendendoli poliglotti, faremo loro un gran favore: una volta diventati grandi, potranno quantomeno espatriare muniti degli strumenti linguistici appropriati.

No Comment

In Meritocrazia on 24 Settembre 2009 at 15:00

Qualcuno dice che quello della raccomandazione, del clientelarismo, della “relazionalità” sia un luogo comune, quando si parla dell’Italia. Non la pensano così però gli italiani che vivono all’estero, occupando una posizione di responsabilità, che li obbliga a ragionare con metodi differenti rispetto a quelli del Medioevo nazionale. Raramente pubblico articoli di stampa in versione integrale. Ma in questo caso il tema merita:

Da Repubblica.it: Claudio Fiocchi è un medico ricercatore nato a Roma, laureato in Brasile e residente da molti anni negli Stati Uniti. Per conto del ministero italiano dell’Istruzione, dell’Università e della Ricerca avrebbe dovuto dare il suo giudizio su un paio di progetti scientifici. E sulla base di questo giudizio il Miur avrebbe poi deciso se finanziarli o no. Ma il professor Fiocchi questo giudizio non se l’è sentita di darlo: pochi giorni dopo aver accettato l’incarico, gli sono piovute addosso insistenti richieste “di una decisione favorevole” e “del più alto voto possibile”. Tentativi di raccomandazione, insomma. Malgrado la garanzia avuta dal ministero sul mantenimento del suo anonimato.

Una storia “forse fin troppo comune da voi”, commenta con amarezza Fiocchi. Ma per lui, che partecipa da tempo alla valutazione dei progetti dei National Institutes of Health Usa, sulla base dei quali vengono assegnati i fondi federali, queste pressioni non sono affatto normali, tanto che alla fine ha deciso di declinare l’incarico, “con disgusto”, “ma anche con molta tristezza”. E di raccontarlo a Repubblica: “Forse quando verrò in Italia molti colleghi non mi saluteranno. Ma molti mi diranno che ho fatto bene”.

Fiocchi lavora come ricercatore nel campo delle malattie digestive al Cleveland Clinic Foundation Lerner Research Institute. “Per via della mia attività di base – spiega – da molto tempo sono coinvolto nel sistema “peer-review” dei National Institutes of Health, che assegnano i fondi del governo federale basandosi esclusivamente sul valore intrinseco delle proposte scientifiche, che sono esaminate da comitati composti da vari ricercatori, i “pari” della persona che richiede fondi per la ricerca. Inoltre, partecipo anche a “review systems” in vari altri Paesi, tra questi l’Italia”.

Leggi il resto dell’articolo su La Repubblica.it

Nepotismo & Gerontocrazia

In Meritocrazia on 23 Settembre 2009 at 10:17

In Italia il nepotismo è un dato di fatto, non un’opinione“: è tranchant il giudizio di Michele Ainis, che sul Sole 24 Ore di pochi giorni fa non lasciava dubbi su come la pensi lui in materia. Ainis cita una rilevazione Censis del 2006, secondo cui ben il 61% degli italiani considera i soldi di famiglia e le conoscenze del padre più importanti del merito per farsi largo nella vita. Solo tre anni fa, dunque, la “meritofobia” spopolava ancora nel Belpaese… difficile che in diciotto mesi si sia verificato il miracolo! Ainis aggiunge dati su dati: il 17,5% dei notai italiani è figlio di notai; passano di padre in figlio ben 66mila aziende l’anno (siamo un Paese talmente a capitalismo famigliare che -nel mondo- la metà delle aziende più longeve e “made in mura domestiche” sono italiane, con relativi sindacati di riferimento); fu nel Belpaese che si riuscì a scrivere una legge secondo la quale l’erede del farmacista (ancorché privo di qualsiasi titolo) aveva diritto di gestire la farmacia dopo il decesso del legittimo titolare; sempre in Italia la Banca Nazionale lascia a vedova/figli del “fu” dipendente un bel posticino (e quante banche sostituiscono i dipendenti con i loro figli… per concorso?) E via di questo passo, con tanti altri esempi che Ainis si diverte -con amarezza- a snocciolare: non da ultimo il Festival del Cinema di Roma, una parata di “figli di”, impegnati a produrre film nei più svariati ruoli, dalla regia alla recitazione, dalla sceneggiatura al trucco. C’è chi dice e sostiene -con orgoglio- che il passaggio generazionale garantisca un analogo passaggio di patrimonio di conoscenze. Tutto vero, se non fosse che dietro questa foglia di fico si nasconde in realtà un medioevale e strutturatissimo sistema di autoprotezione delle caste e delle corporazioni. Sarà un caso che la mobilità sociale in Italia è ridicola (dati Bankitalia alla mano)? Anche perché non si è mai capito quale diavolo di “sapere” -solo per fare un esempio- possa apportare il figlio scemo di un notaio… non è forse meglio fare spazio ex-novo a un giovane brillante, ma non raccomandato e “figlio di”? (Diverso discorso meriterebbe l’insostenibile pesantezza -in termini di portafoglio- della casta dei notai, ma non è questa la sede…) Ainis lancia a questo punto una proposta-choc, che mi vede assolutamente d’accordo. In sintesi: arrivati a questa situazione di marciume, a questo punto di non ritorno, da cui possiamo “ritornare” -aggiungo io- solo più poveri di prima, perché non introduciamo la seguente regola: in qualsiasi concorso, il “figlio di” dovrà dimostrare di essere più bravo degli altri. Se al tuo concorrente basta 100 per passare l’esame da avvocato, notaio, magistrato, ricercatore, professore… tu che hai la “(s)fortuna” di essere figlio/a di cotanto padre dovrai arrivare a 120. Ainis evita di arrivare all’assurdo di proibire espressamente alla prole di seguire le orme del padre (anche se la tentazione -applicata al caso italiano- sarebbe forte), ma lancia a mio avviso la giusta provocazione. Siamo arrivati all’eccesso, ci troviamo in una situazione che ha aggravato tutti i mali endemici derivanti dal nepotismo all’italiana. Serve una cura altrettanto forte. Rilancio su questo blog la provocazione di Ainis, sperando che venga raccolta ed entri nel dibattito pubblico.

Tuttavia-ahimé- la piaga del nepotismo non è la sola, in questo Paese alla deriva: pochi giorni fa l’edizione milanese de La Repubblica segnalava con un certo sbigottimento come i professori settantenni dell’Università Statale del capoluogo lombardo non volessero proprio sentir parlare di pensione. Sono ordinari di fama, appartenenti soprattutto alle Facoltà di Medicina e Giurisprudenza: sono pronti ormai a godere dei loro munifici risparmi di una vita… ma vogliono continuare ad esercitare il potere. Il prorettore Dario Cassati è esplicito: “Nel biennio questi professori costeranno all’università 31 milioni e 300mila euro in stipendi. Una cifra importante  che -se risparmiata- permetterebbe di assumere decine di giovani ricercatori ed eviterebbe di dover fare tagli alla ricerca”. Che facciamo, care auguste mummie che dai vostri scranni osservate con deferenza le nuove generazioni affacciarsi alla vita… chiamiamo la forza pubblica?

Un’ultima considerazione, in un Paese che soffre sempre più di un rovesciamento della realtà dei fatti: ieri il Ministro dell’Economia Giulio Tremonti ha definito l’Italia come un Paese “nella normalità europea” per le sue anomalie nei conti pubblici. Insomma, che alle prossime generazioni lasceremo un rapporto debito/pil pari al 120%, indebitandole fin dalla culla, è qualcosa quasi di dovuto… mi pare di capire. Questi sì che sono politici che guardano al futuro. Il suo collega al Welfare Maurizio Sacconi, invece, ha mostrato con orgoglio il dato sulla disoccupazione italiano: 7,4%, con altri 378mila posti di lavoro persi. Magari -è vero- facciamo meglio di altri Paesi europei, ma la domanda successiva è: a parità di perdita del posto di lavoro, qual è la differenza tra un giovane italiano e un giovane francese? O svedese? Magari -ipotizziamo- sussidi più alti (non quelli ridicoli stanziati dal Governo italiano per far fronte alla crisi)… magari una maggiore flessibilità all’atto della ricerca di un nuovo lavoro – qualificato? A queste domande dovrebbe rispondere Sacconi. Il quale invece da tempo ripete che i giovani del Belpaese devono imparare ad accettare qualsiasi lavoro, non accorgendosi che questo “sport” -i tapini- lo praticano già da anni.

Peccato però che i suddetti giovani proprio scemi non siano: secondo un recentissimo sondaggio, realizzato per il convegno italo-britannico di Pontignano, il 63% dei 18-35enni italiani intervistati afferma che ci troviamo ancora nell’occhio del ciclone della crisi. Per il 16% il peggio deve ancora venire (contro il 7% dei britannici). Il 19% degli italiani (contro l’8% dei britannici) aggiunge di aver già subito notevolmente gli effetti della crisi, mentre il 63% dei giovani del Belpaese (contro solo il 47% dei coetanei britannici) sostiene di guardare al futuro con apprensione. I “nostri” hanno anche più paura di perdere il lavoro (59 a 41), mentre alla domanda “Il tuo Paese ha agito bene sulla crisi?”, il 54% degli italiani afferma di no, che le misure sono state “sbagliate e insufficienti”, contro il 45% degli inglesi. C’è di che riflettere, vero?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Ricambio Generazionale

In Declino Italia on 16 Settembre 2009 at 13:39

“Ci vuole un ricambio generazionale e io sono più giovane di tutti questi signori grazie al cervello”Silvio Berlusconi, 15 settembre 2009.

Il 29 settembre Silvio Berlusconi compirà 73 anni. Da 15 è un “professionista della politica”. Accogliamo con favore questa sua campagna in favore del ricambio generazionale.

Cominci allora lei, signor Premier (imitato il prima possibile dalle alte gerarchie del PD), a lavorare per mettere -entro fine anno- un quarantenne alla guida del Pdl. Cervello o non cervello, le leve del cambiamento devono essere innanzitutto anagrafiche. Berlusconi è il leader più vecchio del G8, nonostante il lifting.

L’Italia è bloccata da una classe dirigente anziana. I migliori di un’intera e giovane generazione stanno fuggendo all’estero, soffocati come sono dall’incollatura alla poltrona di certi 50-70enni. Poi c’è chi lo capisce e si fa da parte, tifando per i giovani e cercando di aiutarli, e chi invece resta aggrappato vita natural durante al mito di Dorian Gray.

A quale categoria appartiene lei, signor Presidente del Consiglio?

In memoria

In Lettere e Proposte on 15 Settembre 2009 at 10:14

“Caro Sergio,

il tuo meraviglioso ed obiettivo viaggio alla ricerca delle cause della fuga dei cervelli dall’Italia è un ottimo vademecum per coloro i quali intendano raggiungere la meta prefissatasi e vincere così il nepotismo, piaga della meritocrazia. Il libro deve essere consigliato a tutti coloro che iniziano la fuga, perché sia di sprone a non tornare indietro”.

L’avvocato Liberato, 81 anni, aveva collaborato alla realizzazione de “La Fuga dei Talenti”. Con l’altruismo che ha contraddistinto una vita passata a dare -sempre- una mano agli altri (nelle vesti di avvocato civilista), aveva accettato di scrivermi la lettera di liberatoria da far firmare ai protagonisti delle storie raccontate nel libro. Aveva così aggiunto il suo personale tassello alla costruzione di un volume che aveva voluto immediatamente leggere, non appena uscì in libreria sei mesi fa. Le righe che ho riportato in apertura di questo “post” sono contenute in un biglietto che mi fece pervenire dopo aver divorato il libro… ovviamente in poche settimane. Più tardi, al telefono, mi disse: “Questo libro lo devi far leggere a tutti i giovani… devono sapere”. Era la sua ossessione, come se vi intravedesse un messaggio in bottiglia che non doveva andare perso. L’avvocato Liberato apparteneva a quella classe di persone che, nonostante l’età, manteneva uno spirito giovane. Per davvero. Un fuoco vivo dentro, che non si è mai veramente consumato. Ed era dunque perfettamente cosciente della necessità di maggiore giustizia sociale, in Italia: una giustizia che passa anche attraverso il ricambio generazionale. A differenza di chi, a 50 o 60 anni, resta ancora ben saldamente ancorato alla poltrona (sottraendo spazio e meritocrazia ai giovani), l’avvocato vedeva proprio nei giovani il futuro necessario di questa nazione.

L’avvocato Liberato se ne è andato la scorsa settimana: ho voluto ricordarlo così, con l’ultimo suo messaggio e l’ultima promessa -questa volta mia- che farò di tutto per portare a quante più persone possibile il messaggio contenuto ne “La Fuga dei Talenti”. “Questo è un libro che devono leggere tutti i giovani”, mi aveva ripetuto come un mantra, con una speranza che infrangeva il comune disincanto di chi -arrivato alla sua età- aveva visto tutto e il contrario di tutto, nella vita. Il disincantato quella volta fui io, quando gli risposi che non possiedo cinque televisioni e una potenza di fuoco mediatica sufficiente a convogliare qualsiasi messaggio io desideri. Anzi, possiedo solo un libro stampato in qualche migliaio di copie. E un blog…

Ma alla fine aveva ragione lui. Prendo quel messaggio come un compito cui adempiere. Arrivederci, Liberato. E grazie di cuore.

Champagne

In Fuga dei giovani on 8 Settembre 2009 at 10:53

Oggi possiamo stappare lo champagne: l’Italia è risalita dal 49esimo al 48esimo posto (!) nella classifica mondiale sulla competitività, come annuncia il World Economic Forum. Chissenefrega se la Francia è al 16esimo posto, o la Germania al settimo… La vera novità del 2009 è che il Belpaese -in materia di competitività- lotta nelle prime dieci posizioni della Serie C mondiale. Soffocato da uno dei mercati del lavoro più rigidi del mondo e da un indebitamento pubblico da far tremare i polsi (afferma il WEF). E poi ci si chiede perché i giovani continuino a fuggire…

Fuggono o pensano alla fuga anche i giovani che lavorano nell’ambito della cultura, come denunciava qualche tempo fa un bell’articolo de Il Sole 24 Ore, che sintetizzava la discussione sorta all’interno del blog “Scrittori Precari“. Il dilemma: “Partire o restare”? Claudia Boscolo scrive: “Le radici della cultura italiana affondano nell’esclusione, nella pratica della consorteria, nell’infamia. La situazione attuale non si può considerare una cacciata implicita? Noi si resta qui, ma qualcuno ce l’ha chiesto, forse?” Claudia giustamente si lancia contro molti “intellettuali affermati, che coronati dai successi letterari, godono di tutte le glorie transitorie di qualche editoriale egoico, invece di fare fronte comune e insistere perché qualcosa cambi”. Insiste l’animatore del blog Simone Ghelli: “Una cosa mi ha colpito più di tutti. La mancata reazione da parte di un paio di generazioni (tra cui la mia), alle quali le ultime classi dirigenti hanno praticamente rubato il futuro. E’ la generazione che usiamo definire dei precari, di chi si è ritrovato con la laurea in tasca (e a volte anche il dottorato), a dover scegliere tra la fuga verso un Paese migliore e la prospettiva di rimanere in Italia a fare il primo lavoro che capita”. Completamente d’accordo con te, Simone. Come vedete, la voglia di fuga è trasversale a tutti i settori.

Un accenno, prima di chiudere, a un altro settore cruciale della nostra economia (o così dovrebbe essere, almeno a livello teorico): quello della ricerca. Che significa anche, tradotto in termini un po’ più business, sviluppo e innovazione. Ha riscosso molto successo il “post” che ho pubblicato la scorsa settimana sul rientro dei cervelli. Certo, i numeri fanno impressione… Ma questo è veramente un Paese assurdo. Capace di far rischiare lo sfratto all’istituto di ricerca sul cervello Ebri (fortemente voluto da Rita Levi Montalcini), e poi -come se nulla fosse- annunciare pochi giorni dopo il varo di trenta borse di studio da 200mila euro l’una per far tornare i cervelli (o attrarre ricercatori di chiara fama). Indovinate come il Ministro dell’Istruzione Gelmini ha voluto chiamare il progetto? Ovviamente “Progetto Levi Montalcini”. Perchè questo Paese con una mano quasi ti sfratta, mentre con l’altra ti dedica premi, targhe, vie, strade, piazze. Il problema, Ministro, è anche strutturale: quando questi 200mila euro finiranno, che succederà? Li rispediamo indietro, i “cervelli”? Continueremo nella “commedia delle buone intenzioni”, per dirla con Ferruccio de Bortoli?

Già, perchè, per citare una volta di più il pomposo e monumentale programma di “Rientro dei Cervelli” e il presidente del Consiglio Universitario Nazionale Andrea Lenzi (intervistato da La Repubblica), che lo gestisce, “non c’è stata affatto la folla di domande che ci aspettavamo. Non c’è stata alcuna corsa da parte dei ricercatori emigrati verso l’Italia”. A scanso di equivoci, comunque, l’ultima mazzata agli aspiranti “figlioli prodighi” l’ha tirata proprio la madrepatria: per accettare tutte le 120 domande pervenute (poche, effettivamente) ci volevano 22 milioni di euro. Mentre il budget a disposizione era solo di tre e mezzo. Però… Per tornare alle 30 borse di studio annunciate dalla Gelmini: ma non si potrebbe curare -e bene- un solo programma per i ricercatori di rientro, anziché incentivare la nascita di una miriade di iniziative scollegate tra loro, pronte a finire sul medio periodo nel dimenticatoio per mancanza di fondi, una volta finito l’”effetto annuncio” propagandistico?

La Francia intanto, denuncia il direttore di ricerca al “Centre National de la Recherche Scientifique” Mauro Mezzina, offre ben 1200 nuovi posti di ricercatore l’anno. Andando un po’ più lontano, come spiega sempre a La Repubblica Paolo Pandolfi (direttore del Cancer Center dell’Università di Harvard – USA), basterebbe poter applicare le regole auree di finanziamento “made in Usa”: risorse federali, statali, fundraising (stimolato con una detrazione al 100% dalle tasse). Il tutto unito all’assoluto rigore e severità con cui vengono erogati i fondi. Erogazione che avviene solo dopo un vaglio accuratissimo, a cura di esperti che variano di continuo, per evitare favoritismi e particolarismi, sullo stile di quelli denunciati da Stefano Zecchi in un articolo per il Giornale (clicca qui per leggere).

Chiude con un messaggio di speranza Pandolfi: “Anche in Italia sarebbe possibile tornare ad essere competitivi ed attrattivi, non ci mancano né i talenti né le eccellenze. Basterebbe avere delle leggi quadro, forti e precise. E farle rispettare”.

Pensiero del Weekend 21

In Meritocrazia on 4 Settembre 2009 at 14:55

L’ultima iniziativa (in ordine temporale) de “La Fuga dei Talenti”, relativa all’appello al presidente emerito della Repubblica Carlo Azeglio Ciampi, chiamato in causa da questo blog per aiutare a sbloccare il rinnovo generazionale, ha scatenato una valanga di commenti sul portale di social network professionale “LinkedIn”. Di seguito proponiamo i più significativi, in risposta alla domanda:

“ll presidente emerito della Repubblica Carlo Azeglio Ciampi, in una recente intervista, ha dichiarato: “Ho fiducia nelle nuove generazioni. C’è un’élite solida di 20-40enni che è pronta a prendere la guida del Paese e dargli un nuovo impulso“. Siete d’accordo? Esiste questa nuova classe dirigente, pronta a prendere le redini di questo Paese immobile? Oppure non è più corretto affermare che le migliori menti di questa classe dirigente emigrano ormai da anni all’estero?”.

Paolo no, alla prima. si alla seconda

Riccardo Quello che dice il presidente emerito della Repubblica Ciampi è vero solo in minima parte. Posto che esista questa élite solida di 20-40enni, di fronte al malcostume nostrano della raccomandazione “all’italiana” (quella all’americana salverebbe il nostro Paese invece di affossarlo), la stessa o ha già preso la strada estera, o si è adeguata trovandosi uno sponsor che gli faccia fare carriera. Per quanto riguarda i 50-70enni che bloccano lo sviluppo italiano, basta vedere le età dei nostri dirigenti pubblici e privati a cui, visti i lauti compensi, basterebbe un solo anno di lavoro per poi godersi una meritata (e dorata) pensione. E che invece rimangono disperatamente attaccati al loro posto di potere.

Giuseppe In Italia non c’e’ mai stata una vera e propria rivoluzione, e se continua così non vedo come potrà mai accadere. Una società che impone il modello del “si deve partire dalla gavetta”, “e’ già tanto se…”, ma dove volete che vada? Purtroppo questi detti comuni sono stati usati per decenni, oramai con il solo intento di tarpare le ali ai giovani, (ri)metterli al loro posto… In generale chi si ribella normalmente se ne va, in cerca di Paesi dove le barriere all’ingresso ci sono sempre, ma almeno non sono imposte dal sistema per mantenere lo status quo ad ogni costo. Il perche’ se ne va e non cerca di cambiare la situazione? Perché generalmente non e’ supportato dalla massa. Chi si espone ci rimette, solo lui. Quindi chi rimane si adegua! All’ex presidente Ciampi….una pregunta por favor… Ma perché si rimandano le azioni correttive SEMPRE e SOLO alle future generazioni? Troppo semplice!!!

Michele Nella mentalità italiana è insita la seconda risposta….istintivamente tutti noi propendiamo a ritenere più affidabili degli esperti/professori/dirigenti di una certa età ed esperienza, piuttosto che giovani seppur brillanti… E’ come se “non ci fidassimo” del giovane talento!

Valerio Purtroppo in Italia la generazione di centro ha 2 problemi. La vecchia generazione non molla i privilegi acquisiti. Non c’è dunque motivazione: per un ventenne italiano è più facile scaldare i banchi universitari che darsi da fare. C’è anche da dire che, a differenza di altri Paesi, è praticamente impossibile costruirsi una vita fuori dal focolare familiare (in Francia le giovani coppie hanno sovvenzioni da capogiro per le case…)

Francesco La vecchia generazione schiaccia sicuramente quella nuova. Il dirigente è 1 su 10000, quindi è facile cadere nel tranello dei giovani svogliati. Mancano catalizzatori per i volenterosi, gli instancabile e le menti brillanti. Dopotutto, perché mollare nel momento in cui si ottiene quello che si vuole con il minimo dello sforzo? In altri paesi la gioventù è sovvenzionata. Da noi è castigata, anche se credo che il lassismo universitario derivi più dalle pessime prospettive future e dalla mancanza totale del concetto meritocratico.

Riccardo Magari ci sono, ma il problema e’ che hanno lasciato l’Italia da un bel po’. Decisamente non sono interessato a lasciare la credibilità ed il rispetto guadagnati per gente che non sa cosa significa apprezzare, crescere e guardare a dopodomani invece che ad oggi.

Ezio Laddove ci sono privilegi diffusi di cui gode una “casta” (la vecchia classe dirigente), l’unico modo per toglierli e sbloccare la situazione è rivolgersi ad un’autorità superiore. Ma qual è l’autorità superiore alla nostra vecchia classe dirigente? Il consiglio Europeo di Bruxelles? Non credo che la fine dei privilegi della Casta finirà con semplici applicazioni di normative europee, sono pessimista: temo che l’Italia dovrà attraversare una grave crisi ,per sbloccare questa situazione cristallizzata.

Aggiungo che il Tg1 di oggi, col solito stile della “curiosità” (approfondire è pericoloso, giornalisticamente parlando), ha dato una notizia interessante, benché già nota. Sono in aumento i giovani italiani che si iscrivono alle università britanniche. La fuga, come già anticipato mesi fa su questo stesso blog, inizia ormai fin dall’università.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

L’Italia del Sol Calante

In Giovani Italians on 31 Agosto 2009 at 11:58

Il Giappone ha voltato pagina. Una delle maggiori gerontocrazie al mondo ha spodestato dal trono del Governo l’ormai elefantiaco Partito Liberaldemocratico, al potere quasi ininterrottamente dal 1955, rimpiazzandolo con il Partito Democratico.  Come ogni sistema di potere incancrenito che si rispetti, anche quello costruito negli anni dai liberaldemocratici nipponici aveva portato in auge nepotismi e clientelismi, arrivando a trasmettere interi feudi elettorali di padre in figlio. Il segnale che arriva da Oriente è forte, e dovremmo farlo nostro: un segnale di cambiamento, votato e voluto soprattutto dai giovani del Sol Levante. Che hanno perfettamente compreso come i tempi siano cambiati: che certi meccanismi corporativi, buoni a rendere Tokyo una superpotenza economica mondiale fino a pochi decenni fa, ora non funzionano più. Full stop. E cosa accade invece più a ovest, nella seconda gerontocrazia mondiale… ovverossia l’Italia? Nulla, assolutamente nulla. Mentre infuria una battaglia tra “poteri forti” per assicurarsi il controllo dell’ormai quasi ex potenza del G8, leggo sempre più spesso sui giornali lettere di giovani che non ce la fanno più. “L’Italia è un Paese per vecchi, governato da vecchi, noi non abbiamo un posto e un ruolo e non ci lasciate sperare di poter arrivare. Ma siete ancora convinti che il male dell’Italia siamo noi?“, gridava solo ieri Aurora (24 anni) dalle pagine di Repubblica, dopo un’animata discussione con lo zio “ex-idealista, ex-sessantottino, probabilmente ex-troppe cose“. Qualche giorno prima era stato il turno di Sergio Denosa: “Sono un impiegato pubblico, laurea e master, 36 anni. Fiero di esserlo. E senza prospettive di carriera“. Sergio descrive la sua situazione di funzionario che -nonostante tutto- conserva la passione, pur circondato da capi “che pensano alla pensione che si avvicina, altrimenti pensano alla possibilità di far carriera. E a fruire di tutti i benefits possibili, con minima volontà progettuale, persone che rifiutano le innovazioni e applicano il minimo possibile per non scombinare il quadro di situazione. Persone che si contornano di servi“. Capi, la cui principale preoccupazione è applicare la massima “nulla si crea, nulla si distrugge, tutto si trasforma”… Scrive Sergio: “Io sono nell’età di mezzo e mi sento male. Fisicamente, ma soprattutto psicologicamente. Avevo ideali, speranze, passione, volontà. Ti frenano, cercano di bloccare tutto. Mi domando se cambierà mai qualcosa. Le alternative sono andarsene in un Paese estero “normale” o continuare a suicidarsi in quest’agonia lavorativa, azzerarsi e allinearsi“. E poi c’è “Graceless”, “uno di quei milioni di giovani italiani che lavorano all’estero. Faccio il cameriere a Londra, con una laurea in Lingue inservibile perché l’università italiana prepara al fallimento e alla disoccupazione” [pienamente d'accordo con te, Graceless, se mi fossi limitato a seguire gli insegnamenti di certi baroni di Lingue non so manco io che fine avrei fatto, nda]. Graceless lancia una denuncia forte, tagliente, rivolgendosi al suo Paese: “Sono uno di quegli ex giovani sui quali si doveva investire e che invece avete solo investito e lasciato rantolare per terra. E non mi date il colpo finale solo perché vi siete scordati di me“. Graceless è ormai senza speranze: “L’unica soluzione a questa situazione è non pensare affatto, non pensare più, smettere di nuotare, affogare e risparmiare il fiato per lanciare l’allarme perché essere salvati costa e la riconoscenza non me la posso permettere“. Il finale è già scritto: “A ottobre farò il cameriere a Roma senza neanche un contratto e a 34 anni, se sarò fortunato, farò l’operaio grazie ad una raccomandazione [?!?]. E rimpiangerò per tutta la vita di aver lasciato il mestiere di cameriere a Londra“. Infine due lettere firmate: la storia di un giovane (o una giovane?… non è dato capire), ex ricercatore/trice con esperienze di lavoro all’estero, 22mila euro lordi l’anno grazie a un contratto di consulenza in Rai e un meccanismo infernale di partita Iva che lo/la obbliga a un secondo lavoro in nero. E la storia di una giovane nei suoi mid-twenties, per dirla all’inglese, il cui sogno è entrare in magistratura: continue modifiche della normativa di accesso la obbligano però a una gimcana tra scuole di specializzazione sbucate dal nulla, apertura di partite Iva, iscrizione all’albo degli avvocati (e perché?). Lei non mollerà, ma molti suoi colleghi “brillanti e volenterosi” si sono già persi per strada, denuncia lei. Tutti o quasi i protagonisti di queste lettere sono accomunati da una caratteristica: la dipendenza economica dai genitori fino in età avanzata (per potersi emancipare, non certo per vivere a casa tra tv e pop corn), e le difficoltà incontrate laddove i genitori vengono a mancare. Questi sono i “bamboccioni” di oggi: emarginati da un Paese gerontocratico e clientelare modello nipponico (ma loro a questo modello hanno già cominciato a voltare -fortunatamente- le spalle), in perenne lotta per la sopravvivenza. Tra pochi anni, è già facile pronosticare, l’Italia sarà l’unico Paese industrializzato a detenere l’ambita palma del Sol Calante. Scommettiamo?

Il flop del “Rientro dei Cervelli”

In Fuga dei giovani on 27 Agosto 2009 at 09:24

Sono tornati in venti. Il pomposo programma di “Rientro dei cervelli” ha fatto registrare l’ennesimo buco nell’acqua. Su 125 domande presentate, neppure due decimi hanno potuto usufruire di una borsa ministeriale per l’anno accademico 2008-2009. Lo ha denunciato (forse involontariamente…) al quotidiano “Il Messaggero” (ma sul tema potete ascoltare -cliccando qui- l’interessante approfondimento di “24 mattina”, andato in onda su Radio 24) Andrea Lenzi, presidente del Consiglio universitario nazionale. Un flop che fa il pari con l’analogo insuccesso registrato nei primi anni 2000: 466 “cervelli” rientrati, di cui solo 45 hanno poi ottenuto l’ambito contratto di professore associato. 321 hanno continuato a navigare nel limbo dell’università italiana, mentre un centinaio di loro ha rifatto le valigie, capendo di aver perso solo tempo (dati contenuti nel libro “La Fuga dei Talenti”, pag.78). Insomma, non solo non riusciamo a importare “fuoriclasse” della ricerca o dell’istruzione, ma stentiamo maledettamente anche a far rientrare i nostri espatriati. Anche perché, come ha dimostrato un recente articolo de “Il Sole 24 Ore” (24 agosto), nonostante da fine luglio siano entrate in vigore precise regole per l’assunzione di ricercatori su basi meritocratiche, troppe nostre università continuano a infischiarsene. Per il quotidiano economico, ben il 52% degli atenei non rispetta i binari tracciati dalla riforma Gelmini, concepita per far vincere la meritocrazia. Uno su due! In una trentina di casi i concorsi continuano a prevedere prove scritte e orali o un colloquio soggetto a valutazione, altri “dimenticano” il sorteggio dei commissari, i più sfacciati infine (Camerino, Cassino, Palermo, Varese, Sassari, Politecnico di Milano) pongono un limite massimo alle pubblicazioni presentabili (dimenticando così il cv accademico e la differenza che può fare). Il tutto mentre -se il Governo non si dà una mossa in tempi brevi- sono già a rischio 80 milioni di euro, destinati a tremila posti da ricercatore cofinanziati dallo Stato. Ora ovviamente a rischio. La dimostrazione che i “bla bla” estivi sull’importanza di rilanciare la ricerca in un Paese agli ultimi posti delle classifiche internazionali sono buoni solo a riempire i giornali. Speriamo a questo punto che miglior sorte, rispetto alla -di fatto- defunta iniziativa di rientro dei cervelli, la ottenga il progetto di legge “Talenti Welcome” di Controesodo, presentato a fine luglio. Ddl che deve però ancora passare la lunga trafila parlamentare. Per chiudere con una nota di “ottimismo” vi segnalo l’ultimo intervento del Governatore di Bankitalia Mario Draghi: ieri ha denunciato come essere istruiti -in Italia- paghi meno che in altri Paesi. Ha denunciato come il nostro sistema formativo non segnali il merito, scoraggiando le stesse imprese a premiarlo con remunerazioni adeguate. Tutto vero. Ha dimenticato una cosa però, lui che di anni all’estero ne ha macinati: è anche per questo che i migliori talenti italiani lasciano il Belpaese.  Non tutti vengono richiamati col ruolo di Governatore di Bankitalia… Il 99% di loro (o poco meno) viene semplicemente dimenticato all’estero.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Appello a C. A. Ciampi (Presidente Emerito)

In Fuga dei giovani on 23 Agosto 2009 at 13:19

Un’altra estate si avvia alla conclusione. Conclusione inevitabile, con i titoli di coda sovraimpressi sull’ultimo tramonto dell’ultima serata trascorsa in spiaggia. E’ stata un’estate decisamente sottotono, in attesa di un autunno che non si preannuncia affatto facile. Un’estate che ci ha regalato l’ennesima storia di due cervelli in fuga (come sempre più spesso accade, nel campo della ricerca), la cui esperienza decennale negli Usa ha permesso loro di realizzare scoperte in serie. L’ultima delle quali relativa alla cura dei tumori cerebrali infantili, con l’identificazione di una nuova funzione per la proteina Huwe 1, molecola rivelatasi indispensabile per la corretta programmazione delle cellule staminali del cervello. Antonio Iavarone e Anna Lasorella hanno lasciato l’Italia -e soprattutto il Policlinico Gemelli- nel 1999, dopo aver denunciato le continue pressioni del primario di oncologia pediatrica Renato Mastrangelo, la cui unica e principale preoccupazione di carattere scientifico pareva essere -parole loro, riportate sui giornali- quella di far inserire il nome del figlio Stefano (ora ben inquadrato nelle strutture universitarie, vedasi sito del Policlinico) nelle pubblicazioni dei due “cervelli” (ben 25 quelle di cui ha finito col fregiarsi il solito “figlio di”…). Al punto da impedire loro di scegliere persino i propri collaboratori. Una via crucis professionale che ha portato i due, poco più che trentenni, a mollare tutto e a cercare rifugio negli Stati Uniti, dove hanno infilato un successo dopo l’altro. Un percorso analogo a quello annunciato solamente a fine giugno da un’altra ricercatrice, Rita Clementi, con una lettera al presidente della Repubblica Giorgio Napolitano. La dimostrazione che in dieci anni nulla è cambiato. La notizia ferragostana relativa al duo Iavarone/Lasorella (due veri signori, al punto che hanno evitato per quanto possibile di rivangare troppo i fantasmi del passato), ha scatenato il solito putiferio di reazioni di solidarietà, tutte inneggianti alla meritocrazia. I soliti baroni politici e universitari si sono riempiti la bocca con le consuete frasi fatte, confidando che il polverone estivo si sarebbe presto esaurito. Così non deve essere, però: questo è un Paese che rischia di tornare nel Paleolitico, se non velocizza quanto più possibile il passaggio di mano generazionale della propria classe dirigente… in tutti i settori! Troppe migliaia di giovani stanno continuando a lasciare l’Italia ogni anno, soffocati come sono da baronati economici, politici, universitari, medici, artistici e di mille altri tipi. Una denuncia ribadita mille volte anche nel libro “La Fuga dei Talenti“.

Il presidente emerito della Repubblica Carlo Azeglio Ciampi, in una recente intervista al quotidiano “La Repubblica”, ha testualmente dichiarato: “Ho fiducia nelle nuove generazioni. C’è un’élite solida di 20-40enni che è pronta a prendere la guida del Paese e dargli un nuovo impulso“. Presidente, lei sa benissimo come questo processo di cambiamento sia ostacolato da precisi potentati che fanno l’impossibile per frenarlo, soffocando le ambizioni e la carica innovativa della nuova classe dirigente di cui lei parla. E’ il momento di passare all’attacco, facendo i nomi e cognomi di chi blocca il cambiamento. Cominci lei, signor Presidente: avvii per primo e con coraggio, attraverso l’autorità morale di cui dispone, questo processo di “name and shame“. Lo faccia pubblicamente, costringa sulla difensiva questi personaggi e questi “baroncelli”. Li esponga al giudizio pubblico. I giovani -vedrà- la seguiranno e la incoraggeranno. Sono stanchi, ma hanno bisogno di una guida morale che si esponga per primo.

Ai lettori del blog: FACCIAMO SENTIRE LA VOCE DI QUESTO APPELLO AL PRESIDENTE EMERITO CIAMPI. INVIATE UN’E-MAIL CON IL LINK DI QUESTA PAGINA INTERNET E LA VOSTRA PERSONALE RICHIESTA A: ciampi_ca@posta.senato.it (per copia conoscenza anche a: fugadeitalenti@gmail.com)

COME OGGETTO DELL’E-MAIL SCRIVETE: “APPELLO DEI GIOVANI ITALIANI PER UNA NUOVA CLASSE DIRIGENTE”. E SPARGETE VOCE VIA INTERNET: quanti più saremo, tanto più difficile sarà lasciare questo appello inascoltato!

Summer Break

In Lettere e Proposte on 30 Luglio 2009 at 16:07

Saluto i lettori del blog per qualche settimana: l’estate è ormai entrata nel vivo, ed è ora di mollare le ancore per un po’. In questi mesi ho riempito il blog di pensieri, notizie e riflessioni sulla condizione dei giovani in Italia. Una condizione che li spinge sempre più a cercare rifugio all’estero. Anche nel bel mezzo della Grande Crisi. In queste settimane ho aperto il blog a riflessioni e pensieri (che spero continueranno ad arrivare -a decine- anche dopo le ferie), ho realizzato interviste e ospitato commenti di esperti del settore. Molto resta ancora da fare, perché nulla è cambiato. Ricercatori capaci come Rita Clementi continuano a fuggire schifati da questo Paese, togliendosi in qualche caso (e per fortuna) la soddisfazione di urlare la propria rabbia ai quattro venti; giovani Lucie -come quella raccontata nella rubrica “Italians” di Beppe Severgnini- continuano ad affollare le università inglesi, dopo aver dovuto soppportare ogni sorta di umiliazione al Sud come al Nord della Penisola, mentre centinaia di “comandati” continuano ad ottenere posti di rilievo nelle amministrazioni regionali (nella fattispecie quella della Campania, vedi Corriere della Sera del 20 luglio) solo perché amici dei politici. Infine, come ha denunciato Il Sole 24 Ore non più di tre giorni i fa, il 44% dei neolaureati continua a vivere con un contratto temporaneo. Aggiungiamo che solo il 43,7% di loro ha ottenuto un impiego a un anno dalla laurea (dati Cnel). Intanto fa capolino l’autunno, con l’onda lunga dei licenziamenti, delle casse integrazioni e del non rinnovo dei contratti in scadenza. Al momento è facile prevedere come saranno molti i giovani ad esserne investiti. Già, proprio la futura classe dirigente di questo Paese. O meglio, l’eterna futura classe dirigente dell’Italia. Mentre chi pensa che si possa diventare classe dirigente anche a 30 o 40 anni se ne è già andato. In nazioni dove questo è realtà, non chimera.

In autunno dovrebbe fare passi avanti la prima proposta di “Controesodo” per il rientro dei giovani Talenti, residenti all’estero da almeno due anni. Sempre che le paludi romane delle commissioni parlamentari non tirino ancora il freno. Ma se vogliamo veramente riportarli in patria, questi giovani, dobbiamo far sì che al loro ritorno trovino un Paese diverso. Dove la crisi ha fatto piazza pulita delle costose baronie (in tutti i settori), promuovendo una classe dirigente giovane e dinamica. Dove ad andare avanti sono le imprese realmente innovative, dove la riforma universitaria promuove sì il merito ma immette contemporaneamente fondi a iosa per quegli atenei che sono in grado di spiccare il salto. Dove non basta il cognome o la cooptazione per fare carriera. Dove il merito e le capacità individuali sono condizioni uniche e sufficienti per ottenere un posto. Dove i 20, 30 e 40enni si sono finalmente ripresi i loro spazi, prepensionando i baroni che altro non hanno fatto che ingessare questo Paese, appiccicandosi alle loro comode poltrone. Dove il capo del Governo ha massimo 50 anni, e idem il leader dell’opposione. Fantascienza? Sì, probabilmente. Ma a questo dobbiamo puntare. Ed è quello che continuerà a chiedere, anche con iniziative mirate, questo blog.Vi aspetto da settembre nelle nuove presentazioni in giro per l’Italia. Ascolterò con attenzione le vostre proposte e le vostre denunce. Occorre fare rete, per cambiare realmente questo Paese. Non siamo soli, in tanti vogliamo modificare radicalmente le regole del gioco.

Buona estate a tutti… magari sfogliando qualche pagina de “La Fuga dei Talenti!

Sergio Nava

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Generazione Bruciata – Intervista ad Alessandro Rosina

In Giovani Italians on 26 Luglio 2009 at 16:00

Non è un Paese per giovani” è l’ultima fatica saggistico-letteraria di Alessandro Rosina, giovane professore dell’Università Cattolica di Milano, i cui lavori precedenti (relativi soprattutto all’emarginazione delle giovani generazioni nel Belpaese)  compaiono più volte anche nell’introduzione de “La Fuga dei Talenti“.

Sergio Nava lo ha incontrato nel suo ufficio milanese: Prof. Rosina, perché parla di una “generazione parcheggiata”?

Perché è una generazione che ha reagito a una serie di penalizzazioni che si è trovata a subire negli ultimi decenni -per esempio il deterioramento delle proprie prerogative di spazio sociale e occupazionale nella società- in maniera passiva e remissiva. Questo è stato un male per loro, poiché hanno rinunciato a ritagliarsi lo spazio che ogni generazione ha il dovere di ricavarsi… soprattutto per rendere la società più dinamica, migliore e farla crescere. I giovani non hanno avuto la capacità di trovare il proprio spazio. Si sono rassegnati e hanno cercato singolarmente la propria via per il successo.

Come è possibile che si sia arrivati a una simile rassegnazione, senza una presa di coscienza generazionale? Lasciando che a occupare le poltrone e le stanze dei bottoni siano sempre le stesse persone?

Il problema è che -a differenza di altri Paesi europei- dove c’è un’abitudine generazionale da parte dei giovani a opporsi allo status quo, per cambiare quelle regole che impediscono loro di diventare parte attiva della società, i giovani italiani sono stati tradizionalmente e da sempre abituati a chiedere come favore ai genitori quello che in altri Paesi ottengono come diritto. La carenza, ad esempio, di un sistema di welfare pubblico, è compensata in Italia dalla famiglia di origine. Tradizionalmente. Il giovane nordeuropeo sa che è compito dello Stato creare protezione sociale. Laddove questa protezione non c’è lo Stato si impegna normalmente a colmare questa lacuna. Invece un giovane italiano che si trova in difficoltà chiede maggiormente aiuto alla famiglia. Questo è ciò che è successo negli ultimi anni. In conseguenza del peggioramento della condizione di vita (per la precarietà, le difficoltà del welfare, ecc.) i giovani italiani hanno ulteriormente chiesto aiuto alla famiglia di origine. Sono dunque rimasti a vivere più a lungo coi genitori, hanno posticipato il momento di conquista di un’autonomia: ciò ha ridotto la loro capacità di assumersi dei rischi. Anche perché la presenza di un sistema di welfare fa tendenzialmente rischiare di più: quando al contrario questa rete di protezione manca si diventa ipercauti, rifugiandosi nell’iperprotezione famigliare. Il che frena la possibilità dei giovani di diventare attivi, come generazione. Li mantiene con le briglie legate, posticipando i tempi di conquista dell’autonomia, nonché la possibilità per loro -singolarmente e collettivamente- di dare un contributo attivo alla società in cui vivono.

E quando l’attuale classe dirigente finirà, per raggiunti limiti di età… cosa ci aspetta? Soprattutto se pensiamo che l’attuale generazione di giovani è -nei fatti- parcheggiata e ai margini della società…

Sì, l’attuale generazione di giovani è parcheggiata. Parcheggiata perché i tassi di occupazione sono più bassi rispetto agli altri Paesi; parcheggiata perché le risorse migliori se ne vanno all’estero; parcheggiata perché nelle élite o nella classe dirigente la presenza dei giovani è molto più bassa rispetto agli altri Paesi… è un fenomeno che riguarda la politica, il sistema universitario, le élite culturali. C’è proprio una mancanza o quantomeno una riduzione dell’apporto delle nuove generazioni a livello medio-alto. Ciò rappresenta un problema, perché quando l’attuale classe dirigente si ritirerà, pur lentamente (siamo dopotutto uno dei Paesi più longevi al mondo), un’intera generazione -quella degli attuali trentenni- molto probabilmente rimarrà bruciata. Saranno le generazioni successive a prepararsi a prendere le redini del Paese: questo è l’altro aspetto importante, che fa un po’ sperare. E’ vero che c’è stata una generazione che ha subito in pieno gli aspetti negativi del cambiamento. Ma non è detto che le generazioni che verranno dopo, vedendo per tempo gli effetti negativi derivanti dall’accettazione di un sistema che penalizza i  giovani, non siano in grado di mettere in campo gli strumenti per prepararsi a un eventuale cambio generazionale. Queste nuove generazioni dovranno però divenire classe dirigente rifiutando la logica della cooptazione. Una logica che uccide la meritocrazia e uccide il cambiamento.

Quale futuro vede per l’Italia?

Il futuro è molto preoccupante. Negli ultimi 15 anni non abbiamo osservato alcun segnale positivo. C’è stato un progressivo peggioramento della situazione, senza alcuna reazione. I giovani e l’opinione pubblica hanno registrato un aumento di consapevolezza della loro condizione, che però non si è tradotto in nulla di concreto. Gli stessi programmi elettorali dei partiti hanno dimostrato una maggiore capacità di comprendere i problemi e le difficoltà generazionali. Ma, nonostante ciò, hanno contrapposto una forte resistenza al cambiamento. Una resistenza che deriva dalle scelte sbagliate del passato. Gli stessi squilibri non solo pesano, ma diventano un ostacolo per riaggiustare il percorso di crescita e di sviluppo in senso virtuoso. Pensiamo solo al debito pubblico: quello è un errore che pesa sul futuro. Esiste il debito pubblico scaricato sulle generazioni successive, come pure esistono gli interessi sul debito pubblico, che bruciano -oggi- percentuali di Pil che potrebbero essere utilizzate per migliorare il sistema di protezione sociale.

Ascolta l’intervista audio al professor Alessandro Rosina in .mp3

“La Fuga dei Talenti” a La Spezia

In Fuga dei giovani on 21 Luglio 2009 at 09:57

Dal sito “Città della Spezia”: Dopo la sosta in occasione del Festival Internazionale del Jazz della Spezia, torna la rassegna “Notti al Castello e dintorni”, la serie di appuntamenti a ingresso libero che conducono il pubblico tra incontri teatrali e musicali, conversazioni storiche e artistiche.

Giovedì 23 Luglio alle ore 21 la terrazza panoramica della fortificazione spezzina accoglierà Sergio Nava, che presenterà il volume “La fuga dei talenti: storie di professionisti che l’Italia si è lasciata scappare”, edito da San Paolo,  Edizioni 2009. Il libro di Nava, giornalista di Radio 24, è un viaggio-denuncia nell’emigrazione dei giovani di talento, costretti a lasciare ogni anno il Paese.

Per informazioni telefonare al n. 0187-751142 oppure scrivere all’indirizzo mail sangiorgio@laspeziacultura.it . Per il programma dettagliato dell’ “Estate spezzina 2009” consultare i siti www.comune.laspezia.it e www.laspeziacultura.it .

Bye Bye, Italì!

In Fuga dei giovani on 18 Luglio 2009 at 01:40

Erano in 400, a Bologna. Medici, infermiere, ostetriche. Tutti in coda per cercare un posto di lavoro all’estero, come ha riportato ieri il Corriere della Sera. Per loro c’era solo una possibilità su quattro di espatriare (cento i posti disponibili). Destinazioni: Stati Uniti, Canada, Emirati Arabi. Tutti erano alla ricerca di quella realizzazione professionale che viene loro negata -ogni giorno- in patria. Ad attenderli troveranno un contratto a tempo indeterminato, più benefits vari. La richiesta è altissima, rivela al giornale uno dei responsabili dell’iniziativa: oltre 1600 i professionisti del settore espatriati negli ultimi anni… pochi quelli rientrati. Questi camici bianchi lasciano il Paese delle caste e delle corporazioni, dei primari inamovibili che dispensano miraggi ai giovani seguaci (e mendicanti): lo fanno per approdare -armati del loro bel curriculum infarcito di esperienze- in nazioni dove il merito non è una variabile, ma il parametro principe. Sotto l’articolo dell’edizione online è un diluvio di commenti… oltre 140: è vero, ci sono anche alcuni scettici, che bollano questi medici come “traditori”, ma ci sono pure tanti espatriati che dicono “sì, fanno bene. Lo abbiamo fatto anche noi e non ce ne pentiamo”. Mi limito a riportare uno di questi commenti, molto significativo: “Purtroppo è tutto vero. Anche io e mia moglie (lei medico specialista) abbiamo fatto la scelta di lasciare l’Italia. Per lei dopo la specialità ottenuta a pieni voti (come anche la laurea con 110 e lode) non c’era nessuna garanzia, se non la possibilità di lavorare da precaria in pronto soccorso. Ci abbiamo messo un anno, tra pensamenti e ripensamenti, e nella lista dei Paesi che abbiamo preso in considerazione c’erano anche gli Stati Uniti e gli Emirati, con Dubai. Poi la scelta (per fortuna) è ricaduta sull’Europa, ma in un Paese che è molto più avanti dell’Italia in tutto: la Svezia. Mia moglie è stata assunta a tempo indeterminato in un ospedale pubblico con il solo colloquio, cose che da noi sarebbero impensabili. Oggi lavora 40 ore alla settimana e giusto per dirne una, le ore che fa durante i sabati, le domeniche o durante le notti le vengono pagate il DOPPIO… o recupera. Stamattina ha appena finito di fare il terzo turno di notte in una settimana (capita circa una volta ogni 5 settimane) e ha “guadagnato” 45 ore di recupero, in pratica un’altra settimana di ferie! Per chi conosce le condizioni di lavoro dei giovani medici in Italia tutto questo non sembra vero, ma qui lo è“. Nel libro “La Fuga dei Talenti” ho raccontato le storie di Diego Tosi, giovane oncologo milanese finito a lavorare in uno dei più prestigiosi istituti francesi (dopo aver scoperto che il suo curriculum valeva un po’ di più del misero stipendio/partita Iva elargitogli dall’Istituto Nazionale dei Tumori di Milano), e quella di Giuseppe (nome di fantasia), chirurgo specializzando calabrese finito in un altro continente, a completare la propria specializzazione. “In Italia il giovane bravo è equiparato a un rompiscatole”, mi dichiarò Giuseppe nel corso dell’intervista per il libro. Bene, questi giovani rompiscatole (e bravi), un bel giorno si sono messi in fila a Bologna, per dire anche loro: “Bye bye Italì”. C’è da scommettere che i cento fortunati che otterranno il posto all’estero torneranno nel Belpaese solo per farci le vacanze. Intanto ricordo ancora la storia di Rita Clementi, la ricercatrice emigrata neppure un mese fa negli Usa, la cui fuga ha suscitato molto scalpore sulla stampa. E’ cambiato qualcosa dopo la sua partenza? Un’ondata collettiva di sdegno ha forse rivoluzionato il mondo della ricerca italiano? Che ci risulti, no. Anzi… da quello che mi riferiscono, le cose vanno di male in peggio. Grazie lo stesso, Rita. Qui purtroppo nessuno è profeta in patria, soprattutto se gli mancano gli “agganci giusti”. Buon  lavoro comunque, al di là dell’oceano.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Cooptazione (e cooptati)

In Meritocrazia on 12 Luglio 2009 at 11:34

“Una malattia invisibile sta uccidendo la società italiana”. Inizia così il bell’articolo di Michele Ainis, pubblicato su Il Sole 24 Ore di ieri. Che fotografa con spietata lucidità uno dei mali endemici della società italiana. Un male che ha un nome ben preciso: “amici”. O gli amici degli amici. Questa malattia “toglie slancio, dinamismo, ossigeno. In una parola, frena il ricambio delle classi dirigenti, dunque blocca i giovani, insieme a chiunque abbia idee nuove da mettere in circolazione”. Avete letto bene…: “blocca i giovani”. Andiamo dunque alla radice del problema: quando il giovane italiano, con tutta la sua energia e carica creativa, ma nessun “aggancio” giusto, si affaccia al mondo del lavoro, finisce per scontrarsi inevitabilmente con quello che Ainis definisce “un metodo funzionale all’autoriproduzione delle élite, giacché i designati diventano i futuri designanti. Un metodo che protegge la continuità dei gruppi di comando. Tutto l’opposto, almeno sulla carta, del sistema democratico”. Infatti da mesi vado dicendo che l’Italia non è una una democrazia compiuta. Anzi, è un Paese medioevale, governato da Signori che riproducono e perpetuano all’infinito un meccanismo di “caste a cooptazione”, che mette in circolo solo sangue vecchio e putrido. Il sangue “nuovo”, di cui questo Paese ha maledettamente bisogno, in questo “circolo” non arriva mai. Per questo faremo la fine -un giorno- di certe famiglie reali, indebolitesi ed estintesi a forza di fare figli tra consanguinei. Ma torniamo al giovane pieno di buona volontà che si affaccia al mondo del lavoro. O meglio, della cooptazione “all’italiana”. Quale inevitabile destino lo aspetta, qualora volesse sfuggire a certe logiche inevitabili? Emigrare. Emigrare in Paesi di provata meritocrazia. Che non stanno sulla luna. Basta varcare la frontiera e abbiamo solo l’imbarazzo della scelta. Intanto l’Italia continua a vivere, nel divertente e sottinteso paragone di Ainis, come fosse un gigantesco “Rotary Club”, dove per essere ammessi ai piani alti occorre l’avallo e il beneplacito di uno dei soci “senior”. Quelli che già si trovano nel club. Per questo spesso metto in guardia da certi giovani anagrafici, che in realtà altro non sono che l’emanazione dei loro padri (già nel club dorato dei potenti italiani), dei loro zii, degli amici dei padri, ecc.. Questi giovani, finte cellule di un rinnovamento impossibile, non sono altro che la garanzia della riproduzione all’infinito di un meccanismo che sta uccidendo l’Italia. “Non troverai mai una sedia vuota, nella dirigenza politica o in un consiglio d’amministrazione, se non sarà il corpo dei notabili a decidere che ti puoi accomodare”, scrive Ainis, portando ad esempio la selezione della classe politica: “Mentre l’ultima fase della competizione fra i partiti cade dinanzi alla platea dei cittadini, la scelta dei candidati si consuma in stanze chiuse, nel silenzio del diritto. [...] Nei partiti non c’è spazio per i lupi solitari: la catena di comando reclama fedeltà alla linea decisa dal gruppo dirigente, e quest’ultimo protegge la continuità dell’apparato, usando appunto la cooptazione. [...] Nell’Italia delle camarille e delle lobby, la cooptazione è la regola non scritta che governa l’accesso alle cattedre, così come alle professioni. Magari declinata in favore dei parenti, oltre che dei compagni di banco”. Scordatevi Barack Obama, insomma. Ainis chiude l’articolo con un invito implicito a distruggere questo “cerchio magico del potere”. “Se non rompiamo il cerchio, questo Paese non potrà mai ripartire”, conclude sconsolato. Rita Clementi, ricercatrice 47enne, non è riuscita a rompere questo “cerchio magico”. E se ne è volata via, alla volta di Boston. Dopo due giorni di polemiche e stracciamento di vesti sui giornali, non ne ha parlato più nessuno, tutti intenti come eravamo a celebrare l’Italietta cerimoniosa seduta al commensale dei Grandi. Un’Italietta felice di potersi fregiare ancora dell’appartenenza al Club che conta. Un club che continua -nonostante le apparenze- a guardarci con una certa diffidenza. Tornerò a parlare di Rita Clementi, ora che i riflettori sulla sua storia si sono spenti. Probabilmente per sempre.

Il Paese dell’acqua Lilia (o l’Italia che non vorrei)

In Declino Italia on 30 Giugno 2009 at 10:36

Con questo “post” La Fuga dei Talenti entra nella pausa estiva, con aggiornamenti non più giornalieri ed esclusivamente su temi di stretta attualità. Buone vacanze!

C’era una volta un paese dove tutti erano giovani, dal sindaco, al parroco, fino agli ospiti della casa di cura. In questo paese i ruoli chiave erano nelle mani degli stessi sessantenni, settantenni od ottuagenari, che li avevano ereditati molto tempo addietro. Una situazione che si protraeva ormai da decenni. Tu arrivavi nella piazza principale, in un qualsiasi giorno settimanale o festivo, e ti cominciavano a presentare i “potenti” locali. Tutti all’apparenza giovani, tutti sorridenti, tutti straordinariamente altezzosi e anche un po’ arroganti. All’improvviso venivi colto dal dubbio che questi “giovani” signori locali tanto giovani -alla fin fine- non fossero. Ma poi i loro più stretti amici e collaboratori si affrettavano a dirti che il tuo era solo un effetto ottico… e se proprio insistevi, ammettevano che sì, magari il sindaco aveva pure 72 anni, ma vuoi mettere l’esperienza del nostro primo cittadino in carica da 15 anni, con quel bamboccione di 39, che ancora deve essere svezzato? Vuoi mettere  la competenza del padrone della più grossa azienda locale, che a 89 anni ancora disegna le strategie di un eterno rilancio, mentre -sai- quel manager di 34 anni rientrato da un paese lontano… ma cosa vorrà mai venire a insegnarci? E poi il nostro maestro di scuola, che a 78 anni è una vera autorità cittadina… La tv locale di quel paese mostrava ogni giorno scene di festa, in un paese lindo e dai palazzi maestosi (dove non abitava quasi nessuno, in realtà, ma il solo fatto che esistessero dava un senso di rassicurazione generale): tanti pseudogiovani per le strade a ballare, felici e spensierati, immagini patinate di persone agiate che entravano nei negozi della piazza e facevano incetta di ogni ben di Dio. Un giorno un manipolo di giornalisti indipendenti, che non lavoravano per i giornali e le tv del sindaco (il quale -si spettegolava- riceveva ogni sera a casa le più belle ragazze della città… quelle sì, 20enni o 30enni per davvero), arrivò nel paese per raccontarlo, convinti che finalmente avessero trovato il Bengodi tanto favoleggiato. Dopo pochi giorni scoprirono una realtà ben diversa. Nascosta negli angoli più sconosciuti, emarginata dalla società, viveva una generazione di 20enni e 30enni (anagrafici) che non aveva alcuna voce. Ci avevano provato più volte a chiedere gli spazi che spettavano loro, ma invano. Sempre la solita pacca sulla spalla, accompagnata dall’incoraggiante: “Quando arriverai alla mia età, vedrai che toccherà a te”. Ai più insistenti giungeva persino qualche velata minaccia. Molti di questi giovani -soprattutto quelli che avevano studiato- avevano cominciato ad emigrare nei Paesi vicini, dove pare -pare- esistesse una società più equa, basata sul merito e su una corretta ripartizione delle responsabilità sociali in base all’età. E quanto si arrabbiava il sindaco di questo nostro paesotto provinciale, quando qualcuno di questi giornalisti cominciava a fargli notare che la sua pseudoridente città tutto era, fuorché il Bengodi: così piano piano si scoprì che i suoi abitanti guadagnavano meno -pro capite- del paese vicino, quello dove si parlava una lingua quasi uguale e che era stato a lungo considerato una specie di “cugino povero”. Poi si scoprì addirittura che la ricchezza di quel paese era in costante calo (quell’anno, causa anche una brutta carestia nel circondario, avrebbe perso il 5%). Si scoprì persino che molti di questi baldi giovani 60enni, 70enni e 80enni vivevano molto al di sopra delle loro possibilità, grazie pure a un’alta corruzione ed evasione fiscale. I signorotti e i lavoratori autonomi, nel silenzio generale, esportavano sempre più denaro in alcune frazioni un po’ “losche”, dove nessuno faceva domande sulla provenienza di quella moneta. E a pagare erano sempre i soliti. Intanto il debito pubblico del paese cresceva, e i pochi giovani rimasti -condannati già da anni ad arrabattarsi tra lavori e lavoretti precari- guardavano con orrore a un futuro in cui avrebbero dovuto ripagare loro (ma con quali soldi?…) gli sprechi e le devastazioni dei loro padri e dei loro nonni. Non cambiava mai nulla… neppure gli avversari del sindaco riuscivano a uscire da questa logica suicida, squarciando definitivamente il velo di ipocrisia esistente e mettendo ai posti di comando della loro gerarchia politica i giovani “veri”. Un giorno -nell’indifferenza generale- una signora ormai non più giovanissima, ma dotata di tanto coraggio, scrisse al sindaco onorario. Questa signora faceva la ricercatrice, e denunciò pubblicamente ”il sistema antimeritocratico” che danneggiava non solo il singolo ricercatore precario (come lei), ma soprattutto le persone che vivevano in quel paese. Questa signora (che siamo sicuri parlava anche a nome delle generazioni successive) descriveva un sistema di ricerca malato, che non riusciva a far emergere i migliori e gli onesti, il tutto a vantaggio di potenti lobby. Stanca e sfiduciata, annunciò al sindaco onorario la sua decisione di andarsene. In molti lessero queste sue parole su un giornale (uno dei pochi media non nelle mani del sindaco), ma girarono la testa dall’altra parte.

Qualche anno dopo, nessuno ricorda più quanti, accadde una cosa strana. L’incantesimo improvvisamente svanì. Qualcuno dice che s trattò di un fenomeno molto simile al finale di un famoso libro di Oscar Wilde. Un giorno, con le prime luci dell’alba, i giovani-anziani del Paese dell’acqua Lilia si svegliarono. Si guardarono in faccia, inorriditi: erano diventati improvvisamente vecchi… tremendamente vecchi. Rughe profonde solcavano i loro visi, a stento camminavano. Con le poche forze rimaste, provarono ad accendere la televisione, per cercare immagini rassicuranti. Black-out, non trasmetteva nulla. Scesero per strada, e scoprirono la finzione, in tutta la sua drammaticità: del loro Bengodi non restava nulla. Avevano consumato tutte le risorse: al posto dei finti palazzi nobiliari trovarono case diroccate. Le strade apparvero semiasfaltate, le industrie in rovina. Non avevano saputo intercettare il cambiamento, non avevano avuto il coraggio di puntare sulla ricerca, sull’innovazione e sullo sviluppo. Mentre il mondo intorno progrediva, loro erano rimasti fermi. E coloro i quali avrebbero avuto la possibilità di modernizzare il Paese (i giovani veri, per l’appunto) erano stati zittiti od obbligati ad emigrare. I “vecchi-ex giovani” quel mattino videro i pochi giovani rimasti partire con le valigie di cartone verso i paesi vicini, alla ricerca di miglior fortuna. Il Paese dell’eterna gioventù, il Paese dell’acqua Lilia era finito, non c’era più. Puff… l’incantesimo svanito. La scenografia di cartapesta, piena zeppa di paillettes, smontata. Davanti allo specchio, sentirono improvvisamente tutto il peso del fallimento sulle loro spalle. Ma era ormai troppo tardi.

Dedicato all’Italia, con l’augurio che non sia questo il suo destino.   SN

“Non è un Paese per Giovani”… & Altri

In Giovani Italians on 29 Giugno 2009 at 09:18

Qualche piccolo consiglio di lettura in vista dell’estate: da questo weekend ho iniziato a sfogliare con interesse crescente -e lo consiglio a tutti- il bel libro di Alessandro Rosina ed Elisabetta Ambrosi, “Non è un Paese per giovani” (ediz. Marsilio) . Premetto: è un libro che fa arrabbiare. E parecchio. Perché conferma -con i dati di chi, da studioso, ha ricercato per anni il fenomeno- molte delle teorie espresse nel mio libro “La Fuga dei Talenti”. Rosina è un professore di soli 40 anni dell’Università Cattolica di Milano, che da tempo denuncia l’emarginazione sociale dei 20enni e dei 30enni italiani. Una sua ricerca, lo scorso anno, ripresa anche dalla stampa nazionale, mise nero su bianco il perché le giovani generazioni nel nostro Paese contino poco o nulla. “In questo libro si racconta la storia di due generazioni, in modo diverso protagoniste in negativo dell’Italia di oggi. Se il conflitto generazionale è disattivato, se manca la spinta al rinnovamento e al cambiamento, se la società rimane rigida e poco reattiva davanti alle grandi sfide, abbiamo tutti da perdere. E’ il Paese nel suo complesso che è irrimediabilmente destinato al declino. [...] Un lento naufragio, come quello del Titanic, dove i sessantenni garantiti (quelli che hanno già prenotato le scialuppe di salvataggio) ballano incoscienti nella grande sala dei ricevimenti, mentre giovani senza agganci servono inconsapevoli ai tavoli, ricevendo in cambio pochi spiccioli. Ma c’è qualcuno che, magari laggiù nelle stive, non si rassegna a morire senza combattere, senza nemmeno provarci? Qualcuno riuscirà a irrompere nella sala, opponendosi con forza a un destino già segnato?” Domanda da un milione di dollari, professor Rosina: al momento non si intravede purtroppo nessuno in grado di rispondere al suo appello… in un Paese dove -come scrive lei nella quarta di copertina- ci sono “padri che monopolizzano spazi e risorse disponibili, senza curarsi del bene comune; e figli che dipendono morbosamente dalla famiglia, senza coraggio né capacità di immaginare un futuro diverso”. E l’Italia affonda. Anche perché la maggior parte dei giovani che anela a un reale cambiamento se ne fugge ormai all’estero. Dove trova un ambiente sano di vita e di possibilità di crescita personale e professionale. Da lontano, osserva spesso con distacco e disprezzo questo accrocchio feudal-mafioso che è diventato il Belpaese. Penso, sinceramente, che una lettura combinata de “La Fuga dei Talenti” e di “Non è un Paese per giovani” restituisca un quadro nitido, chiaro e di profonda denuncia sociale di cos’è l’Italia oggi. Li considero due libri a loro modo complementari. Sempre che siate disposti a farvi venire il sangue amaro -ovviamente- anche sotto l’ombrellone. In tema di letture estive, questa volta con un occhio ancora più “saggistico”, vi consiglio l’ultimo libro di un ricercatore già citato anche su questo blog, per i suoi illuminanti scritti relativi al perché questo sia un Paese col welfare peggiore d’Europa, soprattutto nei confronti dei giovani. Un welfare disomogeneo e diseguale, cui manca ancora una vera riforma: un welfare spezzettato in mille codici e patti sindacali che lasciano i precari (e dunque i giovani) in perenne ostaggio di accordi settoriali, che alla fine diventano vere e proprie arme di ricatto generazionale. Il libro si chiama “Flex-insecurity. Perché in Italia la flessibilità diventa precarietà” (ediz. Il Mulino). Dalla recensione su Ibs.it: “Dove e come intervenire in un momento in cui la recessione incalzante minaccia di far deflagrare il fenomeno della precarietà? Gli autori suggeriscono di aggredire tempestivamente carriere, salari, welfare – e avanzano, quantificandone i costi, concrete proposte di riforma: contribuzione unica, salario minimo, indennità di terminazione e, in particolare, una riforma degli ammortizzatori sociali che li renda universalmente accessibili, trasformandoli da privilegio di pochi in diritto di tutti”. Non arriveremo forse mai ai livelli di protezione della Svezia o della Danimarca, ma un piccolo passo in avanti lo potremmo ancora fare, forse. Su questo tema, ma distinta dalla genesi del libro appena citato, segnalo anche l’iniziativa “Pensaci adesso.com“, che mira proprio a far partire una riforma del welfare: “E’ una situazione non più tollerabile”, scrivono sul sito i promori dell’iniziativa, aggiungendo: “I giovani, che già oggi stanno pagando il prezzo più alto alla crisi – con licenziamenti in massa e scarse (o nulle) tutele – rischiano di dover pagare una seconda volta quando si troveranno a ricevere pensioni miserevoli, perché il Paese sta dilapidando il loro futuro”. Infine, un saluto agli amici di “Oggi 7″, magazine settimanale del più diffuso quotidiano Usa in lingua italiana, “America Oggi”. Nell’edizione in edicola ieri hanno nuovamente citato “La Fuga dei Talenti”, in un bell’editoriale a cura di Toni de Santoli. Vi allego il testo in formato word, per scaricarlo cliccate qui.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Pensiero del Weekend 20

In Fuga dei giovani on 27 Giugno 2009 at 09:00

Luglio, col bene che ti voglio… a pochi giorni dall’arrivo dell’estate, con il blog che andrà per un po’ in vacanza (con aggiornamenti più sporadici), vi lasciamo qualche recensione del libro “La Fuga dei Talenti”, “gemello” di carta del blog, uscito in tutte le principali librerie a fine marzo. Potete approfondire, se volete, nella sezione Downloads del blog, dove troverete molte altre recensioni uscite in questi mesi sulla stampa nazionale e internazionale. E vi invitiamo a continuare a votare per il sondaggio online, sulla capacità dell’Italia di valorizzare i suoi giovani di maggior talento. Stiamo viaggiando verso quota 1000 voti… ancora un piccolo sforzo! Buon fine settimana a tutti! 

“La Fuga dei Talenti è una raccolta di storie di ordinaria follia. All’ultima pagina del denso racconto di Sergio Nava il lettore viene colto da un senso di frustrazione: davvero tutto ciò sta accadendo nella Repubblica che i nostri padri costituenti vollero fondata sul lavoro?” – Giuseppe Ceretti (IlSole24Ore.com)

“L’Italia anti-giovani. Questo libro vi spiega come il Bel Paese sta cacciando via il proprio futuro” – titolo di copertina di Oggi 7 (magazine domenicale di America Oggi)

“Una fotografia spietata dei professionisti che l’Italia si è lasciata (e si lascia tuttora) scappare” – Giulia Fossà, “Nudo e Crudo” (Radio 1)

“La fuga dei talenti, un viaggio-denuncia nell’emigrazione dei giovani capaci, che spiega dove finiscono i nostri migliori cervelli” - Agenzia Ansa

“Un quadro impietoso del Belpaese, attraverso il ritratto di giovani professionisti che l’Italia si è lasciata scappare” – Roberto Bonzio (Agenzia Reuters)

“Un libro che ha il rigore di un saggio e la forza polemica di un pamphlet” – Rosanna Biffi (Famiglia Cristiana)

“Talenti accomunati dall’umiltà e dalla ricerca di una meritocrazia che purtroppo pare ancora merce rara nel nostro Paese” – Francesca Amé (Il Giornale)

“Un libro sui professionisti che -stanchi del nostro “familismo amorale”- sono andati a cercare fortuna all’estero” – Antonio Calabrò (Il Mondo)

“Gli emigrati italiani del terzo millennio. Alla valigia di cartone dei loro antenati hanno sostituito lauree altisonanti, riconoscimenti internazionali, curriculum preziosi: troppo per un Paese avverso al merito” – Chiara Munafò (Business People)

L’insostenibile pesantezza del familismo “all’italiana”

In Meritocrazia on 26 Giugno 2009 at 09:00

Un recente articolo dell’economista Daniele Checchi su Corriere Economia sfata alcuni luoghi comuni, relativi al peso della famiglia in Italia. Rinsaldandone però -e al contempo- molti altri. Il quadro che ne esce, come al solito, è tutt’altro che edificante. La ricerca è stata presentata questa settimana a Roma, presso il Ministero del Lavoro. Documenta il peso rilevante delle origini famigliari “nelle scelte formative e lavorative degli italiani”. Tra queste, anche l’accesso alle cosiddette “libere professioni”. Che poi tanto libere non sono, se consideriamo che sono spesso dominate da logiche corporative, per cui chi è dentro è dentro e chi è fuori è fuori. Un capitolo della ricerca, riferisce Checchi su Corriere Economia, sfata come dicevamo alcuni luoghi comuni, relativi soprattutto a ingegneri e architetti. Scoprendo che solo il 10% degli architetti e il 12% degli ingegneri è figlio di un genitore che svolge analoga professione. A dir la verità, Almalaurea tempo fa sosteneva un dato un po’ diverso (e a mio parere più attendibile), quando notava come si iscrivono alla stessa facoltà del padre il 44% degli architetti e il 40% degli ingegneri. Dunque, almeno all’ingresso, siamo un Paese famigliare e corporativo. L’articolo prosegue fornendo prove pesanti a sostegno della tesi espressa dal presidente dell’Autorità garante della concorrenza e del mercato, Antonio Catricalà, laddove afferma che “barriere significative all’accesso alle libere professioni e ai mestieri sono costituite da tirocini non sempre adeguati e da altre non giustificate restrizioni, consistenti per lo più in meri adempimenti burocratici”. Infatti, nota la ricerca in questione, sommando chi svolge la pratica professionale nello studio del padre, di un parente o di un amico di famiglia, arriviamo al seguente risultato: 47% degli architetti e identica percentuale per gli ingegneri. “Si arriva così al dato secondo cui per quasi la metà di questi professionisti la rete famigliare ha avuto un ruolo facilitante nell’inserimento professionale”, annota Checchi, chiedendosi quanto possa essere interessante confrontare questi dati con quelli di altre libere professioni (farmacisti, notai e compagnia bella). Checchi individua gli studi associati come l’antidoto naturale a questo corporativismo all’italiana: “Per un giovane dotato di capacità è più facile entrare in uno studio associato piuttosto che in uno studio famigliare, così come è più difficile per un genitore trasmettere l’avviamento di un’attività ai propri rampolli quando la titolarità dell’avviamento è condivisa tra più persone”. E chiede un sostegno pubblico più chiaro verso questo tipo di studi. Basterà? Temo di no, ma può essere quantomeno un inizio. Comunque, per far meglio comprendere come questo problema “corporativo” riguardi tutto il Paese nel suo complesso e non solo i giovani aspiranti architetti-ingegneri-notai-farmacisti-avvocati-giornalisti, ci basti ricordare gli enormi passi indietro fatti in questa legislatura in materia di concorrenza, con un Parlamento di corporazioni impegnato a smontare pezzo a pezzo le “lenzuolate” di Bersani. Passi indietro che stiamo pagando tutti. Li paghiamo non solo monetariamente, ma anche socialmente, con caste e sorporazioni (notai, avvocati e ordini professionali in genere) che continuano a riprodurre sé stesse in perfetto stile ermafrodita. Il testimone passa dal padre al figlio, dal figlio al nipote, dal nipote al pronipote… mentre il Paese soffoca, imbrigliato dal suo stesso -e famelico- familismo.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

L’Italia dei Giovani in panchina che guardano i Vecchi giocare a calcio…

In Giovani Italians on 25 Giugno 2009 at 09:28

L’amaro confronto tra una Nazionale di calcio fatta di “vecchi”, mentre i giovani azzurri vengono lasciati in panchina ad aspettare il loro turno e ad ammuffire ai bordi del campo mi ha molto intrigato, lo ammetto. Nella sua semplicità riproduce, in piccolo, una situazione ben più ampia e problematica, che riguarda da vicino le giovani generazioni di questo Paese. Il giorno dopo l’eliminazione contro il Brasile dalla Confederations Cup, non c’era giornalista sportivo che non denunciasse questo scandalo. Perché mai il ct Lippi si ostinava a far giocare dei gladiatori ormai vecchi e consumati, tenendo a freno le pur legittime ambizioni di giovani leoncini con maggior fiato, determinazione e voglia di fare? Un articolo del quotidiano La Repubblica, uscito un paio di giorni fa, ha confermato la mia sensazione: l’attacco del pezzo è illuminante. “Le nostre università sfornano ogni anno laureati e ricercatori a 18 carati, contesi dalle migliori facoltà europee e mondiali. Il campionato del Manchester United è stato deciso dai gol di un diciassettenne romano, Federico Macheda, cresciuto negli allievi della Lazio. I manager made in Italy -da Sergio Marchionne al giovane Andrea Guerra di Luxottica, tengono alta la bandiera dell’imprenditoria tricolore in giro per il globo, mentre le banche d’affari anglosassoni si contendono analisti e investment bankers del Paese. Eppure l’Italia, purtroppo, non è un Paese per giovani”. Questa la lucida ma drammatica analisi di Ettore Livini. Che sulla panchina del Belpaese affianca a Balotelli (dimenticato da Lippi) le centinaia di manager, ricercatori universitari, stilisti e politici “under 40″. “Rei di essere nati in un Paese dove il merito conta mille volte meno di una raccomandazione, dove un’elite sui generis -per dirla con il sociologo Nadio Delai- tutela i propri diritti a scapito delle nuove generazioni, e dove i giovani talenti non si formano più nelle aule universitarie ma -a colpi di televoto- a X Factor e Amici”. Parole, queste, che sottoscrivo in pieno, e che centrano l’essenza del problema. Un problema che è fatto anche di cifre: secondo le tabelle pubblicate dal quotidiano, in Italia non esistono leader politici “under 35″ (in Scandinavia invece sì…), mentre i 36-55enni costituiscono in politica solo il 7,3% del totale. Stradominano, imbalsamati e congelati nelle loro poltrone d’oro e d’avorio, gli ultrasettantenni: ben il 49,6%. La metà. Nessun Paese europeo fa peggio di noi. Nessuno ha un premier ultrasettantenne come noi. La politica però è solo la punta dell’iceberg: anche in economia gli “under 55″ (vogliamo essere larghi…) sono relegati a un misero 25%, mentre gli “over 55″ occupano la restante torta del 75%. Fino alla cultura, dove questi stessi “over 55″ si sono pappati ben l’81,1% dei posti di comando. La storia di Oscar Bianchi, compositore di successo espatriato (raccontata nel libro “La Fuga dei Talenti”) ben spiega la decadenza culturale italiana, dove i giovani non trovano spazio neppure pagando. L’articolo di Repubblica analizza, settore per settore, l’imputridimento della gerontocratica Italia, il cui declino ormai faticherebbe ad essere nascosto persino dalle tonnellate quotidiane di cerone che si applica il nostro premier, esempio supremo di questo invecchiamento anagrafico. “In Italia pesa il concetto di famiglia -spiega Luigi Guiso, professore di economia allo European University Insititute di Firenze- nel senso di una cerchia chiusa, dove l’appartenenza pesa più delle capacità. E’ questo il fattore che frena di più il ricambio”. Così accade che in un Paese composto al 95% da PMI a conduzione famigliare il padre ultrasettantenne passi il timone al figlio solo al superamento dei 50 anni. Trovandosi davanti un aspirante erede ormai imbolsito e imbalsamato. E mentre tutto l’establishment si prodiga a chiedere di salvare aziende ormai destinate al fallimento e superate (o vinte) dalla storia, nessuno pensa a dare credito a quelle start-up giovani in grado di portare le idee giuste e innovative. In politica, come già osservavamo, le cose non vanno granché meglio: alle ultime elezioni, nota Livini, il 75% dei nomi in lista era in realtà ricandidato. E il 33% dei trombati al voto riesce normalmente a riciclarsi. Intanto, giusto per non farci mancare nulla e trascinare l’Italia ulteriormente nel ridicolo, il Paese dell’Ipocrisia (già, con la “I” maiuscola”) vede i suoi  gerontocratici manager affermare -ad ogni sondaggio che li tira in ballo- che “una società più meritocratica aiuterebbe a migliorare il Paese” (lo sostiene il 96,7% - indagine della Luiss). Per l’84,7% di loro “le raccomandazioni contanto più della capacità del singolo”. Bene ragazzi, è proprio giunto il momento di fare le valigie. Goodbye Italia!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Sacrifici da Neolaureato

In Giovani Italians on 24 Giugno 2009 at 09:00

Il 73,2% dei laureati italiani trova un’occupazione entro tre anni dal conseguimento del titolo di studio… suppergiù tre su quattro. Lo sostiene l’Istat, sulla base dei dati relativi al 2007, l’ultimo “Anno Felix” prima dello scoppio della crisi economico-finanziaria (e quindi dobbiamo ritenere che -probabilmente- le prospettive occupazionali, come riportato da un’altra recentissima indagine Istat sulla disoccupazione giovanile, siano probabilmente peggiorate…). Secondo l’Istat i laureati ”vecchio ordinamento” sono più frequentemente impegnati in lavori continuativi: il 56,1%, contro il 48,5% dei triennalisti, che spesso optano per proseguire nel bienno di studi specialistico. Ad essere più frequentemente occupati -se guardiamo il vecchio ordinamento- sono i laureati in ingegneria (83,1%), quelli del gruppo chimico-farmaceutico (73,7%) e del gruppo economico-statistico (65,7%). Se guardiamo invece alle lauree triennali, sono soprattutto linguisti, medici, insegnanti e ingegneri a trovare con maggior facilità impieghi continuativi. Un paio di dati fanno invece riflettere: risulta molto alta la percentuale di chi ha un lavoro a tempo determinato: 37,1% tra i laureati “vecchio ordinamento” e 44,8% tra i triennalisti. Temiamo che molti di loro rientrino già nella categoria delle “vittime della crisi”, ben fotografate nell’ultima ricerca Istat sulla disoccupazione. Altro dato: gli stipendi. 1300 euro in media. Meglio di altre rilevazioni, per carità, che in passato fissavano a neppure 1100 euro la retribuzione media di un neolaureato. Ma ancora bel al di sotto della media dell’Europa che conta, parliamoci chiaramente. Aggiungiamo che -secondo l’Istat- lavorare nel settore medico (1881 euro al mese) rende decisamente di più rispetto a fare l’insegnante (solo 1094 euro) – parlando di laureati col vecchio ordinamento. Anche col nuovo ordinamento -però- le cose non cambiano significativamente. Ma cosa fanno, di bello, questi neolaureati? Il Ministro del Welfare Sacconi, di fronte ai pessimi dati sull’occupazione, ha ribadito per l’ennesima volta che occorre cercarsi anche lavori umili, accettando qualsiasi tipo di impiego. Qualcuno però obietta che i giovani lo fanno già da tempo, e che è ora di piantarla di buttare la croce della colpa sulle nuove generazioni. Ed è vero: Ben un neolaureato su cinque sostiene di essere inquadrato in forme contrattuali che NON necessitano di alcun titolo di studio universitario (però…!). Di più, affermano che il trattamento economico e le possibilità di carriera (in un Paese dominato da gerontocrati, aggiungo io) sono gli aspetti del lavoro che li gratificano meno. E, ciliegina sulla torta, ben un neolaureato su tre dice di non essere soddisfatto dell’utilizzo delle conoscenze che ha acquisito nel corso degli anni di studio.

Sacconi, i giovani italiani i sacrifici sono già abituati da tempo a farli, ben prima dell’inizio della crisi. Casomai possiamo solo dire che l’attuale situazione economico-occupazionale ha peggiorato ulteriormente le cose. Prenda una metropolitana, entri in un bar o passi da uno dei tanti centri per l’impiego (cui si rivolgono sempre più giovani professionisti con fior di titoli, disposti ad accettare qualsiasi impiego…) e faccia due chiacchiere con loro. Poi cambierà idea ed eviterà accuratamente uscite come quelle più recenti, che non rendono affatto giustizia a una generazione che vive parcheggiata ai margini del sistema-Paese, mentre la sua generazione continua ad occupare gli scranni più alti e i centri di potere. Senza lasciar spazio alcuno ai 20enni, 30enni e 40enni di oggi.

Multinazionali d’Italia e Pmi a conduzione familiare

In Declino Italia on 23 Giugno 2009 at 09:00

Poche e relativamente piccole: è questo il ritratto delle multinazionali italiane, secondo quanto riportato pochi giorni fa da Il Sole 24 Ore, sulla base della ricerca “R&S Mediobanca”. Il Belpaese può vantare solo 17 gruppi di questo livello, che rappresentano -a livello di fatturato- il 14,2%, contro il 17% della media europea. Di più: contano in media 36.400 addetti, contro i 113mila della Germania e i 76.500 della Francia. Infine, le multinazionali italiane latitano in molti settori, dall’elettronica alla chimica, mentre in  altri ricoprono un peso marginale. Come nota la giornalista autrice dell’articolo, questi dati non rappresentano certo una novità, ma vent’anni fa andava quantomeno un po’ meglio… Se Eni, Italcementi e Finmeccanica mantengono le posizioni, nell’alimentare (proprio lì…) i nostri “big” paiono perdere terreno. Caliamo anche nell’acciaio, mentre tutte le speranze per un rilancio internazionale del “Made in Italy” sembrano affidate a Fiat e al suo “shopping” internazionale. Ci sono però -ahinoi- altri problemi che, indirettamente, colpiscono anche le chances occupazionali dei nostri giovani più preparati. Elenchiamoli brevemente: Eni, Enel e Finmeccanica sono ”pubbliche”, il che vuol dire che lo Stato pesa considerevolmente sul fatturato. Ma non solo: possiamo sempre parlare di selezione meritocratica dei giovani in cerca di lavoro, quando entrano in gioco aziende pubbliche o semi-pubbliche? Facciamoci la domanda con la mano sul cuore, pensando al futuro dei nostri figli. Punto secondo: le nostre multinazionali manifestano uno scarso impegno nella ricerca e nella specializzazione tecnologica: che facciamo studiare a fare, allora, i nostri giovani nei settori della ricerca avanzata, quando è chiaro che nel Belpaese per loro non c’è posto? Dalle multinazionali al vasto tessuto delle Piccole e Medie Imprese. Che -come riportato anche dal libro “La Fuga dei Talenti”- costituiscono l’ossatura centrale del nostro sistema produttivo. Basti pensare che il 95% delle aziende italiane ha meno di 10 addetti, una situazione che crea una fortissima frammentazione produttiva. Una ricerca condotta dalla Luiss fa emergere il problema del necessario passaggio di testimone tra il padre-fondatore della microimpresa italiana e il figlio (magari cinquantenne), da decadi in attesa di subentrare nella gestione (infatti Bankitalia ha rilevato come tra il 2003 e il 2007 il numero dei responsabili con cariche aziendali ultrasettantenni sia cresciuto addirittura del 3,4%). La maggior parte degli imprenditori o figli di imprenditori intervistati ritiene che ci saranno difficoltà nel passaggio di testimone, ma saranno superabili. Il tema -per quanto apparentemente alieno dai problemi quotidiani dell’italiano medio- è in realtà di stretta attualità, se pensiamo che quasi tre milioni di aziende sono sul punto di dover cambiare gestione (non si vive in eterno…), e che questi passaggi sono estremamente delicati. Se gestiti male, possono portare alla chiusura di numerose imprese, con conseguente perdita di migliaia di posti di lavoro. Anche per questo potrebbe rendersi indispensabile (dati al riguardo non emergono tuttavia in modo chiaro dall’articolo de Il Sole 24 Ore da cui ho tratto la notizia) avvalersi del contributo di manager esterni. Magari giovani, magari con esperienze all’estero e idee fresche e innovative, magari in grado di portare una ventata nuova in una gestione un po’ troppo padronale. Perché, e qui mi riallaccio al discorso iniziale, se i nostri laureati “under 40″ si scontrano da un lato con un mercato del lavoro delle (poche) multinazionali italiane comunque ristretto, rispetto agli altri Paesi Ue (spesso multinazionali di stampo “pubblico”); e -dall’altro- non riescono a sfondare nella “PMI Italia” a gestione familiare, dove possiamo mai sperare che trovino lavoro? Ma all’estero, naturellement

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Appello al Governo: subito politiche per i giovani!

In Giovani Italians on 22 Giugno 2009 at 09:00

Reminder: oggi la Fuga dei Talenti è a Roma, alle Letture d’Estate (Castel Sant’Angelo, ore 21) – Vi aspetto!

Chi sono i perdenti assoluti -in Italia- di questa crisi? I giovani. E può un Paese civilizzato far pagare lo scotto di un’economia in difficoltà soprattutto alle sue forze più fresche e innovative? No, ovviamente. Tutto questo invece sta accadendo in Italia, dati Istat alla mano. Nel periodo gennaio-marzo 2009 gli occupati sono diminuiti di 204mila unità, dopo 14 anni di crescita ininterrotta. Ma la cosa più agghiacciante è che -nella fascia “under 34″- la perdita di occupazione è stata pari a 408mila unità. Col risultato che il tasso di occupazione dei 15-34enni è passato al 47,9% (meno di uno su due…). Non che l’Italia avesse mai brillato in Europa per tasso di occupazione giovanile, ma le cose volgono addirittura al peggio. Sul quotidiano La Stampa il professor Luciano Gallino non usa mezzi termini per spiegare perché i giovani siano le prime vittime della crisi: “La politica del lavoro di questi ultimi anni ha presentato il conto. Sette contratti firmati su dieci erano a tempo determinato. Era prevedibile che, in caso di crisi, a perdere il posto per primi sarebbero stati gli under 35″. Più avanti Gallino rincara la dose: “A sostenere i redditi dei più giovani ci sono le famiglie e -non dimentichiamolo- il lavoro nero, che vale il 18% del Pil. Per di più per chi ne può usufruire, quelli che noi barbaramente chiamiamo ammortizzatori sociali, sono i peggiori d’Europa. Questo è un sistema di tutele deprimente. [...] Un lavoratore tutelato riceve al massimo il 60% dello stipendio per pochi mesi. E questo provoca sentimenti di ansia e frustrazione. Per avere più fiducia nel futuro ci vorrebbero tutele più lunghe”. Tagliente e sferzante l’ironia di Gallino alla domanda realtiva all’invito lanciato dal Ministro del Welfare Sacconi ai giovani, affinché accettino anche i lavori più umili: “A mio avviso ciò che il Ministro Sacconi auspica avviene già da molto tempo”. Infine Gallino si scaglia -giustamente- contro l’eccessiva presenza di tipologie di contratti a termine: “Non sostengo che debbano sparire, ma 45 tipologie sono francamente troppe. Ce ne dovrebbero essere al massimo 6 o 7. Tutti gli altri contratti dovrebbero essere a tempo indeterminato”. Paradosso dei paradossi, il rapporto Istat è uscito in forma ridotta a causa dell’agitazione dei 317 precari stessi dell’Istituto di Statistica (pazzesco, no? I precari che indagano sui precari…), che rischiano di trovarsi in mezzo a una strada tra due settimane, finendo così per unire i loro destini a quelli dei 400mila colleghi che dall’inizio dell’anno hanno perso il posto di lavoro. Come ben scrive Tito Boeri, “la scelta del Governo di non riformare gli ammortizzatori sociali equivale a una dichiarazione di guerra ai giovani e ai lavoratori precari”. E allora si rende più che mai necessaria una last call per questo Governo, prima che le speranze dei giovani di una nazione intera vengano definitivamente annichilite sotto il peso di un Paese gerontocratico, immeritocratico e -ora possiamo ben dirlo- in crisi profonda. Una last call chiara e semplice: A quando riforme del mercato del lavoro che guardino per davvero al futuro dei giovani??? Altrimenti la call sarà presto un’altra, questa volta ai giovani stessi: Fate le valigie e andatevene, questo Paese non vi merita! Lasciatelo sprofondare, appesantito com’è da una classe dirigente inutile e vecchia, anagraficamente e nell’animo.

Pensiero del Weekend 19

In Meritocrazia on 20 Giugno 2009 at 09:38

Mentre l’Italia è scossa dall’ennesimo scandalo a sfondo sexy che riguarda un 72enne che ricopre un’alta carica istituzionale, noi restiamo allibiti dai meccanismi di selezione politica che emergono da questa pessima vicenda. Se veri, confermerebbero molte delle denunce che questo blog e il libro ad esso collegato portano avanti da mesi. Quando affermiamo che in Italia non prevale la selezione. Ma piuttosto la “cooptazione”. E della peggior specie, peraltro… Anche in politica, proprio il settore che dovrebbe dare l’esempio. I casi: Patrizia D’Addario, la escort che sostiene di aver avuto serate ben poco “istituzionali” a Palazzo Grazioli col premier, viene candidata alle elezioni comunali di Bari con una lista di centrodestra. La domanda successiva è: perché? Fa politica da sempre, la sua passione per il Pdl è qualcosa che si porta dentro fin da bambina (qualcosa di impossibile in realtà, fatti due conti…)? Oppure ha fatto il famoso corso ultrarapido di politica con Brunetta, quello dei quattro giorni per diventare le nuove Margaret Tatcher? Nulla o poco di tutto ciò. Semplicemente, come racconta il deputato Pdl Salvatore Greco, la D’Addario un bel giorno si presenta in sezione e chiede di essere inserita in lista. Lui, mancandogli qualcuna che andasse a colmare il vuoto delle “quote rosa”, la inserisce. A lei è bastato dire di essere “anticomunista” per avere il posto in lista. Papale papale. Ora, non credere a una parola di questa ricostruzione è quantomeno lecito, considerato il contesto, ma che un politico abbia il coraggio di far passare questo messaggio alla nazione è davvero incredibile (e su internet è un diluvio di commenti ironici, del tipo “non ho nulla da fare, mi candidate?”). Questo episodio fa rabbrividire sui meccanismi di selezione che dominano nel Paese. Un Paese che starebbe benissimo nel Terzo Mondo. Ma c’è di peggio: l’ormai ex eurodeputato Marcello Vernola (già Forza Italia, ora Udc), si sente dire dal coordinatore nazionale del Pdl Denis Verdini (Verdini poi smentirà) di essere stato eliminato dalle liste per l’Europarlamento perché “non c’hai le poppe, per questo non hai nessun futuro nel Popolo della Libertà”. Infatti al suo posto va l’annunciatrice Barbara Matera, la cui prima -e memorabile- intervista da candidata con “Il Giornale” mette a nudo tutta la sua mancanza di visione politica europea. O di visione politica tout court. Sono episodi imbarazzanti, dimostrano purtroppo che, al di là del chiacchiericcio fine a sé stesso e del finto rinnovamento, tutto resta esattamente come prima, in questo Medioevo italiano. Dove il Signore coopta vassalli, valvassori e valvassini/e non per merito o competenze, ma per altri motivi esterni agli standard “europei”. Sull’altro fronte (Pd) una recente intervista dell’ex premier Romano Prodi (lui sì, all’ennesimo fallimento e vista l’età, ha lasciato per davvero) indica la strada da seguire per il centrosinistra: ”Ci sono pagine da voltare”, afferma, spingendo per il ricambio della classe dirigente, sia a livello politico che generazionale. Il segnale è chiaro, la rotta tracciata: sapranno i “Grandi Vecchi” del Pd farsi da parte, lasciando le redini a una generazione di 30enni-40enni? Temiamo di no, la fame e la sete di potere è troppo grande. Intanto, come mi segnala un amico dal Canada, la percezione che si ha nel mondo della qualità dei nostri parlamentari è semplicemente bassa: date un’occhiata a questo sito. Che misura e confronta il “valore” dei deputati di diversi Paesi, calcolando il rapporto esistente tra la retribuzione che percepiscono e una metrica di “buon Governo” (basata su diversi parametri). Poi fatevi due risate, mentre vi godete il weekend.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Uscire dal tunnel del declino ripartendo dalla formazione

In Declino Italia on 19 Giugno 2009 at 10:11

L’Europa è stata chiara: il mondo del lavoro richiederà in futuro sempre più personale qualificato. Bruxelles ipotizza un aumento -da qui al 2020- pari al 34%, oltre 20 milioni di persone. Questi i dati messi sul tavolo dal Centro europeo per la formazione professionale, secondo cui il personale non qualificato è destinato a diminuire parallelamente di 17 milioni di unità. E qui arriva l’Italia, come al solito all’avanguardia (?!?) tra i Paesi Ue, dove i lavoratori con qualifiche basse rappresentano una percentuale sul totale forza-lavoro tra le più alte d’Europa (45,2%), mentre quelli altamente qualificati sono solo il 12,8%, con un aumento previsto nei prossimi dieci anni pari a meno del 5%. Insomma, rischiamo di arrivare -come al solito- in ritardo. Per restare in tema, l’Ocse -solo due giorni fa- bacchettava ancora una volta il sistema educativo del Belpaese, almeno per quanto riguarda le scuole. Dallo studio dell’organismo internazionale emergono molte cose che sapevamo già, ma di tanto in tanto è necessario che qualcuno ce le ricordi: i risultati medi dei nostri studenti sono tra i più scarsi nell’area Ocse (la conoscenza scientifica arranca); solo la metà della popolazione ha completato l’istruzione secondaria superiore (contro i 2/3 della popolazione Ocse); il costo per studente in Italia è più alto rispetto alla media, nonostante il rendimento inferiore; c’è purtroppo una scarsa selezione degli insegnanti (che sembrano animati più dalla sicurezza del posto di lavoro che non da reale vocazione), cui si aggiungono meccanismi di avanzamento di carriera legati alla mera anzianità; manca infine una reale valutazione esterna. A ciò aggiungiamo l’elevata età media dei docenti italiani, rispetto agli altri Paesi… i più giovani li troviamo addirittura in Turchia! L’Ocse suggerisce di cambiare la prospettiva di partenza, puntando sugli insegnanti più meritevoli e pagandoli bene (anche perchè in media, ricordava un precedente rapporto Ocse, i nostri docenti sono sottopagati): un approccio giusto ma rischioso. Giusto, perché così dovrebbe effettivamente essere in un Paese moderno. Obama, in questo senso, insegna. Rischioso, perché viviamo in Italia, il Paese dei clientelismi e dei favoritismi: chi garantirà la selezione dei meritevoli? E chi ci assicura che gli attuali tentativi di riforma non nascondano l’obiettivo di destrutturare la scuola pubblica, a favore della privata, magari con la scusa di tagli necessari e inevitabili? E’ perfettamente condivisibile l’idea del Ministro dell’Istruzione di “una scuola del merito e dell’impegno”, ma così dovrà effettivamente essere: anche perché, diceva mesi fa l’Ocse (così come riportato anche nel libro “La Fuga dei Talenti“), nel periodo 1995-2005 la crescita degli investimenti nell’educazione in Italia ha segnato il passo. Solo +12%, contro il +41% (!) della media dei Paesi presi in considerazione. Non è certamente così che una nazione progredisce e resta al passo coi tempi. Per concludere, la sopresa (ma non troppo) arriva con la “Guida Università di Repubblica“, relativa ai migliori atenei italiani: primeggiano -pensate un po’- quelli di provincia.

Perché è da stupidi continuare a tollerare l’”Immeritocrazia” italiana

In Meritocrazia on 18 Giugno 2009 at 09:00

Quanto ci costa il “non merito”? Un recente articolo pubblicato su Il Sole 24 Ore prova a fare qualche calcolo al proposito, concentrandosi -in particolare- sui settori dell’istruzione e della ricerca. La base di partenza è quella dell’ormai ben noto rapporto “Generare Classe Dirigente”, realizzato dalla Luiss. Ritorno sull’argomento, a quasi due mesi di distanza da un “post” analogo (e a costo di ripetermi), per due motivi: il primo è che i repetita iuvant sempre, quindi -per non sbagliare- meglio ribadire il concetto. Il secondo è che in questo articolo la questione viene meglio dettagliata e spiegata. Ma torniamo a noi: qualità dell’istruzione e produttività della ricerca sono i parametri presi in considerazione dagli autori del pezzo di analisi. La conclusione, ancora una volta, è deprimente: “Se si assimila il merito alla qualità degli esiti conseguiti in questi settori, si otterrebbe per l’Italia una stima del costo macroeconomico del non merito compresa tra 1080 e 2671 euro pro-capite, pari a una perdita del Pil tra 63,6 e 157,3 miliardi di euro”. Stefano Manzocchi e Giovanna Vallanti, che hanno redatto l’articolo, aggiungono che questa immeritocrazia sottrae ben lo 0,43% al tasso di crescita medio annuo del Pil pro capite. “Si tratta di valori significativi, soprattutto per un Paese come il nostro, che da un quindicennio soffre di un problema di bassa crescita”, precisano. Relativamente ai costi del “non merito” nel settore dell’istruzione secondaria, basti pensare che quest’ultimo pesa tra il 2,6% e il 5,6% del Pil pro capite (una perdita stimabile tra i 941 e i 1987 euro), mentre nel settore della ricerca costa tra lo 0,4% e l’1,9% del Pil, con una perdita stimabile tra i 139 e i 684 euro pro capite. La beffa dunque è che non solo la mancanza di meritocrazia in molti settori della vita politica, social-culturale, accademica e aziendale italiana fa andare in fumo -come è noto- molte delle speranze e delle ambizioni dei nostri giovani di talento. Ma comporta addirittura un costo molto elevato: che paghiamo noi tutti. Faremmo forse meglio a dare un occhio al portafoglio dunque, prima di abbassarci ancora una volta a chiedere o a fare una raccomandazione per il solito incompetente di turno. Anche perché c’è poco da stare allegri con le finanze pubbliche: i dati resi noti ieri dall’Ocse per l’Italia sono ben poco edificanti. Crescita 2009 a -5,3%; disoccupazione presto a due cifre; deficit al 6% nel 2010; debito in veloce cavalcata verso il 120% del Pil. Come auspica l’Ocse (al pari di Confindustria, se solo il Governo ci sentisse da quell’orecchio…) servono urgenti riforme strutturali. Anche riforme “culturali”, aggiungo io, che riportino all’interno della società italiana il rispetto per il valore del merito e per quello della selezione sulla base delle capacità reali. Alla fine è anche una questione economica, per quanto possa apparire strano…

Ma queste “riforme culturali” -ahimé- non si possono mettere per iscritto in alcuna legge, e temo ci vorranno generazioni per implementarle.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Dallo stage all’espatrio?

In Giovani Italians on 17 Giugno 2009 at 10:04

Stage o non stage? Uno sguardo al difficile mondo di chi si affaccia alla ricerca di un impiego (e cioè i giovani) restituisce dati poco confortanti dal “paradiso Italia”: secondo Almalaurea, solo il 26,5% di chi effettua un tirocinio viene oggi assunto, contro il 46,5% di dieci anni fa. Ben il 20% in meno: addirittura indietreggiamo… complimenti! Uno su quattro, dunque, suppergiù, come riporta anche il sito de La Repubblica.it. Che lo stage abbia un valore in vista della futura assunzione è indubbio, lo sottolineano in continuazione pure i responsabili del settore risorse umane di qualsiasi grande azienda: ma che l’ultimo rapporto Almalaurea sostenga che svolgere un tirocinio durante o dopo l’università incrementi solamente del 6,5% le chances di trovare lavoro appare onestamente un po’ troppo poco. Anzi, suona veramente come una beffa. Ma non solo: l’articolo riprende pure l’interessante dichiarazione di Fabio Dioguardi, direttore delle risorse umane della Ferrero, che afferma testualmente: “Ho fatto molta fatica a confrontarmi con il mercato occupazionale italiano, dopo aver lavorato tanti anni all’estero. In Francia, per esempio, è impensabile usare gli stage come forma di precariato. Si effettuano tre stage obbligatori durante il percorso di studi, ma non vengono effettuati dopo la laurea. Le aziende sono molto trasparenti anche rispetto agli annunci di lavoro. Non vengono proprio prese in considerazione offerte recanti la dicitura “azienda leader del settore”, senza specificare il nome della società che cerca personale. E, soprattutto, vengono resi noti subito, in modo onesto e trasparente, la retribuzione e altri parametri fondamentali. In Italia, purtroppo, non succede“. Come sempre, siamo un passo indietro agli altri. Ma la concezione dello stage presenta pure forti differenze tra il Nord e il Sud del Paese, come testimoniato da una recente indagine della Gidp, l’associazione dei direttori del personale. Secondo cui, è soprattutto al Centronord che le grandi imprese industriali offrono agli stagisti reali prospettive di inserimento professionale: mentre al Sud, cito testualmente l’articolo, “”i piccoli imprenditori si rapportano con disagio ai neolaureati, considerati troppo colti. Quando vengono inseriti, frequentemente gli stagisti sono considerati come tappabuchi”. In ogni caso, secondo la stessa indagine, allo stage non segue necessariamente un’assunzione “stabile”: tempo determinato e indeterminato sommano in tutto, secondo le previsioni dei direttori del personale, il 43% dei contratti, mentre i contratti di inserimento costituiscono un ulteriore 20%. Pure gli stipendi sono bassi, se raffrontati al resto dell’Europa che conta: c’è chi prevede di superare i 24mila euro l’anno, ma ben l’11% dei direttori risorse umane stima di non offrire oltre i 18-19mila euro… E come campano, questi assunti? Tornando al mondo degli stage, per Eleonora Voltolina, la mente dietro il sito web ”La Repubblica degli Stagisti“, sono oltre 300mila i tirocini annui offerti dal settore privato e da quello pubblico. Un altro sito interessante sul mondo degli stage è quello di Luce Stragista. La domanda -comunque- resta sempre la stessa: ma non è che in Italia ci si marci un po’ troppo, con questi stage, rendendoli -rispetto ad altri Paesi europei- una lunga anticamera prima dell’ingresso effettivo (e non sempre stabile e sufficientemente pagato) nel mondo del lavoro? Lasciando così ai giovani italiani minori possibilità rispetto ai loro colleghi europei? E poi ci stupiamo ancora se emigrano, ogni anno e a migliaia?

Industria a picco, i giovani fuggono

In Declino Italia on 16 Giugno 2009 at 10:40

Una recente ricerca a firma “Ernst & Young” ha scoperto che la Germania è il Paese dell’Europa occidentale preferito dai manager stranieri per investire. Berlino è sesta nel mondo, in uno studio che è stato condotto su 809 manager: da questa classifica l’Italia, pensate un po’, è semplicemente assente. Insomma, l’Europa occidentale resta l”hotspot” preferito dove investire in tempi di crisi, ma il Belpaese manca drammaticamente dalla graduatoria, dove invece figurano Francia, UK e Spagna. Stupiti? Mah, fino a un certo punto. Diversi articoli nelle ultime settimane hanno restituito il volto di un Paese che -per dirla con Fabrizio Onida- “vola troppo basso”. Siamo un Paese, scrive Onida su Il Sole 24 Ore, dove la produttività industriale resta nettamente inferiore a quella degli altri quattro maggiori Stati Ue (Spagna inclusa). “Le nostre aziende”, aggiunge Onida, “riescono ad essere competitive e a realizzare una discreta redditività a causa di un più basso costo del lavoro per dipendente”. Capite ora perché molti giovani italiani emigrano? Perché la “moderazione salariale” spinge al ribasso stipendi che altrove sono ben più cospicui. Non serve andare in Canada, bastano la Francia o la Svizzera. Inoltre, osserva Onida, c’è un problema pure strutturale: “Siamo la terza economia europea come numero totale di addetti in imprese industriali e di servizi, ma ben il 47% degli occupati lavora in microimprese con meno di 10 addetti, contro 38% in Spagna, 25% in Francia, 19% in Germania”. Le imprese con meno di 50 addetti, aggiunge poco dopo, assorbono il 68% degli occupati, contro il 50% della media europea”. La presenza di tante microimprese pone anche un problema di competitività: “La produttività del lavoro cresce al crescere della dimensione media delle imprese”, chiosa Onida, non prima di lanciare quattro proposte-ricette per affrontare la crisi. Più capitale di rischio e meno indebitamento a breve verso le banche; più investimenti in ricerca e innovazione; più aggregazioni mirate a raggiungere dimensioni operative adatte a un mercato globale; “maggiore ricorso a dirigenti esterni alla struttura di controllo del capitale familiare, per introdurre in azienda nuove culture di management e nuove esperienze”. Quest’ultimo punto è fondamentale: se attuato rappresenterebbe una vera rivoluzione. Il laureato troverebbe finalmente una propria collocazione in un settore -maggioritario in Italia- dove la cultura gestionale familiare-familistica ha imperato per decenni. Ma siamo ancora nel campo delle ricette, non tradotte -almeno fino ad ora- in pratica. Carlo Castellano, in un recente articolo pubblicato su La Repubblica, notava come “a partire dall’anno 2000, nonostante l’economia mondiale abbia continuato ad espandersi a ritmi sostenuti, la crescita in Italia è stata appena superiore all’1% annuo. Inoltre, dalla metà degli anni ‘90, la quota delle esportazioni italiane sul mercato mondiale dei beni ha subito un calo complessivo del 33%”. Mentre la quota di investimenti in ricerca resta ferma al palo del’1,1%. Siamo un Paese che -per paradosso- “fa innovazione senza ricerca”. “E’ la complessiva struttura dell’industria italiana che, da alcuni anni, sta perdendo colpi su colpi nella competizione mondiale”, conclude Castellano. Il rischio è che in assenza di una reale consapevolezza della nostra situazione, l’uscita dall’attuale fase recessiva ci veda ancor più deboli e meno competitivi di prima. Il quadro che emerge da questi due articoli, incanalato nell’attuale contesto economico, ci restituisce il profilo di un Paese che -parafrasando il recente libro di Giampaolo Visetti “Ex Italia”- “non sa più chi è”. Il rischio è che i giovani italiani cedano sempre più al desiderio di lasciare la medioevale madrepatria, per ambire a quella realizzazione professionale che qui -a differenza di molte altre nazioni più sviluppate- non è possibile, per tutti i motivi già elencati nel blog e nel libro cui questo blog è strettamente connesso. Un barlume di speranza me l’ha fornito se non altro un terzo articolo, a firma di Roger Abravanel e pubblicato sul Corriere della Sera, nel quale l’autore di “Meritocrazia” rileva gli incoraggianti segnali provenienti dall’ultima assemblea di Confindustria. Il forte richiamo alle ormai dimenticate liberalizzazioni, la richiesta di maggiore meritocrazia per il sistema universitario e soprattutto -ancora una volta- l’invito fatto dalla presidente Marcegaglia ai suoi colleghi, ad aprirsi “al capitale e al know-how esterno” rappresentano messaggi innovativi e di rottura col passato. Il premier Berlusconi, in piena campagna elettorale, si è dimenticato di rispondere a queste domande (o quantomeno a parte di esse). Ma sono domande fondamentali, se vogliamo dare una speranza a questo Paese e ai suoi giovani. Se vogliamo evitare l’ormai quasi inevitabile declino (scusate il gioco di parole). Come scrive Abravanel: “Il cambiamento non è rinviabile, anche alla luce delle terribili sfide che attendono le imprese italiane nei prossimi mesi. Le imprese italiane avranno bisogno della migliore leadership e management possibile: questo però, non sarà possibile finché in Italia le imprese saranno al servizio della famiglia, e non viceversa”. Impresa familiare, gestione familiare, esclusione dei giovani laureati di talento, che cedono alle sirene dell’estero, lasciando ai “cugini di” la gestione del nostro sistema industriale. Ancora per quanto, questo lento suicidio di massa?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Una generazione spacciata

In Fuga dei giovani on 15 Giugno 2009 at 09:00

Girovagando per Internet, mi sono recentemente imbattuto in un interessante paper realizzato dall’Associazione Laureati della Luiss. “Pannoloni vs. Pannolini”, è l’emblematico titolo, il cui sottotitolo è ancora più inquietante: “Come salvare una generazione spacciata“. L’assunto di partenza è intelligente, quanto evidente: è facile liquidare i trentenni di oggi come “bamboccioni” (vero, TPS?). Peccato solo che questa generazione sia “attraversata da problemi che le generazioni più anziane (i “pannoloni”) nemmeno si immaginano. E quindi non riescono a vederli, a comprenderli, o comunque non hanno interesse a risolverli. I “bamboccioni” rappresentano la prima generazione, dall’inizio del Novecento, che si aspetta uno standard di vita inferiore a quello dei genitori. [...] I “bamboccioni” rappresentano una generazione spacciata“.

I dati:

-nel 2010 Italia e Giappone occuperanno gli ultimi posti tra i Paesi del G8 per la percentuale di popolazione tra i 15 e i 24 anni (meno del 10%!). Nel 2020 la nostra età media sarà superiore agli altri membri del G8: 47,5 anni.

-il paper cita il rapporto Luiss sul generare classe dirigente, notando come l’età media di quella italiana, anziché scendere (favorendo il necessario ricambio generazionale), sia in costante salita: da 56,8 anni a 61,8 anni tra il 1990 e il 2004. Gli “under 30″ rappresentano meno del 3% (tre per cento!) del gruppo dirigente. Al contrario, gli “over 65″ vedono costantemente crescere la loro bella fetta di potere. Sono numeri, non impressioni: dal 25,2% sono passati al 35,8%! E mentre l’attuale premier Berlusconi domina, dall’alto dei suoi 72 anni, la classifica dei potenti del G8 (il giapponese Taro Aso insegue a 68), tutti gli altri suoi colleghi appartengono alla fascia 40-50enni (ben quattro i quarantenni, il premier italiano potrebbe essere loro padre). Bene, bravi gli italiani: sapete, a parte la fugace apparizione di Giovanni Goria, quando abbiamo avuto l’ultimo premier 40 enne? Con Aldo Moro.

-il paper elabora la destinazione della spesa sociale, scoprendo come questa se ne vada in buona parte a foraggiare le pensioni, anziché a sostenere i disoccupati (su questo tema vedi anche il “post” collegato, già pubblicato su questo blog). Insomma, la spesa sociale guarda al passato, preferendolo al futuro. Mentre di una organica riforma degli ammortizzatori sociali si continua a parlare, senza che le cose cambino zero virgola. Intanto ad essere più colpiti da questo sistema di welfare malato sono proprio i giovani “under 35″, coloro cioé che più di tutti devono accettare forme di contratto atipico.

-infine un dato che conferma ciò che questo blog e il libro ad esso collegato urlano da mesi: in mancanza di un ambiente sano in cui poter vivere, lavorare e realizzarsi, sempre più giovani professionisti di talento lasciano l’Italia. Il paper cita a questo proposito il rapporto Censis 2007, secondo cui oltre 11mila 700 laureati del Belpaese hanno trovato lavoro all’estero dopo un anno. “Si tratta di un fenomeno vasto e non di nicchia”, osserva l’autore.

Quello dei giovani italiani, è la conclusione inevitabile, è “un grande e grosso problema. In ballo non c’è solo il futuro di una generazione, ma di tutto il Paese”. Per la prima volta nella storia, IL FUTURO NON SIAMO NOI.

Pensiero del Weekend 18

In Giovani Italians on 13 Giugno 2009 at 09:30

Oggi ridiamo… amaro, ahinoi. Lo spunto me lo offre l’articolo comparso qualche settimana fa sul sito di RENA (la Rete per l’Eccellenza Nazionale), a cura del ventiseienne James Fontanella. Fontanella, nato a Milano, lavora a Mumbai per il “Financial Times”. Eh già, immaginatevi pure e sognate ad occhi aperti un suo coetaneo italiano che lavora come corrispondente di un importante quotidiano a Pechino. Fantascienza, direte voi… ma questa è un’altra storia.

Non mi dilungo sull’articolo che James ha scritto per RENA, in quanto potete leggerlo direttamente online, attraverso il link. La sostanza è che lui si è trovato a testimoniare in forma diretta, alle ultime elezioni politiche indiane, un inaspettato ricambio generazionale. Che lo ha portato a riflessioni inevitabili sulla drammatica situazione italiana. Mi limito a qualche semplice considerazione:

-ma come è mai possibile che l’onda del ricambio generazionale, che trova le sue fondamenta necessarie nella generazione dei trentenni, arrivi in India prima che in Italia? E’ solo un mero fattore demografico? Oppure anche culturale? Col risultato che ci scopriamo più immobili rispetto persino alle economie emergenti?

-perché quello che ha fatto Rahul Gandhi (e che Fontanella ben spiega) -vale a dire mettere in piedi un network di gruppi di lavoro composti dai giovani appena usciti dalle migliori università, per progettare un piano d’azione politico che rispecchiasse le ambizioni delle nuove generazioni- non è in alcun modo replicabile qui in Italia? Come ben scrive Fontanella, la domanda non è “Da dove viene Rahul?”, ma “Dove vuole andare Rahul”? Vogliamo girare la domanda al nostro 72enne presidente del Consiglio?

-come è possibile che -anagraficamente- rischiamo di scivolare dietro all’India, per età anagrafica dei nostri Parlamentari? In India si respira, scrive Fontanella, l’inizio di una nuova stagione politica… in Italia qualcuno ha forse avuto questo minimo sentore, almeno alle ultime Europee? Personalmente ho respirato ancora molto smog, tra riciclati, gerontocrati, ex- o aspiranti veline, e vecchi elefanti della politica che pur di non andare in pensione venderebbero la famiglia.

Fontanella chiude l’articolo con tre proposte specifiche, per avviare un barlume di ricambio generazionale nel Belpaese. Le ripropongo di seguito in estrema sintesi: a) Valorizzare l’esperienza e le conoscenze dei giovani professionisti sui territori; b) Rafforzare la capacità dei nuovi deputati europei di lavorare nell’interesse del Paese; c) Rendere i partiti politici italiani permeabili ai giovani professionisti.

Drammatica la conclusione del suo articolo: “L’India è considerata un’economia emergente, ma c’è da chiedersi se non sia già più che emersa. Adesso però bisogna fare in modo che l’Italia, che da sempre è considerata invece un Paese sviluppato, non diventi al contrario una società sommersa“. Caro James, con tutti i giovani di talento e qualità che fuggono dal nostro Paese, è molto probabile che la tua profezia si avveri, a meno di un miracolo.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Neolaureati e Mondo del Lavoro in Italia

In Giovani Italians on 12 Giugno 2009 at 10:00

Oggi vi parlo di una ricerca che è stata appena presentata nel corso di un convegno organizzato a Cernobbio dall’agenzia di recruitment “Bachelor“, specializzata nel comparto dell’inserimento professionale dei neolaureati. Una ricerca assolutamente innovativa, che punta a fotografare il fenomeno dell’inserimento dei giovani freschi di università in un mondo del lavoro difficile, quale è quello italiano.

Dalla ricerca sono emersi dati interessanti: ne cito alcuni tra quelli che mi sembrano più significativi, ma invito a una lettura attenta del rapporto, non appena sarà online, per saperne di più:

-i giovani italiani che vivono in famiglia sono tanti: secondo il campione Bachelor, i neolaureati che vivono coi genitori sono il 60,2%. Da solo vive invece solamente il 25,7%.

-la condizione sociale della famiglia svolge un ruolo importante nella scelta della carriera futura del giovane: i figli di legislatori, dirigenti, imprenditori e professionisti hanno maggiori possibilità di laurearsi, rispetto ai figli di artigiani od operai. Confermato dunque lo stereotipo di una bassa mobilità sociale in Italia.

-la laurea triennale non brilla né per accoglienza da parte del mondo del lavoro, né per scelta da parte dei giovani aspiranti laureati. La laurea cosiddetta “3+2″ -a detta degli esperti- si è rivelata un mezzo fallimento, in quanto non fornisce le solide basi cognitive proprie del vecchio ordinamento, né -nella sua declinazione specialistica- riesce ad evitare una iperspecializzazione a volte inutile ai fini della ricerca di un impiego.

-l’1,3% degli studenti universitari (17mila su 1 milione e 300mila) ha fatto l’Erasmus nell’anno accademico 2006-2007. Siamo quarti nella classifica Ue, dopo Germania, Spagna e Francia. Il campione Bachelor, un campione maggiormente selezionato e di qualità rispetto alla media, registra un 11% di ex-Erasmus sul totale dei neolaureati.

-i tassi di mobilità di carriera in Italia sono contenuti.  Una volta ottenuta l’ambita posizione di ingresso nel mondo dell’impiego, risulta infatti difficile migliorarla nel corso della propria vita lavorativa. Mentre all’estero si accetta di buon grado una partenza da posizioni meramente esecutive o manuali, in Italia la diffidenza dei giovani all’inizio è ben maggiore. Temono infatti di restare intrappolati vita natural durante in una certa posizione.

-i laureati (soprattutto con laurea triennale) vengono chiamati in Italia a svolgere professioni meno qualificate rispetto al passato. E ovviamente meno retribuite. Di fatto, i “triennalisti” sono considerati dalle imprese poco più che diplomati.

-la forma contrattuale relativa al primo impiego (campione: clienti Bachelor, la tipologia di contratti è riferita ai loro impieghi precedenti), in Italia, vede i contratti a tempo indeterminato e determinato al 47,3% (anni 2004-2008). Stage, contratti formazione/lavoro, collaborazione occasionale, co.co.pro, tirocini e interinali assommano il restante 52,7%. La precarietà appare dunque prevalente, in Italia, per i neodottori, con tutti i rischi legati all’assenza o poca copertura degli ammortizzatori sociali. Gli “specialisti” ottengono tipologie contrattuali leggermente migliori rispetto ai triennalisti. Tra tutti, va meglio agli ingegneri.

-la media del primo salario è -in Italia- pari a 1040 (!) euro al mese, secondo i dati Almalaurea. Il campione Bachelor, che contempla soprattutto grandi imprese e medie imprese a forte vocazione innovativa, sale a 1372 euro netti al mese, con punte di 1460 euro per i contratti a tempo indeterminato.

-infine, un dato che consola: i neolaureati italiani aspirano a un contesto lavorativo di respiro internazionale, meglio se multinazionale (lo chiede oltre uno su quattro). Chiedono un lavoro che consenta loro di prendere l’iniziativa, sviluppando le proprie capacità professionali e sociali. Un lavoro che realizzi, che non sia una mera “esecuzione”. Per questo il 22% dei giovani intervistati cambierebbe impiego nel caso non ci fossero possibilità di crescita o di carriera; il 19% lo farebbe per sperimentare altri settori, l’8% infine per sfuggire a un lavoro monotono. Ritmi di lavoro sostenuti e lunghe distanze da percorrere non paiono invece spaventare i “neodottori”.

Questo dato, riassunto da diversi relatori ieri come la fotografia della “Generazione Y”, è stato oggetto di un’interessante discussione al convegno di Bachelor. Questa generazione, più difficile da attrarre per le aziende, sempre on the run, curiosa ed appassionata, dedita al networking e alla comunicazione interpersonale, interessata a crearsi un proprio percorso professionale con creatività, abile a lavorare in multitasking e composta prevalentemente da “problem solvers”, nonché ipertecnologica, sta rivoluzionando tecniche e approcci di selezione, almeno nelle grandi imprese. E’ una generazione che chiede delle opportunità reali e concrete. La domanda successiva, però, emersa nelle parole degli stessi direttori delle risorse umane, è stata: “Ma quando poi passiamo questa Generazione Y ai loro futuri capi all’interno dell’azienda, saranno in grado di capirli e valorizzarli al meglio?” Dai numerosi neolaureati in sala è salita -forte- un’altra richiesta: quella di una maggiore flessibilità nell’approccio al tipo di laurea. Non è che se qualcuno porta impresso in volto il bollino di “ingegnere” o “economista” deve necessariamente essere migliore di un fisico o di un umanista. “Anche perché” -ha osservato una giovane neolaureata proprio in Fisica- “in tal caso mi toccherà fare come il 95% dei miei colleghi. Emigrare all’estero”.

Nell’introduzione al rapporto Salvatore Corradi, presidente di Bachelor, osserva come questa ricerca assolve un “ruolo sociale” da parte della propria azienda. Anche per interpretare meglio i “cambiamenti non solo economici, ma anche sociali e politici, che influiscono decisamente su ogni modello di business”.

Tutti al mare! Non in Italia, però…

In Declino Italia on 11 Giugno 2009 at 09:00

Giugno, tempo di vacanze. Ricordo ancora bene come nel novembre dell’anno scorso un taxista di Chicago, parlando del più o del meno, mi fece la classica domanda che mi lasciò di stucco: “Ma come mai qui negli Usa vediamo passare per televisione un sacco di pubblicità di Paesi mediterranei, mentre del tuo Paese -l’Italia- non vedo mai nulla?” Eh già, bel paradosso, vero? Il Paese con più storia, arte e cultura al mondo, in una posizione privilegiata nel Mediterraneo, non riesce neppure a promuovere la cosa più semplice che ha da vendere… il turismo! Sarà per questo che in quasi 40 anni siamo scivolati al quinto posto nella classifica mondiale degli arrivi, mentre tutti i nostri concorrenti mediterranei ci stanno facendo una guerra massacrante, a colpi di prezzi inferiori e qualità turistica superiore delle strutture ricettive? Nel libro La Fuga dei Talenti racconto la storia paradossale di Giuliano Gasparini, un consulente turistico di alto livello (nonostante la giovane età), costretto ad emigrare prima a Budapest, poi a Madrid, per poter lavorare in contesti avanzati. Farà ridere, ma l’Italia (non il Lussemburgo…), Paese nel cuore del turismo mondiale, non ha uno straccio di società di consulenza di alto rango, nel settore. Bene: dopo le decine di milioni di euro buttati nel portale Italia.it (a proposito, provate a collegarvi, ormai non esiste manco più, chi si è intascato quei soldi?), progetto caro all’ex-Ministro Rutelli e gestito malissimo, il Governo a guida centrodestra si muove su binari a corrente alternata. Scrivo questo “post”, apparentemente alieno dalla tematica principale trattata nel blog e nel libro, per dimostrare come il declino dell’Italia (un declino che incoraggia la fuga dei suoi giovani) si manifesti anche in quei settori dove sarebbe più facile, paradossalmente, mantenere un’eccellenza nazionale.  Fa impressione leggere che Spagna e Francia ci battono ampiamente per percentuale di occupazione delle camere d’albergo, occupati nel settore e quota del turismo sul Pil, oltre che -naturalmente- spesa dei turisti stranieri. Ma torniamo a noi: il nuovo Ministro Brambilla, con la regia del premier Berlusconi, segue a mio parere un binario giusto e uno sbagliato. Quello giusto è riportare la gestione della politica turistica a livello nazionale: la regionalizzazione del turismo pura e semplice non funziona. Persino la Spagna, un Paese dalle pulsioni autonomiste e separatiste ben più marcate, si promuove come entità unica (almeno a livello “macro”), vendendo il brand “España”. Non Catalunya, Pais Vasco, ecc.. Promuovere il Veneto in Russia significa buttare soldi (nulla contro il Veneto), anche perché molti russi non sanno manco dove sia. Che le regioni debbano avere competenza in materia turistica è fuori discussione, ma è meglio vendere un brand consolidato e internazionalmente riconosciuto. Non a caso solo due mesi fa Matteo Marzotto, presidente dell’Ente Nazionale del Turismo, denunciava su Il Sole 24 Ore che “al turismo (italiano, nda) manca una strategia, ogni regione va in ordine sparso”. Altra novità positiva, la sottoscrizione di un patto strategico (una settimana fa) tra Governo, imprese e cinque grandi istituti bancari per favorire l’accesso al credito alle imprese operanti nel settore, per un importo pari a 1,6 miliardi. Anche la campagna di spot video all’estero ”Italiamuchmore.com” rappresenta -pur con un ritardo storico incolmabile (dalla Spagna a Cipro lo fan già tutti da anni)- un segnale positivo. Il binario sbagliato: beh, innanzitutto il logo di “Magic Italy”, fresco di presentazione al Tg di fiducia di Rete 4. Su internet è un diluvio di commenti negativi: troppo “anni ‘80″, troppo televendita, senza alcun tipo di retroterra simbolico o narrativo. In effetti pare più disegnato da un manager Fininvest dedito alla vendita di tappeti persiani, che non da un graphic designer d’avanguardia. Da rifare da capo, insomma. Ma ci sono altri problemi sul tappeto, grandi o piccoli, cui il Ministero del Turismo non ha ancora fornito risposte: innanzitutto, quale strategia sarà messa in campo per recuperare il turismo nelle città d’arte, che -dati Federturismo alla mano- dovrebbe vedere un calo di presenze pari all’8% nella stagione 2009, con gli arrivi da Usa e Uk segnalati in maggiore diminuzione? E poi ancora, se vogliamo tanto promuovere il turismo, perché il Governo ha tagliato con la finanziaria i fondi per l’Enit (Ente Nazionale del Turismo)? E ancora, come possiamo sperare di attrarre turisti, quando la compagnia di bandiera e il sistema aeroportuale hanno accumulato -per stessa ammissione del presidente di Aeroporti di Roma Palenzona- gap enormi rispetto ai Paesi europei? Infine… scusate lo sfogo, ma chi lo fa fare a un turista straniero di venire a farsi un po’ di vacanza in Italia, Paese dalle spiagge libere ormai semi-inesistenti, dove anche il mare è a pagamento?

Comunque, per chiudere con una nota positiva, la speranza ancora una volta è giovane: un trentenne campano, Alessandro Ciambrone, si è inventato un progetto per promuovere un network turistico che fa perno sui siti del patrimonio Unesco presenti nella sua regione. A fine mese tornerà in Italia per promuoverlo e concretizzarlo, con l’aiuto (se ci sarà…) delle istituzioni locali. In bocca al lupo, Alessandro! Per chi volesse saperne di più, può sempre dare un’occhiata a questo articolo.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Italia in Serie C

In Declino Italia on 10 Giugno 2009 at 09:00

Ennesima provocazione de “La Fuga dei Talenti” sul portale LinkedIn: la domanda girata questa volta ai frequentatori del sito di ”networking” professionale riguardava la ricerca sul “Brain Drain e Brain Gain”, realizzata dalla Fondazione Rodolfo De Benedetti. Che ha messo nero su bianco come l’Italia non solo esporti molti “cervelli” e professionisti di qualità, ma addirittura non sia quasi per nulla in grado di importarne. Nel Belpaese ogni cento laureati nazionali ce ne sono 2,3 stranieri, contro una media Ocse al 10,45%. Anche perché i laureati italiani che se ne sono andati a lavorare nei 30 Paesi Ocse sono 395mila e 229. A fronte di quanti stranieri entrati? 57mila 515. Solo sette “cervelli” Ocse su mille hanno scelto l’Italia come destinazione, conclude il Rapporto: parlando di circolazione dei talenti (circolazione, non fuga…) il saldo è impressionante. Persino la Turchia fa meglio di noi. Rischiamo la “Serie C” internazionale, nel campo della ricerca e dell’innovazione? I commenti degli iscritti a LinkedIn.

Davide: Il problema, a mio avviso, è sempre di natura culturale…ci adagiamo sul fatto che il nostro sia “Il bel paese”, senza guardare all’estero,come se tutto ci fosse dovuto e quindi non c’è proprio spazio per l’innovazione, per le idee che vengono dai giovani (quelli che magari hanno un pochino viaggiato) e tali idee anzi vengono messe al bando. Col risultato di una stagnazione che si protrae da tempo. A questo aggiungiamo pure il problema della mancanza di un reale mercato del lavoro per le persone più preparate.

Davide: Ho abbandonato l’Italia da ormai quasi tre anni e ho scoperto di disporre di competenze che -sebbene prese singolarmente non siano nulla di eccezionale- pare sia raro trovare riunite in un singolo individuo. Qui gli head hunters mi assillano, mentre in Italia quando volevo cambiare lavoro ricevevo solo silenzi imbarazzati. Il mondo gira, corre veloce, ma la triste situazione del mercato del lavoro in Italia è purtroppo lo specchio di una società in declino.

Alfredo: Voglio anche dire che è difficile pure per un cittadino italiano RITORNARE in Italia per lavorare. Invio cv per tutti i lavori che vedo sul internet, mi sono anche messo su LinkedIn, e le risposte sono quasi zero o poche. Io sono un ingegnere meccanico da 14anni, voglio lavorare nel settore energia o ecologia, e nessuno mi risponde. Communque c’e qualcosa che non va, perché ci sono italiani che lasciano l’Italia e ci sono quelli che vogliono tornare. Ma nessuno fa niente!

Fabrizio: Ma chi ci vuole tornare in Italia? E perche’ poi? E’ un Paese vecchio, comandato da vecchi rancorosi, che non ha regole e che quand’anche le ha nessuno le rispetta. Un Paese con i salari piu’ bassi del resto della UE, le tasse piu’ alte – perche’ l’evasione e’ alta – un Paese cementificato, involgarito, insozzato… a mia figlia tra poco faro’ fare l’universita’ all’estero!

Susanna: Non sono soltanto i “talenti” ad andarsene, ma anche le persone normali. Sono una persona che ha avuto la fortuna di poter studiare e laurearsi, nella media, ma con molta buona volonta’. Dopo cinque anni di lavoro in Italia ho capito che per poter svolgere un lavoro interessante, in linea con le mie aspirazioni e retribuito in modo corretto bisognava andar via dall’Italia. Cosi’ ho messo il CV in rete e nel giro di una settimana ho trovato lavoro in Francia. Qui mi sono accorta che i laureati italiani sono molto apprezzati perchè, per quanto se ne dica, le nostre Universita’ danno una preparazione approfondita e strutturata, e soprattutto perche’ siamo dei lavoratori seri ed affidabili. Non ho nessun rimpianto.  Certo, a volte mi piacerebbe tornare, ma non in questa Italia.

Cosimo: che novita’ … sara’ sempre peggio. Io sono andato via 13 anni fa e da 10 anni fa vivo definitivamente all’estero.  Al tempo ero ricercatore universitario, e l’universita’ italiana mi offriva:  -dottorato di ricerca (gratis, perche’ si sa in Italia si mangia aria); -sfruttamento dopo il dottorato di ricerca, nell’attesa di vincere un assegno da 1000 euro/mese per 4 anni rinnovabili a 8 anni. 1000 euro a Milano bastano a malapena a comprare 2 gelati e a pagare l’affitto. L’universita’ di Tokyo -allo stesso tempo- mi offriva casa gratis, trasporti pagati e una borsa di studio della portata di un dirigente italiano. Risultato: me ne sono andato e non ho piu’ pensato a tornare.

Fabio: l’Italia non rischia la “Serie C” internazionale nell’attività dei talenti, ci sta già di fatto, e probabilmente pure in coda alla classifica. Certo che differenziare, o meglio, implementare delle leggi (poche ma buone) per favorire l’entrata dei cervelli piuttosto che l’entrata dei fuggitivi dalle galere aiuterebbe un bel po’. Ci sono comunque altre questioni più “strutturali” altrettanto importanti da risolvere, se si vuole veramente diventare competitivi da questo punto di vista, a partire dai fondi destinati alla ricerca, introdurre piu` flessibilita` nel mercato del lavoro, ecc.. La mentalità sarà la cosa più difficile da cambiare purtroppo (altro ostacolo non indifferente), con i favoritismi e il provincialismo non si va proprio da nessuna parte.

Nicola: Si, l’Italia è condannata al declino e fa gia parte della Serie C in questa categoria, dove per serie A posso intendere i Paese scandinavi + Austria + Svizzera etc.., serie B Regno Unito + Germania + Belgio, serie C Italia + Grecia + Spagna … A meno che un “talento” non sia spinto da vene masochistiche o affettive, non vedo nessun plausibile motivo per il qualche egli possa voler trasferirsi in Italia.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

“La Fuga dei Talenti” sbarca negli USA

In Fuga dei giovani on 9 Giugno 2009 at 09:15

Oggi 7“, il magazine domenicale di “America Oggi” (il principale quotidiano in lingua italiana negli Stati Uniti) ha dedicato domenica 7 giugno la copertina e ben tre pagine al libro “La Fuga dei Talenti“, in un servizio firmato da Stefano Vaccara. “L’Italia anti giovani. A colloquio con Sergio Nava, l’autore del libro che spiega come il Bel Paese sta cacciando via il proprio futuro“, il titolo di copertina.

Un riconoscimento prestigioso per il libro e per il blog, che oggi regaliamo in anteprima a tutti i nostri lettori (documenti scaricabili in .pdf).

La copertina di “Oggi 7″

La prima pagina del servizio di “Oggi 7″

La seconda pagina del servizio di “Oggi 7″

L’articolo di “Oggi 7″ in formato Word

Molti altri articoli e interviste relativi al libro “La Fuga dei Talenti” sono scaricabili direttamente dalla sezione Downloads del blog.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Incubo Precari. Meglio emigrare.

In Declino Italia on 8 Giugno 2009 at 09:00

Ho sempre avuto l’impressione, chissà perché, che al di là degli annunciati “ammortizzatori sociali” sbandierati dal Governo di turno (incluso l’attuale, che si vanta di aver varato interventi anticrisi all’avanguardia), il nostro sistema di welfare fosse e sia tuttora più arretrato rispetto a quello medio europeo (e per “medio europeo” mi riferisco a Paesi “seri”, quali quelli nordici). Per farla breve, spesso e volentieri mi è capitato di leggere o ascoltare dalla viva voce dei protagonisti come perdere un lavoro in Danimarca o in Austria -lavoro in primo luogo meglio retribuito di quello italiano (per cui parliamo come minimo di 1800-2000 euro al mese)- porti a sussidi statali che sono uguali o solo leggermente inferiori a quelli del salario fino ad allora percepito. E questo per un periodo considerevole di tempo. La conferma di tutto ciò mi è arrivata incontrando ad un convegno -poche settimane fa- l’ottimo Fabio Berton, del Laboratorio Riccardo Revelli di Moncalieri. Il quale studia da anni il fenomeno, pubblicando papers molto interessanti. E’ lui a sostenere quanto sia sbagliato, in Italia, proporre l’equazione atipico=precario. Anche perché, come mi spiega, esistono pure gli atipici non precari. O dei “tipici” che in realtà sono alla fin fine dei precari. In un bell’articolo scritto solo tre mesi fa su LaVoce.info, Berton ed altri due suoi colleghi analizzavano il recente raddoppio dell’indennità ai co.co.pro che restano senza lavoro. Giungendo alla conclusione che solo uno su otto (uno su otto!) dei collaboratori a progetto che perdesse oggi l’impiego potrebbe accedere alla prestazione. In termini numerici, parliamo di 69mila su 550mila circa. La misura -puntualizzano- non è quindi definibile come “indennità di disoccupazione”, quanto piuttosto come “indennizzo alla sotto-occupazione”. In media calcolano che saranno 1600 euro a testa (dieci biglietti a/r per Villa Certosa in bassa stagione?). Con un costo, a livello teorico, di 120 milioni di euro: non il miliardo l’anno, quello sì necessario a coprire l’oltre mezzo milione di precari a rischio. In un altro paper uscito il mese scorso (“Curare la precarietà, proposte per un dibattito”) Berton e i suoi colleghi lanciano proposte concrete di riforma degli ammortizzatori sociali. Prima però analizzano con spietata lucidità il medioevale mercato del lavoro italiano. “Gli interventi attivati in questi ultimi mesi sono categoriali, e rivolti ai lavoratori più forti”, scrivono riferendosi alle disposizioni del Governo per i nuovi disoccupati. Poi spiegano perché il mercato del lavoro nostrano non sia eguale: prevede infatti una suddivisione (a “caste”, aggiungo io, altro sintomo di feudalesimo…) tra lavoratori “tipici”, forti di un contratto a tempo indeterminato, e lavoratori “atipici” (co.co.co, co.co.pro, tempo determinato, somministrati), con persino una sottosuddivisione che differenzia i lavoratori “tipici” delle piccole imprese (che non possono accedere alle prestazioni speciali della Cassa integrazione) da quelli delle grandi aziende. Ma chi, tra i cosiddetti “atipici”, non può o non riesce ad accedere alle prestazioni di disoccupazione? Presto detto: il 100% dei co.co.co e dei lavoratori a progetto, l’80% degli apprendisti, il 50% dei somministrati, il 40% di coloro che lavorano a tempo determinato. Per Berton e i suoi colleghi, sono precari il 14% dei lavoratori italiani, con punte del 30% (trenta%!) in alcuni settori dei servizi a prevalente presenza delle Pmi. Silvio Berlusconi è riuscito venerdì a contestare i dati di Bankitalia sul numero dei precari, manco fossero stime di Rifondazione Comunista: Via Nazionale ha calcolato in 1 milione 631mila (l’11,5% del totale, non siamo lontani dai numeri di Berton) i lavoratori senza tutele in caso di licenziamento. Aggiunse pure, Mario Draghi, che due milioni di lavoratori temporanei hanno un contratto in scadenza nel 2009. Che faranno dopo, se non sarà rinnovato? Non è questa -forse- emergenza sociale? Lo stesso Draghi ha chiesto un riassetto degli ammortizzatori sociali: Berton e i suoi colleghi si spingono oltre, proponendo una riforma organica in quattro punti, che uniformi innanzitutto il trattamento dei lavoratori, per poi assumere un’impostazione universale ed automatica nell’erogazione delle prestazioni di assistenza (al momento molto discrezionali e selettive). Nel dorato mondo del Ministro Brunetta, dove il mercato del lavoro italiano è “mirabile, funzionale, efficiente, flessibile, reattivo, intelligente e a suo modo equo”, lui vivrà nella pace dei sensi totale. Ma nell’inferno del Medioevo Italia le cose stanno diversamente, numeri alla mano. In questa situazione sono io il primo a consigliare ai giovani precari italiani di salutare la madrepatria, per approdare in lidi dove il rispetto della persona e della professionalità sia degno del mondo civilizzato. Ma non fatevi illusioni sul ritorno, cari amici. Come scrive Berton, in mancanza di una riforma organica degli ammortizzatori, “quando il Paese tornerà a crescere, non dovremo stupirci se tornerà a crescere meno degli altri. Avremo perso una grande occasione”.

EDIZIONE STRAORDINARIA

In Lettere e Proposte on 7 Giugno 2009 at 07:00

Per la prima volta “La Fuga dei Talenti” esce la domenica. Lo fa perché la lettera pervenuta al blog un paio di giorni fa non poteva che essere pubblicata oggi, ultimo giorno di votazioni. E’ la lettera di Alessandro (lo chiameremo così, per motivi legati alla sua professione), che risiede in un altro Stato europeo. Alessandro, un trentenne italiano, quest’anno vota alle elezioni Ue i candidati del suo Paese di residenza. La sua patria, dopo tanti anni, gli appare sempre più lontana. Un altro mondo, insomma. Per questo ha deciso di recidere anche uno dei pochi legami rimasti col “Belpaese”, quello elettorale. Alessandro mi ha confidato via e-mail di essersi deciso a scrivere questa lettera dopo aver letto quella di Chiara, la 19enne che vive, studia e lavora (con profitto) in Gran Bretagna. Anch’essa pubblicata su questo blog. Anche quello di Alessandro, purtroppo, è un duro atto di denuncia. “Oggi non mi sento più in fuga. Mi sento semplicemente meno italiano”, scrive. Lasciandoci un profondo senso si amarezza. Ma che Paese è, questo?

“Caro Sergio,

ho festeggiato la festa della Repubblica tra italiani espatriati, forse non tutti in fuga, ma certo ormai lontani. Io ho cominciato la mia fuga nel 2001. Non penso di avere un talento particolare, e forse la stessa definizione di fuga dei cervelli/talenti è fuorviante. Dall’Italia degli ultimi 15 anni fuggono in molti, non soltanto ricercatori, intellettuali o specialisti. Fugge chi cerca una società più aperta, chi vuole migliorare la qualità della propria vita, chi cerca meritocrazia. Fugge chi soffoca nelle maglie dell’Italia stagnante. Fugge chi, come Chiara, vuol mostrare di essere capace di costruirsi una vita, senza spinte né raccomandazioni. Sono fuggito a 26 anni, in cerca di ambienti più aperti ai giovani, più dinamici, benché certamente non più stabili. Ma preferivo la precarietà all’estero che quella in Italia. Ritornai dopo poco meno di un anno, tentando di convincermi che avessi scelto la strada sbagliata, che il sistema andasse cambiato da dentro e che la fuga fosse un po’ come deresponsabilizzarsi. Ho rimesso piede nel mondo accademico italiano. Nel 2004 ho rifatto i bagagli. Li ho rifatti per trovare procedure trasparenti, relazioni con l’amministrazione cordiali, rapide ed efficaci, possibilità di carriera. Il tutto sempre nella precarietà. Ma la precarietà all’estero ha un altro sapore. È opportunità, arricchimento professionale, valore aggiunto. Dal 2004 ho cambiato altri due Paesi, ma in Italia non sono tornato. Anche le vacanze italiane sono sempre meno frequenti. Preferisco Paesi con una cultura del turismo vissuta con passione e spirito di servizio, e non con quel disinteresse scocciato che si percepisce in molte strutture italiane. Il 7 giugno voterò per la prima volta i rappresentati al Parlamento europeo di un altro Paese, il Paese dove risiedo. Ho riflettuto a lungo su questa opzione e ho deciso di rifiutare di far parte di un sistema in cui i cittadini sono un’audience. Oggi, non mi sento più in fuga. Mi sento semplicemente meno italiano. Ma guardandomi indietro, mi rattrista il vedere un Paese che non riesce a utilizzare il gran potenziale che possiede, che soffoca il progresso. Un Paese in cui la parola speranza e l’ottimismo sono stati spazzati via dall’aggressività di un’apatia che, questa sì, riesce da noi a far sistema.”

Pensiero del Weekend 17

In Declino Italia on 6 Giugno 2009 at 09:00

Una domenica mattina, in una grande città del sud: in taxi col mio amico spagnolo Oscar e sua moglie (svedese), gironzoliamo turisticamente alla ricerca di panorami inevitabili, concepiti appositamente per essere catturati dall’obiettivo di macchine fotografiche supermoderne, discendenti dirette di fotocamere con rullino e Polaroid ormai tristemente fuori produzione. E’ a un certo punto che un commento di Oscar, che da diversi minuti osserva incuriosito i mille manifesti elettorali che popolano i bordi delle strade, fa scattare in me il clic: “Ma quanto sono vecchi i vostri candidati alle elezioni, da noi su in Svezia sono tutti molto più giovani!” Stop. Fermi tutti. Voce dell’innocenza… E’ vero, ha proprio ragione. Anche nelle candidature politiche, in Italia, domina la gerontocrazia. Ed è disarmante osservare come basti lo sguardo attento di uno straniero -per l’appunto, uno spagnolo che vive in Svezia- a far emergere l’amara realtà di un Paese dominato dai “soliti noti”. Dove i giovani manco compaiono più -se non per sporadici e isolati ”spot”- sui manifesti elettorali. Non è un caso se pochi giorni fa l’agenzia di stampa Ansa osservava come l’Italia sia “un Paese vecchio che stenta a innovarsi anche nella comunicazione politica. [...] La campagna elettorale per le Europee stenta a decollare su internet. Candidati e partiti italiani alla ricerca di nuovi voti non puntano sui new media, preferendo tv e quotidiani”. Altro che “effetto Obama”, insomma: in Italia -secondo l’Ansa- solo Lega e PD sembrano aver osato un minimo (ma davvero un minimo…) sul web. E parliamo di qualche video postato su You Tube… sognamoci la campagna martellante intrapresa dall’attuale presidente degli Stati Uniti nel corso del 2008. Il tutto mentre uno studio di Fleishman-Hillard ci mostra come in Europa (quella vera), il 75% degli eurodeputati intervistati (110 in tutto) usa costantemente il proprio sito internet per comunicare con l’elettorato. Il 51% di loro visita diversi blog almeno una volta la settimana. E quelli italiani (undici gli intervistati)? Ovviamente sono al di sotto (e di parecchio) della media Ue: solo il 45% di loro -neppure la metà- utilizza regolarmente una pagina internet o un blog personale per comunicare con i propri elettori.  Quindi, facciamo due rapidi conti: mediamente più anziani rispetto alla media Ue (almeno secondo un’istantanea impressione visiva di un visitatore europeo medio) e arretrati, sia singolarmente che come partiti, nell’utilizzo delle nuove tecnologie per comunicare con gli elettori. Non male, i nostri amati politici. Buone elezioni Europee a tutti! Che l’Europa ci salvi anche stavolta!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Bancogerontocrazia

In Declino Italia on 5 Giugno 2009 at 09:00

Un fugace pensiero al mondo delle banche italiane. Lo spunto viene dall’articolo pubblicato qualche tempo fa su L’Espresso dall’economista Luigi Zingales, che chiede un Marchionne anche per i nostri istituti di credito. “L’auto si ristruttura, mentre nelle banche prevale l’immobilismo e la Geronzocrazia”, scrive Zingales, sostenendo l’inutilità di finanziare con sussidi statali dei giganti del credito al di là e al di qua dell’oceano. Destinati, a suo parere, a scomparire. Mi ha colpito il gioco di parole su “Geronzocrazia”, che oltre a sottindendere la presenza sempiterna e immutabile di uno dei big player della finanza italiana, al di là di ogni tentativo di reale cambiamento, lascia intendere come il mondo delle banche “made in Italy” sia tutt’altro che sano. Certo, ha buon gioco il premier Silvio Berlusconi a sostenere (solo due giorni fa) che “siamo orgogliosi delle nostre banche. E’ il sistema più solido in Europa, non è stato infettato dai titoli tossici”. Al di là del fatto che dovrebbe coordinarsi meglio col suo Ministro dell’Economia, che dal canto suo invita gli istituti di credito a fare il loro mestiere, senza buttarsi sulla finanza. Ma siamo davvero sicuri che il sistema bancario italiano sia il migliore al mondo? Un rapporto dell’Antitrust, realizzato all’inizio del 2009, ci informava che il 60% delle società quotate tricolori, soprattutto istituti di credito e assicurazioni, presenta nel proprio capitale azionisti che sono al contempo loro diretti concorrenti. Uno spaventoso concentrato di conflitti d’interesse, che affida alle mani di pochi il potere economico reale. Uno specchio fedele del “capitalismo relazionale” all’italiana, dove non prevale certo il merito, ma gli interessi di parte. Ovviamente, dei soliti pochi eletti. Dovremmo persino andarne fieri? Ma quale futuro offre un tale sistema a giovani che vorrebbero trovare in quell’ambiente un sano orizzonte di carriera lavorativa e crescita professionale? Poi veniamo a sapere che le piccole e medie imprese non vedono ancora aprirsi i rubinetti del credito da parte di queste banche, che -pur immuni dai titoli tossici (così dice il premier)- hanno paura a sganciare mezzo euro. Lo scriveva pochi giorni fa Orazio Carabini sul Sole 24 Ore, non lo dico io. E scopriamo che l’agenzia internazionale Moody’s ha appena rivisto al ribasso le prospettive del nostro settore bancario. Ci viene pure detto (dalla Cgia di Mestre) che nel marzo di quest’anno i tassi di interesse applicati dalle banche italiane -soprattutto per i prestiti a breve termine- hanno penalizzato le nostre imprese in misura maggiore rispetto a quelle degli altri Paesi europei. I nostri imprenditori hanno pagato di più, se paragonati ai loro concorrenti diretti: quelli francesi hanno risparmiato -rispetto a noi- quattro miliardi, quelli tedeschi quasi tre miliardi, quelli spagnoli quasi un miliardo e mezzo. Intanto la fine delle commissioni di massimo scoperto sul “rosso” in banca è stata semplicemente sostituita da altre commissioni-capestro. Di questo “capitalismo bancario relazionale” dovremmo realmente andare fieri? Per una volta sono d’accordo con l’ex presidente di Bankitalia Antonio Fazio. Non passerà certo alla storia con i massimi onori, dopo le intercettazioni telefoniche e i “bacetti” inviatigli dal suo protetto, ma una cosa giusta l’ha detta, poco tempo fa: “Nelle mie considerazioni finali non ho mai usato la parola declino per l’economia italiana. Ma tenendo conto del percorso degli ultimi anni del nostro Paese rispetto alle altre nazioni in termini di competitività, produttività e quota del commercio mondiale, allora questo è declino”.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Raccomandazione Endemica

In Meritocrazia on 4 Giugno 2009 at 09:00

Agenzia Adn Kronos: “Un quarto degli italiani ricorre alle raccomandazioni, e si rivolge quindi a un politico, ai diversi livelli istituzionali, per ottenere la soluzione di un problema inerente ai rapporti tra pubbliche amministrazioni e cittadini. E’ quanto emerge da una ricerca del Censis, realizzata in collaborazione con Trentino School of Management, presentata al Festival dell’Economia di Trento. A questo dato, sottolinea il Censis, va aggiunta anche la quota di quanti hanno preferito non rivelare tale comportamento”. Però…

Mi è molto piaciuta la foto che accompagna la notizia su internet: è quella del ragionier Ugo Fantozzi, col suo solito volto implorante. Signori: sì, è proprio Ugo Fantozzi il simbolo dell’Italia. Altro che Marconi, Colombo, o Garibaldi. Perché alla fine è proprio così, che lo vogliamo riconoscere a noi stessi oppure no, siamo un popolo senza dignità, pronto sempre a rincorrere l’”aiutino”… persino nei quiz televisivi. Mai che pensiamo a virare verso un sistema di raccomandazione più sano, “all’anglosassone”: io segnalo X a Y, solo se ritengo che X sia la persona giusta per quella posizione di lavoro offerta da Y. Ci metto la faccia: so benissimo che Y potrebbe arrivare a rompere i rapporti con me, nel caso gli rifilassi un bidone. No, qui nel Belpaese invece i bidoni si rifilano a spron battuto, tanto non paga mai nessuno. O meglio, paga Pantalone. Tra i dati più interessanti emersi dalla ricerca, sorvolando su quello relativo alla sanità, settore in cui si ricorre più spesso alla raccomandazione per evitare liste di attesa od ottenere un ricovero in ospedale (e qui si capisce quanto siamo un Paese feudale e clientelare da terzo mondo), colpisce -al secondo posto in classifica- la richiesta di favori sul posto di lavoro, insieme alla richiesta di aiuto per trovare un impiego a un figlio o a un parente. Lo studio annota pure come il fenomeno della raccomandazione esploda nei piccoli centri, dove la conoscenza diretta con la classe dirigente è più frequente. Siamo, insomma, un Paese profondamente provinciale. I nostri giovani emigrati, alla lettura di questi dati, probabilmente se la ridono e ritardano ogni piano di rientro, loro che sono ormai abituati a vivere e a lavorare in democrazie molto più avanzate della nostra. Tempo fa trovai su internet una lista (non aggiornatissima, a dir la verità) con tutti i nomi di “figli di”, “fratelli e sorelle di”, “mogli e mariti di”, “nipoti di”, “amici cari di”, infilati in Rai e Mediaset, nel cuore pulsante cioè dell’informazione televisiva. Pur conoscendo il fenomeno, quelle decine e decine di nomi e cognomi (probabilmente calcolate per difetto) mi spaventarono. Non immaginavo fossero così tanti…

Motivi di speranza, in questa palude medioevale? Mah, un’altra recente ricerca, condotta questa volta dalla Fondazione Istud, sostiene che solo il 18% dei giovani intervistati tra i 20 e i 29 anni (definiti “Generazione Y”) ricorre alla raccomandazione, il dato più basso negli ultimi anni. Uno su cinque mi pare -personalmente- comunque un po’ troppo, ma rispetto ai loro padri forse questi giovani (lontani anni luce da certe insulse e offensive rappresentazioni televisive) apprezzano maggiormente la cultura del merito. Lo spero fortemente. Anche perché, solo per fare un esempio rapportato all’attualità, la “colonizzazione dei raccomandati” produce solo disastri. Un bell’articolo -martedì- de La Repubblica, spiegava come l’azienda incaricata di smaltire i rifiuti a Palermo (l’Amia), azienda a totale capitale pubblico ma che ha agito sempre da privata, ha costituito per anni (e in barba ai recenti bilanci in rosso) un “lavorificio clientelare”. Assumendo anche quando chiudeva i conti sotto zero, dando lavoro attraverso decine di assunzioni per chiamata diretta, anche a favore di parenti di politici. Ma non solo, facilitando persino lo scambio del posto di lavoro tra il padre che va in pensione e il figlio in attesa di contratto. Ma che Paese è, ma che dignità hanno gli italiani, se sono sempre pronti a questuare qualcosa a qualcuno? Ma quando verrà estirpato questo male assoluto della raccomandazione… “all’italiana”?

Eppure non è tutta colpa della crisi…

In Declino Italia on 3 Giugno 2009 at 09:00

Negli ultimi vent’anni la nostra è stata una storia di produttività stagnante, bassi investimenti, bassi salari, tasse alte. Dobbiamo essere capaci di levare la testa dalle angustie di oggi per vedere più lontano“. Sono parole estrapolate dall’ultima relazione del Governatore della Banca d’Italia Mario Draghi, e pronunciate venerdì scorso. Quello tracciato da Draghi è il quadro di un Paese in declino, che deve darsi -subito- il colpo di reni necessario per rialzarsi e ripartire. Un Paese che quest’anno farà probabilmente registrare una caduta del Pil pari al 5%. Un Paese dove -dati Istat alla mano- il 22,2% delle famiglie (cinque milioni e trecentomila in termini assoluti) ha difficoltà economiche di diverso grado. Come -per fare esempi comprensibili a tutti- quella di non poter sostenere spese impreviste, o quella di acquistare cibo, vestiti, sostenere spese mediche, pagare l’affitto e le bollette. Poi scopriamo, sempre grazie all’Istat, che ora anche i padri sono sempre più precari (quindi i figli, dal futuro già incerto, rischiano di veder mancare uno dei pochi pilastri di appoggio). Mentre i senza lavoro crescono più degli occupati. E -tornando a Bankitalia- scopriamo di avere tassi di povertà superiori a quelli dell’Europa, mentre la spesa destinata alle famiglie è inferiore persino a Grecia e Spagna. Per il Rapporto Diritti Globali 2009, la metà delle famiglie italiane vive con un reddito inferiore a 23.083 euro. Chiudendo questo raggelante volo d’orizzonte sui dati che fotografano l’”Italia Anno Domini 2009″, citiamo nuovamente Mario Draghi: nella sua relazione annuale parla di due milioni di persone con un contratto in scadenza, con tagli al personale nel 40% delle imprese con oltre 20 addetti. E’ lo stesso Draghi a chiedere, nel silenzio generale, una riforma organica e rigorosa degli ammortizzatori sociali. Ed è questa l’Italia alla quale si affacciano i nati negli anni ‘80, freschi di laurea? Figli del boom economico e degli “ultimi giorni di Pompei” della Prima Repubblica, il loro è un risveglio davvero amaro. Eppure non è tutta colpa della crisi…: Draghi indica la strada delle riforme (una, appena citata, è quella relativa agli ammortizzatori sociali). Io cito un’altra strada: quella delle liberalizzazioni. Che fine hanno fatto? Perché continuiamo a vivere in un Paese fatto di caste e monopoli, dove comandano sempre i soliti, i quali impediscono una maggiore concorrenza, in grado di sprigionare più ricchezza e abbassare i costi? Pochi giorni fa il presidente dell’Antitrust Antonio Catricalà ha denunciato come in un Parlamento dominato da decine di interessi corporativi [l'aggiunta sugli interessi corporativi è mia, nda] ci sono molti interventi sporadici, ma significativi, di riportare indietro l’orologio. Catricalà ha citato l’unico tentativo serio di liberalizzazioni fatto nel Dopoguerra: le “lenzuolate” di Bersani. Immediatamente stracciate dal potere immutabile di corporazioni feudali e antistoriche, da monopoli che temono la concorrenza come il fumo negli occhi. Mentre facciamo passi più o meno lenti nel 60% dei settori presi in esame, l’altro 40% (o poco meno) addirittura regredisce, secondo l’ultimo “Indice delle liberalizzazioni”: perdono mercato del gas, telecomunicazioni, trasporto aereo, trasporto pubblico locale, infrastrutture autostradali, televisione. Mica nespole! Chiudo con l’ottimo Carlo Carboni e il suo articolo sul Sole 24 Ore dell’8 maggio, non prima di aver notato come -pur attraversando un periodo di crisi globale- quello italiano è e resta un declino strutturale. Né ci si può aspettare null’altro da un Paese gerontocratico e immeritocratico, I’m sorry… E con un quadro così, ci meravigliamo ancora se migliaia di giovani ogni anno mollano gli ormeggi e vanno all’estero, schifati? Ma torniamo a Carboni. Mi è piaciuto molto questo passaggio del suo articolo: “Un comportamento meritevole delle classi dirigenti, che devono dare l’esempio, implica che esse mettano innanzitutto fine alla comoda (ma parassitaria) sintonia al ribasso tra Governo e Paese, all’autoreferenzialità e ai privilegi dei ceti politici ristretti, alle net elites oligarchiche del capitalismo relazionale che premiano fedeltà e appartenenze a danno di merito e competenza: l’obiettivo è ricreare un senso di solidarietà e comunità per recuperare fiducia. La cittadinanza competente -quella parte di società più istruita e informata- dovrebbe costituire il primo interlocutore delle classi dirigenti in questa impresa. [...] Si sente necessità di una pagina nuova, dell’apertura di un ciclo della responsabilità individuale e collettiva, del merito e della trasparenza, delle capacità di visione e di decisione di chi governa, di una stagione dei diritti e dei doveri di cittadinanza, di ripresa dell’interesse collettivo. Un cambiamento profondo e difficile. [...] Torna il tempo delle scelte per mettere in valore i nostri talenti, le nostre capacità, il patrimonio delle risorse a noi disponibili“.

Chiara, 19 anni, emigrante in UK

In Fuga dei giovani on 2 Giugno 2009 at 00:44

Oggi -Festa della Repubblica- vi voglio raccontare una storia. O meglio, la faccio raccontare alla diretta interessata. Sto parlando di Chiara, una giovanissima campana trasferitasi a vivere e lavorare in Gran Bretagna. Una bella storia di emigrazione, ma allo stesso tempo di denuncia di un Paese che così non può più andare avanti. Oggi mi sento di festeggiare la nostra Repubblica, che vive tempi difficili, con un segnale di speranza: i giovani in gamba e di talento esistono. Sono loro il futuro di questo Paese, una volta che si sarà fatta piazza pulita di questa gerontocrazia imperante, che coopta e raccomanda, rendendoci un Paese feudale. Ma questi giovani costituiranno -per l’appunto- il futuro, solo e solamente se l’Italia riuscirà a non farli scappare più. A voi la storia di Chiara, buona lettura!

“Caro Sergio,

leggevo il tuo blog e mi sembra un’iniziativa meravigliosa per cui credo valga la pena di contribuire. Per questo ho pensato di raccontarti la mia storia. Penso sia un pò diversa dalle altre. La mia storia da “emigrante” comincia due anni fa: a 17 anni, con un diploma di Liceo Scientifico ottenuto con il massimo dei voti (e con un paio d’anni d’anticipo sulla media nazionale di 19 anni), decido di andar via. Da sola, in un Paese nuovo, in una città dove non ero mai stata prima. Da Aversa, paese del Casertano, mi trasferisco a Manchester, UK. La prospettiva di un futuro a competere con ignoranti raccomandati non mi allettava affatto: avevo la sensazione -corretta, aggiungerei- che un Paese straniero potesse riconoscere i miei meriti, darmi di più, offrirmi di meglio della mia stessa patria… una preparazione migliore e delle reali opportunità per il mio futuro. E io sono una di quelle che in Italia il lavoro assicurato l’avrebbe avuto. Perchè, per come girano le cose lì, con un padre avvocato mi sarebbe bastata una laurea in giurisprudenza ed avrei “ereditato” la professione. Mentre tutti mi dicevano che non c’era ragione di andar via, io ho fatto le valigie, sono venuta qui a studiare e l’anno prossimo, a soli 20 anni, mi laureo. Ma non è tutto. Adesso, a 19 anni, ho già in tasca un contratto di lavoro con la Rolls-Royce plc. Uno stage per i 3 mesi estivi (con uno stipendio mensile di circa 1600€) e un’opzione per un rinnovo del contratto dopo la laurea (e gli stipendi da neolaureati qui in Inghilterra sono almeno il doppio che in Italia). Il tutto, è importante per me menzionarlo, l’ho ottenuto solo ed esclusivamente sulla base del merito, dopo una serie di rigorosissime selezioni: perchè è così che funziona quassù. Più mi guardo attorno e paragono la mia situazione attuale a quella disperata del nostro Paese, più sono contenta di esser “fuggita”. E mi domando cosa facciano i miei coetanei in Italia, in che futuro possano sperare… Non posso che essere grata ai miei genitori che si sono fidati di me e mi hanno lasciata libera di scegliere. Non so se andar via sia -in generale- una scelta giusta, ma penso che restare debba essere una scelta consapevole, non automatica… solo perchè in Italia ci si è nati. Mi auguro che tanti ragazzi possano ampliare i propri orizzonti e scoprire presto quello che il mondo ha da offrire. Sono sicura che, usciti dall’Italia, decideranno di non tornare o -se dovessero tornarci- sarà con l’intenzione di cambiarla. Ci sarebbe molto altro da raccontare e tante riflessioni ancora da fare, ma penso di essermi già dilungata abbastanza. Un saluto e ancora i mei complimenti per l’iniziativa”.

Chiara

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Cinque domande a Silvio Berlusconi

In Lettere e Proposte on 1 Giugno 2009 at 10:19

La Fuga dei Talenti” pone oggi cinque domande al premier in carica Silvio Berlusconi e una al leader dell’opposizione Dario Franceschini. Al di là delle polemiche piccanti che stanno contraddistinguendo queste convulse giornate, è giusto rispostare il focus della discussione sui fatti concreti, che riguardano da vicino le tematiche trattate nel libro “La Fuga dei Talenti”. In cui si parla di giovani, del perché fuggono dall’Italia, di un sistema gerontocratico che li soffoca e di un sistema-Paese che non consente loro di sprigionare a dovere le proprie energie. Il maggior quantitativo di domande è riservato al premier in carica, che -governando- ha le maggiori responsabilità, in questo momento, nei confronti del Paese.

Le cinque domande a Silvio Berlusconi, premier in carica:

-Lei è sceso nell’arena politica quindici anni fa, inveendo contro i cosiddetti ”politici di professione”. Dopo 15 anni, non rischia lei stesso di divenire (o di essere già) un “politico di professione”? Perché, a 72 anni, un’età che la pone nell’infelice situazione di confermare agli occhi del mondo tutti i pregiudizi sulla classe politica italiana (non a caso definita spesso e volentieri “gerontocratica” dai media stranieri), non lascia spazio al rinnovamento interno nella leadership del suo partito, candidando una persona più giovane (e ovviamente preparata) a guidarlo?

-Da più parti, da Confindustria prima e da Bankitalia poi, le sono arrivati fortissime sollecitazioni a fare quelle riforme strutturali (su tutte le liberalizzazioni) che potrebbero sprigionare il forte potenziale di un Paese dove domina un sistema troppo spesso fatto di caste, monopoli ingiustificati e privilegi, da cui i giovani sono tagliati fuori. Soprattutto quando hanno da offrire solo il proprio talento. In entrambi i casi lei non ha fornito risposte precise su come e quando intende raccogliere queste sollecitazioni e tradurle in risultati concreti. Intende farlo o no, entro la fine dell’anno (al più tardi, chiaramente…)?

-Nelle intercettazioni telefoniche (di cui lei è stato protagonista) pubblicate lo scorso anno da svariati giornali (poi mandate al macero in quanto non penalmente rilevanti), è emerso un sistema di segnalazioni relative al mondo dello spettacolo che costituisce un esempio ben poco edificante per le giovani generazioni. Rischia di passare il concetto che per fare carriera sia necessaria la telefonata giusta al potente di turno. A quando un “mea culpa” pubblico, accompagnato da una forte presa di posizione contro le raccomandazioni?

-Le televisioni di cui lei è proprietario trasmettono un giorno sì e l’altro pure programmi televisivi che forniscono un’immagine dei giovani italiani quantomeno becera, tra Grandi Fratelli avvolti nel nulla e show pomeridiani che ruotano intorno a copioni già scritti e dominati da tematiche relative a fidanzamenti virtuali e altre nullità varie. Posto che una larga fetta dei giovani italiani si sente offesa da questa rappresentazione mediatica, con cui non hanno proprio nulla da spartire, quando chiederà pubblicamente alla presidenza Mediaset di eliminarli dal palinsesto, sostituendoli con programmi di reale spessore culturale?

-Perché non ha messo le “candidate plurilaureate che parlano le lingue, e manager che sanno lavorare bene e che non hanno nulla da nascondere e soprattutto devono garantire la presenza nel Parlamento” (parole sue) come capilista alle europee, per garantire un vero segnale di rinnovamento, anziché riservare il primo posto a sé stesso, che peraltro all’Europarlamento non ci andrà? Perché queste “giovani plurilaureate” sembrano comunque troppo poche, proporzionalmente al numero dei candidati?

Un’ultima domanda, infine, a Dario Franceschini, leader del PD: perché tra i capilista alle Europee non c’è un solo volto nuovo e giovane? Perché non avete avuto il coraggio di osare e scommettere su giovani dalla forte apertura internazionale, con la testa già in Europa, pronti a farsi le ossa all’estero per poi tornare a prendere in mano le redini del vostro partito? La cosiddetta “generazione Erasmus” sta lentamente invecchiando, si è già trasformata in trentenni (ma anche ventenni, perché no?) che hanno un’idea chiara di Europa e di cosa l’Ue possa fare, anche per l’Italia. Perché nessuno di loro è capolista nelle circoscrizioni (a dir la verità, la loro presenza complessiva nelle liste lascia comunque abbastanza a desiderare…)?

Pensiero del Weekend 16 – Gerontocrazia

In Declino Italia on 30 Maggio 2009 at 09:51

Gerontocrazia: “Governo o potere esercitato dagli anziani” (da dizionari.corriere.it). Questo fine settimana “La fuga dei Talenti” vi racconta una fiaba. Come tutte le fiabe ha un lieto fine. E -come tutte le fiabe- ha il suo bel momento di crisi in mezzo. E’ vera? Beh, diciamo che ha molte probabilità di esserlo. Prima una veloce premessa statistica: la sempre puntuale Facoltà di Economia “Giorgio Fuà” di Ancona (ripresa da Carlo Carboni su Il Sole 24 Ore), sostiene che in Italia il 64% dei leader sono anziani… siamo quasi al top dell’Europa. In cima alle professioni a prevalente conduzione gerontocratica: il professore universitario. Ed è proprio con un “professorone” universitario, con già oltre sette decadi alle spalle, che il giornalista-scrittore autore di un libro sulla fuga dei giovani professionisti dall’Italia si trova a sedere un bel giorno in un convegno, organizzato in una ridente città del sud Italia. Il giovane giornalista-scrittore è stato chiamato a parlare per esporre il risultato della sua ricerca e spiegare perché sempre più giovani lascino questo Paese. Ed è quello che intende fare: nei primi minuti del suo intervento prende la parola e legge alcuni “messaggi in bottiglia” di professionisti fuggiti dal Paese più immeritocratico e -per l’appunto- gerontocratico d’Europa. Lui -impegnato com’è nella discussione- non lo nota, ma il professorone pochi metri più a sinistra scalpita, contiene a stento l’irritazione, fino a quando -all’improvviso- esplode: “Ma siamo qui a parlare del mio o del suo libro? No, mi dica, di quale libro siamo qui a parlare?” Facciamo a questo punto un passo indietro, e diciamo che il professorone era venuto pure lui a parlare di un libro (ovviamente il suo), su un presunto (molto presunto) ”nuovo” che lui pretenderebbe persino di incarnare. Il professorone parla di giovani, senza sapere neppure come siano fatti. E’ evidente che li schifa. Lui, che gravita per i soliti interessi nell’area di centrosinistra (poi uno si chiede perché il Pd non vinca mai…), aggredisce il giovane giornalista-scrittore: “Ha letto il mio libro? No, non l’ha letto… e dunque di cosa vuole parlare?” Il giovane giornalista-scrittore, attonito ed esterrefatto quanto il pubblico per l’incredibile mancanza di stile, non crede ai suoi occhi. Il moderatore nel frattempo annaspa, non ha il coraggio di dire che forse nessuno -nell’organizzazione- ha coordinato il tipo di interventi, facendo credere a entrambi che si sarebbe parlato dei rispettivi libri. Con la differenza che il professorone pensava che si sarebbe parlato solo ed esclusivamente del suo. Il giornalista-scrittore, scocciato, fa presente la cosa, annota che forse è stato messo nel “panel” di discussione sbagliato, ma non certo per colpa sua. Vede nell’arrogante atteggiamento del professorone gerontocratico la classica postura di chi all’esame universitario si diverte nel coglierti in castagna senza aver studiato il tal libro. Non ci sta… e conclude: “Beh, allora parli del suo libro, signor professorone!” E’ a quel punto che accade l’imprevedibile: dal pubblico (scarso, per la verità, poco più di venti persone), due partecipanti si arrabbiano, e urlano che no, loro vogliono ascoltare quello che il giovane giornalista-scrittore ha da dire. A loro interessa quello. I cinque minuti di introduzione, poi interrotti dal professorone, li avevano colpiti molto. Il tema piace. Il professorone si infuria, borbotta qualcosa e lascia la sala per protesta. Sconfitto da un pubblico in rivolta. Il giovane giornalista-scrittore prosegue per un altro quarto d’ora, in solitudine, portando la sua testimonianza e i tanti “messaggi in bottiglia” dei ragazzi che sono stati costretti a fuggire dall’Italia anche a causa di gerontocrati universitari come colui che ha appena fornito un esempio estremo di prevaricazione. Il professorone dopo dieci minuti torna, giusto in tempo per ascoltare la fine del discorso. E figuriamoci se poteva rinunciare a pontificare! Alla fine del discorso del giovane giornalista-scrittore ovviamente il gerontocrata riprende la parola, insieme a un altro professore amico suo, per sproloquiare sulle magnifiche e progressive sorti del Mezzogiorno d’Italia, così come le intende lui. Dopo cinque minuti i pochi partecipanti piombano in un sonno profondo, uccisi da tante pippe senza capo né coda. Una di loro rivelerà più tardi al giovane giornalista-scrittore: “Ho provato ad ascoltarlo, ma dopo poco mi si sono spenti i neuroni nel cervello…”. Il nostro giovane giornalista-scrittore viene infine salvato dalla richiesta di incontro al bar di un partecipante, che lo tira provvidenzialmente fuori da quella palude di noia dopo soli venti minuti. Prima di andarsene, passa dai due signori del pubblico che avevano protestato a suo favore: stringe loro la mano e li saluta, grato per aver avuto il coraggio di urlare contro questo gerontocrata. Mentre esce non manca di lanciare uno sguardo alla piccola bancarella, dove sono esposti entrambi i libri: nota, non senza un’implicita soddisfazione, che quello del professorone è sostanzialmente invenduto, schifato da tutti, mentre il suo è sfogliato e acquistato dai presenti. Seconda, pesante sconfitta del gerontocrata. All’esterno gli organizzatori del convegno, mortificati, chiedono scusa per tanta cafonaggine, dando la colpa all’età avanzata. “Sai, sembrava la classica scena del vecchio professore che aggredisce il giovane, impedendogli di parlare”, gli dicono. Per il giovane giornalista-scrittore ormai però è tutto alle spalle. Ha dimostrato quello che doveva dimostrare: certi fatti parlano da soli. Prova solo un moto di compassione per i pochi partecipanti rimasti all’interno della sala per dovere di presenza, ostaggi di tanto vano sproloquiamento narcisistico. Parole vuote, che non portano da nessuna parte. “Que aproveche!”, pensa, mentre si incammina vero il bar con una persona interessata a parlare con lui del libro e discuterne i contenuti. Come ultimo atto, però, estrae dalla tasca della giacca il biglietto da visita del professorone e lo fa a pezzettini. Poi lo butta nel cestino dell’immondizia.

“Generazione Nonostante”

In Giovani Italians on 29 Maggio 2009 at 09:00

Oggi “La Fuga dei Talenti” sbarca a Lecce, per “Una giornata atipica”, convegno promosso dalla Commissione provinciale per l’emersione del lavoro non regolare. Insomma, del cosiddetto “sommerso”. Preparandomi al convegno, mi ha molto colpito leggere un passaggio della relazione “Sprigionare il lavoro dei giovani”, frutto di una ricerca svolta dalla Commissione provinciale tra il marzo e il maggio del 2009. Un lavoro recentissimo, dunque. Ventidue storie hanno offerto la base di partenza: ventidue storie di lavori temporanei, lavori spesso presi e subito “mollati” (in senso attivo ma anche passivo) a tempo di record. “Il lavoro irregolare è una condizione di non pieno utilizzo e non compiuta liberazione di risorse ed energie che tendono a restare intrappolate”, recita il rapporto. Che centra perfettamente il problema, laddove parla di “energie intrappolate”. Sono energie che hanno volti e nomi ben definiti: giovani che vanno incontro a frustrazioni, rischiando di vedere annichilito il proprio potenziale. La ricerca costituisce pure una raccolta di “storie di giovani neolaureati e di laureati nei primi anni di confronto con il mercato del lavoro. Affamati di esperienza, pronti a tutto pur di lavorare, anche a rapporti di lavoro sottopagati e non regolarizzati; in bilico tra il desiderio di restare e quello che appare sempre più come un necessario destino, ossia trasferirsi altrove; continuamente sul baratro di ripiegare su un lavoro che avrebbero potuto svolgere anche senza anni e anni di formazione [...]“. Storie che arrivano dal sud del Paese, ma che spesso trovano facili equivalenti anche al Centro, come al Nord. E l’outlook del 2009, per dirla con gli economisti, non appare consolante: Unioncamere stima per quest’anno una perdita di posti di lavoro pari a quasi 220mila unità, per effetto della crisi. Centro e Sud le aree più colpite. A rischio soprattutto i precari (giovani), mentre chiuderanno i rubinetti occupazionali soprattutto le aziende con meno di dieci dipendenti. Che in Italia, secondo L’Ice, rappresentano il 95% delle imprese… guarda caso. Per concludere, mi piace citare il giornalista esperto di lavoro Walter Passerini, che -parlando dei giovani italiani- mette in soffitta definizioni antiquate quali “generazione bamboccioni” o “generazione mille euro”. Per lui ora occorre parlare di “Generazione Nonostante”: nonostante la cooptazione, nonostante il provincialismo all’italiana, nonostante un sistema produttivo che non avvantaggia chi ha investito nella propria formazione… beh, loro continuano a crederci. Lo fanno pur osservando un Paese che -privo di spinte innovative- sta gradualmente divenendo (rubo l’espressione allo storico della scienza Enrico Bellone) “un’appendice turistica dei Paesi civili”. Chi non intende rassegnarsi a questo inevitabile destino ovviamente emigra, verso Paesi più moderni e civilizzati.

Mediocre Università

In Giovani Italians on 28 Maggio 2009 at 09:00

Mi ha molto incuriosito l’ultima indagine realizzata da Almalaurea sui laureati e le loro possibilità occupazionali. Lo studio, reso noto ieri, fornisce motivi di consolazione, ma anche molti altri di disperazione. Sostiene Almalaurea che -pur essendo più che quadruplicati gli studenti che si laureano entro il primo anno fuori corso- solo una minima quota dei nostri universitari raggiunge il titolo nei tempi previsti, su un’intera generazione che si iscrive in ateneo. A questo aggiungiamo pure un tasso di abbandoni che nel primo anno sfiora il 20%… Cresce la frequenza alle lezioni, aumentano (fattore importante) le conoscenze linguistiche e quelle informatiche, ma -nota Almalaurea- si abbassa la qualità della preparazione, soprattutto tra i laureati di primo livello. E poi… i voti di laurea: alti in modo sospetto, con una media che sfiora i 109/110 nei corsi specialistici. Dati che fanno venire alla mente una bella considerazione di Giuliano Gasparini, consulente turistico di stanza a Madrid, la cui storia è raccontata nel libro “La Fuga dei Talenti”: “A scuola sono tutti bravi, mancano dei veri processi di selezione che facciano emergere fin da subito i migliori. Come è possibile, mi chiedo, che tutti (anche i mediocri) riescano a concludere l’università e a ottenere pure un master? All’estero non è così. La scuola è un tassello fondamentale della società: è il primo gradino sulla strada verso la  meritocrazia. Se non fai della vera selezione fin dall’inizio, come puoi sperare di valorizzare i migliori?” Passiamo oltre, menzionando un dato estremamente interessante. Dice infatti Almalaurea che aumenta il numero dei nostri connazionali che decidono di studiare all’estero. Come più volte ripetuto anche da questo blog, non solo fatichiamo maledettamente ad attrarre “cervelli”, ma ormai la fuga dei nostri giovani inizia persino dall’università…! Ci sono altri dati positivi: la riforma del “3+2″, che ha forse un po’ “annacquato” la preparazione, ha quantomeno incrementato il numero dei laureati in un Paese che presenta al riguardo una delle più basse percentuali in Europa (nel 2008 sono stati “sfornati” 293mila Dottori, molti dei quali provenienti da famiglie dove non erano presenti altri laureati). Anche l’età media di laurea è scesa (seppur di poco) a 27 anni, rimanendo in ogni caso una delle più alte nell’Europa moderna e civilizzata. Insomma, il rapporto Almalaurea pare fotografare un Paese che lentamente -con i suoi stanchi ritmi- cerca di riguadagnare terreno in un modo che corre. E mentre il Ministro Mariastella Gelmini annuncia l’ennesimo rinvio dell’approdo in Consiglio dei Ministri del ddl di riforma dell’università (questa volta fissato a dopo le elezioni), noi ci troviamo ad osservare -un po’ scettici- un sistema educativo italiano che appare ancora in mezzo al guado. Soprattutto quando si va a guardare gli sbocchi occupazionali, inclusi gli stipendi dei “Dottori” classe 2007 (contenuti nello studio di Almalaurea): tra i 1010 e i 1140 euro mensili a un anno dalla laurea, con una predominanza dei lavori atipici su quelli stabili. No, ancora non ci siamo. La strada è davvero lunga. Qualcuno (diciamo pure qualche decina di migliaia di giovani…) -per non sbagliare- imbocca sempre più frequentemente la via che porta all’estero.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Questionario per i “Talenti in Fuga”

In Fuga dei giovani on 27 Maggio 2009 at 09:00

“La Fuga dei Talenti” segnala oggi un’interessante iniziativa avviata all’inizio del mese dal sito “Area Networking”. Sul web si definiscono ”una associazione di persone che condividono interessi ed obiettivi e che, nel corso degli anni, è diventata a pieno titolo uno dei maggiori punti di riferimento nazionali online per quanto concerne il settore dell’Information & Communication Technology, con una particolare predilezione per il settore della formazione correlata al business”. Ebbene, questi giovani “innovatori” hanno avuto una bella idea: avviare un’indagine -all’interno del loro blog- tra gli italiani emigrati all’estero per lavorare nel settore dell’Information Technology. Loro stessi, nel descrivere l’iniziativa, giustificano “la coraggiosa scelta di scappare fuori dai confini” come il risultato di “un’economia e di un mondo lavorativo/professionale che funzionano a rilento e sicuramente non con la stessa efficienza degli altri principali Paesi”. Per questo chiedono aiuto a “volontari” che intervistino i nostri espatriati, ponendo loro una ventina di domande relative sia all’impatto socio-culturale, che a quello economico-professionale, al momento del loro arrivo all’estero. Il questionario si pone anche l’obiettivo di offrire, attraverso le risposte dei nostri emigrati, informazioni utili per chiunque sia interessato ad espatriare. Personalmente lo ritengo un esperimento interessante, che presenta alcuni significativi tratti in comune con l’indagine contenuta nel libro “La Fuga dei Talenti”.

Potete leggere il “post” relativo al questionario cliccando qui. Buona indagine a tutti!

Innovazione: Italia in Zona Retrocessione

In Declino Italia on 26 Maggio 2009 at 09:00

“European Innovation Scoreboard 2008″: l’Italia è nel quarto gruppo dei Paesi Ue. Quasi -per dirla in termini calcistici- in zona retrocessione. L’EIS, precisiamo subito, è uno studio comparativo sulle performance dei Paesi europei, nell’ambito della strategia di Lisbona. L’Italia viene classificata tra le nazioni Ue a innovazione ”moderata”, con una performance sotto la media. La cosa più divertente è che tra i Paesi del gruppo dei “moderati” domina Cipro (avete letto bene, quell’isola sperduta nel Mediterraneo, a poche miglia marine dalla Turchia…). Davanti a noi ci sono altre superpotenze quali l’Estonia, la Slovenia, la Repubblica Ceca e tutti i principali Paesi del “Club Med”: Spagna, Portogallo, Grecia. Poi arriva l’Italia. Mah… E pensate che nel nostro gruppo di “fenomeni” riusciamo persino a rientrare nel sottogruppo dei “slow growers”, quei Paesi cioè che crescono a fatica. Lentamente, coi loro tempi, insomma. Spiega il rapporto (clicca qui per scaricarlo) che la performance dell’Italia è sotto la media Ue sia per quanto riguarda la media generale, sia per il tasso di miglioramento. Intanto il G8 dell’Università, organizzato una settimana fa proprio nel Belpaese, parlava di “ricerca scientifica come una delle chiavi per superare l’attuale crisi economica”. Investire in ricerca, attrarre talenti, puntare sull’innovazione: parole vuote che riempiono le bocche di politici e professori ormai da anni. Mentre il sistema-Paese scivola lentamente lungo il crinale del declino, mi permetto di aggiungere una semplice considerazione: perché non cominciamo a sostenere start-up innovative, realizzate da giovani di belle speranze? Perché le istituzioni, le banche, le università non cominciano a puntare su quei centri di eccellenza presenti nel nostro Paese (il Corriere Economia dello scorso 18 maggio ne riportava una bella mappa a pag.14), per fare in modo che non solo sviluppino ricerca d’avanguardia, ma la riversino sul contesto esterno, sia in tandem con le PMI locali, sia adottando il cosiddetto ”modello americano”? Che -in sé- è molto semplice: sei un giovane, hai un’idea innovativa e potenzialmente commerciabile, vuoi avviare una tua start-up? Ti aiutiamo, mettendoti nella condizione di produrre innovazione reale. E’ il modello del “garage-laboratorio” made in Usa, che ha fatto nascere case-histories di successo come quella di Google. Questa è una della strade da seguire. Altrimenti i nostri giovani ricercatori, frustrati da un sistema universitario dove poco o nulla è cambiato, nonostante tante chiacchiere, di strada ne prenderanno un’altra. Che li porterà dritti al confine di Stato.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Lettera dall’Australia

In Lettere e Proposte on 25 Maggio 2009 at 09:00

Oggi “La Fuga dei Talenti” vi porta in Australia, da dove ci arriva la bella lettera di Aldo Mencaraglia, autore del blog “Italians in Fuga”. Toccante, ma allo stesso tempo inquietante, la citazione delle “due generazioni sprecate”. Buona lettura!

L’Australia è lontana ed io ci sono arrivato facendo una tappa di dieci anni in Inghilterra. Dopo aver completato gli studi universitari decisi di rimanere in Inghilterra perchè mi trovavo a mio agio con la mentalità inglese e con la dinamicità della società britannica. Provenendo da Borgo San Dalmazzo, un bello ma piccolo paese del Cuneese, Londra offriva opportunità ad un ventitreenne alle quali era difficile dire di no. Non era tutto oro colato, anzi. Nel 1993 stavamo uscendo da una recessione simile a quella odierna e feci fatica a trovare un lavoro ‘consono al livello di studio universitario’. Lavorai per quasi un anno in negozio di vini ed imparai che non importa quanto sei bravo a scuola o all’università. Nel mondo del lavoro hai bisogno di tante altre qualità che non si imparano sui libri. Pian piano riuscii a costruirmi una ‘carriera’ ed una vita in Inghilterra che mi soddisfaceva personalmente e finanziariamente, soprattutto confrontando la mia realtà a quella dei miei coetanei in tutta Italia. Poi, dopo alcuni anni, io e mia moglie, inglese, decidemmo che l’Inghilterra non era la nazione adatta a costruire famiglia. Condizioni metereologiche, attitudini verso l’alcol, società con estremi economici e la lista continua… Decidemmo di emigrare in Australia, visto che la conoscevamo già (io sono mezzo Australiano), ed offriva ad entrambi opportunità lavorative che l’Italia non offriva. Siamo quì dal 2002: si è rivelata la migliore decisione che abbiamo preso nella nostra vita. Non è un paradiso, ma ci sembra molto meglio di quello che l’Italia offre alla nostra generazione. Tramite il mio blog, italiansinfuga.com, sono entrato in contatto con tanti giovani Italiani che vogliono fuggire dall’Italia. L’impressione è di una o due generazioni ’sprecate’. Il talento che una nazione come l’Italia sviluppa, viene poi mal utilizzato per i motivi che tutti conosciamo. Io trovo molto difficile spiegare agli anglo-sassoni che un Italiano non finisce l’università fino a quando loro lavorano e sono indipendenti già da cinque anni. Senza poi parlare del fatto che tanti giovani Italiani lavorano gratis per anni, nella speranza di essere pagati in futuro. Sono cose che io stesso stento a capire, avendo vissuto in società dove la meritocrazia è viva e vegeta, se sei bravo e lavori, ottieni risultati. Altrimenti fatichi, ma almeno dipende da te. In Australia confronto anche l’emigrazione italiana di una volta, del Dopoguerra, con le apprensioni di chi vuole emigrare oggi. Mi sorprende la cautela e la paura che tanti hanno oggi, volendo assicurarsi un lavoro prima di partire per l’estero e rinunciando alla partenza in caso negativo. Bisognerebbe imparare dagli emigranti di due o tre generazioni fa, che partivano in nave per andare in capo al mondo, verso una nazione ostica come l’Australia. Senza parlare la lingua. Arrivati quì si spaccarono la schiena, facendo lavori che gli Australiani non volevano più fare e si sono guadagnati il rispetto di una nazione. Oggi purtroppo le notizie che gli Australiani leggono dell’Italia riguardano i politici… e loro, la bella figura, proprio non ce la fanno fare. Io inviterei tutti gli Italiani insoddisfatti ad emigrare. Aspettatevi periodi difficili, ma credete veramente in voi stessi e ce la farete!

In bocca al lupo,
Aldo Mencaraglia

Pensiero del Weekend 15

In Fuga dei giovani on 23 Maggio 2009 at 09:00

Ve le ricordate le due domande sulla fuga dei giovani dall’Italia e il bisogno di maggiore meritocrazia in questo Paese, poste esattamente due settimane fa al Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano? Oggi “La Fuga dei Talenti” vi mostra il video della manifestazione (la “Festa dell’Europa”). C’è anche una piccola sorpresa: la citazione proprio del libro “La Fuga dei Talenti” (ediz. San Paolo), come fonte da cui sono stati attinti i dati utilizzati per porre le domande. Buon weekend a tutti… e buona visione!

CLICCA QUI PER VEDERE IL VIDEO CON LE DOMANDE AL PRESIDENTE NAPOLITANO SU FUGA DEI GIOVANI (“E’ EMERGENZA SOCIALE?”) E NECESSITA’ DI MAGGIORE MERITOCRAZIA (NON DOVREBBE PARTIRE DALLA POLITICA?)

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Il Tarlo

In Fuga dei giovani on 22 Maggio 2009 at 11:10

Il commento migliore alla presentazione de “La Fuga dei Talenti” ieri a Trieste, all’interno dell’iniziativa “Controesodo“ (iniziativa parlamentare bipartisan per il rientro in Italia dei giovani professionisti, grazie a uno scudo fiscale) l’ha fatto -alla fine dell’incontro- uno dei partecipanti. Che ha commentato: “Mentre parlavi mi sono chiesto se anch’io, nella mia vita professionale, ho sempre anteposto il parametro della meritocrazia nelle scelte che ho intrapreso”. Da lì ho capito che “il tarlo del dubbio” potrebbe divenire lo strumento vincente per cambiare realmente le cose e favorire il rientro in Italia di chi la meritocrazia la sperimenta -tutti i giorni della sua vita- all’estero. E potrebbe quindi -gradatamente- trovare un milieu favorevole anche a queste latitudini. Aggiungo solo che la persona che ha fatto questo commento mi è parsa qualcuno che probabilmente quella domanda non aveva alcun bisogno di porsela (la risposta sarebbe stata comunque -con ogni probabilità- un “sì”), ma questa affermazione mi ha dato lo spunto per iniziare questo “post”, interamente dedicato all’iniziativa di ieri a Trieste. Città che -io personalmente non lo sapevo- costituisce il terzo polo di attrazione nazionale per i ricercatori stranieri. Nel capoluogo giuliano l’8,3% degli iscritti in università non è italiano, contro una media nazionale fema al 2%. Davanti ci sono solo il Politecnico di Torino e l’Università Bocconi di Milano. Alla luce dei dati da poco pubblicati dalla Fondazione Debenedetti (con l’Italia che fa peggio persino della Turchia nella capacità di attrazione di “cervelli”) quella triestina è una realtà da tenere in assoluta considerazione. Introdotto da Luca Visentini, responsabile dell’associazione “Società Futura” (che ha spiegato come questa associazione sia nata proprio per promuovere un nuovo tipo di società, fondata sulla valorizzazione del merito, e per combattere l’attuale “ammorbamento” della voglia di fare delle giovani generazioni), l’incontro è proseguito con la presentazione del libro “La Fuga dei Talenti” e -successivamente- con l’intervento di Guglielmo Vaccaro, deputato del Pd e ideatore di Controesodo, che ha annunciato come ci si stia avviando verso l’iter di approvazione del primo disegno di legge, relativo allo scudo fiscale per il rientro dei talenti. Per quanto riguarda le altre quattro proposte di legge, Vaccaro ha aggiunto che la prospettiva è di farle arrivare in porto nel giro di due anni. “Il nostro vantaggio è quello di aver avviato il progetto a inizio legislatura, il che ci può consentire di farlo arrivare in porto entro i cinque anni canonici”, ha spiegato Vaccaro. Francesco Russo, giovane (per gli standard italiani) professore universitario e vicepresidente di “Area Science” (uno dei principali parchi scientifici in Italia), ha aggiunto due osservazioni molto interessanti: citando uno studio di Bankitalia ha rivelato come nel nostro Paese la migliore garanzia per la futura iscrizione all’università non sia tanto il censo, quanto il titolo di studio della madre (!); sulla realtà giuliana invece ha osservato -non senza un pizzico di amarezza- come l’importanto bacino di “cervelli” provenienti dai Balcani (area di riferimento per Trieste) non sia minimamente “sfruttato” dall’Italia: su 80mila giovani ricercatori o dottorandi che lasciano ogni anno quell’area, solo 1500 (!) approdano in Italia. Un Paese che, con le sue leggi migratorie assolutamente incapaci di distinguere un futuro Einstein da un ladro di merendine, rende la vita semi-impossibile a chiunque coltivi un minimo desiderio di studiare e fare ricerca nel Belpaese. E’ anche per questo che, quando mi viene obiettato come parlare di “fuga” dei talenti sia sbagliato, io obietto sempre due cose: la prima è che occorre innanzitutto chiedersi quanto sia realmente “libera” la scelta di lasciare l’Italia da parte dei nostri giovani (e quanto non incida piuttosto l’insofferenza verso questo nostro microcosmo mafioso); la seconda è che se avessimo un saldo positivo in entrata di “cervelli” o professionisti di livello dall’estero, allora potremmo anche dormire sonni tranquilli. Ma così, come decine di ricerche mostrano, purtroppo non è. Mi piacerebbe che anche di questo si parli, a Palazzo Chigi… oltre che di processi, veline e quant’altro ancora.

Oggi vi lascio con l’intervista audio che “La Fuga dei Talenti” ha realizzato a Trieste con il deputato Guglielmo Vaccaro, che di Controesodo (iniziativa bipartisan Pdl-Pd) è l’ideatore: clicca qui per ascoltare.

Italy? No, merci! – Intervista a Tito Boeri

In Declino Italia on 21 Maggio 2009 at 09:58

Altro che inversione di tendenza: la situazione è catastrofica! Ovviamente mi riferisco all’attrazione dei cervelli stranieri esercitata dalla superpotenza-G8 Italia. I dati della ricerca sul Brain Drain e Brain Gain, anticipati ieri dal Corriere della Sera e oggetto di un convegno sabato prossimo a Pisa, lasciano senza parole: in Italia ogni cento laureati nazionali ce ne sono 2,3 stranieri, contro una media Ocse al 10,45%. Anche perché -dato interessante- i laureati italiani che se ne sono andati a lavorare nei 30 Paesi Ocse sono 395mila 229. E sapete a fronte di quanti stranieri entrati? 57mila 515. Solo sette “cervelli” Ocse su mille hanno scelto l’Italia come destinazione, conclude il Rapporto: parlando di circolazione dei talenti (circolazione, non fuga…) il saldo è impressionante. Siamo un Paese del terzo mondo. Persino la Turchia fa meglio di noi. Insomma, con un sistema di quote di ingresso che è  il medesimo, sia che l’aspirante immigrato si chiami Einstein, sia che si palesi nelle sembianze di un signor Nessuno senza arte né parte, la battaglia col resto del mondo è ovviamente persa in partenza. Per dirla con il geniale Gian Antonio Stella, “quanto ai poli di attrazione, fanno invidia il Canada, l’Australia e gli Stati Uniti, capaci di attrarre complessivamente quasi dieci milioni di “dottori” stranieri. Una forza d’urto intellettuale, scientifica, professionale impressionante. Che straccia ogni confronto. E che proprio in momenti di crisi quale questo rischia di pesare come l’enome differenza tra loro e noi. Con le nostre università piene di mogli, figli e cognati. I nostri istituti di ricerca asfissiati da continui tagli al bilancio. Le nostre aziende familiari dove il padre preferisce passare al figlio, magari un po’ “mona”, piuttosto che affidarsi a “forestieri”. I nostri Ordini sbarrati con i catenacci verso i giovani intrusi”. Bravo Stella, ritratto perfetto. Questa è l’Italia, facciamocene una ragione. “La Fuga dei Talenti” ha incontrato ieri il direttore della Fondazione Rodolfo De Benedetti, l’economista Tito Boeri. Che mi ha -per prima cosa- ribadito la ben nota condizione dei “cervelli” stranieri innamorati del Belpaese. I pochi dottorandi e post-doc che l’Italia riesce ad attrarre, ha sottolineato Boeri, hanno vita tutt’altro che semplice nei nostri atenei, costretti come sono a fare slalom improbabili tra i paletti e i costi della burocrazia. ”Perché siamo messi peggio della Turchia?”, mi sono limitato a chiedergli: “In primo luogo per colpa del sistema universitario e delle forme di reclutamento dei docenti“, mi ha risposto Boeri. “Esistono meccanismi che premiano la cooptazione all’interno dell’università. In alcune sedi -per fortuna- le cose negli ultimi anni sono cambiate, ma il meccanismo di fondo resta purtroppo lo stesso. Tuttavia, il problema non risiede solo nei meccanismi di reclutamento concorsuale: innanzitutto occorrerebbe finanziare le università e gli atenei che fanno maggiore ricerca. La riforma Gelmini va in questa direzione, ma occorre capire la quota percentuale esatta di finanziamenti che saranno destinati allo scopo”. Altri motivi per questo declassamento dell’Italia? “Storicamente, nel nostro Paese, osserviamo come alcune istituzioni del mercato del lavoro mantengano atteggiamenti negativi nei confronti dell’arrivo dei cervelli. Insisto sul finanziamento alla ricerca: in Italia ne esistono poche forme. Le stesse fondazioni bancarie devono uscire da un concetto di finanziamento legato all’ottica “localistica”. Tra gli altri problemi, mi limito ad aggiungere il regime di protezione dell’impiego, le strutture salariali complesse, che premiano poco il talento, e una politica dell’immigrazione che tratta allo stesso modo i futuri dottorandi stranieri e persone che non hanno alcun grado di cultura. Vorrei solo ricordare come esista ormai una gara su scala planetaria per accaparrarsi i migliori cervelli”. Già, aggiungo io: una gara cui l’Italia concorre con le mani e i piedi legati, gli occhi bendati e una palla da 50 kg. saldamente ancorata alle gambe. Conclude sconsolato Boeri: “Abbiamo perso anche la storica occasione dell’allargamento Ue per accaparrarci i cervelli di quell’area geografica…”

Ballando sul “Titanic Italia”

In Declino Italia on 20 Maggio 2009 at 08:00

“Il rischio apocalisse è stato superato”, dichiarava con sollievo pochi giorni fa il Ministro dell’Economia Giulio Tremonti. Lo vorrebbero poter dire anche le giovani generazioni di questo Paese malato e incancrenito, signor Ministro. Le quali, come giustamente titolava venerdì “Il Sole 24 Ore”, stanno “ballando” insieme alla loro patria ”sull’orlo del debito pubblico”. In un bell’articolo a firma di Carlo Bastasin, si faceva presente come entro 20 mesi (nemmeno due anni) il nostro debito pubblico potrebbe toccare quota 120%, livello analogo a quello degli anni ‘90, quando l’Italia danzava pericolosamente sull’orlo del collasso finanziario. Bastasin giustamente aggiungeva come sia in Germania che in Francia il tema si trovi già al centro del dibattito politico, che sta studiando percorsi di soluzione o quantomeno di arginamento del problema. Un problema ovviamente generale: la crisi sta infatti gonfiando notevolmente i debiti di tutti i principali Paesi, Stati Uniti inclusi. Ma stupisce che in Italia, il Paese con il più alto debito pubblico dell’Eurozona, la questione resti quasi nascosta. Siamo come un nobile decaduto, vissuto per anni ben al di sopra dei propri mezzi, e indebitatosi fino al collo in spese folli per mantenere e foraggiare un certo standard di vita. Un vecchio nobile, che tra poco potrebbe tornare nuovamente a sperimentare l’adrenalinica emozione di rischiare di ritrovarsi in mezzo a una strada. Solo che a finirci, in mezzo a una strada (se già non ci sono), saranno soprattutto quelle giovani generazioni che nulla hanno a che vedere con coloro che si sono resi responsabili di questo abnorme debito. Stupisce dunque il “geniale” (parole di Berlusconi) Tremonti, quando al Corriere della Sera dichiara: “Il nostro debito pubblico sommato a quello privato, e abbiamo visto che c’è osmosi tra i due, è pari a quello francese e tedesco. [...] Per la prima volta il deficit e il debito corrono meno rispetto all’Europa”. Beh… peccato che il debito pubblico sia un fardello che pesa sulle spalle di tutti, anche di chi non ha contributo a produrlo con politiche e scelte economiche disastrose, fondate sul clientelarismo e sulle ”relazioni” della peggior specie. In secondo luogo, quando Tremonti cita i vicini francese e tedesco, gli si può obiettare -citando Bastasin- che “la Germania punta decisamente a migliorare l’istruzione dei suoi lavoratori e il contenuto di tecnologia delle sue produzioni; la Francia punta a rendere più efficiente il ruolo pubblico, coerentemente con un’economia in cui i trasferimenti sociali e gli stipendi pagati ai dipendenti del settore pubblico sono pari al 56% del reddito disponibile contro il 43% di quello tedesco”. E L’Italia, che pensa di fare? Boh. Fino a pochi anni fa i vari Governi succedutisi annunciavano trionfali manovre di rientro del debito sotto il 100% del Pil. Ora schizza al 120% (!). Il Pil intanto cala del 5,9%, secondo peggior risultato in Europa dopo la Germania. Esiste un progetto di riforma strutturale (a parte le pensioni), uno qualsiasi, per far ripartire il “triciclo Italia”? Cosa sta facendo il Governo per liberalizzare gli Ordini, ad esempio, che come ribadiva tempo fa Giuseppe Sarcina sul Corriere Economia, sono chiusi e ben poco competitivi? Soffocando miliardi (miliardi!) di euro, che potrebbero essere sprigionati per far ripartire l’economia? E creando soprattutto nuova occupazione, in particolar modo tra i giovani, che da queste “caste professionali” sono spesso e volentieri esclusi, se non sono già “figli di”? O forse non è il caso di dire, per tornare a Bastasin, che “toccare [una certa] intelaiatura d’interessi economici e politici che copre l’intero territorio significa andare a recidere, da Ragusa a Bolzano, la nervatura del consenso territoriale dei partiti?” Intanto il Titanic affonda, trascinando nelle gelide acque dell’oceano del debito pubblico le sue generazioni più giovani, incolpevoli di tanto scempio. Quelle stesse generazioni che avrebbero probabilmente le carte in regola per far ripartire il Paese, sostituendosi a due generazioni (ormai gerontocratiche) di classe dirigente, che hanno fatto di tutto e di più per affondarlo. E poi ci stupiamo ancora se questi giovani fuggono -ogni anno e a migliaia- dal “Titanic Italia”? Ministro Tremonti, è a loro che deve fornire spiegazioni. Lo farà?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

La Generazione che salverà l’Italia (forse)

In Giovani Italians on 19 Maggio 2009 at 09:45

La “Generazione 2000″ salverà il mondo? A dirla tutta, ci potrebbe più modestamente bastare che salvasse l’ltalia, Paese destinato a declino certo, qualora non mutassero radicalmente le regole del gioco che sottostanno alla selezione della classe dirigente. In tutti i settori. Premesso questo, mi fa piacere segnalare l’ultima ricerca del professor Alessandro Rosina. Lo stesso che un anno fa fece scalpore, con uno studio sull’emarginazione dei giovani dal sistema-Paese. Come riportato anche nel libro “La Fuga dei Talenti”, Rosina mise nero su bianco i seguenti e drammatici concetti: l’italia è -nel mondo occidentale- uno dei Paesi con minor peso demografico dei giovani; che investe meno sui giovani; con la più bassa occupazione e scolarizzazione giovanile; con i salari più bassi, soprattutto tra i giovani; con l’età più ritardata nella conquista di una propria autonomia; con il sistema previdenziale più squilibrato e iniquo; con il maggior debito pubblico ereditato dalle generazioni precedenti; con l’età media più elevata della classe dirigente. Nella sua ultima ricerca, invece, intitolata “Giovani oltre la crisi, la carica dei Millennials”, lo stesso Rosina (con Paolo Balduzzi) fotografa una generazione ancora diversa. Quella che oggi ha tra i 18 e i 27 anni. A sua volta differente rispetto a quella dei trentenni. Una generazione composta da giovani esperti di nuove tecnologie, cresciuti nell’epoca post-Guerra Fredda e in piena globalizzazione, abituati alla precarietà: appaiono distanti anni-luce dai tanto vituperati “bamboccioni” di “padoa-schioppana” memoria. Che forse saranno pure esistiti -questa la tesi di fondo della ricerca- ma il quadro sta ancora cambiando. Incrociando dati Istat, Iard ed Eurostat, il duo di professori ha scoperto che le nuove generazioni discutono maggiormente di politica rispetto a quelle che le hanno precedute; hanno una maggiore propensione al rischio; considerano molto importante l’impegno sociale. Per la prima vlta compare persino una leggera inversione di tendenza nell’abbandono del “nido” materno. Si resta dunque un po’ meno nella casa dei genitori.  Questa ricerca porta finalmente una bella ventata di ottimismo, dopo tante altre -analoghe- che hanno certificato l’irrilevanza sociale dei giovani italiani. Ma si badi bene: l’ottimismo si fonda soprattutto sulla consapevolezza che questi giovani sono portatori di modelli e schemi di pensiero nuovi. Aperti all’Europa, non più confinati al microcosmo mafioso italiano. Starà alla paludata e immobile società del Belpaese recepire i germi di questo cambiamento. Come ben annota il professor Marco Leonardi, dell’Università Statale: “Questi ragazzi, e il Paese con loro, potranno fare strada solo se gli adulti di oggi sapranno cambiare i meccanismi di selezione, premiare il merito, rovesciare le logiche attuali”. Al momento i segnali dalla gerontocrazia che guida l’Italia sono flebili. Ci prepariamo forse ad esportare verso altri Paesi di provata meritocrazia un’altra bella vagonata di giovani di talento?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Giovani in fuga dai salari italiani

In Fuga dei giovani on 18 Maggio 2009 at 10:01

Un mio amico (italiano) che vive in Svizzera mi dice sempre: “Avete salari mediterranei, con un costo della vita elvetico”. Ora, tralasciando il costo della vita “svizzero”, che è vero soprattutto al Nord, il resto della frase -quella sui salari- è assolutamente condivisibile. E lo dice anche l’Ocse: chi lavora in Italia come dipendente ha un reddito medio pari a 21.374 dollari netti all’anno. Tradotto in euro, fanno circa 1300 al mese. Sui 30 Paesi presi in considerazione, siamo al 23° (ventitreesimo!) posto. Prendiamo ora invece alcuni Stati al centro della “nuova emigrazione” italiana, quella composta soprattutto da giovani professionisti: in Gran Bretagna un dipendente guadagna in media 38.147 dollari, in Irlanda 31.337, negli Stati Uniti 30.774, in Germania 29.570, in Francia 26.010. Persino la Grecia (26.512) e la Spagna (24.632) ci sopravanzano! Ma non solo: misteriosamente l’Italia è agli ultimi posti in classifica anche per gli stipendi lordi, quelli comprensivi di tasse e contributi… Siamo infatti 22esimi. Pagati quindi meno degli altri. Perchè? Siamo o non siamo un Paese del G8? Perché questo non si riflette pure nei salari? Ora prendete il dato che vi ho appena esposto, e confrontatelo con un altro, reso noto lo scorso anno dalla società OD&M: che metteva nero su bianco la forbice retributiva esistente in Italia tra padri e figli. Un “under 30″, nel nostro Paese, guadagna il 77% di chi ha oltre 40 anni di età. Facciamo allora una semplice operazione matematica, che un qualsiasi economista censurerebbe (i dati sono relativi a due anni diversi, raccolti con parametri diversi), ma che è quantomeno indicativa: scopriamo che un “under 30″ in Italia guadagna poco più di 16.500 dollari all’anno (!). Sono 1021 (milleeventuno) euro al mese. Stiamo magari più larghi: ipotiziamo 1100 euro. Avete comunque letto bene. Eccola, la generazione dei “milleeuristi”, certificata dalle statistiche non solo internazionali, ma anche nazionali. Una generazione precaria, che sopravvive in un Paese in declino, dove (dati Ocse) deve pure ”offrire” il 46,5% del suo stipendio in tasse e contributi, elargiti a uno Stato il cui apparato burocratico è di gran lunga inferiore a quello di altri Paesi (Germania, Francia, Austria), dove la pressione fiscale/contributiva risulta di poco più alta. Una generazione composta da tanti giovani professionisti di valore che -quando inviano un curriculum all’estero, sfoggiando le proprie esperienze e qualifiche- spesso ottengono una risposta positiva, con salari in media più elevati di 600-700 euro rispetto a quelli elargiti in patria. E ci stupiamo ancora se scappano ogni anno in massa dall’Italia?!?

Pensiero del Weekend 14

In Lettere e Proposte on 16 Maggio 2009 at 09:11

Pensiero che questo fine settimana torna sul tema delicato dell’università. L’ottimo Luigi corregge il tiro di una notizia pubblicata su questo blog (fonte: Corriere della Sera) alla fine di aprile, relativa al numero di studenti stranieri in entrata nelle nostre università. Che, così sosteneva una ricerca, aveva finalmente superato quelli in uscita. Miracolo? Mah… In realtà già in quel “post” evidenziavo alcune anomalie tutte italiane: comunque restavamo agli ultimi posti in Europa, comunque attraevamo studenti da Paesi non esattamente “strategici” su scala globale. Ma Luigi, per l’appunto, in un’e-mail inviata al blog “Fuga dei Talenti” (fugadeitalenti@gmail.com), confuta ulteriormente queste statistiche “moderatamente” positive, citando un altro blog, che riprende un articolo de “La Stampa”. Cliccate su: ginoselva.blogspot.com. No comment.

Ma non è finita: sul mondo dell’università mi ha scritto una bella lettera Giulia, attraverso il portale LinkedIn: ”Alle soglie dei 25 con una laurea triennale e una specialistica in arrivo e un Erasmus alle spalle. Dall’Italia sono in fuga da quasi un anno, una fuga che se continuerà come secondo le mie intenzioni mi rende consapevole che sarà sempre più difficile pensare a un possibile rientro. Quando ero in Italia mi sono occupata a lungo di Università e ho visto da una prospettiva ravvicinata quella che è la situazione di un sistema universitario che regredisce sotto i colpi di continui (fallimentari) tentativi di riforma, che puntualmente si trasformano in sempre più drastici tagli delle risorse. E’ inevitabile quindi che sistema baronale e drammatica situazione finanziaria dei nostri Atenei pubblici nel contesto internazionale creino un cocktail micidiale per il nostro sistema universitario. Dato che i tagli di risorse all’Università sono a spese degli studenti (e delle loro famiglie) conseguentemente l’Università diventa sempre più per un’elite, per non parlare se si vuole accedere alla poca eccellenza rimasta. Questo è il contesto in cui noi laureati italiani ci formiamo, se a questo si aggiunge una società in cui ‘le conoscenze’ contano più del merito si comprende quanto la maggior parte di noi non vede l’ora di liberarsi della frustrazione che ne consegue fuggendo all’estero laddove si è valorizzati per ciò che si è e non per chi si è. Chi rimane Italia se ha qualche minima ambizione professionale è costretto a continuare a studiare fino a quasi trent’anni perché dopo essere stato preso in giro dal 3+2 si trova costretto a fare almeno un Master che lo avvia prima al mondo dello ’stagismo’ e poi a quel precariato che in Italia è sinonimo di incapacità di potersi progettare un futuro. Si creano dunque percorsi differenziati, ma di fondo percepisco nella maggioranza di quella parte della mia generazione che non può accedere a percorsi privilegiati un malessere che o genera rabbia e voglia di fuga o, in chi rimane, un insano oscillare fra insoddisfazione e rassegnazione.

Che dire? Grazie Giulia, più chiaro di così! Intendo tornare a breve sul tema “università e lavoro”, “università e brain drain/gain”. Stanno infatti per uscire importanti ricerche, e non appena sarà possibile renderò pubblici i dati anche su questo blog. Buon weekend!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Gli Old Money del capitalismo famigliare italiano

In Declino Italia on 15 Maggio 2009 at 09:47

“Il capitalismo famigliare che resiste solo in Italia”. Mi ha colpito qualche giorno fa l’articolo a firma di Giuseppe Turani su “Affari e Finanza”, che si interrogava sui punti di forza di un modello che -personalmente- mi pare ingessi moltissimo l’economia del Belpaese. Un’economia dove, nel grande gioco degli interessi incrociati di consigli d’amministrazione dove siedono sempre gli stessi, e di “controllori” che vanno a braccetto coi “controllati”, a farne le spese sono spesso gli outsider. La mia domanda è semplice: è possibile -in Italia- interpretare ancora il ruolo di outsider nel mondo d’impresa, creando qualcosa di nuovo e potenzialmente di ”grosso”? Qualche giorno fa parlavo con un mio coetaneo, che nel giro di pochi anni ha creato un suo marchio, a spese però di una lotta feroce coi concorrenti e di crediti bancari erogati in extremis. Le banche in Italia mica ti chiedono un business plan, se non sei nessuno… mica rischiano, puntando su di te. O conosci qualcuno, o ti imbatti in situazioni veramente assurde. Poi apri i giornali: e ti trovi il Corriere della Sera Magazine che dedica un intero articolo alla “Classe dirigente che ha 40 anni”. Chi ti aspetti di incontrare? Magari qualche volto nuovo del mondo d’impresa… No, c’è un intero servizio dedicato ad Alessandro Benetton e alla sua ascesa imprenditoriale nel gruppo di famiglia. Facile, verrebbe da dire, col padre che si ritrova e col gruppo che dirige, dove la partecipazione in Autostrade garantisce una rendita fissa (i nostri pedaggi) che qualsiasi imprenditore vorrebbe per sé. Eppure anche lui pone la questione generazionale, fa chiaramente capire come persino “i figli di” attendano a lungo prima di prendere in mano le redini dell’impresa di famiglia. Per l’appunto… in questo mondo del capitalismo famigliare all’italiana, l’articolo del Magazine fotografa in una carrellata i soliti Barilla, Berlusconi, Caltagirone, Merloni, ecc.. Lasciando intendere che sia questa -necessariamente- la nuova classe dirigente. “Old Money”, dice Vincenzo Melilli nel libro  “La Fuga dei Talenti”. Girano sempre gli stessi soldi, di facce nuove raramente ne vedi, almeno su grande scala. Dove sono i “New Money”, frutto di scommesse imprenditoriali innovative? Quanto incidono percentualmente nel fatturato dell’”azienda-Italia”? Giuseppe Turani, nell’altro articolo preso in considerazione, fa capire come se sposti l’attenzione dalla grande impresa italiana (la poca rimasta) alla medio-piccola le cose sostanzialmente non cambiano. Lui lo chiama il Quarto Capitalismo: Pmi dove le strategie rimangono saldamente in mano alla famiglia, anche in presenza dei rari manager. E dice, senza mezzi termini: “Questa è oggi la nostra dimensione”. Forse ha ragione. Ma la verità, caro Turani, è che il nostro Paese, nella microscopica, come nella piccola, come nella media e nella grande impresa, resta profondamente ingessato. Famigliare. Persino nella declinazione italiana delle multinazionali, mi dicono, succedono cose che in altre nazioni non accadono. Inspiegabili. Qui non prevale il merito, ma la relazione. Le tue conoscenze. E’ la cultura imprenditoriale “made in Italy”, anomala rispetto all’Europa. E ci stupiamo ancora se tanti giovani professionisti competenti e “figli di nessuno” se ne vanno verso altri lidi, pronti a valorizzarli per davvero? A volte persino per aprire un’azienda? Poi un bel giorno, nel mezzo della crisi, ci svegliamo e scopriamo che un manager “esterno” e dalla proiezione internazionale come Sergio Marchionne sta rilanciando l’impresa famigliare per eccellenza, la Fiat, andando in giro a fare shopping e alleanze per il mondo. Non è forse allora giunto il momento di emulare il “modello Marchionne” anche in Italia?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Segnali (2)

In Meritocrazia on 14 Maggio 2009 at 10:12

Ogni tanto mi piace portare qualche buona notizia dal Medioevo italiano. Eppur si muove, verrebbe nuovamente da dire… Mi ha fatto sorridere la legge varata a inizio mese dalla Giunta Regionale Toscana, che proibisce per legge il nepotismo in ospedale. Basta -insomma- ai primari che passano il bisturi direttamente al figlio, o a famiglie intere che, nel nome di una “forma mentis” superiore, occupano militarmente intere strutture sanitarie. Questa legge, se approvata, sarà sia retroattiva (andrà dunque a individuare i casi di parentela non a norma, regolandoli), sia applicabile alle future assunzioni. Per l’assessore alla Salute della Regione Toscana, un’indagine preliminare ha fatto saltar fuori un centinaio di situazioni “anomale”, spesso legate a casi di medici provenienti dall’università. Ora, comprendo pure le osservazioni del presidente dell’Ordine dei Medici e Chirurghi della Provincia di Lucca, che definisce “superflua” la norma, per un fenomeno “marginale”, in un settore dove “il vero potere è detenuto dalla politica stessa”. E’ vero, il mondo sanitario è -in Italia- terreno di gioco e cortile prediletto della politica. Ma queste norme possono e devono introdurre un esempio, bonificando poco a poco il terreno di gioco stesso. Fossi stato il presidente dell’Odine, avrei applaudito all’iniziativa, contestando però qualsiasi tentativo di invasione di campo da parte della politica, nel delicato settore delle nomine dei direttori sanitari. E avrei fatto pubblicamente nomi e cognomi di chi occupa certe posizioni solo grazie a tesserini di partito. “Name and shame”, letteralmente: “sputtaniamoli”, dicono gli inglesi… beh, quando cominciamo a fare un po’ di “name and shame” anche noi italiani? Altro “segnale”: il decreto legislativo sulla meritocrazia per gli statali, che ha avuto qualche giorno fa il via libera del Governo su impulso del Ministro ”antifannulloni” Brunetta. A me sinceramente non pare male l’idea di spostare la valutazione del merito degli statali anche sugli utenti del servizio pubblico (che potranno rivalersi con una “class action”): troppo spesso sono proprio loro le prime vittime delle inefficienze della pubblica amministrazione. Mi piace pure l’idea che i dirigenti debbano obbligatoriamente trascorrere sei mesi all’estero: finalmente qualcuno ha compreso l’importanza di trasferire alla nostra amministrazione pubblica le buone prassi europee. Mi lascia più dubbioso invece la predeterminazione in percentuale dei dipendenti pubblici cui elargire i premi: fissare le quote per legge è molto italiano. Come si fa a stabilire a priori che un 5% dei dipendenti saranno “superbravi” e il 25% “immeritevoli” (quindi senza alcun premio)? Mah… Il Ministro Brunetta, che ho criticato anche su questo blog per certe dichiarazioni sui precari e per la sua eccessiva indole all’”effetto annuncio”, ha comunque lanciato un segnale importante, da verificare ovviamente alla prova dei fatti. I sindacati, che di troppe inefficienze sono stati per lungo tempo conniventi, farebbero bene per una volta a non mettersi di traverso per partito preso (vero Bonanni?)

P.S. Se Brunetta dovesse vedersi sminuita la riforma della P.A. (soprattutto nella parte relativa alla class action) farà bene a dimettersi. Ma per davvero, in Italia non lo fa mai nessuno… un po’ di coerenza, please.

La questione “Meritocrazia” al Quirinale

In Meritocrazia on 13 Maggio 2009 at 09:00

Un “bravi” ai giovani di Erasmus Student Network Italia. Che sabato, davanti al Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano (in occasione della Festa dell’Europa), hanno tirato fuori le unghie. Con due domande che hanno fatto notizia. Eccole di seguito, accompagnate dalle risposte riportate dal sito “La Repubblica.it”.

-Presidente, secondo l’ultimo Rapporto Italiani nel Mondo sono 547mila i 25-35enni italiani all’estero. Diverse decine di migliaia emigrati di recente. Tutti o quasi qualificati, con laurea e master: è la nuova “emigrazione d’élite”. Uno su cinque sceglie la Gran Bretagna, il 12,6% la Francia, l’11,4% la Spagna, il 10% gli Stati Uniti. Percentualmente emigrano di più i dottori in  area scientifica e tecnologica. Oltre la metà di loro non intende tornare, anche perché si sentono “dimenticati”: lamentano un Paese dove si viene assunti solo per conoscenze, che sottopaga e precarizza i suoi giovani, che fa far loro carriera solo per invecchiamento progressivo e non per merito, che discrimina i già pochi laureati. Possiamo parlare di emergenza sociale?

Il presidente Napolitano ha definito “un po’ forte” l’espressione “emergenza sociale”, usata dai ragazzi per definire la situazione dell’occupazione in Italia. “Dipingete la situazione con tinte un po’ troppo fosche – ha replicato – è vero che tanti giovani italiani vanno fuori per trovare lavoro, ma non è più come una volta. Il mondo, anche grazie all’Europa, offre più opportunità. E si va anche all’estero a trovare lavoro. Ma non bisogna esser costretti a farlo”.

-Presidente, Barack Obama -appena eletto- ha aperto un reclutamento sulla base di curricula, via internet, per i funzionari della sua futura amministrazione. Si inviava un cv per andare a lavorare alla Casa Bianca. La meritocrazia non dovrebbe partire dalla politica, anche in Italia?

In Italia “tutti devono essere messi alla pari e fuori dal ciclo infernale delle raccomandazioni, delle clientele, delle implorazioni, di cui ci dobbiamo liberare”. Una risposta, questa, alle domande di alcuni studenti che gli hanno chiesto come si fa a far valere in Italia la meritocrazia, come ha fatto Barack Obama che, per comporre il suo staff, ha chiesto ai giovani di inviare il proprio curriculum via internet. Mentre in Italia, hanno detto i ragazzi, è difficile far valere il merito a fronte di una situazione in cui spesso bisogna conoscere qualcuno.

Viene da dire, parafrasando una recente dichiarazione dell’economista Jeremy Rifkin (“I giovani sono l’unica speranza per la risoluzione della crisi”), che i giovani italiani sono l’unica speranza per uscire dall’inevitabile percorso di declino che ha intrapreso questo Paese.

Allego i link di alcuni siti di informazione che hanno ripreso le dichiarazioni del Presidente Giorgio Napolitano:

La Repubblica.it

Ansa

Il Messaggero

Wall Street Italia

L’Unità

Libero

In tour per l’Italia

In Fuga dei giovani on 12 Maggio 2009 at 09:01

Torno soddisfatto dalla doppia trasferta del weekend a Cagliari e a Roma, che ha visto “La Fuga dei Talenti” incontrare -in entrambe le occasioni- un pubblico giovane, fatto soprattutto di ventenni. A Cagliari, grazie al convegno sulla Meritocrazia organizzato dall’Assessorato alle Politiche Giovanili, a Roma invece nell’ambito del convegno di Erasmus Student Network Italia, sui libri legati proprio all’Erasmus. Torno soddisfatto, perché ho avuto il piacere di confrontarmi con giovani motivati, per nulla disposti a farsi cucire addosso l’etichetta di “bamboccioni”. Ma, al contrario, ben consci delle difficoltà che li aspettano una volta entrati nel mondo del lavoro. E non per questo meno arrabbiati e motivati a prendersi il posto che spetta loro, remando contro i gerontocrati e i baroni che dominano in ogni settore di questo Paese feudale. Nello specifico, sono stati numerosi e interessanti gli interventi che hanno animato il convegno di Cagliari (9 maggio): Gaetano Scognamiglio, presidente di Promo P.A., ha affermato di non credere molto al merito e alle buone pratiche introdotte per legge. “Credo in un processo culturale che porti al cambio, ma in ogni caso la meritocrazia è una strada ineluttabile”. Anche Giorgio Sangiorgi, docente dell’Università di Cagliari, ha indicato la strada della meritocrazia come inevitabile, anche perché “i vecchi criteri (livellamento, omologazione, falso egualitarismo) non funzionano più”, ha specificato. Emanuela Patti ha illustrato il funzionamento della Rete per l’Eccellenza Nazionale (RENA), un’associazione per la meritocrazia composta da giovani residenti in Italia e all’estero (apolitica e trasversale), che sta realizzando svariati progetti nel Belpaese; mentre il formatore Giovanni Campagnoli ha sostenuto la necessità di “contaminare” il mondo della scuola e quello dell’extrascuola, per infondere i “germi positivi” della meritocrazia tra i ragazzi. Molto interessante anche la conferenza di Esn (11 maggio): “L’Erasmus è un programma straordinario”, ha esordito Roberto Pujia, che del progetto comunitario è coordinatore all’ateneo Roma Tre. Pujia non ha negato la difficoltà di introdurre e diffondere il programma in università, qualcosa che ha significato una vera e propria lotta -in certi casi- con quei suoi colleghi che pretendevano “esami-fotocopia” dei loro programmi all’estero… qualcosa di oggettivamente impossibile. Ma alla fine la visione di lungo respiro ha prevalso, al punto che lui stesso ha definito l’Erasmus come la “realizzazione di un sogno”. “L’Erasmus ti cambia la vita”, ha chiosato il presidente di Esn Italia Luca Carnovale. In entrambe le conferenze, più modestamente, ho fatto il “messaggero”. Ho portato le storie di alcuni dei 27 giovani professionisti che ho intervistato per il libro “La Fuga dei Talenti”, concludendo sempre con un messaggio: “Non abbiate paura di rimettere in discussione questo sistema che vi opprime e vi emargina, lasciandovi ai bordi della società, parcheggiandovi in angoli confortevoli. Non abbiate paura di fare le domande giuste, di chiedere perché in certi posti siedano sempre i soliti, oppure perché ci arrivano solo i raccomandati. Le porte dell’estero per voi sono spalancate, ma prima chiedetevi se non sia il caso di lottare in Italia, per avere i vostri spazi. Quelli che vi spettano. Questo è anche il vostro Paese”.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Giovani Laureati & Italia: la parola ai professionisti

In Giovani Italians on 11 Maggio 2009 at 09:00

Qualche giorno fa ho lanciato la mia ennesima provocazione sul portale LinkedIn, riferita tra l’altro a un recente “post” pubblicato sul blog: ”In Italia solo il 19% dei giovani tra i 25 e i 34 anni sono laureati, una media molto inferiore a quella delle principali economie Ue. Inoltre, è molto più probabile che si laurei un figlio di laureati, che non un figlio di genitori con un livello di educazione inferiore. Due domande: come è possibile che tanti giovani laureati lascino l’Italia… quando sono percentualmente già così pochi? E questi dati non confermano forse che siamo un Paese dalla scarsissima mobilità sociale?” Ecco una selezione delle migliori risposte:

Stefano: “Caro Sergio, a mio avviso non si tratta di un dato paradossale. Il Paese manda ai giovani un messaggio molto chiaro: una laurea, anche una buona laurea, non basta ad avere una buona carriera professionale. E, soprattutto, non basta a conquistarsi il benessere. Per cui si creano una serie di percorsi, differenziati in base alle risorse personali e familiari dei diversi giovani. Chi sceglie la strada dello studio ad un certo punto si trova di fronte alla scelta di andare all’estero, se possibile già durante gli anni universitari. Oppure cercare di muoversi nel pessimo mercato del lavoro intellettuale che c’è in questo Paese: malpagato, precario, sottoutilizzato. Una minoranza ha anche una capacità imprenditoriale spontanea (ma quante ne muoiono, per incompetenza, di start-up…), un’altra parte riesce a formarsi un buon profilo manageriale, la maggior parte campa di lavoretti. Ci sono ovviamente ibridi e salti di percorso, ma nella gran parte dei casi, una volta imboccata una strada, non è così semplice cambiarla. Se questa, seppure stilizzata, è la situazione, perché vi dovrebbe essere un forte investimento nell’istruzione superiore? Chi fa i soldi – nella gran parte – sono gli altri: quelli che sono più “abili” che “preparati”. Anche perché uno degli sbocchi più appetibili per chi ha una forte preparazione universitaria, la libera professione, è fortemente bloccato dalla tendenza nepotista che ci caratterizza (notai figli di notai, medici figli di medici, etc. – qualcuno bravo come e più dei genitori, molti altri mediocri che senza questa cooptazione rimarrebbero in seconda, terza o quarta linea…).

Rossella: “Il motivo per cui molti se ne vanno non è puramente egoistico o paradossale: spesso i laureati hanno la fortuna di poter scegliere un po’ più degli altri e di poter reinventare una carriera altrove. Scelgono di farlo per non lasciar crescere i figli in una realtà sempre più degradata e senza prospettive. Qui in Francia ho la fortuna di insegnare presso alcune prestigiose università, e il confronto con la realtà che ho trovato in Italia mi fa essere ancor più pessimista sul nostro sistema”.

Simone: “I dati presenti sono corretti. Ma le domande mi sembrano retoriche. Direi, come è possibile pensare di trattenere i laureati in Italia quando lo stipendio medio per il primo impiego per i laureati italiani è di 980 euro netti al mese, mentre la media europea è di 1350!??! In Germania si arriva tranquillamente a 1500, in Olanda a 1700 come primo impiego. E a distanza di anni, la situazione peggiora. All’estero si fa carriera prima e, soprattutto, senza nepotismi e figli di… che scavalcano i meritevoli”.

Domenico: Il “romanzo Italia” oscilla tra la “soap opera” e il melanconico “vorrei ma non posso”… del resto io lo vedo tutti i giorni che parlo con tanti “laureati occupati” e con tanto di cariche che si trascinano lo stesso “vuoto”. Tutti i giorni parlo con “imprenditori” che non hanno il “coraggio” che dovrebbero avere . Tutti i giorni assisto persone che pretendono di fare “affari”, ma che prima vogliono vedere come è andata al “vicino” e poi si lamentano che arrivano puntualmente “eterni secondi” … Perché il “figlio” dovrebbe avere più coraggio del “padre” ?

Emanuele: “Per quanto riguarda l’alta percentuale di laureati che lasciano l’Italia, credo che i motivi siano semplici e sotto gli occhi di tutti: l’aria soffocante delle corporazioni e degli “amici degli amici” che nel nostro Paese ha pochi contrappesi efficaci; la dinamica salariale negativa rispetto ad altri Paesi europei che, per inciso, si prolunga durante tutta la vita lavorativa e non è limitata allo stipendio di ingresso; la possibilità di trovare una occupazione dove l’essere giovani sia valorizzato per il carico di innovazione che si può portare e non solo demonizzato per la scarsa esperienza pregressa; la possibilità di avere una esperienza internazionale, cosa non sempre possibile se si lavora per una delle moltissime piccole imprese che compongono il tessuto produttivo nazionale”.

Maria Cristina: “Il problema principale è sicuramente legato allo scollamento tra la realtà lavorativa e quella delle università da un lato, come pure al mancato giusto riconoscimento da parte delle PMI. Eppure, dopo diversi anni di esperienza all’estero, mi sento di poter sostenere che la nostra preparazione è sì meno pratica e forse meno legata al mondo del lavoro rispetto ad altre realtà europee, ma ha un grado di profondità superiore. Mi spiego meglio: un laureato italiano, a confronto con un laureato europeo o extraeuropeo con la stessa esperienza, ha una flessibilità e capacità di approfondire i temi assegnatigli superiore rispetto alla media. Forse questo è un altro dei motivi per cui veniamo così apprezzati all’estero, mi sento di dire”.

Pensiero del Weekend 13

In Fuga dei giovani on 9 Maggio 2009 at 08:30

Un weekend di presentazioni per “La Fuga dei Talenti”: oggi a Cagliari, presso la Città dell’Impresa, l’autore del libro Sergio Nava interverrà a un convegno su “Meritocrazia: un valore da difendere“, all’interno di un ciclo di incontri organizzati dall’Assessorato alle Politiche Giovanili del Comune, per promuovere il valore del merito tra i giovani. “Giovani Italiani in fuga dalla non meritocrazia: perché la fuga dei talenti all’estero”, il titolo dell’intervento. Il convegno è in programma dalle 9 alle 13.30.

Lunedì 11 maggio invece “La Fuga dei Talenti” farà capolino all’incontro “Erasmus tra le righe“, organizzato dall’associazione Erasmus Student Network a Roma, presso l’Università Roma Tre. L’incontro (ore 12) è previsto all’interno della manifestazione “Partiamo, partiamo! Ma non vedi che siamo partiti già?”, e vedrà la partecipazione di altri giornalisti-scrittori: Loredana Oliva, Davide Faraldi e Viviana Sergantin. Tutti siamo accomunati dall’aver trattato il tema dell’Erasmus e dello studio all’estero all’interno delle nostre pubblicazioni.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Un Paese di “caste”

In Declino Italia on 8 Maggio 2009 at 09:52

L’ultimo, inquietante segnale, è arrivato con l’esclusione dalla prova orale di 66 aspiranti notai, che al termine di un’agguerrita battaglia legale avevano ottenuto il diritto a partecipare all’ultimo stadio di esame per entrare nella professione. Fino a quando qualcuno -alla Camera- non ha scoperto che nella norma scritta per sanare la vertenza in corso c’era pure un emendamento che mirava a mettere a bando 600 nuovi posti. Apriti cielo: la potente lobby notarile ha subito alzato le barricate per far saltare tutto, compresa ovviamente la norma “sanatrice” dei 66 in attesa. Ora, risulta che in Italia -su 6300 posti disponibili- solo 4723 notai siano effettivamente in servizio. Quindi, non solo un qualsiasi atto notarile assomiglia (in termini economici) più a un salasso che non a una procedura legale, ma quei pochi già in circolazione si stanno spartendo pure gli affari dei circa 1600 ancora teorici e mai entrati in servizio. Il tutto in una categoria di “poveri disgraziati”, che guadagnano la miseria di 300mila euro in media all’anno, tramandando spesso e volentieri la (dorata) professione di padre in figlio. Giusto per non sbagliare. Ma i notai sono solo la punta dell’iceberg di un Paese corporativo, a caste: come ben scriveva La Repubblica pochi giorni fa, in un momento economico particolare come questo e con un clima politico diverso, le “caste chiuse” stanno piano piano facendo saltare in aria tutte quelle striminzite liberalizzazioni fin qui introdotte. Dei notai abbiamo detto, mentre i farmacisti stanno facendo una guerra senza quartiere alle parafarmacie (che qualche migliaio di posti di lavoro l’avevano magari creato, oltre a effetti benefici sui prezzi), mentre gli avvocati (così ben rappresentati in Parlamento) stanno esercitando pressioni forti per reintrodurre le tariffe minime. Lotta alla concorrenza reale e -questo l’aspetto che più mi preoccupa- chiusura a riccio verso l’accesso alla professione da parte dei giovani. Soprattutto dei giovani “figli di nessuno”, quelli senza genitori o parenti già attivi nella professione. Perché queste sono professioni troppo spesso ereditarie, che perpetuano per generazioni -a scapito delle aspiranti “new entries”- il meccanismo malato della “casta”. Come scriveva pochi giorni fa l’Economist: “L’Italia ha disperatamente bisogno di maggiori riforme. Secondo l’Ocse, il suo mercato produttivo è uno dei più regolati in Europa. E’ uno dei Paesi con i peggiori record di implementazione delle direttive europee relative al mercato interno. Il suo mercato del lavoro è pesantemente diviso tra insiders protetti e ben pagati da un lato, e lavoratori temporanei e senza reti di protezione dall’altro - una ragione per la quale esiste un alto tasso di disoccupazione giovanile”. L’articolo si concludeva, pur con qualche scettiscimo, con un pressante invito al Governo Berlusconi, affinché sappia cogliere l’opportunità d’oro di un Governo a così larga maggioranza per fare le riforme necessarie. “Ora è il momento”, scriveva l’Economist. Spiace deludere i nostri amici britannici, ma all’orizzonte i segnali -almeno per quanto riguarda le “caste”- sono scoraggianti. Altre migliaia di giovani italiani preparano già le valigie per fuggire da questo sistema feudale, immeritocratico e relazionale. Chiamato “Italia”.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Brunetta e i precari

In Giovani Italians on 7 Maggio 2009 at 09:46

Non possono lasciare indifferenti certe dichiarazioni del Ministro Renato Brunetta, pubblicate ieri sulla stampa nazionale: sostiene, Brunetta, che gli fa letteralmente schifo o -peggio ancora- gli fa venire l’orticaria la “mitologia” del precario costruita da tanta filmografia e letteratura. Basta insomma, a quei film e a quei libri che celebrano sempre più spesso chi tira avanti con lavori a tempo e malpagati. Beh, a parte che nelle democrazie sviluppate queste dichiarazioni, fatte da un Ministro della Repubblica, sarebbero immediatamente equivalse a un tentativo di censura (ma in Italia ormai ci siamo abituati davvero a tutto…): personalmente mi sento chiamato in causa per una serie di motivi. Il primo è che -sebbene “La Fuga dei Talenti” non sia un libro specificatamente dedicato ai precari in Italia- racconta comunque la fuga di chi non voleva fare questa fine e se ne è andato. O magari era precario e -proprio per sfuggire a questo abbraccio mortale col mondo del lavoro- ha preferito fare le valigie. Secondo: Brunetta riesce nella spettacolare impresa di dare una buona notizia: “I precari non possono e non devono essere una classe sociale, ma una forma di passaggio”. Vero, verissimo, ma a chi spetta risolvere il problema? I libri e i film denunciano questa situazione indegna di un Paese civile (infatti siamo uno Stato clientelare e relazionale, ancora immerso nelle tenebre del Medioevo), come tocca fare loro in qualsiasi democrazia: Brunetta, il dito di noi giornalisti, scrittori, registi, indica la luna. E lei, con chi se la prende? Col dito, ça va sans dire. Non male, come approccio. Approccio “giustificato” dai numerosi problemi di stabilizzazione dei precari della Pubblica Amministrazione, che Brunetta sta cercando di risolvere con un monitoraggio - in realtà già parecchio contestato dai sindacati. Ma non è nascondendo la polvere sotto il tappeto e imprecando contro chi mette in luce il problema che si risolvono le cose. Chi non accetta la precarietà continuerà a fuggire in Paesi di provata meritocrazia, dove nei Ministeri si entra per qualifiche e competenze, non grazie al “fidanzato, figlio del Signor X, amico di”. Oppure si potrebbe fare a Brunetta (che di cose giuste ne ha dette, e iniziative interessanti ne ha promosse in questi mesi, puntando però un po’ troppo sull’”effetto annuncio”) la seguente proposta: moratoria di sei mesi su libri e film che parlano di precari. Lui, in cambio, lascia tutto e accetta -non appena concluso il mandato- un contratto da precario in un Ministero, per almeno tre anni. Non come superconsulente strapagato ”in quota di”, ma come semplice lavoratore. Poi il libro -ne siamo certi- lo scriverà lui.

Perché cominciare con “Controesodo”

In Fuga dei giovani on 6 Maggio 2009 at 09:19

Come promesso, torniamo sull’iniziativa Controesodo. Mi ha fatto piacere sapere che proprio giovedì scorso sia stata depositata la bozza di legge definitiva, un passo ulteriore nel lento iter di approvazione (mica si chiama “lodo Alfano”…). Ma cos’è Controesodo? E’ una proposta legislativa bipartisan, l’unica in Italia, che punta a far rientrare nel nostro Paese giovani talenti e professionisti fuggiti all’estero. Sì, proprio i protagonisti del mio libro. Emblematico il lead che introduce la relazione alla proposta di legge: “Onorevoli Colleghi! I numeri dell’emigrazione italiana ci dicono che è in corso un vero e proprio esodo. Dei circa 4 milioni di residenti all’estero, la metà si è iscritta all’Aire negli ultimi dieci anni. Questa nuova emigrazione riguarda tutto il Paese, non solo il Mezzogiorno. […] Oggi ad andarsene sono soprattutto le persone con un alto grado di scolarizzazione, quelli con grandi motivazioni e capacità”. Bingo. Punto centrato. Controesodo è una proposta sostenuta da parlamentari di Pd e Pdl, ideata da Guglielmo Vaccaro (Pd). Non è la panacea di tutti i mali (tempo fa la definii un’“aspirina” per curare i mali endemici dell’ormai incancrenito sistema-Italia), ma è sicuramente un buon rompighiaccio. Quantomeno rappresenta il segnale che i giovani politici (alcuni, non tutti) stanno ragionando sul problema. Vediamo cosa propongono: la norma si struttura innanzitutto intorno a un perno, lo “Scudo Estero Italia”, che rappresenta il cuore della proposta, indirizzata a chi ha meno di 40 anni. Un credito d’imposta pari a 25mila euro l’anno (per tre anni) per chi torna e avvia un’attività d’impresa o di lavoro autonomo, elevato a 50mila per chi investe al Sud. Analogo beneficio per chi invece torna e viene assunto a tempo indeterminato (immutato il raddoppio per chi viene assunto al Sud), cui va aggiunto un credito di imposta per chi assume al Mezzogiorno questi “talenti di ritorno” (pari a 500 euro al mese per tre anni). Questo a grandi linee il progetto: per i dettagli vi rimando al sito dell’iniziativa. Gli altri tre punti della proposta, solo apparentemente secondari, prevedono: il meccanismo del learn & back, uno sconto fiscale per chi investe in alta formazione all’estero e rientra in Italia entro due anni per lavorare; una versione interna e nazionale di Controesodo per chi ritorna nel Meridione, dopo aver lavorato al Nord; infine delle agevolazioni fiscali per gli italiani all’estero che investono nel nostro Paese. Personalmente ho fatto presente che occorrerebbe inventarsi anche dei meccanismi di unione (matching) della domanda e dell’offerta, per oliare -soprattutto all’inizio- questo sistema virtuoso e sensibilizzare le aziende al progetto. Lascio ovviamente alla fase successiva la risoluzione di tutti problemi che affliggono questo Paese vecchio e immeritocratico: paghe basse, sfruttamento dei giovani, incapacità di valorizzarli, raccomandazione imperante, ecc.. Per ora condivido che sia giusto provare a rompere il ghiaccio e a re-importare questi “germi sani” nel nostro feudale Paese. Ma attendo -impaziente- che i leader di partito, con in testa il Presidente del Consiglio e quello della Repubblica, parlino e appoggino questa proposta. O hanno paura che questi nostri “talenti”, una volta tornati, cambino -in meglio- le regole del gioco in Italia?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

L’Università in ginocchio

In Declino Italia on 5 Maggio 2009 at 09:05

Oggi parliamo di università.. O meglio, di come si è ridotto il nostro “augusto” sistema accademico. Per farlo partiamo da un fatto di cronaca: pochi giorni fa il Corriere della Sera ci ha informato che il professor Quirino Paris, docente di Economia Agraria all’University of California (quindi fuori dai patri confini), è stato assolto dal giudice di pace penale. La sua presunta colpa? Aver denunciato -nel lontano 2003- “la mafia accademica” che domina e colonizza i concorsi in università. Paris, emigrato nel lontano 1975 (poco più che quarantenne) negli Usa, aveva scritto due lettere -sei anni fa- all’allora presidente del Consiglio Universitario Nazionale, per denunciare come tutti i concorsi effettuati nella sua disciplina tra il 1999 e il 2003 fossero stati pilotati da una “cupola”. Denunciato, ha poi vinto la sua causa. Sei anni dopo, fortunatamente, l’Italia ha preso coscienza del gran “magna magna” accademico contro cui Paris si era inutilmente scagliato all’inizio del secolo. Da qui a cambiare le cose, però, ancora ce ne vuole. Un recente libro come “Parentopoli”, scritto da Nino Luca, cronista siciliano, ha messo nero su bianco il mostruoso sistema parentale che domina le nostre università. Il rettore che comanda da 25 anni in ateneo, la famiglia con otto docenti, i 21 Magnifici Rettori con parenti che lavorano in ateneo. “Gli esempi nel libro sono d’una spudoratezza che rasenta il sublime”, scrive il quotidiano Libero. “Forma mentis”: “I nostri figli sono più bravi perché hanno la forma mentis che si crea nell’ambito familiare, tipica di noi professori…”, così si vantava -di fronte all’incredulo De Luca- un professore associato di Messina, per giustificare la colonizzazione in massa degli atenei da parte dei soliti “figli di”. Un problema trasversale da Nord a Sud nel Paese: “Il saggio è accompagnato dall’urlo di rabbia e vergogna che emerge dalle lettere e dalle e-mail dei cervelli non in fuga all’estero, ma costretti ad andarsene”, chiosa l’articolo. Il tutto mentre il ministro Gelmini, se da un lato presenta proposte di legge che invocano il “ritorno al merito”, dall’altro nomina capo Dipartimento per l’Università Antonello Masia, l’uomo che -racconta il sempre attento Gian Antonio Stella- afferma da tempo che “non bisogna dare alle baronie un significato così negativo”. Ottima mossa, davvero. Sarà forse per questa situazione che -secondo uno studio della Commissione Europea- i nostri studenti sono nell’Ue quelli più intenzionati a iscriversi a scuole di specializzazione o master all’estero? E che, tra gli stessi universitari, sono in crescita quelli pronti a far fagotto non appena concluse le superiori? E che, infine, sono pochissimi gli stranieri (soprattutto europei) che vengono a studiare qui? Ovviamente confidiamo nelle intenzioni ministeriali di infondere potere all’Agenzia Nazionale di Valutazione del Sistema Universitario (per favore, non trasformatelo nell’ennesimo ente inutile…), come pure speriamo che le intenzioni di premiare col budget 2009 gli atenei più meritevoli si concretizzino. Intanto però, ci ricordava pochi giorni fa Il Sole 24 Ore, sono ancora 3600 i concorsi accademici senza un posto assegnato, causa le assunzioni bloccate dai nuovi vincoli di bilancio. In bocca al lupo, non sarà certamente facile districare l’imbrogliata matassa.

Gentile Veronica…

In Declino Italia on 4 Maggio 2009 at 09:15

Gentile Veronica,

il “ciarpame senza pudore” (“shameless rubbish” per la BBC), da lei denunciato pochi giorni prima del suo annuncio di divorzio, ha squarciato il velo su una zona grigia di questa Italia che sta distruggendo un’intera generazione, quella dei suoi giovani più meritevoli. Lo sa che nel Belpaese per essere candidati all’Europarlamento occorre avere 25 anni, mentre in moltissimi altri Paesi europei ne bastano 18? Siamo un Paese vecchio e gerontocratico, fin nelle sue leggi. Ma quand’anche non entra in gioco la gerontocrazia, l’impressione -purtroppo- è che la bandiera della gioventù venga sventolata sempre più come semplice paravento, dietro cui celare il peggio di quello che le nuove generazioni possono produrre. Non giovani (ragazzi e ragazze) capaci, meritevoli, dalla grande apertura internazionale, ma ex soubrette, aspiranti soubrette, attrici e attricette, bionde e brune, “figlie di” e “nipoti di”, accomunate da un unico minimo comun denominatore: essere belle, magari -possibilmente- anche un po’ rifatte. Eravamo a rischio di esportare nel cuore dell’Unione Europea una classe dirigente inesistente, finta e di plastica, cui potevano bastare quattro giorni di ripetizioni col Ministro degli Esteri per potersi fregiare dell’etichetta di “politiche navigate”. Alla fine l’unica rappresentante di questa “gioventù”, tale Barbara Matera, è stata candidata da suo marito (il premier) con questa giustificazione: “L’ho conosciuta tramite Letta, perché è fidanzata con il figlio di un prefetto amico di Letta”. Un concentrato di stereotipi italiani: sì, proprio la “fidanzata del figlio di un amico di…”. Mancava solo il “cugino di” e c’erano tutti. Intanto la probabile futura eurodeputata, intervistata da Il Giornale, si produceva in dichiarazioni acrobatiche del tipo: “La politica è una passione che ho da sempre”. Parlava di Europa come “orizzonte”, ma alla domanda sui suoi punti programmatici come candidata glissava, delegando tutto al “Partito” e al “Presidente”. Barbara, il bel sorriso non basta. Veronica, lei ha sollevato con le sue esternazioni una polemica giusta: lo sa che -secondo un recente sondaggio- l’86% dei giovani italiani si dice pronto a impegnarsi in politica? E allora, viene da chiedersi, questi giovani sono tutti ex soubrette, oppure tra loro si nasconde anche qualche ragazzo o ragazza che all’estero c’è stato, ci ha studiato, ci ha vissuto, ha sperimentato insomma cos’è l’Europa e potrebbe dunque andare a Strasburgo con cognizione di causa, facendo valere per davvero il peso politico dell’Italia? Sa, non è che il Pd abbia prodotto molto di meglio. Nessuna aspirante velina, ma anche qui l’apparizione dei giovani tra i capilista è sembrato più fatto a colpi di spot, che non all’insegna del vero rinnovamento. Gentile Veronica, la sua lotta al “ciarpame”, alla spazzatura che questo Paese produce, ha spostato il focus sul vero problema dell’Italia. E cioè lo scadimento, la decomposizione della sua vecchia classe dirigente, unito al tentativo di rinnovarla con una -anagraficamente più giovane- ma assolutamente priva di peso e qualifiche, fatta solo di “corpi”. Il giornalista Piero Ottone, qualche tempo fa, proponeva di portarci all’avanguardia, diventando il primo Paese europeo a scioglierci nell’Europa, rinunciando alla nostra sovranità. Per come sono messe le cose a destra, come al centro, come a sinistra, mi sento di appoggiare la proposta. Molti altri giovani professionisti lo hanno già fatto nella pratica, decidendo di scappare. Spesso proprio in altri Paesi europei. Lo sa?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Pensiero del Weekend 12

In Lettere e Proposte on 2 Maggio 2009 at 09:05

Pensiero oggi a cura di Joseph, giovane professionista di razza emigrato in Germania, dove ha potuto affermare tutto il proprio talento. Nelle sue parole, pervenutemi con una lettera al blog pochi giorni fa, una bella “summa” dei mali che attanagliano l’Italia.

Caro Sergio,
per caso, mentre sono in vacanza nel nostro Bel Paese, ho notato il tuo lavoro sugli italiani di talento costretti ad emigrare. E non ho potuto trattenermi dal formulare qualche commento dalla prospettiva di chi è nato e si è formato in Italia, ma è stato forzato a divenire volontariamente esule – ed amaramente. Il driver di queste mie parole è l’amore per la propria terra unito all’indignazione per quanto si vede in giro nel nostro paese: una mediocrità che annichilisce gli animi e fomenta il desiderio di rinascita per la nostra terra. La mia storia è molto simile alle tante che hai descritto nel tuo libro. Sono nato in Italia, liceo classico con medaglia d’oro nel Certamen Ciceronianum Arpinas, laurea in ingegneria con tesi in Russia, dottorato di ricerca ed Executive MBA: tutto in Italia e con il massimo dei voti. Ma questo nostro paese non ci vuole: meglio essere mediocri ed imparare ad essere “yes men” che essere di talento e dirigersi “ad maiora”. E questo – ahimè – è vero tanto nel settore pubblico quanto nel privato. Numerose “longae manus” plasmano il privato che – per definizione – dovrebbe essere indipendente. Troppe volte in passato sono stato tacciato di essere anagraficamente troppo giovane: sembra quasi che questo paese ci spinga a desiderare di essere “vecchi”, facendoci vivere male quegli anni che torneranno tanto sospirati alla nostra memoria quando saremo canuti. Chiariamo un punto: nessuno sostiene che l’esperienza non sia importante, ma non può rimanere il solo driver per allocare le risorse nelle posizioni strategiche. Quello che importa è “il saper fare” (nella sua accezione pratica ed astratta), indipendentemente dall’età anagrafica: in una parola, meritocrazia legata al knowhow. Di qui la mia scelta di abbandonare l’Italia ed andare oltralpe dove sono stato investito della responsabilità della funzione ricerca di una business unit del maggior player mondiale dell’healthcare. Quindi è arrivato anche l’inserimento nel novero dei 40 esperti a livello mondiale nell’healthcare, dopo l’invito  a redigere l’articolo di vision sul futuro dell’healthcare nel giornale di riferimento mondiale per il settore. E molti altri riconoscimenti come referee delle riviste chiave e delle conferenze di riferimento in tutto il mondo. Ma per l’Italia questo è stato (ed è tuttora) un peso, un vincolo più che un’opportunità. E dopo tanto tempo che pensavo di scrivere queste riflessioni non ho potuto trattenermi dal comunicarle quando ho visto il tema della tua ricerca. E’ il lamento dell’esule che, sebbene innamorato della sua terra, è costretto a starci volontariamente lontano finché sarà una “nave sanza nocchiere in gran tempesta, non donna di province, ma bordello”.

Grazie per aver descritto molto bene la condizione di molti italiani costretti all’esilio (volontario) all’estero, con la relativa eziologia. E’ ora che questo paese trasformi la sua frustrazione ed i suoi gemiti in rabbia per cominciare a competere di nuovo a livello internazionale, un nuovo rinascimento. Auspico sinceramente questo cambiamento catartico a breve: “latin sangue gentile, sgombra da te queste dannose some!”.

Cordialmente,
Joseph S.

Il boicottaggio del Primo Maggio

In Giovani Italians on 1 Maggio 2009 at 11:57

Oggi voglio scrivere qualcosa in controdendenza, partendo proprio dalle celebrazioni del Primo Maggio. Ma cosa festeggiamo, in realtà? Festeggiamo una Repubblica fondata sul lavoro… precario? “Un lavoro che fugge”, come ben titolava ieri la puntata di Nudo e Crudo (Rai Radio 1), cui ho partecipato come ospite? Un lavoro che dovrebbe essere il risultato naturale di un altro diritto garantito costituzionalmente, quello agli studenti “capaci e meritevoli”? Anche questo però -ahinoi- parecchio disatteso. In conclusione, ha senso, proprio in Italia, il Paese che nell’Europa Occidentale mortifica maggiormente i suoi “giovani talenti” e professionisti, festeggiare questa ricorrenza? Lancio allora una proposta: un boicottaggio del Primo Maggio, in segno di protesta, da parte dei giovani italiani. Protesta ma anche sfida, verso un sistema gerontocratico e immeritocratico. Protesta costruttiva, insomma. Comunque, se volete farvi qualche risata per vedere cos’è l’Italia, andate a dare un’occhiata al sito Borsalavoro.it: qualche tempo fa Il Venerdì di Repubblica denunciava come l’iniziativa, lanciata nel 2005 dall’allora sottosegretario al Lavoro Maurizio Sacconi e costata ben 36 milioni di euro, stagnasse nella solita palude degli sperperi e dell’inerzia all’italiana. Personalmente ho cercato di fare qualche tentativo online per capirne di più: le news del sito sono aggiornate alla fine del 2007 (!), nel database degli annunci compaiono strane offerte, anche con scadenza “dicembre 2009″ (non c’è fretta di assumere, vedo…). Cliccandoci sopra, però, il server rimanda a non meglio specificati “errori”. Intanto questo ennesimo spreco all’italiana è finito nel mirino della Corte dei Conti, mentre dal Ministero promettono un restyling. In caso, fateci sapere… Paradosso dei paradossi, i più arrabbiati per la triste vicenda sono gli ottocento precari dell’Agenzia Italia Lavoro, che per sfogarsi hanno messo in piedi un blog. Piccolo, spassionato consiglio a questi precari: se siete laureati e avete una buona esperienza nel settore del collocamento, cominciate pure a valutare offerte dall’estero. Non so quanto vi convenga continuare a sbattere la testa contro questo muro di gomma.

Oggi però porto anche buone notizie: ieri è stata depositata la bozza definitiva della proposta di legge “Controesodo“, come mi ha anticipato Guglielmo Vaccaro, il deputato che ha ideato l’iniziativa. Ho incontrato Vaccaro nel corso dell’iniziativa “Controesodo” ad Aosta. Cliccando qui, potrete vedere il video della conferenza, che ha rappresentato un bel momento di scambio di vedute, decisamente costruttivo. Tornerò a breve a parlare di Controesodo, l’unico spiraglio di luce (legislativa) nel buio di un Paese che continua a lasciarsi scappare (prima) e a dimenticare all’estero (poi) i suoi migliori professionisti.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

La “responsabilità sociale” di un Paese

In Meritocrazia on 30 Aprile 2009 at 09:00

Un mio caro amico, che si occupa di risorse umane per una importante multinazionale, mi ha esposto una teoria interessante, relativa alla cosiddetta “responsabilità sociale” di un Paese. Lui partiva da un assunto, che contraddice molte (false - sostengo anch’io) teorie, secondo le quali una società “relazionale” presenterebbe un’alta responsabilità sociale. Assioma che si basa sulla supposta evidenza che questo modello di società -alla fin fine- aiuterebbe tutti, grazie a una rete di protezioni (spesso, purtroppo, clientelari). “Protezioni” che poco incentivano l’impegno personale a migliorarsi e a proporsi attivamente, anche sul mercato del lavoro. Invece, secondo lui, è proprio questo tipo di società (il tipico modello italiano, basato su una bassa mobilità, una rete di collocamento relazionale e una tutela del dipendente a tratti eccessiva) a presentare una “bassa responsabilità”. Poiché, disincentivando il lavoratore a migliorarsi e a formarsi continuamente, lo svuota di ogni motivazione, deresponsabilizzandolo. Col risultato che al primo soffio di vento, chiunque perde il posto di lavoro, resta di fatto senza speranze. Al contrario, sostiene lui, una società meritocratica, che sprona il singolo a dare il massimo, a competere e a migliorarsi continuamente, presenta un’”alta responsabilità sociale”. Magari, all’apparenza, offre una minore rete protettiva: ma all’atto pratico, qualora le cose volgessero al peggio, il lavoratore si troverebbe con un bagaglio di esperienze e di know-how capaci di portarlo a reinserirsi più agevolmente nel mercato del lavoro. Ovviamente occorre una maggiore flessibilità anche da parte delle aziende, con una (necessaria) maggiore propensione alla selezione effettiva dei cv come unico (!) canale di ingresso nel mondo del lavoro. Lasciando perdere gli “amici degli amici”. Il mio interlocutore, un po’ sconsolato, mi ha confidato di aver esposto la teoria di fronte a un gruppo di studenti universitari, in uno dei maggiori atenei italiani. Riscontrando, nella maggior parte dei casi, un certo scetticismo. Eh no, ragazzi, così non va. Riflettete ancora sul concetto, please.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Sostiene Pereira

In Giovani Italians on 29 Aprile 2009 at 09:19

Sostiene Pereira… che in Italia solo il 19% dei giovani tra i 25 e i 34 anni sono laureati. In Europa fa come noi solo l’Austria, peggio di noi (nell’ordine) la Slovacchia, la Romania e la Repubblica Ceca. La media europea è -precisiamolo- al 30%. Risultiamo ben al di sotto delle maggiori economie Ue. Sostiene Pereira che -nella fascia d’età tra i 35 e i 44 anni- solo il 14% degli italiani presenta un titolo di studio superiore (almeno la laurea), contro una media europea al 25%. Sostiene poi Pereira che in Italia, se nasci in una famiglia con un basso tasso di educazione parentale, difficilmente arriverai alla laurea o ti iscriverai mai all’università: solo il 9,1% dei giovani provenienti da questa fascia arriva infatti a ricevere l’ambito “bacio accademico”, ben al di sotto della media europea (23%). Però… però… l’Italia torna perfettamente in media Ue quando parliamo di figli di laureati che a loro volta ottengono una laurea: 60,2% la media del Belpaese, contro una media al 60,9%. Sostiene dunque Pereira che pure questo è un inquietante indicatore di scarsa mobilità sociale. Una mobilità sociale nei fatti nulla, come sostiene Roger Abravanel, autore di “Meritocrazia”. Un Paese a caste, che riproducono sé stesse, alla faccia di qualsiasi globalizzazione.  Beh… comunque, a dirla tutta, queste cose non le sostiene realmente Pereira, ma Eurostat, l’ufficio statistico dell’Unione Europea (su dati del 2007). Che ci fotografa, ancora una volta, come uno dei Paesi più feudali nel cuore dell’Europa postmoderna e allargata. Benvenuti nel Medioevo Italia.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

I giovani dell’Abruzzo

In Declino Italia on 28 Aprile 2009 at 10:08

Vorrei tornare, a mente fredda, su un episodio drammatico quale quello del terremoto de L’Aquila. Al di là di tutto quanto è stato scritto e detto, l’episodio ha rappresentato pure un’amara summa di come la mediocrità imperante in Italia abbia potuto contribuire a provocare una simile tragedia. Sfoglio velocemente pagine di giornali, che parlano di una Casa dello Studente venuta giù manco fosse un castello di sabbia (e in effetti di sabbia di mare ce n’era parecchia, in certi piloni…); di altre Case dello Studente nuove, antisismiche e mai messe in funzione; di un sindaco che chiese aiuto -inascoltato- al Governo, pochi giorni prima del sisma definitivo; di un altro allarme, questa volta della Protezione Civile e datato 2005, che individuava già una serie di edifici a rischio crollo; di un vertice (31 marzo) della Commissione Grandi Rischi, che si concludeva con un invito alla popolazione a restare tranquilla (!); di norme antisismiche che improvvisamente appaiono nel piano casa (finora sempre rinviate, ma perché???); di 22mila edifici irregolari (!); di un ospedale (ospedale!) nuovo e già dichiarato inagibile in quanto abusivo. Quando parlo degli effetti perversi della immeritocrazia all’italiana, che predilige l’utilizzo di mediocri al servizio del diffuso clientelismo imperante in questo Paese mafioso, anziché di giovani meritevoli… beh, intendo proprio questo. I risultati sono sotto gli occhi di tutti. Lo sfascio, il disastro. E’ successo a L’Aquila, ma poteva succedere in centinaia di altri posti, ne sono certo. C’è stato un solo politico che ha chiesto scusa? No. Una lettrice di “Fuga dei Talenti” mi scrive: Ho vari colleghi ingegneri, e sai cosa mi dicono? Se sei troppo preciso non lavori più, un direttore lavori non ce la fa a stare in cantiere perché ha molti altri incarichi, se fai una parcella un po’ più alta della media c’è subito un altro che è pronto a chiedere un po’ meno di te, ma se chiedi poco, non puoi lavorare molto per quell’incarico. Nei cantieri a volte sono i muratori che decidono da soli di mettere più acqua nel cemento, perché così è meno faticoso da lavorare…” Il segretario del Pd Dario Franceschini ieri ha lanciato una proposta per 100mila giovani del Sud: 450 milioni di euro da investire in formazione e bonus alle aziende che assumono diplomati e neolaureati. Interessante: perché non cominciare -rilancio io- dai giovani dell’Abruzzo? Allargando la prospettiva, però: affidiamo i progetti di ricostruzione ai giovani architetti e ingegneri della regione, selezionati sulla base di idee e parametri meritocratici veri. Puntiamo sulle forze fresche, innovative e non compromesse con l’incuria del passato, per rilanciare una regione ora in ginocchio. Senza cooptazioni e raccomandazioni: semplicemente valorizzando (e finanziando) chi è più bravo e ha delle idee per avviare la ricostruzione.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Blog, libri e siti che parlano di giovani ed emigrazione

In Fuga dei giovani on 27 Aprile 2009 at 09:00

Oggi vorrei fare un po’ di segnalazioni di siti, libri e film che trattano il tema dell’emigrazione e dei giovani. Per far comprendere come questo terreno sia studiato, analizzato e passato ai raggi X, sebbene i cambiamenti reali nella società italiana tardino purtroppo ad arrivare. La prima segnalazione riguarda il blog Italianidifrontiera, di Roberto Bonzio, “un percorso fra avventure, scoperte e idee che hanno generato imprese di talento”. Bonzio, giornalista come me, indica all’Italia la strada dell’innovazione come fonte di reale cambiamento. Lo fa partendo da incontri veri, avvenuti nella Silicon Valley durante un semestre sabbatico. Bonzio porta avanti riflessioni utili per far capire più a fondo il nostro Paese, soprattutto quanto sia prezioso e competitivo il patrimonio intellettuale italiano per il progresso in campo globale.  Un blog da non perdere, che si collega perfettamente al mio progetto, laddove descrive le esperienze di successo nei nostri (spesso giovani) espatriati, che proprio negli Usa hanno trovato l’humus ideale per incanalare idee vincenti. “E perché non qui?”, verrebbe da commentare.

Ai giovani sono dedicati pure due libri interessanti. Il primo, di Concetto Vecchio, “Giovani e belli” (ed. Chiarelettere): “Un libro terribile, perché le storie di trentenni italiani raccolte in un anno di inchiesta narrativa delineano una frattura insanabile fra le generazioni. Sentimento dominante: la delusione. Soluzione prospettata: la fuga. Vecchio parla con giovani avvocati pagati 350 euro al mese e con giornaliste stralaureate che arrivano a 500. Indaga, trovando amarezza e rinuncia, tranne che negli espatriati”. Così scrive una bella recensione. Che conferma -ahimé- molte delle mie tesi. Interessante anche il libro del napoletano Peppe Fiore (“La futura classe dirigente”, ed. Minimum Fax), romanzo ironico su una futura elite che mai sarà tale, travolta com’è dall’insostenibile leggerezza dell’essere… precari!

Infine un film -da vedere- appena uscito nelle sale: “Generazione mille euro”, di Massimo Venier. Guardatelo, e poi capirete perché tanti giovani italiani scappano all’estero.

Pensiero del Weekend 11

In Fuga dei giovani on 25 Aprile 2009 at 09:00

Questo fine settimana vi segnalo una delle più belle recensioni scritte su “La Fuga dei Talenti”. Evito, se possibile, di “sbrodolare” troppo sul libro che accompagna il blog. Ma condivido e sottoscrivo ogni riga e pensiero dell’articolo a firma di Giuseppe Ceretti.

“Paese mio, ti lascio e vado via. La fuga dei talenti è una raccolta di storie di ordinaria follia. All’ultima pagina del denso racconto di Sergio Nava il lettore viene colto da un senso di frustrazione: davvero tutto ciò sta accadendo nella Repubblica che i nostri padri costituenti vollero fondata sul lavoro?

Ordinaria follia: non si trova espressione più efficace per definire la macchina infernale che getta al vento giovani risorse mentre procede in larga parte per raccomandazione, con carriere trasmesse per via ereditaria da padre in figlio, per anzianità. Assistiamo inerti nell’avvio del Terzo Millennio a una lenta marcia all’indietro che non concede spazio ai giovani bravi e tenaci.

L’Italia è un Paese per vecchi, ripete in più pagine l’autore del libro. La frase viene ribadita dai tanti io-narranti. L’assioma, preso a prestito da un recente film di successo, fotografa come meglio non si potrebbe la stagnante realtà nella quale viviamo.
Giovani: quand’è che un essere umano smette di essere tale? Nava scioglie l’interrogativo con lo spirito d’osservazione del cronista e nota quanto in breve volgere di tempo sia mutata la definizione temporale e anagrafica. Accade così che un 36enne venga definito “uomo”sui giornali di qualche tempo fa e “giovane” sulle pagine degli stessi quotidiani d’oggi. Un segno della mutata qualità della vita, del prolungamento del nostro stato felice? Purtroppo no. Piuttosto un segnale dell’indipendenza non raggiunta, della mancata affermazione sociale di individui costretti a una condizione d’adolescenza senza fine.

Nava lascia sullo sfondo quest’Italia frustrata e ci narra storie di successo, di tenacia, di voglia di farcela, ma con un retrogusto amarissimo. Eccoli, sono i giovani nati negli anni Settanta e Ottanta che, dopo avere invano cercato di far valere i tanti atout conquistati negli studi, hanno trovato fortuna all’estero. Fuggiti: mai participio fu più azzeccato per ricercatori, ingegneri, medici, imprenditori, artisti…”

Continua a leggere sul sito de “Il Sole 24 Ore.com

Ricercatori di ritorno… ma pure a rischio partenza!

In Fuga dei giovani on 24 Aprile 2009 at 09:00

Bella notizia davvero, quella annunciata pochi giorni fa dal Ministro dell’Istruzione Mariastella Gelmini, che ha “donato” a Rita Levi Montalcini un finanziamento di 500mila euro per il suo centro, raddoppiando al contempo le risorse per il rientro dei cervelli in Italia, per finanziare il ritorno di 30 ricercatori. Bene, ottimo: un articolo de Il Sole 24 Ore, però, datato 16 aprile (quindi non secoli fa…) riportava come a cinque mesi dal varo del decreto Gelmini (non è un’omonimia) sull’università non siano ancora pervenute le regole per valutare titoli e pubblicazioni nei concorsi da ricercatore. Col risultato, denuncia l’Associazione dei Precari della Ricerca, che “i posti da ricercatore rimangono bloccati, e il decreto legge 180 rimane una bella promessa, non mantenuta”. Per i precari sarebbero fermi anche altri 1050 posti, quelli pronti per essere banditi nella seconda tranche del reclutamento straordinario del 2007. L’articolo denuncia come le università italiane, anche per effetto delle nuove regole relative al contenimento delle spese (che implicano necessariamente tagli all’istruzione superiore) stiano frenando sulle assunzioni. Il tutto mentre la Commissione Europea e il Comitato delle Regioni, solo pochi giorni fa, invitavano i Paesi membri a investire in ricerca e formazione, come ricetta per trovare delle opportunità anche in questo periodo di crisi economica. Rita Levi Montalcini, alla vigilia del suo compleanno, esortava i giovani ad “essere felici della loro italianità”. Lo ha detto con tutta la sua inesauribile forza di vivere e il suo invincibile ottimismo. Lei è la punta di diamante di un’Italia vincente nel mondo. Speriamo solo che il Governo, con un’incomprensibile inerzia, non finisca sì col far rientrare -magari- 30 ricercatori, causandone però al contempo la fuoriuscita di altre centinaia, se non addirittura migliaia.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Rischio Europarlamento

In Giovani Italians on 23 Aprile 2009 at 10:18

C’è veramente di che stare attenti, ora che arrivano le elezioni europee. Il rischio dell’ennesima presa per i fondelli per i giovani del Belpaese è dietro l’angolo. Da sempre sostengo che all’Europarlamento occorra inviare una classe politica giovane, poliglotta e dall’apertura internazionale, che faccia “sistema”, promuovendo gli interessi italiani ed europei a Strasburgo e a Bruxelles. Ma anche stavolta temo resterò deluso. Mi limiterò nella  mia analisi ai due maggiori partiti, Pdl e Pd, ma ovviamente occorrerà restare vigili pure su tutti gli altri. Ieri il quotidiano La Repubblica riportava in bella evidenza i malumori dei giovani del Pd, esclusi per buona parte dai posti di capolista nelle cinque circoscrizioni. Si nota per la sua sua giovane età solamente Debora Serracchiani, inserita a furor di popolo (quello della generazione You Tube), dopo un discorso cult all’assemblea nazionale dei circoli. L’ex segretario Walter Veltroni, nel presentarla, ha detto: “Il Pd deve creare una nuova generazione di dirigenti politici, dando posti di primissima responsabilità a una generazione che non è ex di niente”. Dichiarazione sacrosanta, ma che mi convince a metà, considerato da che pulpito proviene. A onore del Pd, è lodevole l’iniziativa del “Treno per l’Europa”, partito ieri da Torino, che porterà quattrocento giovani in giro per il Vecchio Continente, insegnando loro cos’è l’Ue. Il segnale è senz’altro incoraggiante. Non così, se le premesse saranno mantenute, si può dire del Pdl, che pare fermamente intenzionato a proseguire sulla strada della cooptazione politica del “giovane decerebrato”, modello assolutamente innocuo ma di grande impatto mediatico, ultima moda lanciata da una politica postmoderna basata sul carisma dell’uomo solo al comando. Le ultime notizie danno in lista, a centrodestra, ex concorrenti del Grande Fratello, ex annunciatrici e ballerine, ex oggetti femminili al centro di intercettazioni poco confortanti, attrici e attricette varie. Tutte supreme rappresentanti di quella cultura al femminile per le quali le suffragette si sono battute un secolo fa… Il prossimo passo sarà certamente quello di nominare, mediante televoto, queste belle e prosperose giovani brave, di talento e assolutamente non raccomandate (…) nelle liste Pdl. Così in Europa ci manderemo finalmente dei rappresentanti di livello. Speriamo almeno che sappiano rispondere alla seguente domanda: “Strasburgo si trova in Francia o in Turchia?”

La “prima” de La Fuga dei Talenti

In Fuga dei giovani on 22 Aprile 2009 at 09:31

foto-milano

Un’immagine della presentazione a Milano

Prima assoluta ieri alla Rappresentanza in Italia della Commissione Europea di Milano per “La Fuga dei Talenti” (ed. San Paolo), libro-inchiesta e “fratello maggiore” del blog omonimo. Insieme a me, Carlo Corazza (direttore della Rappresentanza in Italia della Commissione Ue) e Marco Albonico, capufficio stampa della San Paolo. La presentazione è stata vivace e ricca di contributi: dopo un’introduzione iniziale di Corazza, che ha portato la sua esperienza personale di ex espatriato e ha concluso dicendo “incoraggerei un giovane, se è ambizioso, a lasciare l’Italia”, ho preso la parola io, per spiegare i motivi che mi hanno spinto a scrivere questo libro. Ho portato una serie di dati a sostegno della tesi di fondo (l’emarginazione dei giovani nella società italiana) e ho raccontato le storie di molti dei protagonisti del libro, italiani e italiane di talento fuggiti dal Paese più gerontocatico e immeritocratico d’Europa. La presentazione è stata arricchita dalle testimonianze di due espatriati raccontati nel volume: Mattia Tomba, consulente finanziario di stanza in Qatar, che ha fotografato la condizione di un Paese, il nostro, in fase discendente, ma ancora con la presunzione di essere al centro del mondo; e Vincenzo Melilli, l’unico dei 27 protagonisti del libro tornato nel Belpaese. Melilli ha raccontato la sua esperienza di lawyer negli Usa, un’esperienza fatta di duro lavoro, apprezzato però e ripagato dal proprio capo, anche se a prezzo di ritmi molto stressanti. “Chi comanda in Italia è tendenzialmente vecchio, ragiona con logiche da anni ‘70 o ‘80″, ha detto Vincenzo. Molto interessante e apprezzato anche l’intervento di Salvatore Corradi, presidente di Bachelor, agenzia di riferimento nel reclutamento dei neolaureati in Italia. Corradi ha messo in evidenza la rigidità del sistema universitario, che spesso rende difficile il lavoro di placement alle agenzie come la sua. Ha sollevato il velo su una zona, quelle delle grandi imprese multinazionali o delle medie imprese a vocazione innovativa, che fa reale selezione anche in Italia (purtroppo ciò ancora non avviene nel settore pubblico e nelle piccole imprese), e ha chiuso  con una nota di ottimismo. “La crisi attuale, col ricambio in corso, aprirà spazi per chi ha 30 anni”. Lo speriamo tutti, anche se in Italia le resistenze sono forti. Ma lo speriamo tutti.

“Cervelli” in entrata? Magari…

In Declino Italia on 21 Aprile 2009 at 09:21

Il “Corriere della Sera” domenica ha anticipato i risultati di una ricerca all’apparenza clamorosa: nel bienno 2004-2006 il numero di studenti stranieri in entrata nelle nostre università ha superato quello degli studenti italiani in uscita. Il titolo, “Università, l’Italia importa cervelli”, era di sicuro impatto. Ma va preso, ancora una volta, con le molle. Diro di più: alla fine della lettura completa dell’articolo, il mio tasso di ottimismo iniziale si è ridotto al lumicino. Vediamo perché, partendo dal dato grezzo emerso dalla ricerca: nel 2006 il saldo “studenti stranieri in entrata – studenti italiani in uscita” ha registrato un saldo attivo a nostro favore pari a 8501 unità. Università di Bologna e La Sapienza di Roma in cima (per numero di arrivi) alla classifica delle mete preferite dagli stranieri. Fin qui le buone notizie, ora passiamo a quelle meno buone: tra i Paesi occidentali e industrializzati, siamo ancora lontani anni luce dal gigante statunitense (saldo attivo: +535mila), come pure da UK (+305mila), Germania (+183mila), Francia (+181mila), Belgio (+35mila) e persino Spagna (+24mila). I nostri ottomila sono ben poca cosa, alla fin fine. In secondo luogo, da dove arrivano, questi studenti stranieri? Da Paesi strategicamente importanti per le nostre relazioni politiche e commerciali? Potranno quindi aiutare a costruire un “ponte” con queste nazioni, una volta rientrati in patria? La risposta in molti casi è no, purtroppo. La maggior parte di loro arriva dal bacino del Mediterraneo: 8500 di loro sono albanesi, rispetto agli 850 francesi e ai 400 spagnoli. In questo momento storico, per dirla tutta, avremmo più bisogno di allacciare interscambi culturali con le future elites americane, dell’Europa continentale, di India e Cina. Non è razzismo, è pura ”strategia”… Infine, la stessa indagine di riferimento, ristretta al solo Politecnico di Torino, ha mostrato come burocrazia all’italiana e normativa sugli immigrati rendano la vita difficile a questi “cervelli di importazione”: di cui avremmo enorme bisogno, insieme a quelli nostrani “di ritorno”. Considerazione finale, questa volta su scala storica: mentre i nostri diretti competitor, sul fronte dell’attrazione dei cervelli stranieri, si trovano già in piena era moderna o contemporanea, l’Italia appare finalmente uscire dalla preistoria. Per approdare… all’Impero Romano!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

 

I costi dell’immeritocrazia all’italiana

In Meritocrazia on 20 Aprile 2009 at 07:30

A volte mi viene voglia di chiuderli subito, i giornali, una volta aperti. Il terzo rapporto dell’università Luiss “Generare Classe Dirigente” ha un merito e un demerito. Il merito è quello di mettere nero su bianco quanto costi, ai suoi cittadini, il sistema feudale italiano. Fino a 2671 euro pro-capite, con una perdita del Pil compresa tra il 3 e il 7,5%. Il demerito è quello di scoprire l’acqua calda. Che in Italia il sistema formativo non funzioni e non incentivi la ricerca, che la pubblica amministrazione non differenzi tra bravi e mediocri, che il mondo delle professioni tenda a proteggersi anziché promuovere i migliori lo sappiamo da anni. Certo, da qualche tempo le denunce si moltiplicano. Ma vi risulta, onestamente, che sia cambiato qualcosa? A livello sostanziale, intendo… non “cosmetico”. Luca Cordero di Montezemolo fa un bell’esempio: Sergio Marchionne. “Non è stato scelto perché è figlio di qualcuno”. E’ vero, e lo sta dimostrando. Poi dice un’altra cosa giusta: “Occorre una leadership generale del Paese, non solo politica, forte, moderna”. E’ vero, come è vero che tra la gente (e soprattutto tra i giovani) la voglia di cambiamento è forte, salvo poi non trovare un vero sbocco sottoforma di gruppo di pressione strutturato ed efficace. In pubblico tutti ci scagliamo contro il sistema dei privilegi e delle corporazioni. In privato, non rinunciamo a beneficiarne. Siamo un Paese ipocrita, facciamocene una ragione. Siamo mafiosi nell’animo. Non resta che sperare che i “molti segnali” individuati nel rapporto, relativi alla maturazione di una “cultura collettiva del merito”, si trasformino in azione e -oserei dire- “rivoluzione”. Ha ragione il rapporto a parlare di “resistenze molto forti” al cambiamento. Interessante la considerazione sulla nostra scuola, che promuove tutti o quasi agli esami di maturità, abdicando alla sua funzione selettiva. E ha ragione a parlare di una “net elite” (molto diffusa tra politici, giornalisti, dirigenti pubblici e professori universitari), che privilegia le relazioni alle capacità effettive del singolo. Tutto vero. Io però aspetto: aspetto di vedere statistiche sui giovani che li indichino come i nuovi protagonisti della ripresa italiana. Giovani di talento e brillanti, dalla vocazione internazionale, finalmente alla guida di strutture pubbliche o private, pronti a immettevi tutta la loro carica innovativa. Giovani “figli di nessuno”, senza cognomi importanti o relazioni importanti, armati solo delle proprie capacità. Allora brinderò. Per il momento assisto schifato all’ennesima dimostrazione di corporativismo (questa volta politico), col solito balletto di nomi per i vertici della Rai, la maggiore azienda radiotelevisiva pubblica. Bene che vada, arriveranno i solidi “in quota di”, meri mediocri esecutori di ordini dall’alto (di Palazzo Grazioli, non di Palazzo Chigi…). Male che vada, arriverà il solito giovane insipido e innocuo, ultima moda lanciata da un premier 72enne cui non piacciono i giovani di talento. Preferisce quelli fotogenici, che non dicono mai di “no”.

 

Pensiero del Weekend 10

In Lettere e Proposte on 18 Aprile 2009 at 09:02

Pensiero dedicato oggi al mondo degli “stagisti d’Italia”. Troppo spesso laureati, inevitabilmente giovani e quasi sempre sottopagati: così potremmo sinteticamente definirli. Luce, che sul tema gestisce un blog, ha accettato la nostra proposta di scrivere un “post” per “La Fuga dei Talenti”. E’ con vero piacere che lo pubblichiamo.

Cari amici di Fuga dei Talenti,
sono Luce StRagista, ho 25 anni e, dopo la mia laurea in Scienze della Comunicazione, sono alla mia quarta esperienza di stage. Sono passata da un tirocinio in un’amministrazione pubblica che richiedeva solo un impegno di poche ore a settimana, ad un sito di spettacolo in cui andavo da una parte all’altra della città a fare interviste.  Poi sono scappata all’estero, in Irlanda e ora, mi trovo in Italia in un’agenzia di comunicazione in qualità di stRagista Senior che, tradotto in parole povere, vuol dire “lavora 8 ore al giorno, cinque giorni a settimana, per un rimborso spese di 400 euri (netti!!! Mica spiccioli!!). All’estero, quando ho raccontato la mia storia, che poi è quella di molti altri neolaureati, la risposta è stata: “Perché non ti trovi un lavoro serio? Perché ti metti a fare queste cose gratis?”. In un Paese in cui la paga minima oraria per qualsiasi lavoro è di 8 euro, capisco come sia impossibile credere ed accettare che un neolaureato sgobbi per 3 euro l’ora o, addirittura, per avere solo una convenzione bella firmata da mostrare in giro. In Irlanda entravo in banca e c’erano giovani che mi aiutavano ad aprire il conto. Ai colloqui c’erano responsabili delle risorse umane poco più che trentenni. Ancora nel resto d’Europa essere giovani non è una colpa. In un’ Italia piena di stagisti sottopagati o non pagati sembra proprio di sì.

 

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

21 aprile: Presentazione a Milano de “La Fuga dei Talenti”

In Fuga dei giovani on 17 Aprile 2009 at 10:15

Martedì 21 aprile alle 17, presso la Rappresentanza a Milano della Commissione Europea (Corso Magenta 61, MM Cadorna o S. Ambrogio) si terrà la prima presentazione ufficiale del libro “La Fuga dei Talenti”. Ovviamente siete tutti invitati: insieme a me, ci saranno il giornalista di inchiesta Gianni Barbacetto e il direttore della Rappresentanza Carlo Corazza. Con noi anche alcuni dei protagonisti del libro, giovani professionisti espatriati all’estero per fuggire dal Paese più gerontocratico e immeritocratico d’Europa. Vi aspetto, allora! E spargete voce ;)

Presentazione 21 aprile a Milano

Porte Girevoli

In Declino Italia on 16 Aprile 2009 at 09:48

Ci sono tanti modi di spiegare perché questo Paese, l’Italia, non sia un Paese per giovani creativi e con la voglia di innovare solo sulla base del proprio merito. Anche nel settore imprenditoriale, quello in teoria (per l’appunto, in teoria…) più aperto alla concorrenza e alla meritocrazia. Mi ha molto colpito l’ultimo libro di Sergio Rizzo, “Rapaci”, da poco sugli scaffali. Che ben racconta come l’intervento pubblico nell’economia italiana sia in costante crescita, a dispetto di qualsiasi logica di mercato. “Il libro racconta […] come il sistema Italia continua a essere tirato a fondo dalla sua pubblica amministrazione, in un mondo in cui la competizione per sopravvivere è già spietata e lo diventerà ancor di più, con una crisi finanziaria globale”, scrive Massimo Gaggi nel presentarlo sul Corriere della Sera. Scandaloso è che in Italia molti comuni creino società esterne per gestire servizi -per l’appunto- pubblici, infilandovi ogni sorta di politico trombato presente sul mercato (mercato asfittico e putrido della politica, non frizzante e dinamico della competizione). Mi ha molto colpito, solo per fare un esempio, l’intervista rilasciata da Paolo Glisenti (ex plenipotenziario della Expo Spa, sostanzialmente fatto fuori per giochi politici) al settimanale L’Espresso: “Mi è stato chiesto se ero disposto ad accettare per tre-quattro posizioni chiave alcuni candidati segnalati dalla politica. Ho risposto che non avevo pregiudiziali, a patto che la scelta avvenisse sulla base del curriculum. Mi è stato detto di no”. Bene, bravi, auguri per il flop annunciato di Expo 2015. In una società dove non prevale il merito ma l’interesse corporativo, il minimo che ci possa attendere è il fallimento. Non va tuttavia meglio nelle imprese private, se è vero -come ripete anche il giornale dell’Università Bocconi Via Sarfatti 25- che “il 60,9% delle società bancarie e finanziarie quotate in Italia vede la partecipazione di concorrenti del proprio azionariato, mentre nell’89,2% dei casi si rilevano interlockings, ovvero la presenza di membri di altre società concorrenti nei propri organi di governo”. Una grande e bella famiglia chiusa all’esterno, dove non servono competizione e concorrenza. Né, tantomeno, giovani manager brillanti, dalla vocazione internazionale, ed esterni al “sistema”. Tutto viene deciso in pochi salotti. Ma ancora per quanto, in un mondo che viaggia a 280 all’ora, contro i 60 km/h della nostra “Fiat 126 Italia”? Non è un caso se Il Sole 24 Ore denuncia come siamo un Paese sostanzialmente chiuso agli investitori esteri: latitano nuovi investimenti e afflussi di liquidità dal mondo esterno. Siamo insomma e sempre di più una palude stagnante, con “old money” e “old faces” nelle leve di comando. E’ ovvio che i giovani migliori se ne scappino. Che restano a fare? Ad attendere decenni per assumere una posizione di comando in una delle poche grandi imprese rimaste? O a pietire raccomandazioni politiche? O, ancora, a provare inutilmente a farsi largo in una microimpresa a gestione familiare?

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Gerontocrazia d’impresa

In Declino Italia on 15 Aprile 2009 at 15:09

“Dunque, anche nel gruppo berlusconiano, una delle poche novità di rottura nel chiuso capitalismo italiano delle famiglie, prevale il senso di continuità, garantito da un manager di lungo corso, Fedele di nome oltre che di fatto”. Questa volta partiamo dalla fine di un articolo, anziché dall’inizio. Un articolo apparso il giorno di Pasqua su Il Sole 24 Ore, a firma di Marco Alfieri e Paolo Bricco. Il pezzo giornalistico analizza la gerontocrazia imperante nel capitalismo “all’italiana” e a livello mondiale. Gli autori sostengono che c’è un crescente utilizzo, anche a livello internazionale, del manager di lungo corso, del “capitano navigato” in grado di condurre l’azienda nelle acque perigliose della crisi economica e finanziaria. Leggendo il testo per intero ci si accorge però di un paio di cose interessanti. La prima: giusta o sbagliata che sia la tesi di fondo, la gerontocrazia al potere l’Italia pare avercela nel proprio Dna. Più regola storica, dunque, che eccezione dettata dai tempi. La seconda, ben più grave: confrontando gli esempi citati dagli autori, il nostro Paese pare assomigliare più all’India che non alla Germania o agli Stati Uniti. Massimo rispetto per New Dehli, potenza emergente e bell’esempio di democrazia asiatica. Ma ancora un po’ indietro, in molti settori, rispetto agli standard occidentali. Ma in cosa assomigliamo all’India? Semplice: nella concezione “dinastica” delle imprese. Spesso non è il manager esterno di rango ad avanzare (quello alla Sergio Marchionne, per intenderci): più probabile che sia il figlio, il genero, l’amico delle serate sulla nave, al pianobar. Nulla si crea e tutto si trasforma, insomma. No “new money”, parecchi “old money”, come direbbero gli americani. Sintomo di un Paese in declino, che lo vogliamo riconoscere o no.

Easter Break 4

In Giovani Italians on 14 Aprile 2009 at 09:00

Il blog è in pausa pasquale. Oggi pubblichiamo ulteriori inediti dal libro “La Fuga dei Talenti” (edizioni San Paolo), uscito il 20 marzo.

Perché l’Italia non è un Paese per giovani

“Non vorrei mai essere un giovane italiano”, afferma senza ombra di dubbio Junot Diaz, premio Pulitzer 2008. Secondo Diaz, “i ragazzi italiani oggi sono profondamente disillusi e scoraggiati dalla politica, avete svenduto il loro potenziale”.

Davvero una bella reputazione, quella che ci portiamo in giro per il mondo. Ma purtroppo è vera. Il professor Alessandro Rosina [...] afferma: “Nessun’altra nazione occidentale ha collezionato tanti record negativi riguardo ai giovani e alle loro prerogative. Siamo infatti, nel mondo occidentale, uno dei Paesi:

-con minor peso demografico ed elettorale delle giovani generazioni

-che investe meno sulle giovani generazioni

-con la più bassa scolarizzazione e occupazione giovanile

-con salari tra i più bassi

-con età ritardata di conquista di una propria autonomia e formazione di una famiglia

-con il sistema previdenziale più squilibrato e iniquo

-con il maggior debito pubblico ereditato dalle generazioni precedenti

-con età media più elevata della classe dirigente”.

Maggiori inediti nella sezione Downloads del blog

Easter Break 3

In Meritocrazia on 13 Aprile 2009 at 09:00

Negli ultimi giorni, durante la pausa pasquale del blog, ho lanciato questa riflessione-provocazione sul portale professionale Linkedin: ecco una selezione delle migliori risposte.

 

La provocazione. Ho trovato molto interessante e provocatoria la ricerca realizzata da quattro italiani in servizio presso la “London School of Economics”. I quattro, passando al setaccio la carriera di 600 manager del Belpaese, hanno scoperto che solo una minoranza di imprese scelgono i propri manager sulla base della performance e delle selezioni fatte dagli “head hunter”. La maggioranza decide invece sulla base delle relazioni personali. Inoltre nel Belpaese solo il 4% dei manager è straniero, mentre la metà dei manager italiani non possiede alcun titolo di laurea. Un’altra ricerca (“What does a CEO do?”), ha scoperto che i nostri manager prediligono molto i cosiddetti “rapporti”.

Simone: sono un giovane, ma da 10 anni dirigo la mia PMI, che si occupa di sviluppo tecnologico ed ha rapporti con imprese estere nello stesso settore. In Italia la formazione ha poca importanza perché fa pena. Le università, escluse rare eccezioni, non preparano a nulla in particolare. Una formazione sul campo, meglio se integrata da corsi ad hoc, tanta passione e da un valido mentore, valgono purtroppo molto di più di una qualsiasi laurea in questo Paese. Ben diversa è la situazione all’estero. Sulle conoscenze e relazioni personali: io non ho un pregiudizio rispetto alle “conoscenze”, ma ritengo dovrebbero essere una metrica aggiuntiva e secondaria rispetto alla performance. Tuttavia, di nuovo, questo si applica al lato non sottosviluppato del nostro pianeta. L’Italia non vi rientra, almeno da un punto di vista cultural-lavorativo. Qui infatti vige il principio mafioso della conoscenza prima di tutto, della paura dello sgarbo fatto alla persona sbagliata, del credito di favori.

Yuri: A mio parere non e’ tanto sconvolgente sapere cosa o come si comportano i manager italiani, perché presumo si comportino come le usanze e abitudini richiedono o permettono. La cosa sconvolgente e’ che queste usanze di tessere fitte trame di relazioni sono radicate nella cultura e nella vita generale degli italiani. Non posso generalizzare, ma anche qui negli Stati Uniti non pensare che stiano tutti in ufficio a sgobbare o che solo i più in gamba vadano avanti in carriera. Qui sembra si lavori “spesso” più che “molto” e se l’americano sta 8 ore in ufficio a far quadrare uno spreadsheet non significa che lavori meglio dell’italiano che incontra il cliente al bar. La teoria vincente e’ rispecchiata nell’economia e nella cultura generale di una nazione. E qui non faccio commenti.

Rossella: Non sono tanto ottimista sulla professionalità italiana. Dopo varie esperienze in società di consulenza ho infatti deciso di venire in Francia. Per risponderti credo che il tessere relazioni e impegnarsi poco nell’operatività sia una condizione comune a tutti i manager e questo sbilanciamento si amplifica sempre più, man mano che si cresce di grado all’interno dell’azienda. Un altro conto però è il metodo di screening e di assunzione, in cui innegabilmente in Italia le relazioni di qualsiasi tipo sono preferite rispetto a un mero curriculum professionale. Se ti conosco, ti posso controllare meglio, se sei di default dalla mia parte. Non credere però che sia una logica solo italiana. Qui in Francia si assume solo per circoli, e all’interno delle aziende c’è una vera e propria spartizione.

Giorgio: Questa ricerca potrebbe perfettamente essere riferita alla Cina, Paese dove le connessioni sono tutto. Dipende sempre da chi si prende a modello: USA, Europa o Asia? Personalmente io, nel mio lavoro in Cina, tendo a non frequentare la business community italiana, troppo chiusa rispetto a quella europea o Statunitense…. Però un commento è d’obbligo: il voto di laurea non c’entra niente con le effettive capacità, infatti è solo in Italia che lo guardano attentamente, tralasciando aspetti più importanti.

Emma: Chi ha girato un po’ per il mondo dice che i cinesi e gli italiani hanno tantissime cose in comune.

Pensiero del Weekend 9

In Declino Italia on 11 Aprile 2009 at 09:00

Pensiero dedicato, nel break pasquale de “La Fuga dei Talenti”, ai giovani ricercatori italiani. Brutte notizie per loro dall’Ocse: l’Italia resta infatti indietro rispetto alla media dei Paesi avanzati per risorse e personale dedicati a ricerca e sviluppo. La spesa totale nel settore è stata pari nel 2006 all’1,14% del Pil, contro il 2,26% della media Ocse e l’1,77% dell’Unione europea. Il dato italiano resta lontano anni luce dai valori dei paesi capofila, Svezia, Finlandia e Giappone. Che dedicano rispettivamente il 3,74%, il 3,45% e il 3,39% del Pil a ricerca e sviluppo. Divario ampio tra l’Italia e l’area Ocse anche sul numero dei ricercatori ogni 1000 lavoratori a tempo pieno: 3,6 nel Belpaese (dati 2007) contro i 7,3 della media Ocse (dato 2006). No comment. O meglio, l’unico commento conviene con la necessità assoluta di un esodo costante dei nostri “cervelli” all’estero.

 

Easter Break 2

In Declino Italia on 10 Aprile 2009 at 09:00

Il blog è in pausa pasquale. Oggi pubblichiamo alcuni estratti dal libro “La Fuga dei Talenti” (edizioni San Paolo), uscito lo scorso 20 marzo.

Il sistema italiano è bloccato, ecco perché i giovani scappano

“Il rapporto Isfol, di fine 2007, è rivelatore. [...] Il miglior ufficio di collocamento in Italia resta la propria famiglia. Intesa in senso allargato: la rete dei parenti, degli amici, dei colleghi, dei conoscenti. Quella rete che con il tam-tam, informazioni riservate, le dritte giuste e infine la raccomandazione, può farti vincere la gara più combattuta di questi tempi. La gara per il posto di lavoro. Il curriculum, il colloquio, le lingue straniere: tutte carti importanti da giocarsi, ma mai decisive come la telefonata giusta alla persona giusta”.

E ancora: “Secondo la Banca d’Italia il 53% degli italiani resta imprigionato -suo malgrado- nel ceto in cui è nato. Solo il 31,7% riesce a salire, mentre il 15,3% addirittura scende di classe”.

Maggiori inediti nella sezione Downloads di questo blog

La copertina de "La Fuga dei Talenti"


Easter Break 1

In Fuga dei giovani, Meritocrazia on 9 Aprile 2009 at 00:01

Il settimanale Famiglia Cristiana ha dedicato un intero articolo, nell’ultima edizione in edicola, al libro “La Fuga dei Talenti“. Di seguito potete leggerlo interamente: 

 

Leggi la prima parte dell’articolo di Famiglia Cristiana (in. pdf) 

 

Leggi la seconda parte dell’Articolo di Famiglia Cristiana

 

Oggi, col blog sospeso per qualche giorno di vacanza pasquale, pubblichiamo i migliori commenti pervenuti su due siti che hanno ripreso l’iniziativa editoriale “La Fuga dei Talenti”.

 

Il primo arriva dal blog “Meritocrazia”, di Roger Abravanel, in risposta a questo mio articolo (clicca per leggere): 

Cannedcat: Lo spirito impreditoriale senza denari non serve a niente e, siccome in Italia non esiste nessuna forma seria o almneo consistente di Venture Capital, è ovvio che i giovani di talento se ne vadano all’estero, sia che vogliano fare gli imprenditori sia che vogliano lavorare in aziende innovative, cioè non autoreferenziali e che non soffrano del virus NIH (Not Invented Here e quindi fa schifo).
Il paese non vuole e non può cambiare e perciò, illudere i giovani di talento che ancora indugiano sullo scappare ASAP dove possono veder realizzati i loro sogni o offrire carotine avvelenate a quelli già emigrati per farli tornare, per essere poi sommersi da oceani di delusione, è un vero delitto contro il talento.

 

Gli altri arrivano dal sito Controesodo.it. come commento a una mia intervista (clicca per leggere):

Paolo: Posso capire quanto sia vero il fatto che all’estero si siano trovate realtà convenienti e che tutto sommato non convenga tornare qui. Personalmente credo dipenda dal carattere di una persona. Io vivo all’estero da 6 anni, ho un mio ambiente, un bel lavoro, soddisfazioni personali importanti anche, però non mi dispiacerebbe tornare in Italia. Anzi! Spero davvero che una proposta del genere diventi al più presto concreta, perché credo possa costituire una buonissima possibilità per uno che come me vuole tornare. Ma a determinate condizioni.

 

Goffredo: Molto calzante questa intervista. Coglie appieno la realtà che i giovani italiani vivono quotidianamente. Unica cosa che non approvo è la scelta di tornare. Io non tornerò, sto bene a Madrid!

 

Franco: La realtá e´ che i soldi non sono il vero problema per cui si lascia ed a maggior ragione non possono essere l unico motivo per cui si ritorna… tanto meno un risparmio sulle tasse a tempo determinato. Come ho più volte scritto su questo muro… é un problema culturale, sociale e oserei dire anche ETICO.

Prima uscita per “La fuga dei Talenti”

In Giovani Italians on 8 Aprile 2009 at 00:12

Warning: Da domani e fino al 15 aprile il blog sarà aggiornato solo sporadicamente, per un po’ di pausa pasquale. Vi invitiamo comunque a continuare a votare nel sondaggio che trovate in pagina (L’Italia è un Paese per giovani meritevoli?) e a scriverci le vostre storie o proposte per le iniziative “Storie di Talenti” e “Manifesto dei Giovani”.

Ieri ho presentato l’iniziativa editoriale “La Fuga dei Talenti” al lancio di Erasmus on the Road, un tour che toccherà da oggi -fino all’autunno- ben 20 città e atenei italiani. Un’iniziativa interamente realizzata dall’associazione Erasmus Student Network, che si occupa -nel nostro Paese- di assistere gli studenti stranieri che vengono a trascorrere un periodo di studi in Italia. Ho presentato loro l’idea alla base del libro e ho portato dati e cifre sul perché l’Italia non sia, purtroppo, “un Paese per giovani”. A questo proposito ho citato i recenti dati del Corriere della Sera, più altri dati contenuti nel libro, quali una ricerca di Bankitalia (53% degli italiani inchiodati al proprio ceto di origine); le ricerche Isfol sui canali relazionali che facilitano l’assunzione; la ricerca del professor Alessandro Rosina che parla di una “questione generazionale particolarmente accentuata nel nostro Paese” e i dati del demografo Livi Bacci sulla marginalizzazione dei giovani nella società italiana, rispetto ai primi del ‘900. Alla conferenza ho avuto l’occasione di potermi confrontare col presidente di un’importante società di reclutamento dei neolaureati. Un incontro interessante: mi ha spiegato come la sua società operi una selezione ferrea dei cv e lavori soprattutto con le multinazionali e le medie imprese italiane concentrate sul settore dell’innovazione. Ha aggiunto -dato interessante- che questa crisi paradossalmente favorirà l’assunzione di giovani neolaureati, che costano meno, rispetto a chi è più “anziano”. Purtroppo abbiamo però constatato come il ramo di assunzioni in cui lui opera pesi poco, percentualmente, sul totale. Le piccole imprese, al pari di aziende pubbliche o ex pubbliche, restano al di fuori di questo meccanismo virtuoso. Gli ho chiesto di scrivere una riflessione per questo blog: spero che a breve avrete modo di leggerlo. Alla conferenza ho incontrato anche un professore dell’Università Politecnico di Milano. Che si è dimostrato un po’ meno pessimista di me sul quadro generale. Tuttavia, su due cose abbiamo concordato: i periodi di Erasmus all’estero non possono essere troppo corti (la loro durata media si sta riducendo) e -soprattutto- laddove si introducessero canali di selezione più stringenti occorrerà dare un volto e un nome a chi esegue la selezione. “La raccomandazione all’americana”, diceva lui, “mette in gioco innanzitutto la reputazione di chi fa la segnalazione”. E’ una “raccomandazione” pubblica, insomma. Chi sbaglia, paga.

Paese da tragedia shakesperiana

In Declino Italia on 7 Aprile 2009 at 10:10

“C’è qualcosa di marcio nel regno d’Italia”, verrebbe da dire, parafrasando Shakespeare. Lo faccio in un giorno difficile per la nazione, ancora sotto choc per il devastante terremoto che ha colpito l’Abruzzo. Un episodio che ha dimostrato come troppe cose non vadano, in questa Repubblica da operetta: settimane di sciami sismici non hanno prodotto uno straccio di allarme, uno straccio di piano di evacuazione? In un Paese serio il capo della Protezione Civile sarebbe già saltato. Qui addirittura gli danno pieni poteri, mentre il premier Berlusconi -con le immagini davanti di famiglie distrutte- disegna già su carta e di fronte al notaio Vespa le sue “new towns”, che distruggeranno definitivamente l’aspetto paesaggistico di quei borghi medioevali. Anziché ricostruire e mettere in sicurezza, cementifichiamo. Siamo alla speculazione edilizia di Stato. La gente comune intanto piange i suoi morti, vittime assolute di uno Stato che non c’è. Uno Stato che è persino riuscito a denunciare  l’unico che per giorni ha urlato, inascoltato, il rischio terremoto. Ieri ho parlato di segnali positivi, oggi però vorrei concentrarmi sui tanti negativi che la cronaca ci offre. Il maggiore sindacato italiano, la Cgil, domenica stimava che tra il 2009 e il 2010 la crisi “produrrà” 600mila nuovi disoccupati in più tra i giovani sotto i 35 anni. “C’è una fascia, quella dei giovani, che sarà più penalizzata”, dice la Cgil. Bene, e che faranno quei giovani? Non resta che sperare nei bonus fiscali previsti dal Governo per le assunzioni, pubblicate su un libriccino di Italia Oggi. Due cose mi hanno convinto poco, lo ammetto: la versione pubblicata da Il Giornale mostra come gli incentivi riguarderanno i contratti di apprendistato, i giovani in possesso di diploma di qualifica, e i lavoratori in mobilità o in Cigs. E i neolaureati, l’elite futura del Paese??? Sempre su Il Giornale, nell’ambito dell’operazione ottimismo lanciata dall’editore (fratello del premier) leggiamo le decine e decine di offerte di lavoro lanciate in un periodo di crisi. La percentuale per laureati, a mio avviso, è insufficiente. Ergo: non cambiamo mai, continuiamo a non considerarli affatto. Altro segnale negativo: le dichiarazioni dei redditi: guadagniamo in media 18.324 euro l’anno (dati 2006, Ministero dell’Economia). Poco, no? L’evasione è altissima, lasciando invariate le forti e occulte disparità sociali. Chiudo con una nota di ironia: ormai anche la Romania ci ha (forse) superato. Il Corriere della Sera riporta l’indignazione pubblica per la candidatura alle Europee della figlia del presidente, Elena Basescu. Noi invece ai figli di, ai cooptati, alle ex cantanti e vallette, agli ex portaborse, ormai ci abbiamo fatto l’abitudine. Nemmeno più protestiamo.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Segnali

In Meritocrazia on 6 Aprile 2009 at 10:39

Eppur si muove, verrebbe da dire. Piccoli segnali di un lento cambiamento di mentalità, nell’ingessato mondo del Belpaese, appaiono all’orizzonte. L’impressione -a livello generale- è che ci si continui a riempire la bocca di parole sulla necessità di merito. Ma poco o nulla realmente cambi, in Italia. A livello di annunci qualcosa comunque succede: il rettore dell’Università Bocconi Guido Tabellini plaude al nuovo piano di reclutamento dei professori universitari. “Finora il concorso è stato una finzione ipocrita. […] In futuro le promozioni a ricercatore, associato e ordinario dovrebbero avvenire in due fasi separate: prima attraverso l’abilitazione nazionale, che garantisce un minimo di qualità, poi con un secondo filtro costituito da regolamenti che ogni università dovrà darsi, in cui sono indicati i criteri meritocratici per la promozione”. Lo stesso Tabellini, però, aggiunge che tutto si giocherà proprio intorno a questo secondo filtro. Se resta debole, i soliti giochi e giochetti baronali proseguiranno: evitiamo dunque di farci troppe illusioni. Tabellini invoca pure una distribuzione delle già esigue risorse per l’università in base al merito e alla effettiva produzione scientifica. La conferma che la riforma Gelmini, al di là del rischio mannaia dei tagli che potrebbero abbattersi sulle nostre università, qualcosa di giusto l’ha imbroccato. Eviti però il Ministro di fare affermazioni vuote quali: “Meglio un tecnico di qualità che un laureato in scienze della comunicazione”. Potremmo facilmente rispondergli: “Meglio un laureato in scienze della comunicazione convinto che un tecnico svogliato che voleva fare marketing”. Dalle università al mondo d’impresa: pochi giorni fa il Governo ha annunciato la parziale o totale detassazione del reddito (conseguito nei primi tre anni di attività) di chi apre un’attività imprenditoriale. I giovani saranno favoriti. Una misura assolutamente interessante: tuttavia, aspettiamo di vederla operativa sottoforma di legge. Altrimenti resta solo un annuncio. Un buon annuncio, buono però a riempire i giornali. E proprio dai giornali arrivano ulteriori annunci, questa volta riguardanti il mondo della politica: notizie che ci preoccupano non poco. Il Governo, nella sua versione di partito (Pdl), pare voglia volti giovani candidati nelle liste per le Europee. I primi nomi circolati lasciano purtroppo intravedere le solite ex vallette, ex cantanti, ecc.. Il Pd, che sembra (sembra…) -con il nuovo leader- aver meglio impugnato la bandiera del merito vero e non quello a “effetto spot”, contrappone la necessità di candidare giovani competenti. Non basta il volto “fresco”, insomma, ci vuole la “sostanza”. Tre casi, tre settori: università, imprenditoria, politica. Prima gli annunci e le indiscrezioni: ora però vogliamo i fatti.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Pensiero del Weekend 8

In Fuga dei giovani on 4 Aprile 2009 at 09:43

Oggi pubblichiamo nuove storie e riflessioni che giungono ogni giorno all’indirizzo e-mail del blog e alle discussioni aperte sul portale LinkedIn. L’iniziativa “Raccontaci la tua storia” porta sul sito i racconti di giovani fuggiti all’estero. Per scappare dal Paese più gerontocratico e immeritocratico dell’Europa Occidentale. Scrivici a: storietalenti@gmail.com

Riccardo: “Io ho lavorato in Italia per una blue chip e poi mi sono trasferito all’estero. Devo dire che ho trovato lavoro in Italia perché una mia amica laureata ha fatto il mio nome senza che me lo aspettassi. L’azienda? Molto chiusa mentalmente (parliamo del 1996): io chiamavo il capo mio “Ingegnere”… pensa un po’. Poi mi sono trasferito in Inghilterra e -come si dice in Italia- “chiudi una porta e ti si apre un portone”. Un’esperienza molto positiva: meritocrazia, età (ai miei tempi ci si laureava con qualche anno di ritardo grazie ai nostri baroni), connections (che in Italia chiamiamo “raccomandazioni”), marketing della propria persona, capacità innovativa, e chi più ne ha più ne metta. In pratica il business in Inghilterra è molto gratificante, ma non ti aspettare che le cose vengo da sole, perché fai quello che ti chiedono. Guardando indietro devo dire che le maniche bisogna rimboccarsele”.

Valerio: “Lo scorso anno ho tentato di rientrare in Italia; tramite headhunter italiano sono stato presentato ad una azienda del Belpaese leader mondiale di settore, per una posizione da dirigente. La risposta fu, a grandi linee, che nonostante io fossi il candidato giusto per ricoprire la posizione, non potevo essere assunto come dirigente perché ciò avrebbe creato attriti interni con ingegneri di 10 o 15 anni più anziani di me ma con ruoli e responsabilità simili. Testualmente fui definito “fuori mercato”.  Frustrating!”

Frustrante sì, caro Valerio. Ma questa è la patria delle corporazioni, anche basate sull’età. Qui devi fare la “gavetta”… puoi essere Einstein, ma guai a toccare i privilegi di chi ha 10 o 15 anni più di te, prima devi fare la fila. E’ anche per questo che siamo in pieno declino. Ecco ora invece la riflessione di Andrea, giovane professionista più volte tentato dalla fuga dall’Italia. Ancora resiste (forse perché tutto sommato lavora per una multinazionale estera, con un incarico di responsabilità), ma contento di questo Paese proprio non pare…

Andrea: “Ciao Sergio, purtroppo bisogna ammettere che in Italia la meritocrazia è un’eccezione. Il risultato è che siamo il Paese in Europa con il più basso tasso di mobilità sociale. Questo spinge in molti casi i giovani o ad appiattirsi e ad accettare il sistema oppure a lasciare il Paese. Io per lavoro viaggio molto all’estero e devo ammettere che alcune volte, il paragone con il resto dell’Europa è sconcertante. Molto spesso chi può e vuole lasciare l’Italia si trova ad avere maggiori possibilità di carriera e anche più soldi in tasca. In Italia il clientelismo è accettato a tutti i livelli e in tutte le realtà, grandi aziende straniere (anche se hanno sicuramente altri lati negativi) hanno regole e procedure basate sul tentativo di raggiungere la massima trasparenza e meritocrazia. Il problema in Italia è anche culturale, si accetta che a raggiungere il successo sia il più “furbo” e non il più capace. Se questa tendenza non subirà un’inversione saremo destinati ad un progressivo declino professionale/intellettuale. Mi auguro che il tuo libro e il tuo blog siano in grado di far discutere e di chiarire le idee a molte persone su quello che è uno dei più gravi e radicati problemi italiani, la mancanza di meritocrazia”.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Cos’è un talento?

In Fuga dei giovani on 3 Aprile 2009 at 16:00

Le discussioni che ho avviato sul portale LinkedIn portano spesso a risultati interessanti, a volte sorprendenti. L’ultima riguarda il botta e risposta tra Emanuele e Paolo. Il tema é: come definire un talento?

Emanuele: “Sono un italiano all’estero e mi piacerebbe condividere un paio di riflessioni che a volte faccio a me stesso:

1. Chi ci definisce “talenti”? Ci stiamo orgogliosamente autodefinendo così, solo perché ce ne siamo andati? Tutti gli italiani all’estero sono talenti? Detto così, sembra che chi resta è mediocre.

2. A parte che -modestamente- non mi considero un talento, a volte mi sento anche codardo, perché sarei potuto restare in Italia per cercare di cambiare le cose, se mi fosse importato qualcosa. Sarà forse che, per vari motivi, non ci volevo restare e non me ne importa molto?

3. Credo che ci sia gente che non se ne va e che lotta dall’interno. Non siamo in tempo di guerra, o di regimi totalitari o carestie. Chi se ne è andato è perché voleva farlo, non l’hanno costretto. È compito di chi resta e ama il suo Paese lottare per l’Italia e il suo futuro”.

Paolo: “Emanuele, per decidere di andare via è necessario essere aperti, competenti, maturi, equilibrati.. e conoscere un buon inglese. Persone che soddisfano queste caratteristiche sono al 99,99% talenti. Perché non restano in Italia? Ti faccio il caso di Genova… quando scendo da casa, raggiungo il mare e mi giro a sinistra verso il monte di Portofino, mi dico: “Perché questa città, baciata da una posizione tra le uniche al mondo, in un Paese senz’altro unico al mondo, non può essere quello che è San Francisco, dove passo un mese all’anno? Città simile (quella americana) per caratteristiche e dimensione, ma multietnica di cervelli -non di badanti- con capitali di rischio a pioggia, con il mondo dei giovani come te che vorrebbe essere e lavorare lì???” Poi guardo Genova, la sua gente di oggi (non quella dei tempi delle Repubbliche marinare…), chi la governa, la qualità e l’apertura delle persone e degli ingenti capitali che qui ci sono (come allora), la scuola, i servizi, l’università. Sento i giovani, i teens, come i neolaureati… e concludo che chi è bravo (il “talento”, appunto) non ha alcun senso che stia qui. Ho fatto il caso di Genova… estendi il tutto ad altre aree italiane, e concludi che se hai le quattro caratteristiche di cui sopra cerchi di andare via”.

 

Talenti in tv: quando la Rai abdica al pubblico servizio

In Giovani Italians on 2 Aprile 2009 at 10:21

Oggi vi portiamo due esempi molto diversi di tv. In un Paese normale, le cose dovrebbero andare esattamente al contrario di come stanno. Ma, per l’appunto, questo non è un Paese normale. In questo Paese una rete privata (privata!) e musicale, che si chiama Mtv, sta raccogliendo 50mila firme per la prima legge di iniziativa popolare interamente ideata e realizzata dai giovani. I temi su cui verterà la proposta di legge potranno essere l’accesso alla politica dei giovani (che infatti sono presenti in Parlamento in percentuali ridicole), l’ambiente (in pericolo), il lavoro (che non hanno), la scuola e l’istruzione (quelle italiane sono già state bocciate dall’Ocse). I giovani estensori dei progetti di legge vedranno le proprie proposte prima redatte da studenti e giovani universitari, poi votate dagli utenti del sito Mtv Italia. La raccolta firme parte questa primavera in tutti i capoluoghi d’Italia e durante gli eventi di Mtv. Il progetto si chiama “Tocca a noi – Le cose non vanno. Cambiamole ora”. Ho voluto citarlo perché si avvicina molto, come idea, al “Manifesto dei Giovani” lanciato da questo blog: esiste un disagio, un forte disagio da parte delle giovani generazioni. Che hanno capito, viaggiando fin da giovanissimi per l’Europa, che questo Paese è in mano a pochi noti, una manciata per settore, che decidono tutto. Con una logica corporativista e familistica, nonché “relazionale” della peggior specie. Questi giovani vogliono un’Italia diversa: più meritocratica, più europea, più protesa a premiare il talento. Cambio canale e inorridisco: su Rai1, televisione pubblica finanziata con i soldi dei contribuenti, va in onda la trasmissione pomeridiana del “talento” Caterina Balivo. Una che sostiene (sostiene…) di aver fatto la “gavetta”. Come se non bastasse, la signorina Balivo propina la parodia dei “talenti”. “Talenti d’Italia” si chiama la trita e ritrita rubrica horror, che porta in tv ragazzini minorenni che aspirano a cantare o a ballare. Ragazzini acerbi, chiaramente in difficoltà. Il peggio dello sfruttamento delle generazioni più giovani, una sorta di “Amici” o “X Factor” dell’infanzia. Facesse, il “talento” Balivo, una rubrica con lo stesso titolo, portando in tv giovani emigrati che denunciano questo sistema colluso e mafioso, nel quale non ci vai a lavorare in tv, se non sei raccomandata/o. Lo facesse… allora potremmo parlare di vero servizio pubblico.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Manager meritocratici in fuga

In Declino Italia on 1 Aprile 2009 at 00:25

Ritengo sempre estremamente interessanti le analisi e gli sguardi “esterni” sull’Italia, soprattutto quando sono scritti da giovani espatriati. I quali possono permettersi un grado di giudizio più indipendente su un Paese che, rebus sic stantibus, è condannato al declino. L’ultima indagine, apparsa lo scorso weekend su Repubblica, è illuminante: realizzata da quattro ricercatori connazionali in servizio presso l’autorevole “London School of Economics”, dipinge un ritratto impietoso della nostra classe dirigente. “Italian managers: fidelity or performance”: già dal titolo è tutto un programma. Lo scopo è comprendere come un capitano d’industria nomini i suoi “ufficiali”. La conclusione è inquietante: i quattro, passando al setaccio la carriera di 600 manager italiani (121 gli “ad”), hanno scoperto che solo una minoranza di imprese (quelle, guarda caso, a vocazione multinazionale) scelgono i propri manager sulla base della performance e di selezioni fatte dai cosiddetti head hunter. La maggioranza (tutte le altre, insomma) decidono sulla base delle relazioni personali. Relazioni, così pare, quantomeno della peggior specie. Scordatevi insomma quelle anglosassoni… o voi puristi della raccomandazione “british”: in Italia parliamo di compagni di liceo, amici, ecc.. Il confronto col mondo civilizzato che emerge dalla ricerca è come al solito devastante: nel Belpaese solo il 4% dei manager è straniero, la metà di loro non possiede alcun titolo di laurea, e se ce l’ha è lontana dalla lode. L’autore dell’articolo, con un semplice raffronto sui dati, individua nella Parmalat di Calisto Tanzi il modello-tipo dell’azienda italiana. Infatti, parliamo anche di uno dei maggiori crac nella nostra storia imprenditoriale: tutti nati a Collecchio, tutti figli o nipoti ai piani alti societari, con un padre-padrone al vertice. E tutti, orgogliosamente, ragionieri. Il giornalista, sulla base di un’altra ricerca (“What does a CEO do?”), in fase di conclusione, nota come una selezione per merito spinga normalmente più in alto la performance del manager-tipo. Ma, per l’appunto, il merito in Italia è considerato un optional anche dall’impresa. E i manager si adeguano: per il 25% del loro tempo (ben un quarto…!) incontrano consulenti esterni all’azienda, vedono investitori, banche, fornitori, politici. Tessono insomma la loro fitta trama di relazioni. Non passano quindi ore in ufficio a sgobbare, come prassi richiederebbe. Prediligono i “rapporti”. La conclusione è tanto vera quanto amara: “In mezzo restano aziende che non brillano più da oltre un decennio, lavoratori che ne pagano le conseguenze, un marchio, “Made in Italy”, appannato. Segnali di un’inversione di tendenza? Nessuno. Hai una laurea con il massimo dei voti, un carattere indipendente, non sei propenso alle relazioni pubbliche, tendi a dire quel che pensi e a contrastare chi ti paga per il bene comune? Non pensare di fare il manager in Italia. Al limite vai all’estero”. Lo dicono persino le ricerche internazionali: giovani manager italiani, espatriate.

Le “Modest Proposals” de “La Fuga dei Talenti”

In Meritocrazia on 31 Marzo 2009 at 08:56

Oggi voglio portare la vostra attenzione su un parte del libro La Fuga dei Talenti (ediz. San Paolo). Una parte che ritengo significativa, anche perché lancia -sul finire del capitolo introduttivo- tre proposte dure e provocatorie. Che si ispirano alle “Modest Proposals” di Jonathan Swift, maestro della satira inglese. Proposte dunque estreme, per rivoluzionare veramente l’Italia… ma “estreme” fino a un certo punto. Personalmente le considero la base su cui costruire il “Manifesto dei Giovani”, che questo blog vuole scrivere insieme a voi. Cosa ne pensate? Ecco intanto le proposte:

-Rendere obbligatorio per tutti gli studenti di quarta o quinta superiore un periodo (da sei mesi fino a un anno) all’estero, possibilmente in Paesi di provata meritocrazia. Svuotare, letteralmente, intere classi dei nostri istituti secondari e inviare – con incentivi economici statali parametrati sul reddito familiare – questi ragazzi a vedere come funziona il mondo esterno, per imparare che non esiste solo il nostro microcosmo mafioso. Una misura obbligatoria per tutti i giovani, da quelli dello Zen di Palermo ai milanesi del Liceo Parini. In alternativa, se considerata troppo prematura, questa misura può essere posticipata alla fine degli studi superiori o degli anni di università. Nel periodo all’estero andrà inclusa la frequenza di un corso di studi adatto al profilo del ragazzo (o della ragazza), da abbinare a un periodo di stage lavorativo in azienda.

-Rendere la raccomandazione un reato, punibile (per chi la concede o la riceve) con una detenzione fino a 10 anni, a seconda della gravità. Il massimo della pena andrebbe ovviamente comminato a chi pratica la raccomandazione nel settore pubblico, quindi a spese della collettività. Il reato dovrebbe riguardare, a fronte di prove concrete, anche il settore privato. Utilizzare pure le intercettazioni telefoniche e ambientali come prove dell’avvenuta raccomandazione. Non prevedere al riguardo alcun tipo di immunità, nemmeno quella che ricopre le quattro più alte cariche dello Stato.

-Last but not least, premi economici a quelle aziende, di piccole e grandi dimensioni, che introducono criteri di selezione e reclutamento come unico (e sottolineo «unico») canale di ingresso nel mondo del lavoro, affidando l’assunzione dei nuovi dipendenti a un pool di esperti scelti tra i migliori del settore, sia interni che esterni all’azienda. Premi incrementabili, laddove queste stesse aziende legassero i passaggi di carriera e le promozioni agli obiettivi raggiunti e ai risultati conseguiti sul campo. Per il settore pubblico e le università: eliminare i concorsi così come sono organizzati oggi, prevedendo di subappaltarli in toto a team di esperti stranieri, con un unico membro interno italiano.

Cosa ne pensi? Scrivi i tuoi commenti contribuendo al “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Abbagli

In Giovani Italians on 30 Marzo 2009 at 11:36

Scrivo poco volentieri, e -anzi- cerco di tenermi quanto più possibile alla larga dalla politica. Anche perché questo libro e questo blog nascono completamente indipendenti e apartitici. Quando posso, cerco casomai di attaccare a sinistra, quanto a destra. Tuttavia, quando l’attualità mi obbliga, vado fino in fondo. Ho trovato molto intelligente e interessante l’iniziativa del nascente Pdl, di dedicare ai giovani l’apertura del congresso di Roma. Annagrazia Calabria, classe 1982, ha aperto i lavori, seguita da altri quattro ragazzi e ragazze, più o meno coetanei. Altrettanto interessanti sono state le dichiarazioni prontamente rese da questi “volti nuovi” alle telecamere del Tg1: “Vogliamo una rivoluzione del merito”, chiedeva una di loro, appoggiata dalle richieste di altri coetanei che rivendicavano un’Italia “più giovane”. Tutto bello, tutto nuovo, dunque? Mah… Poi scavi un po’ più a fondo, e scopri che il giorno dopo queste belle facce fresche erano già sparite dalle prime file del Congresso, lasciando spazio ai soliti notabili di partito. Qualcuno ha persino malignato che alcuni di loro fossero in realtà il prodotto di un casting vero e proprio, affidato a un’agenzia interinale (se fosse vero, sarebbe gravissimo). E poi i discorsi dei giovani saliti sul palco: qualcuno ha chiamato Berlusconi “eroe”, qualcun altro ne ha amplificato le magnifiche e progressive sorti. Insomma, li facevo un po’ più critici e indipendenti… questi giovani. Ma il prodotto finale di tutta questa freschezza mediatica, fatta di “facce nuove” e pulite, il prodotto di questa pressante richiesta di meritocrazia di facciata, che cosa ha prodotto? Ha prodotto l’elezione per acclamazione di un “giovane” 72enne, saldamente intenzionato a non mollare il potere a nessuno. Un leader carismatico, che ha scelto personalmente deputati e ministri sulla base di una cooptazione magicamente ideata grazie alla nuova legge elettorale. Il che è quanto di più immeritocratico esista. Quando vedremo i giovani del Pdl riunirsi, discutere e chiedere un ricambio vero al comando, proponendo uno di loro… un ricambio interamente basato sulla selezione dei migliori giovani dirigenti del neonato partito, allora crederemo a questi spot. Tutto il resto sono solo -e per l’appunto- “abbagli”.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

 

 

Pensiero del Weekend 7

In Meritocrazia on 28 Marzo 2009 at 10:38

La Fuga dei Talenti” sbarca sul blog “Meritocrazia” di Roger Abravanel (Corriere.it)

Leggi l’articolo “L’immeritocrazia e la Fuga dei Talenti”

… e anche sul sito di Controesodo, la proposta di legge bipartisan per il rientro dei giovani professionisti

Leggi l’intervista di Sergio Nava a Controesodo

Intanto vi ricordiamo il sondaggio del blog “La Fuga dei Talenti”, che dopo neppure due mesi viaggia ormai spedito verso quota 500 voti. Il risultato è clamoroso: oltre l’80% di chi ha fatto click sulla maschera qui sotto ha definito l’Italia un: “Microcosmo mafioso, dove si va avanti solo a raccomandazioni”. Continuate a votare, your opinion counts!

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

La copertina de "La Fuga dei Talenti"

Storie di fuga

In Fuga dei giovani on 27 Marzo 2009 at 00:17

L’iniziativa “Raccontaci la tua storia” sta raccogliendo i primi racconti di giovani italiani fuggiti all’estero, o magari tornati per pagarla cara. Perché questo è il Paese più gerontocratico e immeritocratico dell’Europa Occidentale. Sono storie di giovani che vogliono, hanno voluto e vorranno “trovare qualcosa da fare”, per dirla con il premier di questo Paese. Il quale forse ignora la reale condizione dei laureati e dei talenti italiani, che -dopo una vita passata nei McDonald’s o nei call center (almeno quelli che non sono emigrati)- ora si vedono privati di ogni speranza per il futuro. Scrivi anche tu la tua a: storietalenti@gmail.com

Rita: “Laureata in medicina, specialista in chirurgia. Ho iniziato a lavorare gratuitamente all’ultimo anno di Università e sono stata assunta dopo due anni di scuola di specialità. Poi per un po’ di anni ho progredito, ho viaggiato in Europa, Asia e Stati Uniti per perfezionare le mie conoscenze. Quando però avrei dovuto fare il salto di qualità, improvvisamente l’anzianità di servizio e mille altre ragioni mi hanno tenuta nel limbo. Me ne sono andata quando avevo 42 anni, anche perché ero ancora la più giovane del reparto (ciliegina sulla torta, per una decina d’anni ho scritto lavori scientifici dove il mio nome era ultimo o penultimo, sempre per questioni di anzianità)”.

Luca (nome di fantasia), ricercatore, mi segnala la sua storia, pubblicata su un altro blog, quello dei ricercatori precari. La storia di chi, dopo dieci anni di studio e lavoro in giro per il mondo, vince finalmente un concorso in Italia. Con fiducia guarda al futuro lavorativo nel proprio Paese. Ma le cose andranno diversamente. Sulla sua strada si para il potentissimo prof. “Mengele”, uomo cinico, onnipotente, unicamente preposto ad azzerarlo. Un racconto vero, che mette i brividi solo a leggerlo. Ma che dà l’idea di cosa sia diventata la nostra “ricerca”. E di quanto siano squallidi certi “dinosauri” del sistema-Italia. Clicca qui per leggere la storia di Luca.

 

Un mio caro amico mi inoltra la storia (pubblicata sul Corriere del Mezzogiorno) di Tommaso Aquilante: “Da più di un anno è ricercatore a Francoforte, presso la divisione di Econometria della Banca Centrale Europea. Il prestigioso incarico lo ha ricevuto, a soli 23 anni, dopo la laurea in discipline economiche e sociali ed il «Master of Science» alla Bocconi di Milano. Tommaso Aquilante, di Gricignano d’Aversa, è uno dei tanti «cervelli in fuga» [..] . L’economista si è ritagliato un ruolo di primo piano nella Bce: si occupa di analisi quantitative e previsioni economiche per gli Stati dell’area euro. […] Tra un mese Tommaso porterà a termine il suo lavoro a Francoforte e, a settembre, comincerà un dottorato di ricerca in «Economics» a Londra. Sempre lontano dalla sua terra d’origine. […] Aquilante spiega le difficoltà ad affermarsi in Italia. «Il nostro sistema-nazione — sottolinea — non è basato sul merito. In Italia si può anche arrivare in alto, ma spesso si deve scendere a compromessi. I ragazzi dovrebbero smetterla di chiedere favori ai potenti di turno e mettersi maggiormente in gioco»”.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Universitari in Fuga

In Fuga dei giovani on 26 Marzo 2009 at 10:22

La fuga dei giovani dall’Italia comincia dall’università. Sì, avete letto proprio bene: diverse statistiche puntano proprio in questa direzione. Sfiduciati da un sistema educativo superiore baronale, bocciato sonoramente persino dall’Ocse nonché a rischio “tagli”, sono sempre di più i ventenni che guardano all’estero ben prima di affacciarsi al mondo del lavoro. L’ultimo dato lo ha fornito La Repubblica domenica scorsa, fotografando un fenomeno sconosciuto ai più: nella prestigiosissima università inglese di Oxford gli studenti italiani sono 154. Dopo tedeschi, irlandesi e francesi, siamo la quarta nazione che esporta cervelli: tutti destinati a tornare, per portare il proprio contributo attivo a “mamma Italia”? Difficile… il giornalista Enrico Franceschini ne trova uno solo disposto a rientrare a Roma, tanto che conclude, sconsolato: “Uno intenzionato a tornare a casa, fra tanti nostri cervelli in fuga verso l’estero, dovrebbe venire accolto a braccia aperte”. Spiace dirglielo, ma dubitiamo al riguardo. Quantomeno sulle “braccia aperte”. I nostri giovani connazionali emigrati descrivono un “rapporto stretto con gli insegnanti, l’incontro settimanale con il tutor (il quale, magari, è il massimo esperto mondiale su un certo tema), il pensare fuori dagli schemi (responsabilizzandoti molto), e il lavoro che viene a cercare te non appena finisci gli studi”. Il tutto a costi ragionevoli (parliamo di Oxford). Da noi certi mediocri baroni si comportano come semidei, ti guardano schifandoti nelle poche ore di lezione, ti mollano a un assistente sottopagato se chiedi loro la tesi e ti augurano buona fortuna per il lavoro, non appena ti laurei. E parliamo dell’Italia. Dato ancora più interessante: secondo Almalaurea sono ben 40mila (davvero tanti) gli studenti italiani iscritti nelle università straniere. In testa alla classifica la Germania (oltre 7500), in coda gli Stati Uniti (oltre 3300). Quasi tutti studiano in Europa. Secondo Repubblica.it le domande per studiare Oltremanica sono cresciute nell’ultimo anno del 21% (1160 candidature nel 2009): parliamo di domande meramente universitarie, al netto dunque di master e dottorati. Ma anche per chi volesse approfondire gli studi post-laurea, come ricordava di recente Il Sole 24 Ore, si aprono molteplici possibilità: le borse Fulbright in Usa, borse scientifiche in Francia, borse annuali in Germania, ecc.. Bene, a fronte di tutta questa internazionalizzazione degli studi, volete sapere di quanto è “aumentato” il tasso di iscrizione delle matricole universitarie negli atenei di casa nostra? Non è aumentato… è diminuito: -4,4% di iscritti negli ultimi due anni (fonte: Conferenza Nazionale Assessori Cultura e Turismo), nonostante un contemporaneo incremento di studenti promossi alla maturità. La fuga dall’Italia, come vedete, comincia sempre prima.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Non è un Paese per giovani

In Giovani Italians on 25 Marzo 2009 at 10:19

Diversi articoli nelle ultime settimane hanno toccato il tema urgente dell’emarginazione sociale dei giovani, che in Italia è divenuta vera e propria emergenza sociale. Ha cominciato IL (del Sole 24 Ore), con l’articolo “Giovani, dove siete finiti?”: un’indagine tra esperti del calibro di Massimo Livi Bacci, Vincenzo Galasso, Tito Boeri e altri, ha portato a una conclusione sostanzialmente necessaria e inevitabile. I giovani in Italia contano poco o nulla, sono diminuiti numericamente, entrano tardi a far parte a pieno titolo della società, mentre i salari bassi e i ridicoli ammortizzatori sociali li spingono a puntare al sempre più introvabile posto fisso. Insomma, sono tutt’altro che motivati. I giovani, dal canto loro, puntano il dito contro il “sistema-Paese”. Dice Arianna: “E’ vero che siamo una generazione di bamboccioni, ma la colpa è di un intero Paese che considera giovani i quarantenni, che è imbevuto di corruzione e che, ogni giorno, sprofonda nel declino”. Pochi giorni fa ha rincarato (e di molto) la dose il Corriere della Sera. I dati pubblicati pesano come macigni: nel 2007 solo 47 neolaureati su 100 trovavano lavoro a un anno dal “pezzo di carta”. Chi anche lo trovava, guadagnava ben poco: i 24-30enni incassavano in media 22mila euro l’anno, contro i quasi 30mila dei 50-60enni. Ma non basta: se hai meno di 35 anni praticamente non esisti, nel mondo del lavoro italiano. Sono giovani solo il 6,9% dei dirigenti, il 12,3% dei quadri, il 15% degli imprenditori, il 22% dei professionisti. Numeri da Terzo Mondo, non da Europa: la fascia d’età più creativa e innovativa, quella per davvero in grado di cambiare l’Italia, semplicemente non la trovi, nei posti di comando. Ancora dati: i medici con meno di 35 anni sono l’11,9%, i docenti universitari il 7,4%. L’Italia esprime tutto il suo male “familistico” e “relazionale” in altre cifre: i figli di architetti, avvocati, farmacisti, ingegneri e medici fanno -nel 40% circa dei casi- lo stesso lavoro del padre. Come non parlare di autoprotezione di status, con relativo traino di raccomandati e “figli di”, pronti a papparsi i pochi posti disponibili? Infine, cifra ancora più inquietante: 63 giovani su 100 sotto i 30 anni ricevono un aiuto economico dai genitori. Che l’Italia non sia Europa ce lo spiega l’autore dell’articolo, Lorenzo Salvia, nelle prime righe: all’Associazione Italiana Giovani Avvocati ci si può iscrivere fino a 45 anni. Oltremanica, un uomo di 44 anni, anche lui avvocato, era già primo ministro. Si chiamava Tony Blair. John Maynard Keynes sosteneva che i talenti degli uomini possono migliorare il tenore di vita di ognuno di noi. Per l’appunto… i “talenti”, doti che si estrinsecano al loro apice in giovane età. I nostri migliori “talenti” scappano da anni all’estero. Lasciando la terzomondista Italia al suo ineluttabile destino di Paese in declino.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani” : manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Too little… too late

In Fuga dei giovani on 24 Marzo 2009 at 09:38

E’ andata persino oltre le mie aspettative la valanga di risposte piovute ieri sul capo degli organizzatori dell’iniziativa “Controesodo”, che a Milano hanno presentato la prima delle proposte di legge bipartisan per il rientro dei giovani professionisti italiani “under 40”, emigrati da tempo all’estero. Iniziativa meritoria, va precisato: “Dopotutto, da qualche parte bisognava pure cominciare, per lanciare un segnale concreto”, ha provato a sottolineare uno dei relatori. Ma niente: da ogni angolo del mondo è arrivata, come una valanga, la protesta dei giovani italiani emigrati. Che hanno messo nero su bianco il proprio disagio, la propria insofferenza e il proprio disamore verso un Paese che -almeno nelle sue strutture di selezione e meritocratiche- non appartiene al mondo civilizzato. E’ inutile che ci giriamo intorno: è proprio così. Quella di ieri non è stata tanto una protesta contro “Controesodo”. O meglio, forse in parte lo è anche stata: protesta contro un sistema politico che si è accorto troppo tardi e troppo lentamente delle decine e forse centinaia di migliaia di giovani emigrati per trovare una realizzazione professionale (in tutti i campi), che la feudale e medioevale Italia ha negato loro. Riporto solo alcuni messaggi (fonte Corriere.it): “Facciamo in modo che il sistema italiano sia competitivo strutturalmente e i cervelli torneranno. […] Non è una questione di soldi, ma di opportunità” (Alessandro, New York); “Un ingegnere neolaureato in Italia guadagna 1000 euro al mese a Milano. Dovunque in Francia o Germania parte da 2000. Perché dovrebbe tornare? Per vedere i suoi capi (tra l’altro 70enni) arricchirsi alle sue spalle? Noi giovani in Italia siamo sfruttati” (Giovanni, Bristol); “In assenza di meritocrazia, i giovani perdono la voglia di competere. Smettiamo di premiare parenti e amici di partito. Iniziamo a premiare i tanti cervelli repressi dalla mancanza di meritocrazia” (Anna, Torino); “A nessuno è venuto in mente che per molti di noi che siamo all’estero uno sgravio fiscale non è la conditio sine qua non per rientrare in Italia, ma cerchiamo ben altro. Meritocrazia. Infrastrutture. Politica Seria. Fine della gerontocrazia. Riconoscimento della dignità del proprio lavoro” (Gianni, Londra); fino a Sandra da Toronto: “Se torno (laureata in Fisica), mi fate lavorare in un call center? Promesso?” Signori, questo è il declino dell’Italia: un declino che ci neghiamo ogni giorno. Come ha ben riassunto l’agenzia di stampa Apcom: “All’estero, scrivono quasi tutti, si sta meglio, perché la paga è migliore, l’orario è migliore e c’è meritocrazia”. Modestamente, avevo scritto più o meno le stesse cose nell’introduzione al libro “La Fuga dei Talenti”, quando commentai proprio “Controesodo”. Un’iniziativa cui rinnovo i miei migliori auguri: ma, come ho già scritto, un’iniziativa che rischia solo di trasformarsi in un’aspirina. In Italia occorre un antibiotico, in grado di curare i mali endemici del Paese. Che passano, ricordiamolo ancora una volta, dalla selezione stessa della classe dirigente. In tutti i settori.

Scrivi insieme a noi il “Manifesto dei Giovani Italiani”: manifestodeigiovani@gmail.com

Raccontaci la tua storia: storietalenti@gmail.com

Il Manifesto dei Giovani italiani

In Giovani Italians on 23 Marzo 2009 at 10:18

Il blog “Fuga dei Talenti” lancia oggi una nuova iniziativa, che intende inviare un concreto segnale di cambiamento a un Paese ormai in declino. Convinti che sia il momento di passare all’azione con proposte vere, per svecchiare i meccanismi relazionali e immeritocratici che stanno affossando l’Italia in questo momento di crisi, lanciamo l’idea di un “Manifesto dei Giovani”. Un manifesto apolitico, fatto di denunce e di proposte concrete. Un manifesto scritto coralmente da chi partecipa a questo blog e magari sta leggendo o leggerà il libro collegato a questa iniziativa. Un manifesto che impone un ultimatum: “Restiamo o torneremo in Italia solo se…” Un manifesto contro la gerontocrazia, il provincialismo relazionale, il “mal di merito” italiano. Un manifesto per restituire ai giovani meritevoli e di talento quelle possibilità e opportunità che è giusto che questa società conceda loro. Un manifesto contro i lavori precari e malpagati, contro i raccomandati, i cooptati e gli arrivisti sociali. Un manifesto per un’istruzione migliore e per una selezione “all’anglosassone” dei posti di lavoro. Un manifesto per un’Italia più “europea”. Un manifesto, insomma, per cominciare ad aprire crepe sempre più profonde in quella cappa di vetro che soffoca le nuove generazioni (dati certificati dal Cnel) e che impedisce loro di crescere ed emergere.

.

Tre le sezioni di cui si compone:

 

-I giovani italiani denunciano che…

 

-I giovani italiani propongono di…

 

-I giovani italiani annunciano che…

 

Al termine di questa iniziativa (che si chiuderà a fine estate) il blog “Fuga dei Talenti” invierà il Manifesto così compilato alla Presidenza della Repubblica.

 

Scrivete le vostre proposte di articoli per il Manifesto (max. due righe per articolo, specificando a quale sezione è destinato – non c’è alcun limite al numero di articoli che puoi inviare) a: manifestodeigiovani@gmail.com 

 

Pensiero del Weekend 6

In Fuga dei giovani on 21 Marzo 2009 at 00:06

Piccola segnalazione: ieri a ora di pranzo il libro e il blog “La Fuga dei Talenti” sono stati protagonisti dell’intervista al Gr3 della Rai (clicca sul link per ascoltare l’mp3). Questo fine settimana, intanto, pubblichiamo la prima storia pervenuta all’iniziativa storietalenti@gmail.com. Una storia di denuncia, scritta da un giovane giornalista (lo chiameremo Mario, nome di fantasia), che è stanco di aspettare il proprio turno e di fare la fila in un Paese che non seleziona per reale meritocrazia. E’ anche per questo che Mario sta seriamente pensando di emigrare all’estero.

«Che in Italia non si vada lontano senza “santi in paradiso” è una cosa che ho imparato presto. Faccio il giornalista e sono iscritto all’albo da quasi cinque anni. Un periodo nel quale ho sentito molte promesse, un numero indefinito di prediche su quanto sia dura la professione e su quanto sia importante la dedizione. Salvo, poi, vedermi passare davanti una serie di nomi che spuntano apparentemente dal nulla. Il tormentone è sempre lo stesso: “Devi fare la gavetta, devi aspettare”. Peccato che i pochi posti che si liberano non siano, generalmente, assegnati a chi sta facendo la gavetta quanto, piuttosto, a chi può sfoggiare qualche conoscenza importante.
Quello che, invece, ti offrono senza problemi sono mesi e mesi di stage che, in Italia, corrispondono a un lavoro non retribuito. Questo è forse uno degli aspetti più paradossali e deliranti della realtà di casa nostra (in molti Paesi, stranamente, non si può far lavorare qualcuno senza pagarlo). Il gioco è facile: si prendono dei giovani che hanno bisogno di entrare nel mondo del lavoro e li si fa sgobbare gratis. In teoria dovrebbero essere lì per imparare: in realtà sono utilizzati come forza lavoro a costo zero. E nemmeno si cerca poi di inserirli in qualche modo, nell’azienda: semplicemente, la volta dopo, si sceglie un altro gruppo di stagisti. Nelle redazioni, ormai è una consuetudine. Si scrive stage ma si legge “sfruttamento”…

Con queste premesse, è naturale che venga voglia di cercare un lavoro in un altro Paese. Certo, per un giornalista non è facile, perché se non sei madrelingua è piuttosto complicato scrivere per dei giornali stranieri. Però, si può anche lavorare in un ufficio stampa, per incominciare. Di sicuro, a partire dai livelli di retribuzione dei free-lance, fino alle condizioni della libertà di stampa e della qualità dell’informazione, la situazione in molte altre nazioni è nettamente migliore! Ecco perché sto seriamente pensando di andarmene dall’Italia».  

Sei un giovane professionista emigrato per fuggire da un Paese gerontocratico e immeritocratico quale è l’Italia? Oppure stai seriamente pensando di farlo? Scrivi a: storietalenti@gmail.com Pubblicheremo tutto!

 

 

 

Out now!

In Fuga dei giovani on 20 Marzo 2009 at 00:46

La Fuga dei Talenti” (364 pagine, edizioni San Paolo) è disponibile da oggi in tutte le principali librerie italiane. Raccoglie 27 storie di giovani professionisti emigrati per cercare quella realizzazione che il loro Paese, l’Italia, non avrebbe mai potuto offrire loro. “La Fuga dei Talenti” offre uno spaccato, anche drammatico, della condizione dei giovani nel “Belpaese”: soffocati dalla gerontocrazia e dalla non meritocrazia, stanchi di un sistema dove tutto si basa sulle relazioni “giuste”, lasciano ogni anno e a migliaia una nazione condannata al declino. Come recita la controcopertina del volume: “Un libro che qualsiasi giovane dovrebbe leggere, prima di decidere cosa fare da grande. E dove farlo”.

La copertina de "La Fuga dei Talenti"

 

In anteprima esclusiva oggi pubblichiamo l’indice del libro. Scaricalo qui (in formato Word)

Dove puoi trovare “La Fuga dei Talenti” online:

Libreria Coletti

Ibs

Bol

Raccontaci la tua esperienza!

In Fuga dei giovani on 19 Marzo 2009 at 09:26

Alla vigilia dell’uscita del libro “La Fuga dei Talenti” lanciamo la prima di una serie di iniziative legate al blog. L’invito è a raccontarci la vostra storia: siete giovani italiani all’estero, finiti oltreconfine dopo aver sbattuto la testa a ripetizione contro il muro di gomma dell’immeritocrazia italiana? O siete giovani e brillanti neolaureati, magari con un’esperienza di studio e/o lavoro fuori dall’Italia, e constatate giorno dopo giorno che le competenze acquisite all’estero qui valgono zero, perché nel frattempo il solito “figlio di” vi ha soffiato il posto? Pensate che in Italia una “cappa di vetro” soffochi i giovani, impedendo loro di emergere, perché tanto qui se non hai 50 anni, una lunga attesa alle spalle e anni di lecchinaggio non conti nulla? Scrivete a storietalenti@gmail.com

Denunciate questo dinosauro in estinzione chiamato “Italia”, fatelo tutti assieme: vedrete che siete in tanti, a vedere le vostre energie represse e frustrate da una gerontocrazia e da un “sistema parentale” che uccidono la meritocrazia. Che uccidono l’entusiasmo di chi ha talento da vendere e una grande apertura internazionale. Nei prossimi giorni e settimane pubblicheremo le vostre storie. Solo così lancerete un segnale forte. Solo così direte a gran voce: “L’Italia non è Europa, vogliamo, chiediamo e pretendiamo standard europei!” Solo così denuncerete chi comanda questo Paese con criteri puramente legati al potere, infilando nei gangli vitali della nazione i soliti raccomandati, arrivisti sociali e “figli di”. Mediocri che non faranno mai nulla per il bene dell’Italia. Mentre c’è così tanto bisogno di talento…

Scrivi la tua storia e le tue riflessioni in forma sintetica (possibilmente non oltre 8 righe) a: storietalenti@gmail.com

  

Urla dal silenzio dell’emigrazione

In Fuga dei giovani on 18 Marzo 2009 at 00:46
In un mese e mezzo di vita, il blog “Fuga dei Talenti” e alcune iniziative parallele, come gruppi di discussione sul portale LinkedIn, hanno attirato l’attenzione di decine di giovani professionisti che hanno lasciato l’Italia. E che ora lanciano la loro pubblica denuncia: “L’Italia non è Europa!”
Elena: “Tornata a dicembre da un master all’estero ho contattato varie aziende e dall’Italia non ho ricevuto nemmeno una risposta del tipo “No grazie non ci interessi”… nulla. Mentre all’estero, due sue due mi hanno fatto un colloquio. Ero tornata carica di voglia di fare, e di farlo in Italia, nell’ingenua speranza di riportare le competenze acquisite nel mio Paese e fare del bene qui. Parlo sei lingue, laurea, master e in Italia l’unica cosa che mi è stata offerta è un contratto da precaria a uno stipendio misero. A 37 anni. A malincuore me ne dovrò andare di nuovo”.
Francesco (lavora a Londra per un’azienda americana): “La cosa che più mi sconforta è che quando scendo a Milano o a Roma i direttori delle aziende che hanno richiesto il mio servizio mi guardano sospettosi. Il loro ragionamento va: “Cavolo, questo è uno sbarbatello di 26 anni, avrò fatto bene a invitarlo a presentare davanti a tutti i nostri business partners?” Poi salgo sul palco e tutto fila liscio. Intanto noto dei ragazzi della mia età che distribuiscono i badges agli ospiti. Uno di loro mi dice che sta facendo uno stage e che quella è una delle cose più eccitanti che abbia mai fatto. Ha 30 anni e un Mba alle spalle. Non riesco a continuare la discussione. Ho paura di ferirlo…”
Valerio: “Io lavoro da oltre 8 anni all’estero, la prima società che mi ha assunto su Londra era italiana. Sono stato preso sulla base di una serie di colloqui: da allora ho cambiato 3 diverse società (tutte internazionali) e ti confermo che nel Nord Europa ci si muove molto in avanti per meritocrazia. Ma conta molto anche essere scaltri e cinici. In altre parole è importante raccomandare se stessi, farsi avanti prima degli altri e saper (di)mostrare di essere migliori di altri”.
Giorgio: “Per quanto mi riguarda mi piacerebbe tornare in Italia a lavorare, portarci la mia famiglia e stabilirci nel Belpaese… però in Italia non si viene selezionati per vero merito. O si viene scelti per raccomandazione o per finti criteri di merito (tipo valutazione accademica… quando l’esperienza sul campo, quella pratica, dovrebbe essere la chiave di valutazione). Io ora mi trovo in Cina… certo qui non è poi tanto meglio che l’Italia, ma almeno se fai domanda di assunzione ti rispondono…!”
Melissa: “Io ho fatto la strada al contrario (da Usa verso Italia, ndr) e ad oggi mi pento amaramente, nonostante abbia la possibilità di rientrare negli Usa quando lo desideri. Credo che l’Italia sia un Paese medioevale, diviso in fasce di appartenenza: vassalli, valvassori, valvassini, e servi della gleba. Non so se la scomparsa della generazione della Seconda Guerra porterà in futuro un cambiamento radicale a queste abitudini ancestrali. Certo è che le frustrazioni sono tante e la mancanza di coesione ci impedisce di creare un’onda d’urto che apra i canali necessari per essere ciò che vogliamo, senza dover sempre “stendere” la manina senza certezze”.
Luca: “Una delle misure di selezione all’estero sono gli studi che hai fatto. Da 2 anni lavoro in Belgio, ho trovato impiego dopo essere arrivato qui, e ho già cambiato lavoro più di una volta. Qualcosa che ho riscontrato nei paesi francofoni, e che accade raramente in Italia, è che se sei neo-laureato ti pagano adeguatamente per gli anni di studi che hai fatto! Eh sì! Lavorando in Italia ho sempre riscontrato la richiesta di gente che avesse seguito almeno “N” anni di studi, ma poi quando si parla di stipendio, ti escono con la scusa: sei bravissimo negli studi, ma non hai esperienza!”.
Luisa: “Io sono in ricerca scientifica e se dovevo cercare un posto di lavoro in Italia non l’avrei trovato sicuramente per i miei meriti professionali e scientifici. Solo quelli che conosco “i pezzi grossi” vanno avanti, solo quelli che possono pagare, diciamo, “il pizzo” a qualche politico hanno la possibilità di avere un posto di lavoro. Essendo una donna e in aggiunta meridionale le cose sono ancora più complicate. Mi ricordo anche che i mie colleghi all’università davano anatomia senza studiare, e la passavano perché la professoressa era amica del padre”.

Gerontocrazia al potere

In Declino Italia on 17 Marzo 2009 at 08:25

“L’Italia ha tutte le caratteristiche del Paese per vecchi, soprattutto quando si parla d’impresa”, scrive il Corriere della Sera, in un articolo pubblicato pochi giorni fa. I dati sono impressionanti, al punto da riflettere l’immagine di un Paese dove essere giovani è sostanzialmente inutile. Comandano sempre i soliti. Peggio ancora: i giovani, gli “under 30”, anziché fare passi avanti… imitano piuttosto il gambero. Vediamo: i titolari di imprese individuali in Italia con età uguale o maggiore a 70 (settanta!) anni sono aumentati tra il 2002 e il 2008 del 6,3%. In Lombardia, motore economico nazionale, addirittura del 16,7%. Sul totale delle cariche direttive all’interno delle imprese, nei sei anni presi in considerazione la presenza degli “under 30” è calata del 7,6%, mentre gli “over 70” sono cresciuti del 58,2%. In Italia appare praticamente impossibile trovare un amministratore delegato che abbia meno di tre decadi di vita alle spalle: in sei anni i pochi sopravvissuti sono calati del 51,2%!. Non va meglio ai 30-49enni: anche loro hanno perso un bel 27,1%. Gli unici “ad” che se la spassano sono, per l’appunto, gli ultrasettantenni: +27,2%. Le cariche ricoperte dagli “over 70” nei consigli di amministrazione societari sono quasi raddoppiate tra il 2002 e il 2008. A mio modesto parere, e sulla base anche delle ricerche svolte per scrivere il libro “La fuga dei talenti”, buona parte dei motivi che hanno determinato questo incancrenimento della situazione vanno ricercati soprattutto nella struttura stessa del tessuto imprenditoriale del Belpaese, costituito per percentuali bulgare da piccole e medie imprese, spesso fondate decenni fa da imprenditori con la propensione al rischio. E divenute, con gli anni, i loro personalissimi e inattaccabili feudi. Molti laureati da me intervistati (un economista in particolare) hanno denunciato come -spesso- queste imprese privilegino relazioni parentali al curriculum e all’esperienza dei giovani manager. Per farla breve, insomma, il figlio o la figlia restano spesso e volentieri i “principi ereditari”: una vita in azienda (magari con relative/i consorti) alle dipendenze del padre, mentre il potenziale bacino di manager sfornati dalle università viene guardato con sospetto. Quand’anche entra, viene osteggiato dai titolari, timorosi di avere “cani sciolti”, in grado di apportare un reale rinnovamento alle strategie imprenditoriali. Faccio un piccolo esempio: solo il 20% delle piccole imprese italiane ha un sito internet… E’ evidente che questa situazione deve finire. Altrimenti molte di queste Pmi faranno la fine dei dinosauri: si estingueranno, insieme ai loro fondatori. Nel migliore dei mondi questi “over 70” lascerebbero il timone di comando ai figli o ad eredi accuratamente selezionati, adeguatamente supportati da giovani manager esterni (magari con esperienze all’estero), capaci di disegnare strategie di rinnovamento, sia in termini di sinergie che di internazionalizzazione. Ma siamo in Italia: dove in tutti i settori (non solo quello politico, come vedete…), i giovani sono le eterne ruote di scorta. Un Paese così è matematicamente condannato al declino. Soprattutto quando deve affrontare una crisi senza precedenti che richiede forze fresche, giovani leopardi (che invece fuggono in migliaia all’estero…). Non leoni stagionati, ormai in pensione.

Le voci de “La Fuga dei Talenti”

In Meritocrazia on 16 Marzo 2009 at 07:40

Oggi lanciamo la nuova sezione multimedia del blog “La Fuga dei Talenti”, con le voci di alcuni dei protagonisti del libro, in uscita il prossimo 20 marzo in tutte le principali librerie italiane (vedi la scheda su Ibs.it).

La domanda posta a (quasi) tutti è: “L’Italia è un Paese per giovani meritevoli?” Rispondono il manager delle risorse umane (di stanza a Houston, Usa) Gianni Chirichella, il musicista Oscar Bianchi (vive tra New York e Parigi), la professoressa di cultura dell’emigrazione Teresa Fiore (anche lei negli Usa), il consulente di turismo Giuliano Gasparini (ormai madrileno) e il funzionario europeo Marco Fantini (ovviamente basato a Bruxelles). La sempre più californiana giornalista Marta Valier, invece, ci spiega il differente significato del concetto di “raccomandazione” negli Usa e in Italia. Prossimamente la sezione si arricchirà anche di contributi video.

Per accedere alla pagina multimedia clicca qui… e buon ascolto!

Pensiero del Weekend 5

In Fuga dei giovani on 14 Marzo 2009 at 12:05

Sinceramente depresso per la “paghetta” elargita ieri dal Governo ai precari (tra cui molti giovani con una laurea e anni di studi alle spalle), oggi vi regalo una favola. Non so se racconti una storia vera, ma è assolutamente verosimile. Ed è, inevitabilmente, a lieto fine. L’ha scritta, qualche giorno fa, un europarlamentare sulla newsletter del suo partito. Non è una favola politica: è la dimostrazione di come l’Italia non sia Europa. Non lo è verso i suoi giovani, soprattutto i precari. Leggete questa favola, e poi ditemi se il “welfare state” all’italiana non impallidisca… di fronte alla Svezia.

«Giorgia era un colletto bianco, impiegata in una banca. Mario una tuta blu, operaio in una fabbrica di elettrodomestici. […] Avevano messo su famiglia e acceso un mutuo per la loro nuova casa. Un mutuo trentennale. Poi all’improvviso si è scatenato l’urgano economico e finanziario. In un efficientissimo ufficio tedesco hanno deciso che il posto di Mario non era più sicuro. […] L’ordine era chiaro: trasferimento immediato in Polonia. […] Simile sorte per l’ufficio americano di Giorgia. Il Paese di Mario e Giorgia, però, è un Paese moderno: crede nelle persone e nelle loro capacità. Con la crisi, è stato sospeso loro il mutuo e riconosciuto un assegno mensile di formazione. Consulenti pubblici li hanno orientati verso un programma di aggiornamento professionale. Mario ha studiato gli impianti eolici su una piattaforma off-shore in Danimarca. Giorgia si è concentrata sui nuovi software contabili. La sua bambina, di poco più di un anno, frequenta l’asilo nido e questo le permette di studiare. Intanto il vecchio stabilimento è stato acquisito da un gruppo di giovani imprenditori con idee innovative. “Green Economy” o riconversione tecnologica, la chiamano. Vogliono produrre turbine eoliche e batterie elettriche. […] Per il loro progetto hanno ottenuto un prestito agevolato, perché il loro Paese, la Svezia, è un Paese moderno. Sia Mario che Giorgia sono stati assunti perché avevano le competenze giuste. Per loro è stato un bel giorno».

In poche righe avete letto un concentrato di welfare state reale (frutto di un carico fiscale solo leggermente superiore al nostro…), fatto di sussidi adeguati e di una consulenza efficiente per chi perde il lavoro: il tutto unito ad una lungimiranza politica e ad una concezione meritocratica (le “competenze”) che in Italia non hanno pari. Ministro Sacconi: sa che quando lei chiede ai giovani di “non rifiutare il lavoro” li insulta? Quanti di loro da anni, con laurea alle spalle, finiscono nei MacDonald’s o nei call center? In quale mondo vive? Cominciate voi a imporre il merito, sfrondando l’Italia da tutti i “raccomandati” e i “cooptati” che la politica impone, anche ai più alti livelli. Svecchiatela, dando spazio ai giovani brillanti e di talento nelle leve di comando. Oppure ditelo chiaramente: “Ragazzi, emigrate, questo non è un Paese che fa al caso vostro”.

Meno 7

In Fuga dei giovani on 13 Marzo 2009 at 09:22

Tra sette giorni uscirà in tutte le principali librerie il volume “La Fuga dei Talenti”

Dal sito Ibs.it:Il libro spiega dove finiscono i migliori cervelli e talenti italiani, quelli che avrebbero potuto risollevare – per davvero – le sorti di questa nazione. Attraverso le storie di ventisette ricercatori, professori universitari, artisti, uomini d’impresa, architetti, ingegneri, medici, giornalisti, funzionari europei e avvocati (tutti finiti all’estero), “La fuga dei talenti” è un viaggio-denuncia nell’emigrazione dei giovani professionisti, costretti a lasciare ogni anno e a migliaia il Paese più clientelare e immeritocratico dell’Europa occidentale. Un viaggio tra le “vittime collaterali” della “non meritocrazia” italiana”.

La copertina de "La Fuga dei Talenti"

Se non hai un papà ministro…

In Meritocrazia on 12 Marzo 2009 at 10:02

Iniziativa davvero simpatica (se non fosse che c’è veramente ben poco da ridere) quella avviata dal portale di lavoro Infojobs.it. “Se non hai un papà ministro e non hai uno zio vescovo, clicca qui”: questo il lead della campagna, che si articola in video e wallpapers (“Non mi serve un papà ministro”, dice uno di questi). Il tutto, ovviamente, per attirare aspiranti lavoratori (ma soprattutto imprese…) verso un mercato dell’impiego asfittico e in crisi nera. Ma ancora più interessante è l’indagine realizzata dallo stesso portale spagnolo di recruitment: su 30mila utenti intervistati, solo il 4% ammette di aver ricevuto una raccomandazione per trovare lavoro. Tutto a posto, allora? No, perché l’82% d loro rivela di aver conosciuto un raccomandato, il 66% ci lavora quotidianamente e il 44% sta alle dirette dipendenze di qualcuno con i “santi in Paradiso”. Italia Paese di santi, poeti, navigatori… e ipocriti? Sì, ahimé. Restiamo una nazione a suo modo conservatrice, dove quelli realmente titolati a “scagliare la prima pietra” (perché senza peccato) sono quasi tutti finiti all’estero. La maggior parte di coloro che restano si arrabatta: il dato finale della ricerca di Infojobs è rivelatore, dopotutto. Otto intervistati su dieci si dicono pronti a riceverla, questa benedetta raccomandazione. Né va meglio sul fronte del canale dell’“offerta”: secondo Repubblica.it, che cita dati di Unioncamere, anche qui emerge un’ipocrisia becera quanto terzomondista. Percentuali basse di direttori del personale ammettono di aver ricevuto richieste di raccomandazione: poi però la metà di loro afferma candidamente di assumere nuovo personale per conoscenza “diretta” o “indiretta”. Tutte segnalazioni all’anglosassone? Solo nel 12% (!) dei casi ci si affida a inserzioni sui mezzi stampa o mediante società di selezione esterne. Un quarto delle volte (per fortuna) si fa quantomeno riferimento alle banche dati interne. Conclude il giornalista: «Certo è che, nel contesto italiano, dove sembrano prevalere offerte di lavoro “opache” e troppo numerosi sono gli intermediari, alla fine la prima vittima -di fatto- è la meritocrazia. Un’altra di quelle parole che in Italia si preferisce fare sfilare tra la schiera folta degli “intenti” e lasciare da parte quando arriva il tempo di mettere in campo le azioni». L’Italia non è Europa. Se cercate meritocrazia, cari giovani di talento, emigrate.

The brightest and best

In Declino Italia on 11 Marzo 2009 at 10:29

Ieri, sul volo di ritorno che mi riportava in Italia da Londra, sfogliavo il “Times”. L’occhio mi è immediatamente caduto su una notizia alquanto interessante. Riporto testualmente: “I professionisti che perdono il proprio posto di lavoro in seguito alla crisi del credito potrebbero godere di una corsia preferenziale per l’accesso all’insegnamento entro sei mesi – annuncerà oggi Gordon Brown, nel suo tentativo di rilanciare le riforme laburiste nel settore pubblico. Mr. Brown prometterà di reclutare gli eccellenti e i migliori (the brightest and best) nel pubblico servizio”. Sbarcato in Italia, acceso il computer, mi accorgo di essere rientrato nella microcosmica provincia d’Europa: non solo non vedo uno straccio di politico che anche solamente accenni vagamente a un’iniziativa del genere (anzi, parlano solo di tagliare posti nella pubblica istruzione o di randellare fannulloni veri o presunti), ma i dati e le cifre appaiono decisamente “gloomy”, inquietanti. Nei primi due mesi dell’anno sono andati in fumo quasi 400mila posti di lavoro nel Belpaese, mentre -riporta Almalaurea, uno dei maggiori punti di contatto tra università e imprese- nello stesso periodo le domande di neolaureati da parte delle aziende hanno registrato un calo del 23%. Non che storicamente ci siamo mai distinti per una richiesta record di neolaureati, ma la crisi restringe pure i già esigui canali esistenti. L’Italia non è Europa, dico spesso: non lo è neppure nel calibro della sua classe politica. Mentre Gordon Brown parla di “brightest and best” e cerca di lanciare un segnale concreto di speranza a un Paese in ginocchio per la crisi finanziaria, il Brunetta di turno (intervista al “Corriere della Sera”) parla di “mercato del lavoro italiano mirabile, funzionale, efficiente, flessibile, reattivo, intelligente ed equo”. Addirittura, arriva ad affermare che “noi abbiamo un buon sistema di ammortizzatori sociali”. Ma non è finita: “Il [lavoro] sommerso è un grande ammortizzatore sociale”. Ministro Brunetta, lei è stato europarlamentare, ma evidentemente non ha mai neppure sentito parlare degli assegni anche da 2000 euro mensili che ti staccano in molti Paesi del nord Europa se perdi il lavoro (a fronte delle nostre magre indennità). In più, incita all’illegalità (non mi si venga a dire che il “sommerso” è legale…). Impari da Gordon Brown, impari dall’Europa. Ha fatto una campagna per l’efficienza nella pubblica amministrazione. Ora vi porti i giovani “brightest and best”. Abbia il coraggio di farlo, anche in tempi di crisi. O abbia il coraggio di dire loro: “Ragazzi, emigrate tutti Oltremanica. L’Italia non è Europa”.

Meritocracy

In Meritocrazia on 10 Marzo 2009 at 10:52

Non sono d’accordo con chi festeggia la notizia dello scandalo suscitato negli Stati Uniti dall’assunzione presso il prestigioso (e decadente) New York Times del figlio dell’editore stesso del quotidiano. Per farla breve, Arthur Sulzberger Jr. (proprietario del Nyt) ha assunto il figlio Arthur Gregg. Il mediablog del Corriere della Sera racconta di una redazione spaccata tra chi rinfaccia all’editore una forma spudorata di nepotismo e chi loda le qualità del giovane Arthur Gregg (che le ossa se le è fatte in quotidiani di provincia). In Italia qualcuno canta già il ritornello “tutto il mondo è Paese”. Mah… Oltre a far notare come questo episodio rievochi alla mente un altro detto, “l’eccezione conferma la regola”, il fatto stesso che questa assunzione abbia suscitato proteste e clamori dimostra che nel mondo anglosassone gli anticorpi sistemici alla “non meritocrazia” sono ancora vivi e ben presenti nella società civile e nelle professioni. Qualsiasi giornalista italiano vi può descrivere nei dettagli la colonia di “figli di”, “cugini di”, “nipoti di”, “amanti di”, che popolano le redazioni di importanti testate del Belpaese. Ovviamente, nel silenzio generale. In America quantomeno protestano… nel dubbio. Magari Arthur Gregg sarà pure un futuro Premio Pulitzer: tuttavia, nell’incertezza, meglio mostrare i denti e fare la faccia cattiva. Qui invece la pletora di reporter raccomandati vive e prospera -anche con incarichi di prestigio- nelle più importanti testate, senza che nessuno osi denunciare questo scandalo. Fossi americano, dopotutto, non mi preoccuperei più di tanto: la nuova stella della destra repubblicana Usa si chiama Jonathan Krohn e ha 14 (!) anni. Il suo libro “Define Conservatism” spopola Oltreoceano: il suo discorso al comitato repubblicano di pochi giorni fa ha entusiasmato la platea. Qui gli avrebbero messo in mano un lecca lecca e l’avrebbero spedito ai giardinetti pubblici, suggerendogli di scrivere un interminabile panegirico del leader politico di turno (da pubblicare su qualche quotidiano amico). Per entrare “in cordata”… ovviamente tra vent’anni.

La quinta storia inedita

In Fuga dei giovani on 9 Marzo 2009 at 10:02

Oggi pubblichiamo in versione .pdf (scaricabile dal sito) la quinta e ultima storia inedita dal libro “La Fuga dei Talenti”, in uscita il 20 marzo nelle librerie. La storia di Luca, giovane ricercatore nel settore dello studio del terrorismo internazionale. A soli 27 anni è dottorando di ricerca alla Udat di Madrid. Anche perché, in Italia, possibilità di lavoro nel campo dell’analisi dei fenomeni terroristici praticamente non ne esistono. “Io ho semplicemente scelto di seguire una strada che il mio Paese non mi avrebbe potuto garantire”, afferma Luca con un pizzico di rassegnazione italica.

Leggi la storia di Luca Candeago (in .pdf)

Nel libro “La Fuga dei Talenti” (già acquistabile online su Ibs) le storie di una trentina di giovani professionisti espatriati per cercare quella realizzazione professionale che in Italia non avrebbero potuto trovare. Professionisti appartenenti a tutti i settori lavorativi: perché l’esodo non riguarda solamente i ricercatori.

Pensiero del Weekend 4

In Meritocrazia on 7 Marzo 2009 at 09:18

Siamo l’unico Paese che riesce a trasformare una piaga sociale in barzelletta, su cui riderci sopra. Ovviamente in prime time televisivo. Ieri è ripartita la trasmissione di Raiuno “I raccomandati”, solita sfilata di aspiranti cantanti o artisti appoggiati -agli occhi del pubblico- da padrini o madrine più o meno famosi/e. Il meccanismo del gioco è di per sé improbabile: il “raccomandante” difende la causa del “talento”: ma dove si è mai visto questo film, in Italia? Nel Belpaese si raccomandano i mediocri, i figli di papà, i nipoti, i cugini, le amanti, i portaborse… un talento, beh… quello proprio mai! Mica siamo a New York! A condire la beffa c’è stata anche la presenza, tra gli ospiti di successo (meritato?), di raccomandati “doc”. Quelli sì, veri e con marchio di garanzia! Gente che la carriera se l’è costruita con mezzi non sempre leciti. Che dire? E’ semplicemente vergognoso che l’ente televisivo pubblico, anziché moltiplicare a dismisura inchieste modello “Report” o “Presa Diretta” (stranamente confinate al canale più di nicchia e meno seguito) relative all’epidemia di raccomandazioni e immeritocrazia che contagia questo Paese, trovi persino il pessimo gusto di riderci sopra. Trasformando -come sempre- in barzelletta le vere emergenze nazionali. Peccato che l’emigrazione di migliaia di giovani professionisti (quelli sì, non raccomandati) all’estero sia tutto tranne che una barzelletta. Ma non preoccupatevi, Raiuno questo non ve lo dirà mai. Dormite pure sonni tranquilli.

Messaggi in bottiglia dai giovani in fuga

In Fuga dei giovani on 6 Marzo 2009 at 10:28

Oggi vado a ripescare un articolo comparso qualche settimana fa su Corriere Magazine, “Mi metto alla prova e vado a lavorare all’estero”. Piccoli flash, messaggi in bottiglia buttati nel mare tempestoso del declino italiano da giovani professionisti emigrati per trovare quelle possibilità professionali che nel nostro Paese latitano. Non solo perché manca il lavoro: il problema è che spesso non te lo vogliono proprio dare. “A te chi ti conosce?”, è la domanda sottaciuta che ti rivolgono quando osi chiederlo. E così il giovane talento, con un Erasmus magari già in valigia, saluta tutti e se ne parte. Come ha fatto Donatella Alberici, analista finanziaria di 34 anni di stanza in Olanda: “Lo stipendio fin da subito fa girare la testa, se confrontato con i 500 euro al mese che si sudano le mie amiche in Italia”. Od Olivia Fincato, 28enne editrice trasferitasi a Manhattan: “Negli Usa, con un mio amico fotografo, ho realizzato il mio sogno. Ho creato una casa editrice indipendente, che è al terzo progetto editoriale internazionale”. O Sara Spalvieri, 28enne ricercatrice finita alla ProCrea di Lugano: ora lavora “con uno stipendio quasi doppio rispetto ai coetanei rimasti in Italia, e la possibilità di viaggiare per crescere professionalmente”. O Andrea Di Giovanni, 29enne ingegnere informatico in servizio a Madrid: dopo l’Erasmus il tentativo di espatrio. “Tre offerte hanno fruttato due colloqui”. O Giuseppe Benedini, 31 anni e una cattedra di Storia in un’università brasiliana: “Nonostante gli squilibri sociali il Brasile è un Paese in crescita, non è una gerontocrazia come l’Italia”. Riassume tutto Patrizia Desogus, 30enne area sales manager di stanza in Danimarca, patria della flexicurity: “Qui le aziende si fanno concorrenza per tenere i dipendenti”. Nel blog Cervelliinfuga.com, che ha ispirato l’articolo, spiccano tre richieste in particolare, tra i desiderata dei giovani che pensano a un rientro in patria: un regime fiscale favorevole, meritocrazia e spazio per cambiare le cose. Già, più meritocrazia e spazio per cambiare le cose: ce li dobbiamo venire a prendere?

Familismo Antimeritocratico

In Meritocrazia on 5 Marzo 2009 at 11:00

Mi sono sempre chiesto perché l’Italia non sia Europa. O meglio, non lo sia nelle modalità con cui sceglie e seleziona la sua elite, il meglio della classe dirigente in tutti i settori (non solo quello politico). E, di conseguenza, perché non adotti parametri meritocratici nell’accesso dei giovani al mondo del lavoro e della carriera. Due articoli, apparsi di recente su Corriere e Repubblica, ci avvicinano alla soluzione dell’enigma. Il problema è che siamo una nazione “familistica”. Purtroppo, lo siamo nel senso peggiore del termine. Perché quando il “familismo” sovrasta e annienta lo “Stato”, aumentano le possibilità di corruzione della stessa società civile. Alla vigilia dei 150 anni dall’unificazione, Piero Ostellino non ha dubbi nel dipingerci come «anarcoidi e conservatori, privi di senso civico e di senso dello Stato, e perciò sudditi invece di cittadini […]. Il paradigma schizofrenico di ciò che la cultura liberale anglosassone chiama, con ben altra dignità storica e politica, “società civile”. […] Tutti si prendono, quando possono, sottobanco». Chiarisce meglio le idee il politologo Ilvo Diamanti: «Siamo una famiglia, più che una nazione». La ricerca “La Polis-Limes” evidenzia come il 37,4% degli intervistati ritenga che a distinguerci dagli altri europei sia proprio «l’attaccamento alla famiglia». Crolla -parallelamente- quello alle istituzioni. Il problema è che il familismo all’italiana è l’antitesi della meritocrazia: ne è lo specchio rovesciato, al punto da divenire veicolo di degrado sociale. Beninteso, il mio non è un attacco alla “famiglia” in sé, pietra angolare della società: è l’attacco alla sua degenerazione tutta “tricolore”. Il rapporto Isfol 2007 è rivelatore: «Il miglior ufficio di collocamento in Italia resta la propria famiglia. Intesa in senso allargato: la rete dei parenti, degli amici, dei colleghi, dei conoscenti. Quella rete che con il tam-tam, informazioni riservate, le dritte giuste e infine la raccomandazione, può farti vincere la gara più combattuta di questi tempi, la gara per il posto di lavoro. Il curriculum, il colloquio, le lingue straniere: tutte carte importanti da giocarsi, ma mai decisive come la telefonata giusta alla persona giusta». Giovani italiani, se la strada verso il successo la trovate sbarrata non è perché siete incapaci: semplicemente non appartenete alla famiglia giusta. Tre, a quel punto, le soluzioni: o vi agganciate al traino di qualche potente (e vi umiliate per il resto della vostra vita), o vi accontentate, o ve ne andate in Paesi di provata meritocrazia. C’è anche un’altra soluzione: restare e lottare per cambiare le cose. Ma bisogna essere in tanti. Proviamoci.

Per una politica giovane e meritocratica

In Declino Italia on 4 Marzo 2009 at 09:54

Riga, Lettonia. Il nuovo premier ha 37 anni. Si chiama Vladis Dombrovskis e l’hanno prelevato direttamente dall’Europarlamento, per affidargli uno dei momenti più delicati in nemmeno 20 anni di indipendenza. Salvare il Paese dal fallimento. Pristina, Kosovo. Qualche migliaio di km. più a est l’Ico (la cancelleria civile internazionale) chiede al neonato Stato balcanico di “assegnare le cariche pubbliche tenendo conto delle competenze e non dell’appartenenza di partito o delle relazioni”. Bene, posto che la Lettonia e il Kosovo vincano le rispettive scommesse, potranno ben andare fieri di aver superato la terzomondista Italia. Dove, nonostante gli inviti all’ottimismo, la crisi picchia duro: il pil 2008 ha perso l’1%, quasi il doppio del previsto. Ma non è di economia che voglio parlare. Oggi parliamo di politica italiana: “Ogni capopartito ha allevato i suoi e cioè potenziato la sua fazione, la sua corrente, promuovendo gli obbedienti (anche se deficienti) e cacciando gli indipendenti (anche se intelligenti)”. Così il politologo Giovanni Sartori descriveva l’abisso in cui si era infilato il Pd dopo le dimissioni del “volto nuovo” Veltroni. La base, sul web, chiedeva un nome di “rottura”, uno che sparigliasse tutti gli schemi. E’ arrivato Franceschini, relativamente giovane ma una vita decennale già spesa in politica. Mah. Il peggio però si nasconde nelle retrovie del partito, dove i soliti “vecchi” aspettano di vederlo tritato alle Europee per riprendersi il potere. Come scrive Mario Pirani, è “la pulsione a riproporre il vecchio copione, per cui i soliti noti se la cantano e se la suonano, non rispondono mai dei loro errori, si autocandidano e si autoassolvono di fronte a una platea assente”. Fa bene il presidente della provincia di Roma Nicola Zingaretti (43 anni) a lanciare il segnale: “Quella generazione ha fatto il suo tempo. La nuova si sporchi le mani con proposte concrete. Abbiamo davanti un’autostrada”. Visto da centrodestra: il giovane Silvio Berlusconi, fresco di “tagliando”, lascia intravedere le magnifiche e progressive sorti di un Paese dove impera l’ottimismo e non c’è crisi. Un Paese dove al giovane “Berlusconi III” succederà l’ancor più giovane “Berlusconi IV”, questa volta nelle vesti di presidente della Repubblica con poteri rafforzati. Un Paese dove è la matematica stessa a dire che 72 anni diviso tre fanno 24 anni (il premier più giovane d’Europa)… Un Paese dove Governo e Parlamento si fanno per chiamata diretta: non è necessario che i cittadini scelgano i nomi dei propri rappresentanti. Meglio una bella fiducia delegata in blocco al Partito. Auguri Italia, il tuo Vladis Dombrovskis è ancora in viaggio. Forse non arriverà mai. O forse sì, se solo i ventenni e i trentenni di oggi avranno il coraggio di rompere questi schemi ammuffiti.

Lobby Italia

In Meritocrazia on 3 Marzo 2009 at 07:36

Un giorno d’estate di diversi anni fa, non mi ricordo più a quale conferenza internazionale, conobbi un giovane tedesco. Gli chiesi: “Cosa fai nella vita?” “Il lobbista, a Bruxelles”, fu la risposta. Che mi lasciò interdetto. Non che ignorassi l’esistenza di questa categoria, ma provenendo da un Paese dove il “fare lobby” non compare ufficialmente sulla carta d’identità degli impiegati nel settore, ebbi comunque un moto di sorpresa. Il presidente americano Barack Obama, nell’ansia di dare un chiaro segnale di svolta a un Paese in declino, ha dichiarato guerra “alle lobbies e alle corporations”. Ma quantomeno là, per quanto maestri del gioco sporco, i lobbisti sono sottoposti a una rigida legislazione. Anche l’Ue, negli ultimi mesi, ha imposto -pur tra mille difficoltà- un primo registro dei lobbisti comunitari. Venisse in Italia, Obama si metterebbe le mani nei capelli. Caro Barack, qui TUTTO è lobby. E’ lobby il parlamentare che viene eletto e va a Roma a difendere solo specifici interessi, è lobby il giornalista che non fa uscire certe notizie, è lobby il manager che scorrettamente soffia l’appalto al concorrente solo perché ha gli agganci giusti. Come scrive Alberto Statera su La Repubblica, “in Italia si fa oggi lobbying nella melassa del salotto della signora Maria Angiolillo a Trinità dei Monti e in altri consimili […]. Con scorno dei professionisti autentici, pochi, che vedono mortificato il loro ruolo e la loro professione”. E’ vero: l’Italia non è Europa. Non vince mai il migliore, quello che impone una sua idea attraverso i risultati e un sano lavoro di lobbying. Vince il mediocre, quello che con la telefonata giusta ti frega. E’ anche per questo che qui non servono i giovani bravi e meritevoli: né possono emergere. Non servono perché se anche sviluppano il prodotto migliore, tanto non fa differenza: nel Paese più ipocrita del mondo, il sottaciuto e il “non detto” prevalgono. Dietro le quinte si svolgono i veri affari, mica alla luce del sole. Li fanno i “grandi vecchi”, quelli che nel sistema navigano da anni. “Tu, giovane ingenuo ed entusiasta, stattene a posto”, ti mandano a dire. Né possono emergere perché, affidando le loro fortune solo alla propria bravura, non fanno “lobbying” (all’italiana, ovviamente) di sé stessi. Non la fanno perché o non vogliono o non possono. E allora teniamoci questo “Paese melassa”, un Paese dove non vince mai il migliore. Un Paese, per questo, condannato al declino.

La quarta storia inedita

In Fuga dei giovani on 2 Marzo 2009 at 09:51

Oggi pubblichiamo in versione .pdf (scaricabile dal sito) la quarta storia inedita dal libro “La Fuga dei Talenti”, in uscita il 15 marzo. La storia di Andrea, una laurea in Ingegneria alle spalle e un passato come consulente di management in una azienda ligure. Posizione abbandonata dopo aver compreso che in Italia, anche una volta che ce l’hai fatta ad entrare in circolo, difficilmente sali di grado ed emergi, se non hai i “contatti” e le “conoscenze” giuste. Puoi essere bravo, volenteroso e innovativo. Ma resti sempre uno “strano”, uno diverso dagli altri. Uno che per fare la carriera che merita ci metterà il doppio rispetto a chi ha lo zio o il cognato nell’ente pubblico giusto. Andrea ha capito, ha fatto le valigie e se ne è andato. Ora vive e lavora in Danimarca, dove ha aperto una propria etichetta discografica.

Leggi la storia di Andrea Lonardo (in .pdf) 

Nel libro “La Fuga dei Talenti” (in tutte le librerie dalla metà di marzo) le storie di una trentina di giovani professionisti espatriati per cercare quella realizzazione professionale che in Italia non avrebbero potuto trovare. Professionisti appartenenti a tutti i settori lavorativi: perché l’esodo non riguarda solamente i ricercatori.

Pensiero del Weekend 3

In Fuga dei giovani on 28 Febbraio 2009 at 10:07

Pensiero dedicato -questo fine settimana- ai gruppi, alle associazioni e alle iniziative che riuniscono, sostengono o promuovono gli italiani (spesso giovani) all’estero. Molti di questi gruppi li trovate nella sezione “Links Utili”, nella parte inferiore di questa pagina. Certamente il più grande network virtuale (e non) di Italiani all’estero è Italiansonline. Un network cui ci si iscrive via internet e dove si ha la possibilità di interagire sul web. Ma anche molto “glocal”: grazie alle decine di sezioni sparse per il mondo, svolge un utile ruolo di “meeting point”. Simili a Italiansonline sono altre declinazioni dell’associazionismo all’estero, a livello cittadino o nazionale: per esempio il social network Italiani a Londra o la neonata Italiani a Barcellona. I Sudtirolesi emigrati ne hanno persino creata una tutta loro, di rete. Da tenere d’occhio pure l’associazione Giovani Italiani nel Mondo, i cui fini mi paiono più che altro professionali. Mentre è molto “italiana”, ma con una forte proiezione internazionale, la rete “Rena”: una lobby al contrario, nata per resistere di fronte all’avanzare dei mediocri e dei raccomandati. Molti di loro hanno vissuto all’estero, ma “lottano” ora in Italia. Da Barcellona mi segnalano invece l’interessante progetto Espatriati, un’indagine video sulla nuova emigrazione: partita in Spagna, proseguirà in altri Paesi europei. Per finalità (“Si è parlato di fuga di cervelli, ma in realtà è una “fuga” di massa diversa dalle forme tradizionali di emigrazione”, scrive uno degli ideatori) converge molto col mio blog e col mio prossimo libro. Come pure mi pare interessante il progetto di Cervelli in Fuga, un network, ancora agli albori, per costruire una rete tra i giovani professionisti emigrati. Un altro modo di indagare questa nuova ondata di espatri. Tralascio le organizzazioni più “istituzionali” o più rivolte alla vecchia emigrazione per segnalare l’unica iniziativa degna di nota lanciata dalle alte sfere politiche. Il progetto “Controesodo”: una proposta di legge per facilitare il rientro dei giovani professionisti. Lanciato a dicembre, vede davanti a sé un lungo iter parlamentare, nonostante sia bipartisan. Evidentemente non è considerato dalle segreterie di Pd e Pdl una priorità, altrimenti sarebbe già diventato legge in due giorni.

 

Contro i raccomandati

In Meritocrazia on 27 Febbraio 2009 at 10:51

In Italia andrebbe costituito un club delle “facce di bronzo”. Già, perché il raccomandato italiano (sommo rappresentante della mediocrità), appena ne ha l’occasione si pavoneggia di questo suo status, se solo ritiene che questo “reato” sia stato -in qualche modo- “depenalizzato”. Dopotutto, se da anni me ne sto alla larga dalle fiction tv e preferisco andare al cinema, qualora volessi vedere dei bravi attori italiani… beh, un motivo ci sarà. Un’ex tronista catapultata nella fiction “Incantesimo” dichiara: “Lo meritavo, sono brava, mi impegno e valgo ogni ruolo che mi sono conquistata”; un’altra attrice napoletana, talmente nota (?!?) al pubblico da essere diventata la protagonista di uno spot tv per il rilancio della città partenopea nell’era “post-monnezza”, parla nientemeno di “persecuzione”. La terza, procace attrice dal cognome vagamente biblico, segnalata perché “in uno stato di frustrazione assoluta”, accusa l’“Italia provinciale”. Beh, sì: Camilla Ferranti, Elena Russo ed Evelina Manna (in ordine di apparizione) possono ben andarne fiere. Rappresentano la summa, il concentrato di quell’“Italia provinciale” che fonda la sua carriera sulla raccomandazione. Raccomandazione questa volta esplicita, intercettata a messa agli atti. Quando l’allora leader dell’opposizione Berlusconi, capo della maggiore tv commerciale, raccomandava o segnalava a Saccà, direttore di un importante dipartimento della tv pubblica, i nomi di varie attricette. “Non c’è do ut des”, dice la procura di Roma. E tutti si ritengono moralmente assolti, tanto che Saccà ora vuole pure i danni dalla Rai (soldi dei contribuenti). “Occorre tutelare la riservatezza dei soggetti coinvolti”, dice la procura: e’ vero, scusateci se ci siamo intromessi, continuate pure a trafficare sottobanco. Questa è l’Italia: raccomandare è lecito, anzi sei tu un povero disgraziato se non trovi qualcuno cui leccare i piedi. E’ il messaggio che passa alle giovani generazioni: che perpetueranno a loro volta il rito della questua. I migliori, quelli cui una dignità non la leverai mai di dosso, continueranno ad andarsene all’estero, di fronte a un tale scempio del merito. Non è solo un problema di fiction: il male della raccomandazione ha corroso tutto il sistema, si è fatto “sistema”. Bene. Allora sapete che propongo? Di trasformarla in reato: 10 anni a chi raccomanda e 10 a chi viene raccomandato, a fronte di prove concrete (sì, anche le intercettazioni, perché no?). Poi vediamo se questi mediocri continuano a pavoneggiarsi… E’ tempo di dire “basta”.

Non è un Paese per studenti

In Declino Italia on 26 Febbraio 2009 at 10:22

Diciassette volte la parola “scuola” (o “college”): seconda, per numero di citazioni, solo alla parola “economia”. Nell’elenco di priorità stilate dal presidente americano Barack Obama nel suo discorso di martedì notte al Congresso, spicca -almeno per riferimenti- la riforma del sistema scolastico. In un momento di crisi persino peggiore del nostro, il nuovo leader americano intende dar seguito alle promesse elettorali, quando scriveva (cito dal programma): “Fornire un’educazione di alta qualità è la chiave per affrontare molte delle sfide che attendono la nazione. Scuole pubbliche di livello internazionale tracciano la strada verso opportunità globali, un’occupazione di alta qualità e comunità locali più forti”. Forse non ce la farà… ma Obama, il pallino per un’educazione pubblica migliore, ce l’ha sempre avuto. E in Italia? Beh… qui sembra proprio che l’educazione pubblica non vada più di moda. Il Ministero dell’Istruzione, in piena sindrome da tagli, “taglia” anche una delle tre “I” di morattiana memoria, quella di “Informatica”: “Il laboratorio di informatica […] non costituisce, soprattutto nella scuola primaria, un insegnamento prioritario”, scrive l’anonimo funzionario di turno sul sito ministeriale. Con l’usuale e burocratica fumosità (non cercate la frase incriminata sul sito, l’hanno già eliminata). L’Istat (dati 2007) ci piazza al terzultimo posto in Europa per spesa pubblica in istruzione. E un gradino più su, è lo stesso presidente della Repubblica ad attaccare quelli che lui definisce i “tagli indiscriminati” contro l’università. «La ricerca e la formazione sono una leva fondamentale per la crescita di un’economia e di una società fondate sulla conoscenza e sull’innovazione», dice il capo dello Stato. Quasi un anno fa la ricercatrice (espatriata) Irene Tinagli (autrice di “Talento da Svendere”), scriveva: «Mentre noi, ancora oggi, stiamo qui a dibattere e ad azzuffarci per mantenere “nostra” l’Alitalia, il nostro sistema universitario e della ricerca langue e lascia ignorati e abbandonati migliaia di ricercatori e docenti, che con fatica e professionalità cercano di svolgere quella che dovrebbe essere l’attività più nobile e importante di ogni sistema economico avanzato». Parole tuttora attuali. Forse ancora più attuali.

Sanità di Famiglia

In Meritocrazia on 25 Febbraio 2009 at 10:11

Oggi voglio parlare di sanità. Lo faccio perché, nelle ricerche per scrivere il libro “La Fuga dei Talenti”, mi sono imbattuto in diverse storie di medici emigrati o aspiranti emigranti, alcuni dei quali si sono rivelati restii a parlare e a mettere per iscritto le loro dichiarazioni. Troppo forte la paura di ritorsioni in vista di un eventuale rientro in Italia (se mai, come auguro loro, ci sarà): perché anche il bisturi che vi opera, sappiatelo bene, è intriso di politica. Lo spunto me lo offre l’incredibile inchiesta di Giuseppe Caporale su La Repubblica (20 febbraio): dalla quale emerge come ben otto membri della famiglia del Governatore del Molise Michele Iorio operino in posizioni chiave dell’apparato politico-sanitario-imprenditoriale locale. La sorella, laureata in Giurisprudenza, è direttrice del distretto sanitario di Isernia (posizione già occupata dal cugino…) e assessore ai lavori pubblici del Comune; il fratello è primario all’ospedale di Isernia, il figlio è medico chirurgo nella stessa struttura, il cognato primario di psichiatria, il fratello della moglie direttore dell’Arpa, ecc. ecc. Altri due figli lavorano in centri sanitari o aziende private, comunque legati per appalti o convenzioni con la Regione: infatti Michele Iorio è stato indagato proprio in seguito all’assunzione del figlio Davide presso una multinazionale estera, che gestisce i fondi del Molise. Ma questa piccola regione italiana, dove la pura e semplice presa d’atto dello “status quo” fa inorridire, è purtroppo una riproduzione su scala ridotta di ciò che avviene in molte altre, dove a comandare non è sempre il più bravo, dove la scelta del chirurgo che vi opera non è solamente effettuata sulla base del miglior curriculum. E poi vi stupite ancora se migliaia di giovani medici e chirurghi italiani scelgono ogni anno di emigrare in Gran Bretagna o in Francia, dove di loro c’è realmente bisogno? E dove, soprattutto, non ti stanno a guardare il tesserino di partito o il grado di parentela per assumerti?

La terza storia inedita

In Fuga dei giovani on 24 Febbraio 2009 at 09:48

Oggi pubblichiamo in versione .pdf (scaricabile dal sito) la terza storia inedita dal libro “La Fuga dei Talenti”, in uscita a metà marzo. La storia di Paolo, giovane ricercatore specializzato nello studio dell’intelligenza artificiale. Ora vive e lavora a Edinburgo, dove presta servizio all’università. Per Paolo l’Italia è un “Paese depresso”, concetto che sostiene ormai dal lontano 2005. Ma la sua è anche la storia di chi ha dovuto far le valigie e andarsene, sconfortato com’era dalla poca lungimiranza del nostro sistema imprenditoriale nell’investire in ricerca. “In Gran Bretagna, se hai le idee giuste, puoi realizzare i tuoi progetti”, rileva Paolo con schiettezza tipicamente anglosassone.

Leggi la storia di Paolo Besana (in .pdf)

Nel libro “La Fuga dei Talenti” (uscita: 15 marzo) le storie di una trentina di giovani professionisti espatriati per cercare quella realizzazione professionale che in Italia non avrebbero potuto trovare. Professionisti appartenenti a tutti i settori lavorativi: perché l’esodo non riguarda solamente i ricercatori.

Via di Fuga

In Fuga dei giovani on 23 Febbraio 2009 at 22:24

“I professionisti scelgono l’estero” (Sole 24 Ore), “Erasmus per giovani manager” (La Repubblica), “Mi metto alla prova e vado a lavorare all’estero” (Corriere Magazine): è solo un piccolo campionario dei titoli che ho raccolto sfogliando giornali e riviste negli ultimi giorni. Che testimoniano una sola cosa: anche in questo momento di crisi, investire su una formazione o su un lavoro all’estero può convenire. L’articolo del Sole 24 Ore (18 febbraio) rappresenta una interessante indagine su come i professionisti italiani (avvocati, ingegneri, architetti) possono rapidamente sfondare in Paesi meno immobili del nostro. Due cose mi hanno colpito, nell’intervista a Edoardo Betto, trentenne avvocato dello studio legale londinese “Allen & Overy”: in primis la totale indifferenza che lo ha accolto nel Belpaese al ritorno dal Regno Unito (con master e doppia abilitazione alle spalle…), segno inconfutabile del provincialismo relazionale della nostra classe legale. In secondo luogo, il rispetto -Oltremanica- per gli avvocati tirocinanti: qui prendono (al massimo) un ridicolo rimborso spese e (tante) pedate nel sedere, là vengono valorizzati, oltre che retribuiti secondo tetti “consigliati” dalla Law Society e rispettati (rispettati!) dagli studi legali. Fantascienza per l’Italia, ovviamente. Interessante pure il progetto di “Erasmus per imprenditori”, riportato da La Repubblica e nato da un’iniziativa (meno male che continua a esistere) dell’Unione Europea. Il giovane aspirante capitano d’azienda verrà affiancato a un “senior” di un altro Paese europeo, che per sei mesi gli insegnerà i trucchi del mestiere. Vi anticipo già cosa succederà, nella migliore delle ipotesi: il giovane e brillante imprenditore italiano che vuol farsi da sé capirà che esistono Paesi dove la concorrenza è reale e non di cartapesta, dove se hai le idee giuste le metti in pratica in poco tempo, creando ricchezza da zero. Il giovane imprenditore “figlio di” forse imparerà che non basta essere -per l’appunto- “figli di”, per mandare avanti l’azienda di “papino”. Insomma, ancora una volta: grazie Europa.

Pensiero del Weekend 2

In Meritocrazia on 21 Febbraio 2009 at 00:09

Non voglio fare il solito guastafeste. Ma oggi si chiude l’inevitabile carovana sanremese, un concentrato del peggio canoro che l’Italia possa produrre. Infatti, anche quest’anno, l’hanno inzuppata di cantanti famosi (ma non in gara) per rivendercela ancora una volta – e promettendoci che forse, nel 2010, il supplizio finirà. Speriamo. Per quanto mi riguarda, il massimo lo si è raggiunto giovedì sera. Quando, a distanza di dieci (!) minuti, si sono esibite sul palco le “emergenti (?!?) Irene Fornaciari (figlia di Zucchero) e Chiara Canzian, figlia di Red dei Pooh. La prima si è addirittura esibita col padre, in un trionfo di nepotismo all’italiana. Ora, al di là delle qualità canore delle signorine (su cui non mi esprimo), chi conosce anche solo un minimo il mondo musicale italiano sa bene che a Sanremo non ci arrivi con un curriculum e un nastro con il tuo “best of”. Devi avere le spalle copertissime, devi essere sponsorizzato dalle potenti case discografiche. Non ci va il migliore o il più bravo (anche perché il concetto di “valore artistico” purtroppo è aperto a mille interpretazioni): ci va il più raccomandato o ammanicato. La qualità delle canzoni lo dimostra. Trovo però vergognoso che l’Italia debba nuovamente umiliarsi, ammettendo ancora una volta di essere la patria dei “figli di”. O volete dirci che le due graziose signorine (che sul nepotismo si sono persino scannate… al peggio non c’è mai fine) ci sarebbero arrivate lo stesso -a Sanremo- senza il benevolo compiacimento di “papino”? Musicisti italiani, cominciate a dire “basta”.


Il “nome nuovo”

In Meritocrazia on 20 Febbraio 2009 at 10:21

Alla lettura ieri del quotidiano La Repubblica sono sobbalzato. Il sondaggio sul sito del giornale, nel chiedere un nome per il prossimo segretario del Pd, evidenziava la richiesta di un “nome nuovo”, a pari merito (20%) con Bersani. Un’attesa quasi messianica, che però -accomunata ad altri indizi- fa quantomeno una prova. Mi devo limitare al disastrato Pd anche perché dall’altra parte (Pdl) è un trionfo di settantenni evergreen. Dicevo: il 20% dei simpatizzanti chiede un “nome nuovo”, mentre a Firenze il 34enne Matteo Renzi (cosa mai vista) vince le primarie per la candidatura a sindaco, nel gelo del suo stesso partito, che gli preferiva il solito presunto “cavallo di razza”. Il tutto mentre un “Focus” del Corriere della Sera (15 febbraio) non lasciava dubbi: i giovani italiani fuggono dalla politica. Oltre il 60% di loro dicono di interessarsene “poco o per niente”, il 46,5% si dichiara “sfiduciato”. Difficile dar torto. Le segreterie politiche postmoderne e postideologiche non scelgono: cooptano. Con criteri innanzitutto relazionali: dopotutto, che il neogovernatore della Sardegna sia il figlio del commercialista del premier, non me lo sono inventato io. E allora chiediamo, invochiamo questo giovane “nome nuovo” a destra come a sinistra, che faccia piazza pulita di questo “Italiese”, un linguaggio impastato da “non detti” e “sottintesi” che dalla sfera politica si è trasferito alla società civile, rendendoci omertosi e “doppi” anche nelle relazioni lavorative. Pretendiamo che questo “nome nuovo”sia giovane, e che -come Obama- selezioni i suoi collaboratori solo sulla base del curriculum. Un’ultima cortesia: abolisca, please, il termine “Onorevole”. Suona davvero ridicolo, con tutti i pregiudicati che siedono in Parlamento.

Rivoluzione Giovane

In Lettere e Proposte on 19 Febbraio 2009 at 10:01

Paul, commentando il mio “post” sullo “sciopero del futuro”, lascia intendere che lui questo tipo di sciopero lo pratica già, de facto, all’interno della sua azienda. Semplicemente lavorando meno. Posso capirti ma non sono d’accordo, Paul. La mia non era una chiamata alla calata delle braghe collettiva. Era un appello a rivendicare quegli spazi che i gruppi di interesse che comandano questo Paese precludono ai giovani migliori e non raccomandati: un appello a coloro che – per intenderci – o restano, sbattendo la testa contro questo “muro di gomma”, o emigrano verso lidi migliori. Barbara M., in questa lettera spedita al blog, ben sintetizza il mio pensiero:

«Caro dr. Nava, ho saputo ora del Suo libro e della Sua iniziativa. La ritengo interessante, soprattutto perché mi sembra di cogliere in Lei speranza e voglia di cambiare, di aiutare il cambiamento. Personalmente ci credo ancora, anche se ho avuto modo di sperimentare che gli “illusi” sono veramente pochi. Per la maggior parte degli italiani vige la rassegnazione, anzi è bene non protestare, perché altrimenti si perde la possibilità di emergere nel Sistema Italia. A Natale ho chiesto a mia sorella come regalo il libro “Mediocri”, in cui la spiegazione per l’assenza di meritocrazia in Italia è perfetta: il bravo, il brillante non si irreggimenta facilmente come il mediocre, ha proprie idee e osa dire dei “no”. Il mediocre magari non ha lampi di genio, si limita a non fare danni, ma è obbediente ai poteri forti e manovrabile. Ecco, questo è quello che serve in Italia, perché nella Pubblica Amministrazione chi decide le promozioni e gli incarichi dirigenziali sono i sindacati e il Governo, attraverso propri delegati. In altri Paesi europei non è così, servono persone capaci e brillanti. Per questo molti talenti italiani fuggono. […] Per cambiare le cose credo che l’unico sistema sia quello di costruire un forte movimento d’opinione che dia la forza a chi è diverso di sapere che non è solo, e incuta un po’ di timore a chi manovra dall’alto e a chi si comporta in modo scorretto. Finché non ci saranno persone capaci e brillanti nei punti chiave (quelli dirigenziali), finché non verrà data loro autonomia di scelte, non ci sarà vero spazio per i giovani di talento. Solo i capi brillanti potrebbero essere interessati ad assumere persone capaci e soprattutto a dare loro spazio».

Lo “sciopero del futuro”

In Giovani Italians, Meritocrazia on 18 Febbraio 2009 at 10:23

Oggi i precari delle Pubbliche Amministrazioni vanno in piazza “per riprendersi il futuro”, protestando contro un provvedimento che potrebbe mettere a rischio le loro prospettive di lavoro. La notizia mi ha messo un tarlo in testa: “lo sciopero del futuro…” Siamo un Paese dove decenni di politica assistenzialista hanno prodotto tassi di disoccupazione tra i giovani come minimo doppi rispetto alla media europea in Sicilia, Campania, Sardegna, Puglia, Calabria e Basilicata (dati Eurostat del 16 febbraio, riferiti al 2007). I politici al Sud non risolvono mai per davvero i problemi: elargiscono prebende, sulla base delle quali ottengono consenso. Siamo un Paese dove i mediocri cooptano mediocri, creando le loro corti di vassalli, cui chiedere favori e su cui appoggiarsi per tenere alla larga i Migliori, potenzialmente pericolosi per la loro serenità lavorativa e la loro carriera. Siamo un Paese che snobba i giovani di talento (troppo ambiziosi e orientati a risultati concreti, anziché verso sterili giochetti di potere interno), mentre negli Stati Uniti Citigroup e Morgan Stanley (pur nella bufera finanziaria) pensano di distribuire 3 (!) miliardi di dollari per scongiurare la Fuga dei Talenti (fonte: Wall Street Journal… è tutto vero). Mai vista né pensata una cosa del genere in Italia, anche con cifre minori! Anzi, se osi chiedere qualcosa di più, dopo aver visto il solito cortigiano sorpassarti a destra, ti viene suggerito di cercare altrove. E allora l’idea dello “sciopero del futuro” è geniale: perché i “talenti” rimasti non cominciano a scendere in piazza, chiedendo il ricambio generazionale, e minacciando di bloccare quel poco di tessuto sano che è rimasto in questo “corpo malato” chiamato Italia? Lancio il sasso nello stagno, ci tornerò più avanti: sarebbe il primo sciopero postmoderno e post-ideologico. Ma bloccherebbe tutto.

Der Stinksstiefel

In Declino Italia, Giovani Italians on 17 Febbraio 2009 at 09:51

Sottotitolo: “Land Unter”, un “Paese a terra”, potremmo liberamente tradurre. “L’Italia è un Paese paralizzato e profondamente frustrato, saldamente nelle mani di pochi gruppi di interesse. Un Paese che non è né nella posizione né ha la voglia di cambiare le cose” (mia traduzione, nda). A molti sarà sfuggita -la scorsa settimana- la copertina del magazine dell’autorevole quotidiano tedesco-bavarese Süddeutsche Zeitung, con l’articolo a firma di Alexander Stille. L’ambigua immagine di uno Stivale che puzza, un “vecchio scarpone” adagiato su foglie appassite in un autunno inevitabile, era oggettivamente un pugno nello stomaco. In poco più di vent’anni, rileva giustamente il giornale, siamo passati dall’essere il Paese politicamente più anarchico d’Europa, ma con un’economia miracolosamente produttiva, ad una ex potenza in declino. Il nostro Pil annaspava già anni prima che arrivasse la crisi del 2008. In questi giorni mi confronto con amici (davanti a una pizza) o con persone che mi scrivono (per e-mail), su quanto sia giusto non solo parlare -come faccio- di chi se ne è scappato, ma anche di chi è rimasto. Di quei pochi rimasti con la voglia di cambiare le cose. A tutti dico: “Il tempo dell’inazione è finito. Siamo la prima generazione di giovani che può cambiare le cose, perché abbiamo toccato con mano la vita all’estero, al di fuori di questo microcosmo mafioso. Bisogna rompere ora quel “glass ceiling” (rubo l’espressione femminista a Hillary Clinton) che opprime noi giovani italiani, quel “glass ceiling” costruito dai “pochi gruppi di interesse” che comandano questo Paese insieme ai loro cortigiani e ai loro Mediocri. Occorre costruire una nuova classe dirigente composta dai migliori. Altrimenti meglio andarsene, non appena l’economia torna a girare”.

La seconda storia inedita

In Fuga dei giovani on 16 Febbraio 2009 at 11:08

Oggi pubblichiamo in versione .pdf (scaricabile dal sito) la seconda storia inedita dal libro “La Fuga dei Talenti”, in uscita a metà marzo. La storia di Stefano, giovane controller finanziario di stanza a Parigi, dove lavora per uno dei più importanti portali internet americani. Stefano, un passato da giramondo per le multinazionali italiane, a un certo punto della sua carriera ha detto “basta”: basta a un altro male tutto italiano nel modo di gestire le risorse umane. Perché il problema non sta solo nello stretto “collo di bottiglia” che limita l’accesso al mercato del lavoro dei migliori professionisti. Il problema sta anche nel “dopo”: cresci, vali di più, meriti forse di più, ma dall’altra parte non c’è voglia o lungimiranza nel valorizzarti. La paga non cresce e – quel che è peggio – i raccomandati vanno avanti più rapidamente di te.

Leggi la storia di Stefano Ascani (in .pdf)

Nel libro “La Fuga dei Talenti” le storie di una trentina di giovani professionisti espatriati per cercare la realizzazione professionale che in Italia non avrebbero potuto trovare. Professionisti appartenenti a tutti i settori lavorativi: perché l’esodo non riguarda solamente i ricercatori.

Pensiero del Weekend

In Declino Italia on 14 Febbraio 2009 at 18:25

Per il weekend, periodo della settimana tradizionalmente più “leggero”, avrei voluto trovare qualcosa di meno serio su cui scrivere, rispetto ai giorni feriali. Purtroppo, a parte la notizia di ex vallette-ora presentatrici che sostengono di aver fatto la “gavetta” (ma con le conoscenze che hanno e il tipo di tv che producono come possono mai pensare di iscriversi al club dei “meritevoli” e dei giovani di talento?) – qualcosa che mi ha fatto parecchio ridere, ho trovato ulteriore motivo di sconforto nell’aprire stamattina il giornale e trovare l’ennesima notizia di declino dell’Italia. Un declino che, purtroppo, presenta un diretto impatto proprio sui più giovani. Secondo il “World University Ranking 2008″ (citato da La Repubblica) solo sette atenei italiani figurano nella “top 400″ mondiale: 192esima Bologna, 205esima La Sapienza, 291esimo il Politecnico di Milano, e via a seguire. Se continua così, i nostri giovani più brillanti (quelli veri) ci toccherà mandarli all’estero a studiare, prima ancora che a lavorare…

Eurodeputati ed Euroemigrati

In Declino Italia on 13 Febbraio 2009 at 10:24

Esiste una discrasia paradossale, quasi comica (se non fosse che non c’è proprio niente da ridere, al riguardo), nel capitolo “emigrazione italiana in Europa”. Mi scuso fin d’ora con i nostri giovani espatriati nel resto del mondo: oggi però restringo il campo visivo all’UE. La discrasia è che, se negli ultimi anni l’Italia sta “esportando” in  Europa migliaia di giovani talenti e professionisti altamente qualificati, all’Europarlamento ci manda invece il peggio del peggio del peggio (con limitate ed illuminate eccezioni). Lunedì sono stato al lancio milanese della campagna elettorale per le elezioni europee: gli eurodeputati di turno, assieme al Commissario UE Tajani, si cospargevano anticipatamente il capo di cenere per la probabile bassa affluenza alle urne, ammettendo la scarsa capacità incisiva della nostra classe politica a Strasburgo e lamentandosi  per l’eccessivo ricambio dei nostri rappresentanti nei cinque anni di legislatura. Intanto le segreterie politiche stanno -nel silenzio- perpetuando il solito giochino: ex cantanti, ex soubrette, ex trombati della politica, ex Ministri disoccupati stanno per dare l’assalto all’Europa, pronti ad offrire “il meglio” del nostro Paese nell’importante arena politica UE. Conoscenze specifiche sull’Unione Europea? Zero. E perché invece non rischiare, candidando a Strasburgo giovani europeisti dalla brillante formazione e dallo spessore internazionale, con la voglia di lasciare il segno? Lancio questa sfida, ma so che alla fine prevarrà la solita cooptazione dei mediocri. In quel caso meglio andare al mare, a giugno.

La gavetta

In Meritocrazia on 12 Febbraio 2009 at 10:24

Oggi vi voglio parlare della “gavetta”. Quella parolina magica che ogni giovane professionista si sente ripetere migliaia e miliardi di volte, quando approccia dopo anni e anni di sudati studi il mondo del lavoro. Il giovane in questione, se non è un mediocre o un figlio di qualcuno, nutre spesso legittime ambizioni: vuole emergere, vuole dire la sua e lasciare un segno nel settore d’elezione. In Italia, il capo “non illuminato” per prima cosa lo squadra, interrogandosi mentalmente: “E’ imparentato con qualche potente?”, la prima domanda. “E’ un arrivista sociale disposto a fare tutto ciò che voglio pur di far carriera?”, la seconda. Se la risposta è “no” in entrambi i casi, ecco scattare la parolina magica. “Gavetta”. “Eh, figlio mio, tu ti devi fare prima la gavetta”, è la frase più ricorrente. Frase assurta ormai a vero e proprio “istituto culturale” del sistema-Italia, al punto che persino i nostri genitori, rassegnati, ce la insegnano fin da piccoli. Non conta se il giovane ha brillanti studi alle spalle, conditi magari da esperienze di studio e lavoro all’estero: non conta se ha già le carte in regola per assumere posti di responsabilità o incarichi delicati. Deve prima farsi la “gavetta”, partire dal basso con contratti più o meno decenti, mentre i raccomandati lo sorpassano a destra. Spesso la gavetta assume contorni indefiniti, che durano anni. E’ la scusa perfetta per schiacciare i migliori, promuovendo i mediocri. Poi succede che questo stesso giovane manda un curriculum in Paesi di provata meritocrazia. E accade l’imponderabile: lo convocano, passa la selezione, gli offrono subito un posto di responsabilità, con lavoratori alle sue dipendenze e benefits vari. Lui fa la valigia, ma prima di partire torna dal suo vecchio capo. Solo per dirgli: “Gavetta a chi?!?”

«No country for young men»

In Declino Italia, Giovani Italians on 11 Febbraio 2009 at 19:12

Un mio amico di Bruxelles mi segnala un bell’articolo pubblicato sull’Huffington Post da Alessandro Fusacchia e Fabio Oliva, i fondatori di RENA (il cui link trovate qui sotto, nella sezione dei collegamenti internet). «Italy: No Country for Young Men», è il titolo. I due giovani professionisti, citati nel libro «Mediocri» come esempio di chi è rimasto in Italia per contribuire a cambiare questo Paese, sviluppano un ragionamento tanto interessante quanto -ahinoi- deprimente: tutti in Italia parlano della necessità di un Barack Obama in salsa tricolore, qualcuno che porti finalmente una ventata di innovazione reale nella ormai stagnante politica di questo Paese. A parte le inevitabili disillusioni al riguardo (avete presente chi guida i due maggiori partiti in Italia?), Fusacchia e Oliva colgono un altro problema, sottostante ma forse ancora ben più grave: “Ha poco senso avere un leader del 21esimo secolo come Obama”, scrivono, “in un sistema politico del 20esimo secolo qual è l’Italia”. Bingo! Fusacchia e Oliva si spingono oltre: occorre dare potere agli “agenti del cambiamento”, giovani che hanno vissuto all’estero e che hanno sperimentato sulla propria pelle realtà differenti. “Sono stanchi di essere esclusi, sono risoluti di fronte alle avversità, ma contrastano l’antagonismo tra generazioni… chiedono anzi una cooperazione intergenerazionale e una reale meritocrazia”. La conclusione dell’articolo lascia spazio alla speranza: in un’epoca di crisi, come dimostra la storia, si aprono normalmente gli spazi per cambi e trasformazioni radicali nella società. “A patto però che a questa nuova classe dirigente sia finalmente consentito di prendere il posto di comando”, concludono amari. In Germania intanto il nuovo Ministro dell’Economia ha 37 anni: quello vecchio, Michael Glos, ha lasciato. “Troppo vecchio”, ha detto, lui che di anni ne ha 64.

La prima storia inedita

In Fuga dei giovani on 10 Febbraio 2009 at 10:15

Oggi pubblichiamo in versione .pdf (scaricabile dal sito) la prima storia inedita dal libro “La Fuga dei Talenti”, in uscita a metà marzo. La storia di Cristina, ricercatrice e insegnante, che vive da quasi tre anni a New York. La storia di un’emigrazione “forzata”: nonostante Cristina un contratto come professoressa in Italia ce l’avesse, questo stava cominciando a rappresentare per lei una vera e propria “camicia di forza”, mal retribuita e limitata anche nel margine d’azione che il suo impiego le permetteva. Ora Cristina lavora a stretto contatto con uno dei professori “guru” nel settore della Filosofia dell’Educazione Oltreoceano. E sogna un ritorno nel prossimo futuro. In Europa, però… non in Italia: nel nostro Paese, denuncia lei, «c’è sempre resistenza verso il nuovo».

Leggi la storia di Cristina Cammarano (in .pdf)

Nel libro “La Fuga dei Talenti” le storie di una trentina di giovani professionisti espatriati per cercare la realizzazione professionale che in Italia non avrebbero potuto trovare. Professionisti appartenenti a tutti i settori lavorativi: perché l’esodo non riguarda solamente i ricercatori.

Spogli for Prime Minister

In Declino Italia on 9 Febbraio 2009 at 13:02

“Il relativo declino” e “la lenta crescita” dell’economia italiana, ha dichiarato pochi giorni fa l’ambasciatore uscente Usa in Italia Ronald Spogli, costituiscono per il nostro Paese un problema “molto più serio della recessione in atto”. Bravo Spogli: ha avuto il coraggio di dire ciò che nessun nostro “lungimirante” politico ha mai affermato… il problema dell’Italia non è rappresentato solo dalla crisi attuale (si spera temporanea). Il problema è che noi, il declino, lo viviamo già da anni. Spogli guarda desolato a un’Italia che occupa “gli ultimi posti nelle classifiche sulla competitività mondiale”. Tra i motivi del declino ci mette la mancanza di meritocrazia e un sistema di istruzione inadeguato. Dopo aver constatato il “profondo pessimismo” percepito nei suoi incontri con le giovani generazioni, Spogli conclude: “E’ un vero peccato che l’Italia perda i suoi talenti”. Declino, pessimismo e fuga come anelli intrecciati e conseguenti di una stessa catena che sta strozzando le giovani generazioni. Quello Spogli che -solo qualche tempo fa- si domandava perché i giovani italiani fossero incapaci di guardare al futuro con entusiasmo, oggi ha capito: la colpa non è in buona parte loro. Sono obbligati, ad essere pessimisti. E’ ovvio che i migliori, tra un ruolo ai margini della società e un concorso di casting per il Grande Fratello, scelgano alla fine di andare a vivere in un Paese più serio del nostro.

Il tuo futuro è fuori!

In Fuga dei giovani, Giovani Italians on 6 Febbraio 2009 at 10:44

“E’ ora di crescere all’estero. Il tuo futuro è fuori!” Lo slogan che accompagna l’ultima campagna del Cts, storica agenzia viaggi per giovani universitari senza soldi (trasformata dalla globalizzazione in un’agenzia viaggi per tutti, a prezzi un po’ meno economici), è il miglior commento ai dati contenuti nell’articolo del Sole 24 Ore “Professioniste a metà reddito” (5 febbraio). In realtà l’articolo si focalizza sulla differenza retributiva tra uomini e donne nelle varie professioni: ma tra le colonne dei grafici mi è saltata all’occhio un’altra considerazione. La paga dei giovani. I 31-40enni in Italia ricevono cifre irrisorie rispetto a chi -nella stessa professione- ha almeno dieci anni (anagrafici) di più. Facciamo qualche esempio (dati Sole 24 Ore): un giovane architetto guadagna all’anno 22.315 euro, contro i quasi 36mila o i 47mila di chi ha 10 o 20 anni più di lui. Il giovane ingegnere porta a casa 30mila euro l’anno: qui addirittura il divario è di 20mila o 30mila euro in meno rispetto a chi è più anziano (anagraficamente). Per non parlare degli avvocati: ai 34mila euro di reddito del giovane si contrappongono i 68mila o addirittura i 97mila euro di chi da più tempo sta nella professione. Che l’anzianità debba garantire stipendi un po’ più elevati non è in discussione: ma non è parimenti ammissibile una tale discriminazione rispetto ai giovani. E’ semplicemente vergognosa! E’ evidente che i nostri migliori talenti se ne scappino: all’estero, sulla base di un buon curriculum, sono disposti a pagarti cifre ben più profumate per mettere il tuo giovane (e creativo) cervello al loro servizio. “Il tuo futuro è fuori”, continua intanto a ripetere -a ragione- il Cts. L’Italia è proprio un Paese per vecchi.

Il dubbio

In Declino Italia, Meritocrazia on 5 Febbraio 2009 at 10:30

Vi siete mai chiesti perché all’estero manager e aziende investono di più sui giovani, dopo averli selezionati attraverso test e colloqui cui -di norma- partecipano tutti i potenziali migliori candidati? Vi siete mai chiesti perché, una volta superata la selezione, il giovane professionista italiano che lavora in un Paese che non è il suo si vede offrire un contratto degno di questo nome, con un adeguato grado di responsabilizzazione? Senza essere trattato come un “bamboccione” che deve farsi la classica gavetta? E vi siete mai chiesti perché il “raccomandato” nei Paesi anglosassoni non è un mediocre figlio di qualcuno, ma un valido professionista da sottrarre -possibilmente- alla concorrenza? A fronte di tutto ciò, vi meravigliate ancora se questo Paese, chiamato Italia, rischia di andare a gambe per aria?

A Modest Proposal

In Meritocrazia on 4 Febbraio 2009 at 11:35

La crisi economico-finanziaria domina da mesi le prime pagine dei giornali. L’Italia, per quanto se ne dica, difficilmente può considerarsi più al riparo di altri Paesi. Basta dare un’occhiata alle statistiche di crescita del Pil dal 2003 per rendersi conto che siamo -da anni- in declino. Così, nel mare magnum delle ricette anticrisi, nessuno ha avuto la bella e intelligente pensata di proporre quella più innovativa: avviamo un serio ricambio della classe dirigente. Incentiviamo i migliori professionisti espatriati a tornare, aprendo il settore pubblico (e incentivando quello privato) a chi può contare importanti esperienze di lavoro all’estero. Avviamo pure un serio ricambio della classe politica. Eliminiamo la cooptazione, introduciamo la selezione. Mettiamo i migliori sul ponte di comando. E’ chiedere troppo?

La falsa rappresentazione dell’emigrazione

In Fuga dei giovani on 3 Febbraio 2009 at 12:39

Le cronache di questi giorni ci portano Oltremanica, dove le proteste contro gli operai italiani nel Lincolnshire monopolizzano le prime pagine dei nostri quotidiani. Poche decine di operai rappresentano la nostra emigrazione. Emigrazione che nell’immaginario collettivo continua a replicare il modello vecchio stampo delle “braccia” che vanno a prestare la loro opera in un Paese straniero. Errore: avete mai pensato a quante migliaia di giovani nostri connazionali lavorano come dirigenti d’azienda, professori universitari, ricercatori, ingegneri, architetti, artisti, ecc. ecc. … e nessuno -oltre le Alpi- protesta per la loro presenza? I motivi di questa crisi (ormai diplomatica) sono chiari a tutti: 300 operai italiani tutti insieme fanno paura nell’Inghilterra centro-settentrionale, lontana anni luce dalla cosmopolita Londra. Quasi scontato che là si arrabbino. Ma perché la nostra stampa, si ricorda dei nostri emigrati (ricercatori a parte) solo in queste occasioni? Perché non urla e non sbatte in prima pagina il fatto che ogni anno tre delle nostre maggiori università sfornano professionisti che vanno a lavorare all’estero, perché qui nessuno se li fila? Fa comodo ridurre il profilo del giovane esiliato all’immagine convenzionale dello “scienziato pazzo” (non ce ne vogliano i ricercatori), o dell’operaio simil-inizio ‘900? E se vanno via, perché nessuno ne indaga a fondo i motivi?

Coming UP!

In Fuga dei giovani on 26 Gennaio 2009 at 09:36

Milano, 29 gennaio 2009

Ciao. Tra pochi giorni partirà sulla piattaforma WordPress “La Fuga dei Talenti”, un blog che parlerà della nuova emigrazione dei giovani pofessionisti italiani all’estero. E che farà luce sui motivi di questa “fuga”. Il blog sarà collegato a un’iniziativa, di cui parlerò nelle prossime settimane. Let’s keep in touch, a presto!

Sergio Nava